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 La pluie pour amie (Sujet ouvert)

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Terwagne
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MessageSujet: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Dim 16 Déc 2007 - 21:44

(HRP : ne connaissant pas les règles de la mise en forme dans les lieux, je fais comme ailleurs: descriptions en itallique, paroles en normal. Edité pour préciser que ce sujet est ouvert...)

La nuit finissait d'étendre son voile morbide sur le monde. La lune, seule sur son pied d'estale, avait l'air d'inspecter si chaque étoile était à sa place, comme autant de petits fantassins passant au garde à vous devant leur supérieur, qui lui jamais ne salira ses bottines dans la gadoue, mais se permet de juger les leurs.

Il faisait froid, et calme. Seul le son de deux chaussures se faisant écho l'une à l'autre se faisait entendre dans la rue menant à la sortie de la ville. C'étaient celles d'une demoiselle qui depuis quelques jours ne savait plus très bien pourquoi avancer, pourquoi manger, et encore moins pourquoi respirer.

De ses lêvres bleuies par le froid s'échappait un faible nuage de buée, qui s'évaporait ensuite dans les airs, comme elle même aurait voulu disparaitre... Se fondre dans le ciel... Le néant.

Elle poussa plus profondément les mains dans ses poches, et chotta dans un caillou qui avait eu la mauvaise idée de se trouver sur sa route.

Voilà! C'est exactement ce que j'aurais du faire quand le destin vous a mis sur mon chemin, Zel!

Les mots lui avaient échappés, et elle se mordit les lêvres comme pour s'en punir elle même. Le pouce de sa main droite caressait son annulaire droit, passant et repassant là où quelques jours plus tôt se trouvait un anneau de brindilles, signe d'une promesse, signe d'un projet, signe... de sa douleur actuelle.

Elle continua à avancer encore quelques temps, puis finit par apercevoir un bouquet d'arbres sur le bas-côté. Elle s'y dirigea et pris appui sur un des monarques de la nature.

J'aurais voulu... j'aurais voulu... Etre aussi inébranlable que toi! Solide! ne pas plier! Mais... je ploie, je me courbe, et je me casse.

La demoiselle se laissa ensuite glisser sur le sol, le même sol où elle dormait depuis deux nuits, si on pouvait appeller ça dormir. Elle se recroquevilla en boule, posa sa tête sur ses genoux, et laissa jaillir le torrent de son chagrin sur ses joues.

Soudain, elle sentit quelque chose tomber sur ses cheveux, et releva son visage. C'était une goutte de pluie qui bientôt fut suivie de ses soeurs. Allez savoir pourquoi, mais cela tira un sourire triste à la demoiselle.

Vous pleurez vous aussi, monsieur le ciel?


Dernière édition par le Lun 17 Déc 2007 - 10:27, édité 1 fois
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 17 Déc 2007 - 8:41

Deux trois notes de musique, perdues dans le ciel gris du matin, réveillèrent la demoiselle que le sommeil avait fini par emporter dans ses bras, vers d'autres horizons où son amour aurait encore été intact.

Elle ouvrit avec peine les paupières, et fit une grimace de douleur. Elle ne sentait pratiquement plus ni ses jambes ni ses bras, sans doute à cause du froid.

Levant les yeux vers les cieux, elle chercha le responsable de cette mélodie qui l'avait ramenée à la réalité, dans cette ville de Sancerre qui resterait à jamais dans sa mémoire celle où elle avait vu Zeltraveler la dernière fois, celle où elle l'avait supplié de réfléchir, de leur donner leur chance, de... Une larme commença à couler dans le coin inférieur de sa paupière mais n'eut guère le temps d'aller plus loin. Le froid venait d'avoir raison d'elle, la figeant sur place.

Au bout d'un certain temps, Terwagne finit par apercevoir le chanteur matinal. C'était un oiseau posé sur une des branches de l'arbre contre lequel elle avait dormi. Tout en massant ses jambes pour essayer de réactiver la circulation de son sang, elle se mit à lui parler, comme elle se serait parlée à elle-même.

Toi aussi tu as raté le départ pour les pays chauds?
On se sent seul n'est-ce pas, quand on perd le groupe avec lequel on devait voyager?
J'espère pour toi que même seul, tu survivras à l'hiver qui s'annonce.
Moi je n'en aurais pas la force... Lorsqu'il touchera à sa fin, je serais là-haut.

Dans un bruissement d'ailes, l'animal quitta son perchoir et s'envola pour aller se poser immédiatement sur un autre arbre, un peu plus loin.

Hum... Je dois être bien effrayante... Toi aussi, comme Zeltraveler, tu as peur de moi.

J'étais trop vivante qu'il disait... Trop pleine de fougue, trop tout! Est-ce que ça existe ça? Etre trop vivante?

Qu'il aille au diable! Bientôt il pourra dire que je suis trop morte!

Une charette qui passait sur le chemin la tira de son monologue. Sans doute une livraison de vivres qu'il fallait importer, ou un quelconque marchand venant chercher fortune. L'homme qui conduisait l'attelage ralentit quelque peu la vitesse et s'adressa à elle. Elle ne comprit pas un traitre mot de ce qu'il pronnonça, mais se leva avec peine, histoire d'avoir l'air un peu moins d'une vagabonde.
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 17 Déc 2007 - 23:38

La journée avait été longue, et surtout bien remplie.

Après avoir été réveillée par le chant de l'oiseau solitaire, Terwagne avait pris le chemin de la ville, afin de trouver un emploi pour la journée. Non qu'elle avait besoin d'argent pour acheter de la nourriture puisqu'elle avait décidé de ne plus se nourrir, mais bien parce que travailler l'aidait à user ses dernières forces, et surtout l'empêchait de trop penser à Zeltraveler. Du moins c'est ce qu'elle pensait, mais en réalité cela ne changeait pas grand chose, force était de l'admettre... Pas une seconde il n'avait quitté son esprit.

Elle avait été embauchée chez le Sir Astaroth, qu'elle avait rencontré deux fois déja en taverne, pour s'occuper d'un champs. Les heures de labeur furent rythmées par les images de son bonheur passé avec son amour qui défilaient dans sa mémoire, mais aussi par les larmes qui s'écoulaient sur ses joues à chaque fois qu'elle pensait que plus jamais cela ne reviendrait.

En quittant son lieu de travail, elle était passée boire un verre, et en avait profité pour écrire une lettre à Zel. Lettre qui une fois de plus n'aurait sans doute pas de réponse, mais elle continuait pourtat à l'espérer par moment, comme une petite fille croyant encore que la petite souris glissera un écu sous son oreiller en échange de sa dent de lait.

A la taverne, Terwagne avait rencontré plusieurs personnes, dont une femme , qui l'avait un peu (beaucoup) refroidie en lui parlant froidement. Ayant déja les nerfs à fleur de peau, Terwagne avait sans doute pris un peu plus à coeur cette rencontre que ce qu'elle l'aurait eu fait un autre jour, et elle avait quittés les lieux. Elle qui commençait à se dire que finalement, Sancerre était peut-être la ville idéale pour reprendre goût à la vie, se retrouvait de nouveau la tête pleine d'idées noires, d'appel de détresse à la Faucheuse.

Elle reprit donc la direction de la sortie de la ville, mais fit un petit détour par la demeure du Sir Astaroth, qui depuis leur première rencontre, l'avait invitée à aller le saluer chez lui.

Comble de malchance, elle était arrivée au moment-même où celui-ci venait de recevoir une lettre de rupture de sa bien aimée, et s'apprêtait à mettre fin à ses jours. Dame Ysabeau et un inconnu arrivèrent presqu'au même instant, et tout rentra dans l'ordre... Enfin, disons que Sir Astaroth rennonça à son projet de mourir, grâce à ses deux amis, alors que Terwagne enchainait catastrophes sur catastrophes, chuttant en se prennant les pieds dans la corde, se relevant pour lui tomber dans les bras, etc...

Finalement, elle avait réussi à quitter l'endroit, mais voir la détresse de cet homme face à la rupture n'avait fait que raviver sa douleur à elle.

C'est donc les yeux en larmes qu'elle rejoignit le bouquet d'arbres qui lui servait de repère depuis trois nuits... Pour la quatrième fois, elle se coucha sur le sol, en boule, tentant de s'abritter du vent le plus possible, et pria pour que ses yeux ne se rouvrent pas quand le soleil se lêverait.
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mentaig
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 9:25

Il gelait à pierre fendre. Par-delà les toits de Sancerre, le soleil se levait à peine, ornant l'horizon de somptueuses teintes dorées comme un vin nouveau. Mentaïg souffla les chandelles qui éclairaient son bureau, dans lesquel, au retour du bal de Dampierre, elle avait passé toute la nuit. Le travail ne manquait pas, et puis à quoi bon rentrer ? Pour ne pas dormir ?
La jeune femme se leva, les membres raidis par le froid, les doigts gourds. Le brasero qu'elle avait fait monter par un milicien s'épuisait. Elle frotta vigoureusement ses doigts dans sa paume, une main, puis l'autre, tout en faisant les cent pas dans la petite pièce.
Sancerre tardait à s'éveiller. Les bigotes habituées à leur messe basse en étaient pour leurs frais, depuis le départ du père Otto, appelée en Orléanais à de plus hautes fonctions. Le parvis était vide. Mentaïg hésita un instant : rentrer au 19 prendre quelques heures de repos ? La maison devait être glaciale. Tenter de trouver HdB, à Aupic, ou dans ses champs ? Non... Travailler, plutôt. Ysa disait toujours que, pendant qu'on travaille, on ne pense pas. Mentaïg avait enfin pu voir le Duc, la veille, et obtenir quelques instructions. Refermant soigneusement la porte de chêne épais, elle descendit l'escalier à vis, et fut heureuse de se retrouver à l'air libre.
Elle marchait vide, son pas léger claquait sur le sol gelé, se répercutait contre les murs aveugles. Chaque pouce de terrain lui rappelait un souvenir, qu'elle se refusait à laisser remonter en surface. Elle accéléra l'allure, autant pour se réchauffer que pour gagner du temps, pour gagner la course aux souvenirs. Quand elle parvint en vue du bouquet d'arbres où elle aimait habituellement s'arrêter quelques secondes, elle ralentit un peu, la tête levée vers les ramures qui se découpaient en longs doigts sombres contre le ciel tout blanc.
Soudain, un mouvement l'alarma. Depuis la guerre, la jeune femme était tout le temps sur le qui-vive. Au pied des arbres, une masse sombre, étoilée de givre, attira son attention. Curieuse, elle s'approcha de ce qu'elle prenait pour un tas de chiffons. Peut-être un ballot de hardes tombé de la charrette d'un marchand ambulant ?
Mentaïg s'aperçut aussitôt de sa méprise. Quelqu'un dormait là, au pied des arbres, dans le froid glacial de cette fin d'automne, roulé en boule pour chercher une illusoire protection. Elle s'agenouilla, reconnut le visage aux lèvres bleues d'où s'échappait une fine buée. C'était une voyageuse, rencontrée deux jours plus tôt en taverne. Quel était son nom, déjà ? Un nom peu commun, qu'on lui avait dit originaire des Flandres, ou peut-être de l'Artois, elle ne savait plus. Elle posa la main sur une épaule qu'elle secoua sans ménagements. Nul relent de bière ou de poire. Quelle détresse avait pu pousser la dame à dormir ici, alors que n'importe qui à Sancerre lui eût volontiers offert un coin de grange, voire un lit ?

Dame Terwagne ! Dame Terwagne ! Réveillez-vous ! Vous ne pouvez pas rester ici. Réveillez-vous !
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 13:05

Morphée ne tarda pas à l'emporter dans ses bras, l'emmenant non pas au pays des songes, mais bien au pays des souvenirs. Même dans son sommeil, elle ne parvenait pas à chasser Zel de ses pensées, revoyant les mêmes scènes, toujours les mêmes scènes...

Leur rencontre à Montargis, les tractations autour de la vente du champs, leur ballade sur le marché où elle avait voulu investir ses 400 écus dans des vêtements pour ne pas voyager avec de l'argent sur elle. Elle le revoyait rire pendant qu'elle essayait les chapeaux, mimant une none, se prennant pour un mousquetaire, faisant la grande dame, ou encore jouant à faire le bandit de grand chemin... Ensuite il l'avait aidée à choisir la couleur de ses chaussures, et celle de ses braies.

Etait venu l'heure de son départ à elle pour Cahors, et elle était partie toute gaie, impatiente d'enfin rencontrer son parrain, lui qui l'attendait pour l'aider à s'installer auprès de lui.

Et puis, le deuxième jour, une lettre... sa première lettre... le début de tout... "Attendez-moi, je vous rejoins! J'ai oublié de sentir le parfum de vos cheveux avant votre départ". Elle l'avait attendu, ils avaient fait la route vers Cahors ensemble, s'aimant au gré du vent et de la pluie, il l'avait demandée en mariage, elle qui était si éprise de liberté avait pourtant accepté, annoncé la nouvelle à son parrain, et ils avaient repris la route pour Montargis. Terwagne avait rennoncé à tous ses projets à elle pour vivre de nouveaux projets... ceux de Zel... les leurs à présent.

Enfin, la dernière scène... Le réveil! Sa décision à lui de mettre un terme à leur histoire alors que tout allait bien... Son envie de quitter le feu avant qu'il ne devienne trop dangereux, de quitter la passion avant qu'elle ne s'amenuise ou devienne dévastatrice... Et Terwagne qui ne comprenait pas comment on pouvait "fuir le bonheur". Cela n'avait aucun sens! C'était idiot!

Elle en était là de ses souvenirs inconscients lorsqu'elle se sentit secouée, et qu'une voix la rammena au présent. Ouvrant brusquement les paupières, elle mit un temps à acclimater ses pupilles à la lumière du jour naissant. Tant bien que mal elle se redressa, avec cette impression douloureuse que ses os étaient gelés et allaient se briser.

Dame... Mentaig? c'est bien cela?

Je ne peux pas... Je comprends, oui... L'ordre public... Je fais tâche un peu, dans votre ville.

Je m'en vais, n'ayez crainte, je comprends, je m'en vais...
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 14:17

La jeune femme s'agitait dans son sommeil, ses lèvres murmuraient des mots incompréhensibles. Elle ouvrit soudain les yeux, cligna des paupières comme en plein midi, se redressa péniblement.
Mentaïg se releva aussi, un peu étourdie par le manque de sommeil, en prenant appui sur le tronc tout blanc de l'arbre le plus proche.

Dame... Mentaig? c'est bien cela?

Je ne peux pas... Je comprends, oui... L'ordre public... Je fais tâche un peu, dans votre ville.

Je m'en vais, n'ayez crainte, je comprends, je m'en vais...


Interdite, Mentaïg mit quelques secondes à comprendre.

Mais non, voyons ! Enfin oui. Mon nom est bien Mentaïg. Mais ce n'est pas du tout ce que je voulais dire ! Vous êtes la bienvenue à Sancerre. Seulement ... Il fait si froid !

Terwagne semblait égarée, et terriblement malheureuse. Ou bien était-ce ce froid si mordant qui la paralysait ainsi ?

Vous ne troublez pas du tout l'ordre public, je vous assure. Mais vous risquez la mort, ici. C'est même étonnant que vous ayez passé la nuit sans encombres ! Vous n'avez pas essayé d'avoir une chambre au Havre ? Ou bien elles étaient toutes prises ? Vous auriez dû venir à la Mairie.

Elle sourit, tentant de plaisanter malgré le peu d'envie qu'elle en avait.

Non que les cellules soient bien confortables, mais au moins, vous auriez eu un toit ! Et puis il y a le dispensaire, aussi. On peut toujours y trouver une place, si besoin. Et les Sancerrois. Personne n'aurait refusé de vous accueillir, par ce temps.

Sa voix se fit grondeuse :

Vous êtes gelée ! Une heure de plus, et c'est votre corps qu'on retrouvait sous cet arbre. Que diriez-vous d'une tisane, pour vous réchauffer ? Allons chez moi, si vous voulez, ou en taverne.
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 14:46

La Dame se mit à lui parler d'une voix un peu autoritaire. Mais pas autoritaire comme celle d'un militaire, non, loin de là même. Autoritaire comme celle d'une mère, ou d'une personne qui vous barbotte gentiment.

Terwagne commença par se renfrogner, rougir, puis se décida à répondre.

Oh! N'allez pas croire que personne parmis vos concitoyens n'a voulu m'aider, surtout! Non, non, ils sont même très hospitaliers, vraiment!

C'est juste que... que... j'espérais ne plus m'éveiller, voilà! Oui, ne pas voir un nouveau jour se lever.

Tout en pronnonçant ces mots, elle sentit les larmes perler à ses paupières, douloureuses, et elle parvint de justesse à les retenir d'aller plus loin.

Oui, vous auriez du passer une heure plus tard, d'ailleurs...

Se mordant la lêvre pour ne pas en dire plus, elle avança de quelques pas, tremblante sur ses jambes.

Une tisane, oui... Je veux bien une tisane.

Une tisane ce n'est pas comme si je mangeais, je suppose, ça ne ralentira pas ma fin... Combien de jour tient-on sans manger?

Je vous suis, Dame.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 18:00

Mentaïg était décontenancée. La jeune femme hésitait, rougissait, ses paupières se crispaient sur des larmes mal retenues.
Et voilà qu'elle parlait de ne plus s'éveiller ?!
Mentaïg sentit monter en elle une de ces vagues de colère qu'elle ne connaissait plus guère depuis plusieurs mois, mais qui de temps à autre l'étouffaient encore. Pour un peu, la dame lui aurait reproché d'être passée par là trop tôt !
Mais la détresse qu'elle lisait dans le regard et l'attitude de sa vis-à-vis empêchèrent la colère de monter trop haut. Et d'ailleurs, à y bien réfléchir, c'était contre elle-même que Mentaïg était en colère, contre la vie, mais pas contre Terwagne.

Une tisane, oui... Je veux bien une tisane.

A la bonne heure !

Elle en avait bien besoin. Ses jambes la portaient à peine. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé ?

Venez, je n'habite pas très loin.
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mar 18 Déc 2007 - 18:26

Sans plus dire un mot, partagée entre sa honte d'avoir été trouvée dans cet état et sa déception d'avoir été réveillée avant que la Mort ne vienne, Terwagne, celle que Zel appelait sa jolie tempête, celle qui se définissait elle-même auparavant comme la fille du vent et de la pluie, celle que l'on surnommait le gentil démon, se mit à suivre Dame Mentaig, portée par le peu de forces qui lui restait.

Elle ressemblait à une marionnette sans vie, aux couleurs délavées par le temps, usée par les caprices du Destin, et dont les ficelles sans doute casseraint bientôt.

Elle ne regarda pas le chemin emprunté, ni rien du décor, juste les pavés sur lesquelles ses pas la faisaient avancer.

Le soleil continuait à s'élever dans le ciel, comme chaque jour. Terwagne avait le coeur lourd, comme chaque jour depuis que Zel l'avait quittée.

Les deux femmes arrivèrent enfin à destination, et il sembla à Terwagne que jamais elle n'aurait pu faire un pas de plus de toute façon.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Mer 19 Déc 2007 - 15:06

Cinquième jour à Sancerre:

Quittant l'Auberge du Havre, où elle avait passé la nuit, elle laissa ses pas la guider au hasard. Comme toute personne n'ayant pas vraiment de but, ni d'envie.

Le jour n'avait pas encore terminé de se lever. C'était cet instant qui parait magique aux gens heureux, où la nuit et le jour semblent s'étreindre de façon éphémère mais poutant si intense, ressemblant à deux amants s'étant longtemps attendus et se retrouvant enfin, conscients que les secondes leurs sont comptées, qu'il va falloir à nouveau se séparer. Quand de nos yeux de mortels, nous sommes incapables de voir où s'arrête le corps de l'un et commence celui de l'autre. Quand le coeur de la nuit et celui du jour battent à l'unisson, mêlant leurs souffles, se chuchottant des mots étouffés par la brume.

Au coeur de ce moment où sans même en avoir vraiment conscience, les hommes tentent de se faire discrets, marchant à pas feutrés pour ne pas déranger, Terwagne laissa s'envoler vers Montargis une pensée emplie de nostalgie, mélange de douleur et de douceur... Un souvenir de réveil dans les bras de Zel, dans les restes de moiteur de leurs amours du jour avant.

Sans avoir vraiment fait attention à combien de pas elle avait faits depuis qu'elle avait franchi la porte de l'auberge, elle se retrouva à un carrefour, et au hasard, bifurqua sur sa gauche, traversant la Place du Puits Saint Jean, qui était déserte, puis continua tout droit, s'engouffrant dans le Passage du Vent, par choix cette fois. Le nom écrit sur la plaque l'avait faite sourire...

Le vent! Elle adorait le vent, et la pluie. Elle aimait écouter la musique que chacun d'eux produisait, toutes ces variations de notes dans leurs deux mélodies, mais aussi sentir leurs caresses sur sa peau lorsqu'il faisait chaud... Après tout, on ne la surnommait pas la fille du vent et de la pluie pour rien.

Mettant un pied devant l'autre tout en ressassant une fois de plus ses souvenirs, elle rencontra plusieurs petits embranchements, lu quelques noms de rues, se faisant la réflexion que le mot "Puits" revenait souvent, et finit par atterir face aux Remparts des Abreuvoirs. Elle s'arrêta là un instant, la pluie toujours présente dans son esprit, se mettant à chantonner sans même s'en rendre compte.


Tu peux pas t' casser, y pleut.
Ça va faire pleurer mes yeux.
J'sais qu'tu veux m'laisser quand même
Mais quand même j'voulais t'le dire.

Tu peux pas t' casser parc' que
T'as pas l' droit, c'est pas du jeu
Moi j'croyais que tous les deux,
On s'aim'rait encore un peu.

T'aurais pu attendre un peu
Au lieu d'avoir peur du feu.
Tu peux pas t' casser, y pleut
Ça va délaver mes yeux.

Tu peux pas t' casser, moi j' t'aime.
J'écrirais plus des poêmes.
Et pi d'abord ça suffit
Sans toi mes mots s'ront taris!

Allez, d'accord, t'as gagné.
J'avoue de toi je n'peux pas m'passer.
Mais tu peux pas t' casser, y pleut
Ça va faire pleurer mes yeux.

Tu peux pas t'casser, y pleut
Pour moi, reste encore un peu.

Se rendant soudain compte que si quelqu'un venait à passer elle aurait l'air bien idiote, les joues innondées, le regard fixant les murailles de la ville, comme une prisonnière en quête de liberté, elle se décida à reprendre sa marche et tourna sur sa droite.

Elle longea pendant très longtemps les Remparts, passant devant une forge, la maison d'un tisserand, un moulin, une boulangerie, et arriva derrière ce qu'elle supposa être le dispensaire, vu la taille du bâtiment. Elle commença à le contourner et se retrouva dans un parc, où il y avait quelques bancs, usés par le temps, où des tas d'amoureux avaient du se murmurer des mots doux, se faire des promesses, où des dizaines de commères avaient du se raconter les ragots du jour, où des vieux villageois avaient du s'assoir pour se lamenter sur la jeunesse.

Elle sembla ensuite hésiter un instant, puis s'assit sur l'un d'eux, fermant les yeux, rêvant que lorsqu'elle les rouvrirait Zel serrait à côté d'elle, lui tennant la main.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Jeu 20 Déc 2007 - 11:43

Ce n'était pas la main de Zel qui était venue se poser sur la sienne... Mais bien celle de Sir Astaroth qui l'avait aperçue et était venu la tirer de ses pensées. Il l'avait ensuite invitée à boire un thé et visité sa forge et elle avait accepté.

Pourtant, à peine avait-elle eu but la tisane qu'elle s'était sauvée. Oui, son départ avait du ressembler plus à une fuite qu'autre chose, c'était certain. Pourquoi? Parce qu'elle avait soudain penser à son amour perdu, qu'elle espérait toujours voir revenir, et qu'elle ne voulait pas prendre de risque. Le sieur Astaroth était sans doute un risque, qu'elle se l'admette à elle-même ou non.

Elle avait donc quitté sa demeure et s'était dépêchée d'envoyer un xième courrier à Zeltraveler. Peut-être enfin se déciderait-il à lui répondre... Peut-être...

Ensuite elle avait cherché un emploi pour la journée, et avait trouvé. Un rapide passage en taverne après avoir terminé sa journée de labeur, et un détour par le bouquet d'arbres qui l'avait abrittée pendant ses premières nuits passées à Sancerre.

C'est là qu'elle était lorsqu'enfin elle reçut un pigeon... Le pigeon de Zel! Le premier depuis des jours! Les mains tremblantes elle serra un long moment la missive contre son coeur, n'osant y croire, et encore moins l'ouvrir.

Mais, et tous les coeurs qui ont déja aimés le savent, l'impatience de découvrir les courbes tracées par la plume de la main aimée finit toujours par l'emporter. Terwagne décacheta donc la lettre, les yeux brillants d'excitation et humides de crainte en même temps.


Citation :
Ma jolie tempête.

vous vouliez mourir et c'est moi que l'on tue.

Je vous repond de ma prison ou j'attend mon execution... l'inquisition m'a condamné pour sorcellerie sans meme un proces.

Je pars comme j'ai été : un saltinbanque arnachique... je suppose que cela doit etre une consolation apres tout. Tous ne réussisent pas leur mort.

zel, H-6 avant le bucher
(zel sourit tristement)

Ps : merde a dieu, merde aux hommes....

Exécution? Inquisition? Sorcellerie? Bucher? Qu'est-ce qu'il voulait dire? H-6?

Non, non! Ca n'était pas possible! Il devait y avoir une solution! Quelque chose à faire! Et puis qu'avait-il fait au juste? Sorcellerie? Quelle sorcellerie? H-6? Moins 6 quoi? jours? heures? Avait-ellle encore le temps de le rejoindre là où il était prisonnier? De l'embrasser? De se faire arrêter en simulant une tentative d'évasion pour périr avec lui, dans les mêmes flammes?

Oui, voilà! Elle voulait s'envoler dans le même incendie que lui! Brûler ensemble! Elle devait courir, le rejoindre!

Elle s'élança vers la taverne du Havre, Dame Mentaig y était. Il fallait qu'elle lui demande ce que tout cela voulait dire? Si il était encore possible de faire quelque chose?

Entrant en trombe, elle bouscula un homme assis près de la porte, s'excusa à moitié, et les questions jaillirent... Malheureusement, si dame Mentaig l'éclaira sur tout ce qu'elle ignorait, elle tua par la même occasion tous ses espoirs. Il était trop tard, et zel était bien coupable.

De lambaux, sont coeur à elle passa en berne, et elle quitta la taverne en s'excusant.

Cette nuit-là, elle ne rejoignit ni l'auberge où une chambre l'attendait, ni même le tronc d'arbre qui l'avait aidée les premières nuits. Elle sortit de la ville et fit les cents pas, se demandant si elle partait ou pas... Cela ne servait plus à rien d'attendre à Sancerre en espérant que Zel reviendrait... Cela ne servait plus à rien d'aller nulle part!

Quand l'aube se leva, Zel était mort, et Terwagne détruite.
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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Ven 21 Déc 2007 - 0:12

Sixième jour à Sancerre :

Le jour, quand il était né, l'avait trouvée marchant dans le froid, à la sortie de la ville, et il la salua pour mourir alors qu'elle était à nouveau en train de marcher dans le froid, mais cette fois dans les rues.

Qu'avait-elle fait de sa journée? Rien! Travailler pour essayer de moins penser, même si cela était peine perdue, passer un instant en taverne en espérant que l'alcool atténue la douleur, mais ressortir très vite car le monde l'inssuportait... la vie l'insupportait!

A quoi bon continuer à avancer, puisque le seul chemin qu'elle aurait voulu prendre était celui qui menait à Zel? Quand l'amour n'est plus là, et qu'on sait que jamais il ne reviendra, que nous reste-t-il pour survivre ici bas?

Elle passa une fois encore devant ce fameux bouquet d'arbres qui était devenu pour elle comme un repère, et s'y assit quelques instants.

Elle qui la veille se demandait si elle devait partir pour Lausanne avec le groupe d'amis de Zel, ou rester à Sancerre parce qu'ici Zel la retrouverait si un jour il décidait de revenir, elle se disait aujourd'hui que partir pour Lausanne n'avait plus de sens, mais rester ici à espérer le voir arriver un jour non plus, puisqu'il était mort!

Montargis? Jamais elle ne s'y était sentie chez elle... Pourtant, c'était la ville de leur rencontre! Là que tout avait commencé! Là que l'amour était né avant même qu'elle en aie conscience. Peut-être revoir Montargis, juste un jour, comme un pélerinage... Oui, une marche du souvenir...

Oui! demain sans doute elle prendrait la route...

Mais en attendant, elle avait besoin de repos. Elle prit alors la direction de l'auberge du Havre, faisant juste un petit détour par le Parc où elle s'était assise la veille, et dont elle découvrit cette fois le nom sur une petite plaque : les jardins de la fronde.

Cette fois, Astaroth ne viendrait pas la surprendre dans ses pensées, la barbottant parce qu'il faisait froid. Il devait déja dormir, vu l'heure avancée, car aucune lumière ne filtrait par les fenêtres de sa maison.

Elle lui envoya une petite pensée, espérant que le vent la porterait jusqu'à lui, lui souhaitant de se remettre bien vite, de ne pas sombrer ausis bas qu'elle-même en ce moment.
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Ysabeau
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Ven 21 Déc 2007 - 9:47

Au cours de sa promenade nocturne, sous les étoiles, Ysabeau aperçut au loin la silhouette de Terwagne, dans les jardins de la Fronde. Elle avait appris la mort de son amour, elle avait appris dans quelles affreuses circonstances il avait disparu à jamais. Elle s'arrêta, hésitante.
La veille, elle l'avait vue par la fenêtre du Havre, seule dans une autre taverne. Terwagne avait besoin de solitude.
Ysabeau enroula plus serrée sa cape autour d'elle. Le ciel était beau, mais le froid mordant. Elle restait immobile, dans l'obscure clarté des étoiles, ne pouvant se résoudre à importuner la dame qui souffrait tant.
Elle se promit de lui écrire. Un pigeon serait moins importun...

Elle quitta le jardin, et prit le chemin du retour vers sa maison.

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Terwagne
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Ven 21 Déc 2007 - 11:50

A l'aube du septième jour :

En quittant l'auberge du Havre, où elle avait enfin réussi à trouver le sommeil, elle repensa à la lettre qu'elle avait reçue en s'éveillant, et se dit que finalement elle répondrait bien à l'invitation de Dame Ysabeau dans la matinée. Pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire de suite?

Elle traversa donc la Rue Saint Amvald, puis s'engagea dans celle des Trois pilliers, et arriva sur la Place de la Halle. il lui sembal voir Dame Ysabeau s'engager dans la rue parallèle à celle qu'elle venait elle de quitter, et supposant que son devoir l'appelait, elle n'osa pas lui emboîter le pas. Elle repasserait plus tard pour voir si elle était rentrée.

C'est alors qu'elle se dit qu'elle n'était pas très loin de la demeure d'Astaroth, et qu'il avait du la trouver bien sotte l'autre jour de fuir aussi vite. Puis, aussi, elle se demandait un peu comment lui allait depuis leur dernière rencontre.

Elle alla jusqu'au Jardin de la Fronde, s'assit sur un banc, sortit de quoi écrire hors de son sac, et lui écrivit une lettre qu'elle alla ensuite glisser sous sa porte.

Elle retourna ensuite flâner dans les Jardin, observant les arbres, tout en pensant à la joute lancée sur la Halle, puis reprit la direction de la Place de la Halle. Dame Ysabeau était peut-être rentrée.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Sam 22 Déc 2007 - 21:03

Huitième jour :

Les jours se suivent et se ressemblent. Quoi que... Chacun ammène son lot de surprises, de coups de blues, et même de sourires depuis que Dame Ysabeau a donné à Terwagne son avis sur le départ de Zel.

Cette hypothèse l'a faite beaucoup réfléchir, et depuis elle se dit par moments que si Zel l'aimait au point de la fuir pour la protéger, sans doute espérait-il qu'elle soit heureuse, et non sans cesse en larmes.

Alors elle se laisse porter par le temps... Oui, porter par le temps...

Oh, biensûr il y a encore des mots en taverne qui lui font mal, qui la replongent dans sa tristesse, qui lui donnent envie de disparaitre, mais parfois elle sourit.

Cet après-midi, elle est même partie dans un grand éclat de rire avec le sir Kisscool, se surprenant elle-même d'être soudain si joyeuse. Un fou-rire comme elle n'en avait plus eu depuis longtemps.

Et puis il y a eu ses paroles à lui, qui l'ont biensûr touchée, qui lui ont fait plaisir, mais l'ont aussi un peu mise dans l'embarras... Que répondre? Mis à part qu'un seul homme occupe ses pensées? Qu'elle doute d'un jour en aimer un autre? Qu'il ne devrait rien espérer... que... que quoi d'autre?

Et puis il y a Astaroth, qui... Astaroth qui lui fait si souvent la morale, la conseille mais est incapable de suivre lui-même ses propres conseils! Par moments elle voudrait le secouer, lui dire de mettre lui-même en application ses beaux principes!

Ce soir, appuyée contre "son" arbre, c'est à lui qu'elle pense... Lui dont elle sent bien qu'il ne va pas bien... Lui qu'elle voudrait aider mais face auquel elle se sent si maladroite... Lui qui parfois est si proche et parfois si distant...

Elle se redresse d'un coup, comme énnervée.


Prendre la vie comme elle se présente, saisir ce qu'elle nous offre, n'est-ce pas? Pourquoi vous enfermez-vous donc dans votre introspection alors, Asta?

Elle quitta l'endroit et emprunta une des ruelles de la ville.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Dim 23 Déc 2007 - 12:27

Au soir du huitième jour :

De là où elle était, Sancerre n'était déja plus qu'un petit point à l'horizon. Un tout petit point, miniscule, mais qui tenait une place si grande dans son coeur et ses pensées! Elle avait décidé de partir, de se joindre à un groupe de voyageurs qu'elle ne connaissait même pas, et pourtant ce départ était un déchirement.

Tonnerre! Dans deux jours elle verrait enfin à quoi ressemblait cette ville dont elle rêvait depuis si longtemps. Sans doute serait-elle déçue, parce qu'elle l'idéalisait dans ses rêves, mais au moins elle y aurait mis les pieds, elle arrêterait d'en rêver.

Terwagne fit volte-face et reprit sa marche, en silence... Perdue dans ses pensées.

Astaroth... Astaroth... Astaroth...

Il était venu la rejoindre, en retard, essouflé, et elle avait eu envie de ne même pas l'écouter. Elle avait eu peur de ce qu'il allait lui dire, que ce soit froid, ou même doux... Oui, au fond elle avait même eu plus peur que cette entrevue soit agréable, qu'il ne lui rende sa décision de partir encore plus pénible à prendre.

Et puis Bragon était arrivé presque en même temps, venant mettre fin temporairement au tête-à-tête, et elle s'était dit "ouf!". Quoi que... Au final, il n'avait pas rompu la discussion, il s'y était immiscé avec discrétion, guidant les échanges, donnant un petit coup de pouce aux mots tus de part et d'autre, avant de s'éclipser en douceur comme seuls les "anges" savent le faire.

Elle repensa à sa missive reçue alors qu'elle attendait Astaroth. Une missive qui l'avait faite sourire simplement, qui lui avait fait chaud au coeur, qui lui avait donné l'impression d'être comprise et barbottée un peu, mais pourtant pas jugée du tout.

Bragon...

Un homme bourru, qui se disait lui-même râleur, et pourtant... Il avait le don de mettre des mots sur ses maux à elle, de lui donner cette impression d'être soutenue avec rudesse et douceur... Elle sourit en se disant "Vous êtes un homme remarquable, Sir Bragon! Vous n'êtes pas Sir, me diriez-vous encore, mais vous êtes pourtant très noble de coeur."

Après le départ de Bragon, Astaroth et elle avaient longuement discutté, se disant des choses qu'elle gardait au fond d'elle-même comme des trésors, et il avait tout à fait compris les raisons de son départ.

Elle ne fuyait pas ce qui naissait entre eux, pas du tout même, puisqu'elle reviendrait. Elle voulait juste leur donner du temps à tous les deux. Elle voulait éviter que tout aille trop vite, que chacun d'eux ne serve de pansement ou d'anti-douleur à l'autre... Elle voulait éviter que tout se mélange dans leurs têtes à tous deux, qu'un besoin de se consoler respectif ne les fasse se jeter à corps perdus dans une histoire d'amour éphémère alors que leur amitié était si belle, si forte.

Elle se tourna une dernière fois vers Sancerre, et murmura quelques mots.


Je tiens toujours mes promesses, je reviendrais très vite.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Ven 28 Déc 2007 - 11:07

Retour :

Les mains glacées, le coeur léger, les jambes fatiguées, les joues rouges et piquantes à cause du froid, mais le sourire aux lèvres... C'est exactement comme cela qu'était Terwagne lorsqu'elle arriva aux portes de Sancerre.

Me revoici! Oui, me revoici!

Elle pronnonça ces mots comme si elle voulait parler à la ville entière, et se mit à rire toute seule. C'était idiot, mais elle avait l'impression de rentrer au bercail, alors que cette ville n'était pas celle où elle était née, ni celle où elle était domiciliée...

Non, Sancerre c'était bien plus que celà, au fond! C'était la ville où elle avait voulu mourir, mais surtout la ville où l'on avait faite changer d'avis, où on l'avait secouée avec douceur pour certains, plus de rudesse pour d'autres, mais en tous cas, avec beaucoup d'amitié, chose qu'elle n'avait connue nulle part d'autre.

Encore la veille, lors d'une discussion dans une taverne à Cosnes, elle s''était faite la réflexion que si elle avait été à Montargis au moment du départ de Zel, elle serait sans doute morte aujourd'hui, personne n'aurait prêté la moindre attention à elle.

Zel... Il lui manquait encore tellement, même si la colère par moments s'amenuisait, il y avait encore en elle tellement de "pourquoi?", tellement de cris de désespoir, tellement de regrets de ne pas lui avoir dit certaines choses...

Au cours de son voyage à Tonnerre, le Sir Skandal, un des Lausannais, lui avait fait la surprise de la rejoindre dès le deuxième jour, sa fiancée étant partie en retraite. Il ne voulait pas qu'elle voyage seule, il lui tiendrait compagnie.

Elle ne le connaissait encore que très peu, mais c'était un des membres du groupe auquel Zel et elle devaient se joindre à la base, et donc forcément ils avaient beaucoup parlé de Zel lors du voyage. Terwagne avait beaucoup pleuré, mais les larmes sont parfois nécessaires, salvatrices, et Skandal lui avait raconté une discussion qu'il avait eue avec Zel après leur rupture... Il l'aimait, avait-il dit, il ne cesserait jamais de l'aimer, elle était mieux qu'un rêve, mais il devait la quitter... Le résumé de la conversation tenait en ces quelques mots, et terwagne ne savait trop comment interprété cela, une fois encore.

Il faudrait bien qu'elle apprenne à vivre avec des questions sans réponses, des souvenirs doux mais douloureux, un rêve stoppé net.

Sancerre était sous la neige, et Terwagne sourit en se disant qu'il était encore plus beau ainsi. Elle s'arrêta auprès de "son" arbre, le caressa du bout des doigts comme pour lui murmurer "Bonjour", et se mit à chercher du travail. Elle commençait à avoir besoin d'argent pour manger, car depuis Tonnerre, elle avait bel et bien retrouvé son appétit.

Quand elle en aurait trouvé, elle irait voir Astaroth... Elle avait hâte, et pourtant un peu peur, sans pouvoir s'expliquer pourquoi.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Dim 30 Déc 2007 - 13:59

Je lève les yeux vers le ciel. Il commence à se voiler, et les premières petites gouttes de pluie ne tardent pas à atterir sur le banc où je me suis posée. Ce n'est pas une pluie violente, non. Juste comme quelques sanglots venant des nuages, comme quelques larmes trop difficiles à retenir, comme si le ciel avait besoin de déverser son chagrin sur la terre.

J'aime la pluie... Elle a toujours été présente dans chaque étape importante de ma vie. Sa mélodie contre les vitres a accompagné nombreux de mes propres chagrins.

Je reste donc assise là, dans les Jardins de la Fronde, la laissant caresser ma peau nue avec une douceur infinie, l'écoutant murmurer des mots que je ne peux comprendre, mais que sans doute la nature accueille, dans lesquels moi, pauvre mortelle je n'entends que musique mélancolique.

Si Zel était encore de ce monde, il l'écoutrait avec moi, et nous jouerions sans doute à essayer de trouver des noms à chaque note que chaque goutte produit en entrant en contact avec quelque chose. Je comparerais encore le souffle du vent à un autre instrument, lui parlerait de l'orchestre nature, et il comprendrait chaque mot que je dirais, parfois même avant que ceux-ci ne franchissent mes lêvres... Deux âmes soeurs qui s'embrasent, se mélangent et se confondent, disait-il de nous...

Aujourd'hui la sienne s'est envolée, et la mienne reste prisonnière de cette terre, regardant vers les cieux, se sentant abandonnée, incomplète...

Pourtant, plus je parle avec des gens, plus je commence à comprendre les lois, le prix des choses, et plus je me demande si il ne m'a pas juste bernée... entourloupée... Non! C'est impossible!

Je me lève et marche un peu avant de me poser sur un autre banc. La pluie a déja cessé, le ciel n'avait sans doute qu'un petit chagrin aujourd'hui.

Je repense à la soirée que j'ai passée hier avec Astaroth, à la douceur de ces moments trop courts, mais aussi à tout ce que je lui ai confié. Ais-je bien fait? Est-ce que je me sens mieux depuis que je lui ai parlé de ces bateaux et de leurs capitaines? Je n'sais pas... Je ne crois pas...

Ma nuit a été une alternance de phases de somnolance où je me repassais en mémoire nos derniers mots, où je rêvassais à ce moment magique, et des phases de sommeil où le même rêve revenait sans cesse me hanter.

J'étais aggrippée à une branche, au milieu de l'océan, j'avais froid, mon corps comme transpercé d'aiguilles de toutes parts, sur le point de couler. Mon bateau avait fait naufrage. Autour de moi, il y avait plusieurs bateaux, avec sur chacun d'eux un capitaine qui me lançait une corde en me disant de l'attrapper, qu'il allait m'abritter sur son batiment, que je ne devais rien craindre. Mais je ne parvenais pas à me décider sur quelle corde attrapper, je tournais d'un à l'autre, pivotant toujours accrochée à cette branche qui bientôt casserait, quand soudain le ciel s'est ouvert, dans un bruit déchirant. Zel est apparu, et je lui ai sourit. Mais lui ne souriait pas, son regard me lançait des éclairs... Soudain, il a posé sa main sur ma tête et a poussé avec une violence époustoufflante, me faisant me noyer plus rapidement.

J'ai fini par me lever, tremblante, quitter ma chambre à l'auberge et venir me promener dans ces jardins, ne voulant plus fermer les yeux, ne plus revivre ce cauchemard dont je ne comprends que trop bien le sens.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Dim 30 Déc 2007 - 18:11

Quelques heures plus tard :

Une bouteille à la main, elle était appuyée contre "son" arbre, celui qui avait recueilli ses premières larmes lorsqu'elle était arrivée à Sancerre, le coeur en berne, et qu'elle avait voulu y mourir, de faim et de froid.

Cet arbre, c'était son meilleur confident depuis ce jour-là...


Tu la vois, cette bouteille? C'est Maleus qui vient de me l'offrir! Pour fêter la nouvelle! Il était au Havre quand j'ai annoncé à Mentaig, Ysabeau, Icefly et Bragon que je venais de prendre MA décision... Ils étaient là tous les quatre, comme je l'avais espéré, et je me suis décidée à leur dire.

Dommage, Astaroth n'était pas là... Mais ce soir je lui dirais! Oui, ce soir je lui dirais!

Et puis aussi, il sera sans doute bien surpris de voir que je me suis décidée à enfiler mes vêtements, au lieu de les transporter dans un sac. Je me réjouis d'ailleurs de voir si il va le remarquer...

Elle caressa le tronc de sa main, doucement, en fermant les yeux.

Mais je ne t'oublierais pas, tu sais? Même quand j'aurais fait le grand saut, je ne t'oublierais pas... Tu resteras, quoi qu'il arrive, celui qui le premier aura recueilli mes larmes, qui m'aura abritée.

Elle était souriante, et se sentait légère, mais aussi impatiente de voir Astaroth. Cette décision avait été difficile à prendre pour elle, et elle espérait ne pas s'être trompée, mais au moins maintenant le choix était fait... Ca ne servait plus à rien d'y réfléchir... Elle posa ses lêvres sur le tronc, resserra sa main autour de la bouteille comme si c'était un trésor, puis s'éloigna vers le centre de la ville.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 14:21

Nooooon !!!!

Son propre cri l'avait tirée de son sommeil ce matin, le coeur battant à tout rompre, les mains moites, la sueur perlant à son front.

Le même cauchemard que la nuit précédente, mais pire encore! La branche à laquelle elle était accrochée, les deux capitaines avec leurs cordes, elle hésitant tellement qu'elle finissait par les attrapper toutes les deux, et puis Zel qui aparaissait, poussait sur sa tête pour la faire couler, les deux capitaines se faisant engoufrer par les flots à sa suite, parce qu'elle avait attrappé les cordes, parce qu'elle avait accepté leur aide, parce qu'elle n'avait pas réussi à choisir, parce que.... Ils allaient se noyer à cause d'elle!

Elle avait fini par se lever, voulant chasser ces images hors de sa tête, mais aussi la soirée de la veille... Effacer la soirée de la veille, mais aussi les jours précédants, effacer tout, revenir en arrière.

Biensûr, cela est impossible! Et elle ne le sait que trop bien...

Une lettre d'Astaroth l'attendait à l'accueil de l'auberge, elle l'avait lue, et puis ses yeux s'étaient embués. Que répondre? Elle ne savait pas, elle ne savait plus!

Alors elle décida d'aller se changer les idées en allant boire un verre dans une des tavernes, même si il était encore tôt, même si il y avait sans doute mieux à faire que boire...
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 15:27

Très mauvaise idée d'avoir été en taverne... Vraiment, très mauvaise idée!

Quel muffle! Quel goujat! Quel... Elle décida d'ailleurs de lui écrire un courrier à ce Monsieur Stoik, qu'il s'explique au moins sur la raison de ses insultes à son encontre en public!

Une fois la lettre attachée à la patte d'un pigeon, elle rejoignit les Jardins de la Fronde, et s'assit sur un banc, les larmes aux yeux. Elle était tellement en colère qu'elle ne parvenait même pas à les laisser couler, ses larmes.


Si j'étais un homme, je vous aurais encastré dans le mur du Havre, espèce de grossier personnage!

Comme si elle n'était pas encore assez ennuyée de cette situation, de Sir Skandal qui lui demandait de l'épouser alors qu'il avait déja une épouse et une maitresse en plus, comme si déja cela ne la mettait pas encore assez mal à l'aise par rapport à Princess, par rapport à Astaroth!

Elle l'avait repoussé, elle lui avait demandé de ne pas la poursuivre de ses assiduités... Que pouvait-elle faire de plus? Ce n'était tout de même pas sa faute si du coup il voulait abandonner ses amis ici et repartir seul pour Lausanne, si il était incapable de tenir ses engagements par rapport à eux!

Elle était au Havre avec Astaroth et Maybee lorsque Skandal était arrivé, puis Stoik. Skandal avait chuchotté à l'oreille de Stoik, lui annonçant son départ le soir même, et sans doute la raison, Stoik s'était mis à pleurer, elle polie lui avait demandé ce qu'il avait et elle s'était alors faite traitée de traînée devant toutes les personnes présentes...

Rhoooo! Elle les détestait tous! Ces hommes incapables d'avoir le courage de leurs actes! Le courage de leurs mots! Tous des lâches!

Elle se releva et alla s'appuyer contre un arbre, avant de se laisser glisser sur le sol, la tête entre les mains.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 15:37

De sa forge, Astaroth avait une vue sur les jardins de la Fronde. Il apperçut Terwagne, à genoux devant un arbre. Refoulant sa colère, il posa son marteau sur l'enclume et se rendit aux Jardins. Il s'approcha doucement de Terwagne et s'arreta a quelques pas d'elle. Ne sachant pas comment s'y prendre, il resta un petit moment à la regarder. Il la regardait puis penant son courage a deux main, il se rapprocha d'elle un peu plus.

Ne voulez vous pas que je vous accompagne pour vous rendre au cadastre? Alizée.

Il resta un instant derrière elle, attendant sa reaction.


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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 15:42

Dans sa tête, tout était noir, orage, tempête, vent violent, déluge...

Elle sursauta en entendant sa voix, gênée d'avoir été surprise dans cette position, et garda les yeux baissés.


Je n'suis... je... cet homme... je n'suis pas une trainée, n'est-ce pas?

Les larmes étaient sur le point de couler, elle les ravala de son mieux, du moins tenta, mais n'y parvint pas. Alors pour ne pas qu'il les voit, elle se détourna.

Le cadastre, et bien... oui... demain, si vous voulez bien. Je suis un peu trop nerveuse là.


Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 15:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 15:53

Il se deplaca pour ce placer en face d'elle, puis s'accroupit. Il lui releva legerement la tête.

Avez vous vraiment besoin de poser cette question? Mais je vais vous repondre, vous n'etes pas ce que cette personne, enfin si le mot personne le defini bien, vous n'etes pas ce qu'il a dit, je vous l'assure.

Il s'assit devant elle et mis sa tête sous la sienne pour voir ses yeux.

Ne pleurez pas, il n'en vaut pas la peine.
Pour demain, il n'y a pas de soucis, venez me trouver chez moi, je vous y accompagnerai

Il sourit, même si la situation de si prétait pas vraiment, mais il sourit quand meme; pour tenter de lui remonter le moral.
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MessageSujet: Re: La pluie pour amie (Sujet ouvert)   Lun 31 Déc 2007 - 16:01

Elle frémit au contact de sa main sous son menton, qui tremblait à force qu'elle serre les dents.

Ensuite elle l'écouta, silencieuse, essayant d'arrêter les tremblements en elle, et tenta même de lui rendre son sourire, mais cela devait ressembler plus à une grimace qu'autre chose.


Relevez-vous, Sir Astaroth! Vous allez tacher vos vêtements assis ainsi sur le sol.

Elle se remit debout et lui tendit la main.
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