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 Auberge du Havre, accouchement d'Armoria

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Ysabeau
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MessageSujet: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:23

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Armoria

Demain, ils fouleraient la terre de Bourgogne. Avec l'impression de l'avoir quittée depuis des siècles. Elle eut envie de se rendre un peu en taverne ; sa fatigue de ces derniers jours l'en avait empêchée, sans oublier cet idiot de catrevincatrevin, qui avait fait des siennes à Saint-Aignan.

Elle eut le temps de s'installer, de saluer tout le monde d'une souriante inclinaison de tête, de commander à boire pour tous, de renverser son verre quand Manulascience sortit en claquant la porte... Quand ce fichu portier décida d'intervenir :

Allons, ma p'tite dame, z'êtes bien trop enceinte pour traîner dans un endroit pareil !

Il l'avait prise par le bras et l'avait presque poussée dehors, ne laissant le loisir ni à Mentaig, ni à Ysabeau, ni à cette jeune femme vue au procès du prétendu Menefer de réagir.

Armoria se retrouva dehors, prête à ruer dans les brancards, quand la contraction la plia en deux. Elle s'appuya contre le mur de la taverne, sans se soucier de savoir si on allait la prendre pour une ivrognesse ayant dépassé la dose..
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Hugoruth

Saturnin, laisse-moi entrer !

Il commençait à bien s'énerver. Depuis près de dix minutes, il luttait sans vergogne avec l'odieux portier pour qu'il le laisse entrer. Il avait terminé ses derniers travaux pour le conseil et espérait pouvoir se relaxer en compagnie de ses amis, devant une bonne poire.

Saturnin s'écarta d'un coup et le Vicomte Manulascience de Menetou-Salon sortit en trombe. Il salua Hugo d'un rapide sourire et repartit, pressé comme à son habitude.

Décidément, il n'y arriverait pas ce soir. La sortie de manu ne changea rien et le portier restait inflexible.

Saturnin, je vais le dire à Ice !

Saturnin esquissa un rictus et rentra dans la taverne. Hugo avait-il fait mouche ? Le grognon homme ressortit bientôt, mais pas seul. Il tenait par le bras une drôle de dame, à l'allure assez élégante. Il la laissa là, seule. Hugo espéra que cette nouvelle place libre allait lui être destinée mais Saturnin referma la porte derrière lui, laissant Hugo et la Dame seuls dans le froid de cette nuit d'hiver...

La Dame sembla soudain prise de douleurs intercostales car elle se plia en deux et prit appui sur le mur de la taverne pour ne pas tomber. Hugo oublia ses désirs de taverne et se porta vers la Dame. Secourir les dames en détresse, voilà bien une mission pour lui. Il fit quelques pas vers elle, timidement.

Dame... Ca ne va pas ? Je peux vous aider ?
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cricriultras

Elle avait quitté Bourges un peu tard,sur un coup de tête, une envie, elle avait pris Amour et la direction de Sancerre, elle n'avait pas eu de nouvelles de Icefly, elle voulait la voir....lui parler....

Il faisait trés froid,il y avait du brouillard, le voyage fut un peu long, elle arriva dans les rues de Sancerre, quelques tavernes étaient éclairées, une tisane bien chaude ne serait pas de refus.

Elle se dirigea donc vers le Havre, elle y trouverait surement Ice, elle lui ferait la surprise..

Elle était en vue, fit ralentir l'allure à Amour, lorsqu'elle apperçut une silhouette contre le mur de la taverne, elle n'y prêta pas attention, surement une pochtronne.

Elle descendit de sa monture, se dirigea vers l'entrée, passant devant la dame entendit un gémissement se retourna intriguée et vit qu'elle se tenait le ventre...Un homme venait d'arriver, elle s'approcha et reconnu Hugo..

Que se passe-t-il ?? je peux faire quelquechose ???

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:26

Armoria

Elle connaissait cet homme de vue... Mais dans la pénombre, et avec cette douleur, elle n'aurait sans doute pas reconnu sa propre Mam-Goz...

Ce que vous pouvez faire ? parvint-elle à dire, les dents serrées. Etes-vous médicastre ?

Une femme arriva juste après. Le Ciel soit loué, au moins elle ne serait pas seule...
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Mentaig

Soirée pénible s'il en était !

Mentaïg se sentait vide, inutile, et ne savait que faire de son temps. Depuis l'aube, elle n'était plus maire de Sancerre. Six mois, ça donne certains réflexes ! Vingt fois, elle avait cherché dans sa besace les registres du marché, vingt fois, elle s'était dit qu'elle devait remplacer les haches, vérifier que les miliciens étaient à leur poste, s'assurer que les offres d'emploi étaient en nombre suffisant... Et vingt fois elle s'était souvenue que ce n'était plus son rôle.

Pour se détendre, et penser à autre chose, elle avait voulu boire en taverne sa bière quotidienne - un pensum nécessaire à la boulasse - et ses dix ou douze tisanes habituelles.

Voilà... Une bonne soirée tranquille à discuter avec les amis. Et ce bâsin de Saturnin avait ses humeurs ! Non seulement il fallait se battre avec lui pour entrer, mais encore expulsait-il manu militari tout le monde et n'importe qui !

Et même la princesse !

Eberluée, Mentaïg le vit soudain fondre sur Son Altesse Armoria, la saisir par le coude et la pousser dehors en grommelant on ne savait quoi. Interdite, elle échangea avec Ysabeau et Terwagne un regard horrifié, avant de retrouver ses esprits et de se précipiter dehors.

Saturnin ! Qu'est-ce que c'est que ces manières ? Saturnin !

Ses yeux mirent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité. Des silhouettes s'agitaient dans la ruelle. Mentaïg reconnut la voix de Hugo, celle de la princesse... Qui était cette dame qui se précipitait, en tenue de voyage ?

Elle ne prit pas la peine de chercher plus avant. Appuyée au mur de la taverne, Dame Armoria se tenait pliée en deux, les deux mains sur le ventre.

Mais faites-la entrer, voyons ! Hugo ! Aidez-la ! Vous voyez bien que...


Ah ben non, il ne voyait pas. Mentaïg haussa les épaules, et en prêta une à la princesse. Sans plus se préoccuper de protocole, elle proposa :

Appuyez-vous sur moi, venez. Rentrons.


Foudroyant au passage le portier du regard, elle ajouta :

Et vous, Saturnin, hors de ma vue !

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cricriultras

Cricri vit la porte s'ouvrir, elle se penchait pour soutenir la dame, dame Mentaig qu'elle avait seulement aperçut une fois ou deux venait vers elles, à elles deux elles aidèrent à soutenir la Dame et la firent entrer au Havre, c'est à la lumière, une fois à l'intérieur que Cricri reconnu Armoria qu'elle avait rencontrée à plusieurs reprises à Bourges...

Il fallait l'installer dans une chambre, la délivrance ne devait plus être loin..

Hugo était là dans leurs jambes,à ne savoir que faire ....rend toi utile vas demander à ce qu'on fasse chauffer de l'eau !!

comment vous sentez vous, appuyez vous sur nous et doucement nous allons monter à l'étage..

Armoria

Une fois à l'intérieur, la lumière donna des visages aux gens qui la secouraient. Moindre réconfort que si cela avaient été des proches, mais réconfort tout de même de ne pas être seule dans un tel moment. Elle entendit parler de l'étage.

J'y ai ma chambre...

Malgré la douleur et ce ventre comme empli de métal en fusion, elle resta suffisamment elle-même pour fusiller le portier du regard. Qui n'a jamais connu la furie d'une parturiente ne peut sans doute pas imaginer ce que celui-ci put ressentir...

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:29

Hugoruth

rend toi utile vas demander à ce qu'on fasse chauffer de l'eau !!

Cricri ne plaisantait pas quand il s'agissait d'accouchement... Le ton était sec mais la situation l'exigeait. Hugo descendit quatre à quatre les marches de l'escalier menant à la cave, où se trouvait le puis. Arrivé à l'antépénultième, il marcha sur sa cape de velours qui se déchira dans un craquement sinistre...

Il en fut quitte pour une belle bosse. Le tonneau de poire était plus solide que la calebasse qui lui servait de crâne... Dieu qu'il avait mal. Il s'empara du sceau et puisa de l'eau. La bassine attenante fut vite remplie et le jeune homme remonta tant bien que mal l'escalier, renversant un peu d'eau au passage sur ce qui restait de sa cape.

Soudain, la douce voix de Mentaïg retentit...

Hugo !!! Foncez au dispensaire et ramenez-moi la chaise d'accouchement! Et ne vous trompez pas, hein ! La chaise d'accouchement, pas l'autre chaise percée !

Un grognement sortit de la gorde d'Hugo. Il laissa la bassine au bas de l'escalier et cria

J'y vais tout de suite, l'eau est là, en bas des escaliers!


Il sortit de la taverne ventre à terre et couru au dispensaire. Blam, il ouvrit la porte telle une furie et chercha des yeux ladite chaise. Il finit pr la trouver et retourna comme il pu au Havre. Essoufflé, il l'était. Terrifié, encore plus. Il rentra dans la taverne et, demandant à l'un des rares clients qui était resté de l'aider, il amena la chaise jusqu'à la chambre. Les femmes s'en saisirent et il resta appuyé contre le mur, suffoquant mais content d'avoir donné ce qu'il pouvait pour le futur enfant.
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Armoria

C'était différent. Elle le sentait au plus profond de ses chairs, cette fois, c'était différent. Pas la même douleur. Pas les mêmes sensations.

Mais cette fois, chercha-t-elle à se rassurer, j'aurai un médicastre, n'est-ce pas ?

Elle quêta la réponse dans leurs regards.

J'en ai fait demande au Conseil, ajouta-t-elle comme si c'était un argument imparable.

Des arguments, elle en avait à revendre. Mais la douleur reprit, plus forte, la faisant taire.
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Mentaig

Avec son aide et celle de la voyageuse, en qui Mentaïg, à la lumière avait reconnu Dame Cricri, la princesse Armoria parvint à sa chambre.

Aux bruits divers qui parvenaient du rez-de-chaussée, la Chancelière comprit que Hugo se rendait utile...

Mais cette fois, j'aurai un médicastre, n'est-ce pas ?


Mentaïg sourit. Elle avait beau avoir sous les yeux une princesse, elle entendait les mêmes paroles que chez toute autre parturiente. Elle-même retrouva, sans y prendre garde, une voix plus grave qu'à l'accoutumée, plus chaude aussi, dénuée de ces habituelles inflexions trop sèches qui la faisaient passer pour une personne dure et revêche.

Nous sommes là, Dame Cricri et moi.


Voyant qu'Armoria se taisait subitement, et que la douleur déformait de nouveau ses traits, elle posa une main sur le ventre tendu, pour apprécier l'ampleur de la contraction.

C'est en bonne voie, il me semble, ça revient souvent. C'est votre troisième enfant, n'est-ce pas ? Vous verrez, ça ira vite. Vous serez bientôt délivrée.

Un piétinement dans le couloir, des ahanements discordants, lui apprirent que Hugo rapportait la chaise demandée. Elle laissa la dame aux mains expertes de Cricri, et entrouvrit la porte, s'assurant que personne ne pouvait voir l'intérieur de la chambre. Un homme descendait les escaliers. Suant et soufflant, Hugo s'appuyait au mur, aussi pâle que la princesse elle-même.

Vous n'allez pas nous faire un malaise, vous. C'est pas le moment. Allez plutôt chercher l'eau en bas pendant que je rentre la chaise.

Et, parce que l'heure était grave et qu'elle aimait renouer avec son premier métier, elle daigna ajouter :

S'il-vous-plaît, Hugo.

Elle tira le meuble dans la chambre et referma soigneusement la porte.
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Armoria

Elle s'assit sur le lit. Ne pas lutter. La douleur, comme une vague. Se laisser porter, ne pas chercher à contrôler. Ne pas sombrer.

Le quatrième, répondit-elle pendant une accalmie. J'ai fait une fausse couche.

Pas de souvenirs, pas maintenant. Son mari absent... Pas d'amis sur place. Pas d'apitoiement. Juste son corps, elle, et l'enfant à naître. Se concentrer. La sueur commençait à mouiller son front, sa lourde chevelure devenait pesante dans la chaleur animale de la naissance.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:31

Hugoruth

Vous n'allez pas nous faire un malaise, vous. C'est pas le moment. Allez plutôt chercher l'eau en bas pendant que je rentre la chaise.

Et voilà, encore des ordres. Un de ces quatre, il allait lui dire ce qu'il...

S'il-vous-plaît, Hugo.

Oh, la voilà qui devenait aimable... La situation devait vraiment être grave. Il se hâta donc de redescendre les marches, sans tomber cette fois. La bassine attendait toujours, mais l'eau y était froide.

Un regard vers la cheminée. Cette chère Ice savait y faire pour faire un bon feu. Il posa la bassine sur le trépied et remua les braises encore chaudes. HIM avait de plus en plus chaud, il se demandait bien pourquoi. Il jetta un regard à gauche. Rien. Un regard à droite, rien. Pourtant, ça sentait le brûlé. C'est quand une flamme vint lui chatouiller le gras de la fesse droite qu'il comprit. Sa cape, ou ce qu'il en restait se consumait dans son dos. Il se dépêcha de la retirer et marcha sur les lambeaux rougeoyants qui restaient. Elle n'était plus que chiffon noirci et usé.

L'eau commençait à s'évaporer. Il voulut saisir la bassine mais elle était trop chaud pour être saisie à main nue. Il entreprit de la prendre avec le reste de sa cape en velours noir qui, décidément, vivait ses derniers instants. Il attrapa les anses et, n'écoutant que son courage, s'élança vers l'escalier qu'il gravit comme il put.

Arrivée en haut, il déposa la bassine devant la porte et frappa.

Attention, c'est chaud !

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cricriultras

Cricri était au chevet d'Armoria, la transpiration perlait sur son frond,

Mentaig s'occupait de donner des instuctions à Hugo qui les écoutait sans sourciller...

Elle chercha dans l'armoire des linges, en prit un afin d'éponger le visage de la princesse, visiblement elle souffrait, cet enfant n'avait pas l'air de vouloir arriver facilement.

Elle lui prit la main pour la rassurer, les contractions étaient de plus en plus rapprochées depuis un moment, plus douloureuses aussi à voir les grimaces qui marquaient son visage...

la nuit s'annonçait longue et difficile ....elle qui était venue à Sancerre pour voir son amie, elle se retrouvait confronter à une future naissance et quelle naissance, ses joues s'empourprèrent, il fallait surtout que tout se passe au mieux..

Elle regarda Mentaig, elle n'était pas seule, c'était ce qui importait, avoir de l'aide....
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Mentaig

Attention, c'est chaud !


Une idée saugrenue traversa l'esprit de Mentaïg.

Chaud ? ça sent le brûlé, l'eau ?

Une odeur âcre arrivait en effet du couloir. Qu'est-ce que Hugo avait encore bien pu fabriquer ? Elle se leva et alla ouvrir. Le Porte-parole tenait à pleines mains une bassine d'eau fumante, s'aidant de chiffons de velours.

De ... velours ???

Hugo... Votre cape...


La belle cape de velours noir dont son adjoint était si fier n'était plus que lambaux à demi calcinés. Lui dire qu'elle était désolée ? Elle n'osa pas. Il aurait encore pris ça pour une moquerie. Avec un haussement d'épaules et une moue destinés à masquer la peine réelle qu'elle éprouvait pour lui, elle le débarrassa de son fardeau et lui ferma la porte au nez d'un coup de talon, avant de revenir au chevet de la princesse.

Cricri lui épongeait le front. L'admirable chevelure blonde de la jeune femme commençait à se diviser en mèches poissées de sueur. Mentaïg entreprit de la natter soigneusement, et de l'enfermer dans une guimpe.

Vous devriez vous dévêtir, Votre Altesse, et marcher un peu, si vous en avez la force. Nous vous aiderons. Cela accélérera le travail.

Elle quêta du regard l'approbation de Dame Cricri. Chaque matrone avait ses habitudes, et Mentaïg n'avait jamais eu l'occasion d'évoquer les siennes avec Cricri. Mais elle la savait expérimentée. N'était-ce pas elle que Dame Jazzette avait choisie pour l'assister, lors de la naissance de son fils Jean ?

Les douleurs se faisaient plus régulières. Mentaïg compta mentalement, au rythme de ses battements de coeur, comme elle l'avait appris de sa nourrice. Trois cents... Deux cent cinquante... Deux cents... Le moment approchait.
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Ysabeau

Au matin, Ysabeau entra au Havre. La veille, Saturnin avait été insupportable, chassant même la princesse Armoria, les bâillonnant, les chassant... Malgré les cris, malgré les reproches, malgré les coups de bâtons, malgré les verres offerts, il n'avait rien voulu savoir.

Personne dans la taverne, mais il lui sembla entendre des bruits de pas à l'étage, des murmures, quelques cris étouffés...

Elle monta le grand escalier, qui faisait la fierté d'Ice, cet escalier qu'un jour Camaris et Mentaïg avaient voulu détruire (nomeho quelle idée) pour installer une bizarre machine, et arriva sur le palier.

La porte de la chambre de la princesse était entrouverte. Elle entrevit Mentaïg, Cricrultras (tiens, elle était à Sancerre ?) qui s'affairaient. Visiblement, la princesse était en travail. Ysabeau savait qu'elle était en bonnes mains. Elle n'entra pas dans la chambre, ne voulant point importuner par sa présence.

Hugo était dans le couloir, la mine déconfite.

ça va Hugo ? qu'est-ce qui t'arrive ?


Elle regarda le porte-parole, et constata qu'il ne portait plus sa cape de velours.

Ta cape ? qu'est-ce que tu en as fait ?

Et puis... je me trompe, ou la princesse est en train d'accoucher ?

Ah, je voulais dire aussi... son mari est arrivé ce matin...

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:35

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Terwagne

Elle n'avait pas beaucoup dormi de la nuit, sans doute une espèce de présentiment que cette nuit serait la dernière de quelque chose, la fin d'une trêve dans le malheur, sans savoir exactement pourquoi...

Elle avait passé la soirée de la veille au Havre, où une fois encore aucune trace d'Astaroth, mais l'ambiance y était agréable, et cette absence de lui ne lui avait pas pesé trop au final. Il y avait là-bas Maleus qui avait joué de la flûte, HIM que les dames chariaient sur l'état de sa cape, Mentaig, et bien d'autres.

Il y avait bien, pour ne pas changer, le portier qui faisait un peu des siennes, refusait de laisser entrer certaines personnes, en expulsait d'autres, puis semblait s'être finalement calmé... Semblait, oui! Car il n'avait pas tardé à recommencer son cirque.

Une Dame était entrée, que Terwagne n'avait jamais vue, et qui avait un ventre énorme. Jusque là, rien de bien extraordinaire... Sauf que toutes les personnes présentes avaient eu l'air plus qu'étonnées de la voir arriver, et que toutes s'étaient levées pour la saluer...

Elle, toujours très ignorante de tout, s'était sentie on ne peut plus idiote en apprenant que c'était la Princesse Armoria, s'était donc mise à faire comme les autres, rouge de confusion, lorsque le portier était arrivé pour expulser la dame en question, ainsi que d'autres personnes, dont elle-même.

Toujours pas remise de sa gêne de ne pas avoir reconnu la Princesse, n'essayant même pas de rentrer à nouveau au Havre, Terwagne profita du fait d'avoir été expulsée par le portier pour s'en aller discrètement, en se disant que vraiment elle était la reine des gaffeuses depuis sa naissance.

Elle avait regagné sa petite demeure, avait reçu la visite d'Astaroth, qui avait débouché sa cheminée, trouvant à l'intérieur de celle-ci un petit coffre qui semblait contenir un "trésor" , puis elle était allée se coucher.

Au matin, une lettre d'Astaroth, lui demandant de passer chez lui, ce qu'elle avait fait immédiatement, et puis... Et puis... La fin! La fin de leur histoire! Elle ne parvenait pas encore à y croire, et encore moins à la raison de cette décision de rompre qu'il avait prise!

Des rêves... Des rêves prémonitoires où elle mourait en donnant naissance à son enfant! Il disait être certain que ces rêves se réaliseraient, qu'elle mourrait si ils continuaient à s'aimer, et qu'il ne voulait pas prendre le risque!

Vraiment c'était du grand n'importe quoi! Elle le haïssait! Qu'ils aillent au diable, lui et ses rêves! Qu'il...

C'est dans cet état d'esprit qu'elle arriva devant le Havre, et y entra. Elle avait besoin de voir du monde, de parler, sinon elle sentait bien qu'elle allait se décider à aller rejoindre Zeltraveller de l'autre côté, là où les flammes l'avaient emporté.

La taverne était vide... Etrange... Elle s'assit à une table, se disant que sans doute cela ne durerait pas. De plus il lui semblait entendre de l'agitation à l'étage.

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Hugoruth

Hugo... Votre cape...

Sa cape... Allait-elle le gratifier de son habituel sourire moqueur ? Allait-elle lui lâcher une réplique cinglante dont elle avait le secret?

Non, elle se contenta de hausser les épaules et de rentrer dans la pièce, lui claquant la porte au nez.

Il était essouflé, sa tête lui faisait mal et il n'avait plus de cape. Le fond du trou...

ça va Hugo ? qu'est-ce qui t'arrive ?

Hugo voulut répondre mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il se contenta d'indiquer la chambre d'un hochement de tête...

Ta cape ? qu'est-ce que tu en as fait ?


Et puis... je me trompe, ou la princesse est en train d'accoucher ?

Hugo blêmit... Que venait-elle de dire là? La princesse ?

Ah, je voulais dire aussi... son mari est arrivé ce matin...


Hugo devint encore plus blême... La dame au ventre rebondi était la princesse et son mari... Son Altesse Morgennes... Il se sentit mal. Lui, humble serviteur du Berry se retrouvait au coeur d'un accouchement princier. Se reprendre, il devait se reprendre. Garder l'air sûr de lui qui le caractérisait si souvent. Ne riel laisser paraitre, comme toujours. Il répondit d'un ton qu'il voulait assuré mais qui ne l'était pas

Si, Ysa. Je crois que le petit prince sera berrichon. Te rends-tu compte... Sancerrois, en sus... Quel honneur!

La porte du Havre claqua, quelqu'un était entré. Hugo jeta un oeil au bas de l'escalier mais ne vit personne...

Ysa, ne restons pas tous dans ce couloir. Peux-tu redescendre et demander aux clients qui pourraient rentrer que...

Il hésita sur les termes à utiliser

... que la taverne doit rester dans le plus grand calme. Je reste ici, au cas où ils aient encore besoin d'un coursier. Mais il faut éviter que les badauds ne se pressent dans ce couloir, ce n'est en rien un spectacle!

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Armoria

Chairs en fusions, révolte d'un corps mis à rude épreuve depuis quelques semaines. Elle obéit à Mentaïg, ne gardant que sa camisole de lin sur sa peau inondée. Se tenant le ventre, respirant profodément, elle se mit à marcher de long en large dans la pièce.

Ce n'est pas normal... Il se passe quelque chose, ce n'est pas comme les autres fois, prononça-t-elle non sans haleter. Je sais bien qu'entre deux naissances, l'on oublie la douleur, mais là, c'est différent.

Elle serra les dents et les poings, s'enfonçant les ongles dans la paume des mains.

Je le sais, je le sens


Elle se remit à marcher, sa voix murmurant des prières, suppliant le Seigneur de laisser la vie sauve à son enfant... Et à elle-même.

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Mentaig

Des voix parvenaient du couloir, mais Mentaïg ne les entendait plus vraiment. C'était comme un bruit de fond, totalement étranger à cette chambre hors du temps. La princesse allait et venait, soutenue par ses deux aides.

Ce n'est pas normal... Il se passe quelque chose, ce n'est pas comme les autres fois. Je sais bien qu'entre deux naissances, l'on oublie la douleur, mais là, c'est différent.

Cricri et Mentaïg échangèrent un regard, et cette dernière sentit monter l'angoisse. Il y en avait tellement, de ces mères qui mouraient en couches. C'était le lot d'une femme sur huit, environ. Mais sa voix ne trahit en rien son inquiétude, quand elle s'adressa à la parturiente.

Tous les accouchements sont différents, Votre Altesse. Vous avez déjà eu trois enfants, vous le savez bien. Venez vous étendre, on va vérifier que tout se passe bien.

Le lit était abondamment garni de linges, Mentaïg avait raflé tous les oreillers qu'elle avait pu trouver. Tandis que la jeune femme s'installait, elle se lava soigneusement les mains. Sa nourrice faisait toujours ainsi, contrairement à bien des matrones, et Mentaïg en avait gardé l'habitude, sans jamais se demander pourquoi. Elle palpa le ventre distendu, chercha, sans les trouver, ses repères habituels. Effectivement, c'était différent... Un examen plus minutieux lui apprit que la délivrance était proche. Mais...

Elle se redressa.

Vous voulez bien me verser de l'eau sur les mains, Cricri, s'il-vous-plaît ?

Celle-ci comprit aussitôt et suivit Mentaïg à bonne distance du lit, dans l'angle de la chambre, où une table supportait cuvette et objets de toilette. Tout en se lavant une nouvelle fois les mains, Mentaïg murmura à l'adresse de Cricri :

L'enfant se présente mal. Il faudrait que vous vérifiiez, deux avis valent mieux qu'un, mais je crois bien que c'est un siège. Et l'enfant est de bon poids...

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Armoria

Vérifier que tout se passait bien... Mais Mentaïg n'avait pas dit un mot après l'examen. Armoria avait toujours eu de l'instinct, et en cet instant, il était décuplé par ce que son corps lui hurlait.

Que se passe-t-il ? Si tout allait bien, vous me l'auriez dit... J'avais raison, n'est-ce pas ? Quelque chose ne va paaaaaaaaaaas !

Elle se tordit, se mordant les lèvres jusqu'au sang. Pour aucun de ses enfants, elle n'avait accepté de crier. Superstition idiote, sans doute : mais elle ne voulait pas qu'il naisse en entendant la souffrance de sa mère.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 9:36

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cricriultras

Elle voyait son Altesse s'engoisser, alors qu'elle avait déja eu deux enfants, elle regarda Mentaig et comprit

Vous voulez bien me verser de l'eau sur les mains, Cricri, s'il-vous-plaît ?


il se passait quelquechose, elle suivit Mentaig dans le coin de la piéce, versa de l'eau sur ses mains et se lava également les siennes.

L'enfant se présente mal. Il faudrait que vous vérifiiez, deux avis valent mieux qu'un, mais je crois bien que c'est un siège. Et l'enfant est de bon poids...

Elle acquiessa d'un signe et se dirigea vers le lit, palpa le ventre fit un examen munitieux et constata qu'effectivement Mentaig avait raison...

Elle n'en fit rien paraitre, un regard à Mentaig lui faisant comprendre qu'elle avait vu juste.. un sourire à Armoria pour la rassurer

ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, nous sommes là toutes les deux, détendez vous, soufflez, respirez.....


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Armoria

Une Armoria qui accouchait, c'était, certes, une Armoria amoindrie. Mais elle n'avait tout de même pas laissé son fichu caractère à la porte de la chambre.

J'ai le droit de... sa... voir, siffla-t-elle entre ses dents serrées. Mon âme est sans tâches, je ne crains nul mal. Mais si quelque chose doit... arriver, je veux m'y préparer.

Elle ferma les yeux. Le seul fait de parler semblait un effort insurmontable. Elle se sentait faible. Et la naissance n'en était qu'à son début.


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passionceleste

Rentrant d’une soirée, qui fut plus qu’ennuyeuse, elle regagnait l’auberge, le bruit des sabots de Merlin retentissait sur le pavé

Arrivé devant celle-ci, elle mena sa monture à l’écurie, une jeune écuyer s’en occuperait, elle était lasse ce soir, aussi monta t’elle quatre à quatre les marches qui la conduisirent à sa chambre

S’arrêtant stupéfaite, que se passait il, qui était ces gens, des cris, la voix de son Altesse qui grondait, sans la moindre hésitation, elle entra

Tout d’abord incrédule, analysant ce qui se passait, le bébé ! non ! si ! là ! maintenant ! réaction !

Elle se porta au près de son Altesse, son regard inquiet passa de l’un à l’autre avant de se poser avec tendresse et compassion envers sa Majesté, qu’elle respectait plus que tout

Sans même y réfléchir, elle s’empara de sa main

Altesse, aucun autre mot ne franchit la barrière de ces lèvres


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Camaris

ahhh enfin libre... j'aurais jamais cru que les curetons était encore plus collant ici..
bon pour fêter ça on va s'en jeter une petite. pensa Camaris.

il descendit comme bien souvent la rue jusqu'au Havre. croisant au passage des gens dons la visage ne lui était pas inconnu; maic comme toujours il fut bien incapable de leur donner un nom pour la plupart, aussi se contentait il de les saluer sans les nommer.

la porte du havre était en vue. bientot les chopine allait se remplir puis s'entrechoquée avant de se faire vidée en un rien de temps... même s'il était presque sur que certain mauvais bourgre prendrais surement ce truc infame a base d'eau chaude.

il prit la poignée, commença a pousser et commença à passer commande.

Ice une tour... mais tu va t'ouvrir maudite...

ah voila qui est mieux ! dit il quand la porte se laissa aller après quelques secousses.

je disais donc, tournée générale... l'es pas la Ice ? va encore faloir que je fasse le service...

alors ? quoi de neuf ici ? j'ai loupé des trucs ?


bien quoi ? pourquoi vous me regardez comme ça ? j'ai fait quoi encore ?

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Terwagne

A l'étage, on entendait bien des voix, des mouvements, des pas, mais toujours personne dans la salle en bas.

Il y avait bien eu une dame qui était entrée, mais elle était montée sans dire un mot, ne semblant même pas s'apercevoir de sa présence.

Terwagne, seule, ressassait les dernières paroles échangées avec Astaroth, quand soudain, la porte de la taverne s'ouvrit plus que brutalement, laissant entrer un homme qui parlait plutôt fort, et qu'elle n'avait jamais vu encore.

Elle resta un instant bouche-bée, ne sachant que répondre, puis finit par se ressaisir.

Euh... Bein non, y a personne apparemment.

Je suis Terwagne, nouvelle habitante de cette ville, je ne crois pas que nous nous soyions déjà rencontrés...

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 11:51

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Arthur_fils_d_Uther

Oya et Arthur, rapidement prévenus, entrèrent dans la pièce où Armoria souffrait le martyre.

Il mit un genou à terre, puis réalisa que sa présence ne pouvait être d'aucune utilité dans cette pièce.

Après avoir embrassé discrètement Oya, il ressortit, et s'adressa aux membres des 45 déjà arrivés sur les lieux.

"Bien. Trois d'entre vous, devant la porte de l'auberge, deux à l'arrière, les autres, avec moi, on reste à l'intérieur."

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Icefly

Cela faisait maintenant des heures que Ice parlementait avec Saturnin à l’extérieur. L’ignoble portier qu’on lui avait imposé était plus têtu qu’une bourrique et non content de s’en prendre à la clientèle du Havre, il avait décidé de porter son courroux sur la patronne elle-même l’empêchant de rentrer chez elle. Saturnin n’avait jamais été aussi revêche, prétextant les mauvais traitements qu’il subissait, les coups de bûche et les insultes.

Ice n’arrivant pas à lui faire entendre raison, le laissa là à marmonner et à faire sa forte tête. Elle passa le coin de la ruelle pour entrer chez elle par la porte de derrière. Comme elle bénissait en ce jour, la porte de communication entre ses appartements et le Havre qui avait été ouverte du temps où Lems était le propriétaire de la taverne. A peine eut-elle repoussé la porte sur le vent glacial qui tentait de s’engouffrer, qu’elle entendit des voix à l’étage qu’elle reconnues tout de suite.

Tiens bizarre ! Mentaig et Ysa là haut ! Mais que se passe-t-il donc encore ?

Rapidement elle se débarrassa de sa cape sur la rambarde du grand escalier et monta les marches quatre à quatre. Ses amis n’étaient sûrement pas venues pour se faire une soirée pyjama chez elle. Elle suivit le ray de lumière provenant de la porte entrebâillée d’une des chambres, se cogna au passage contre quelque chose tapit dans la pénombre Aïeuuuuh ! oups pardon Hugo. Puis relevant sa chandelle à hauteur de visage… Houla ! ça n’a pas l’air d’aller fort fort toi, tu es tout pâle.

Ice reconnu alors une nouvelle voix qu’elle n’avait jamais encore entendue en ces lieux. Cricri ! Oui, c’était bien la voix de son amie Cricriulta de Bourges qui lui parvenait. Après tout c’était peut-être ses amies qui lui faisait la surprise d’une soirée pyjama pour son anniversaire, et le Hugo tout tremblant devant la porte d’avoir vu toutes ces demoiselles peu vêtues, ça collait très bien. Ice s’empressa de pousser la porte de la chambre et resta bouche bée devant la réalité. La Princesse ! oui la Princesse en personne était là, dans sa chambre et sur le point d’offrir le jour à l’enfant qu’elle portait. Une autre dame qu’elle ne connaissait pas lui tenait la main. Discrètement Ice fit un signe à Mentaig lui indiquant qu’elle resterait dans le couloir si toutefois elle avait besoin de ses services. Puis elle referma la porte sans bruit et s’assit par terre, adossée au mur impatiente d’entendre le premier cri du bébé.

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kalopsite

Arthur avait fait appel a eux, ils s’étaient tous précipiter à son aide et arrivèrent à la taverne indiquée.

Elle entra en trompe près d’Arthur, se plaça a ses cotés, elle le connaissait bien et lut sur son visage sa détresse, mais il gardait son calme, la situation était délicate, la princesse allongée dans la chambre en haut, le moment était venu pour la délivrance, il mi tout en œuvre pour sa garde.

Elle restera à ses cotés écoutant ses ordres



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dame-isabeau

Arrivée sur les lieues avec ses compagnons d'armes, Isa acquiesça aux ordres d’Arthur et se posta devant la porte, main posée sur l’épée.

A vos ordres…

Quiconque voudra entra devra me passer d’abord sur le corps.


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titan34

Titan qui suivait Arthur, s'arreta au bar de l'auberge, il n'eut guère le temps de commander a boire, qu'il vit arriver Arthur précipitamment, celui ci donna ses ordres rapidement.

habitué a la rapidité d'action, titan ce tourna vers son plus proche coequipier.

Suis moi !!! nous passons garder les arrières!!!

Porte franchie rapidement, main sur le pommeau de son épée, titan se positionna dos a la porte arrière.

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paillard1

Ils avaient été informés de la situation, et rapidement la rue s'était emplie de chevaux, lourdement harnachés.

Paillard mit pied à terre devant l'auberge, quelques-uns d'entre eux était déjà là.

Il attacha son cheval à l'un des anneaux, et détacha son épée du pommeau, avant de se tourner vers ses compagnons.

En quelques mots ils le mirent au fait, et Arthur sortit rapidement.

D'accord, je prends la porte principale.


Il se campa près de l'entrée, enroulé dans sa cape, auprès de ses deux camarades

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sunburn71

Sun arriva en dernier bien sur , un poil en retard , vint se placer devant la porte comme Isa suite aux ordres d'Arthur .

Elle manqua pouffer en entendant Isa mais se retint .

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cocijo

Cocijo suivait Titan qui le conduisait prendre position avec lui à la porte arriere...il se devait d'être à la hauteur pour cette première mission...

Je te suis...

Il passa la porte à son tour et se colla à celle ci observant les lieux

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 11:56

Terwagne

A peine avait-elle fini de se présenter à l'inconnu qui cherchait Dame Icefly, que des tas de gens, des hommes, des femmes, tous plus armés les uns que les autres, firent leur apparition, un peu dans tous les sens.

Elle qui s'étonnait du calme cinq minutes avant, elle n'en croyait pas ses yeux, et encore moins ses oreilles.

Des ordres et consignes volaient dans tous les sens, on bloquait toutes les portes, on parlait de sécurité, on montait les escaliers, ...

Terwagne ne comprenait rien, et se demandait si l'auberge était prise d'assaults ou si un dangereux criminel s'était caché à l'étage. Et puis en plus elle ne pourrait plus sortir, vu les portes gardées.

Prisonnière! Elle était prisonnière d'un évênement auquel elle ne comprenait rien...

La panique s'empara d'elle, elle voulut ouvrir la bouche, demander ce qui se passait, mais n'en eut pas le temps... Elle s'évanouit, son coeur battant trop vite, trop fort, elle était prise d'une crise d'angoisse.

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Elinor

Elle était arrivée avec Paillard, Thunderblade, l'étalon noir qui ne la quittait plus depuis qu'elle l'avait recueilli, suivant les traces du destrier de son ami. Ils mirent pied à terre devant la petite auberge aux volets sombres dont quelques cris de douleur et de révolte s’échappaient. Elle connaissait bien ces plaintes pour les avoir maintes fois entendues dans son petit village. Elle allait mener les chevaux à l’écurie pour les confier à un ladre, lorsque Paillard, qui l’avait précédé à l’intérieur, ressortit, lui indiquant de se poster à la porte de derrière.

Ne comprenant pas vraiment la situation, elle suivit son ordre sans broncher, et prenant avec elle son carquois et son arc, contourna l’auberge sans un bruit.

Quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver nez à nez, ou presque, avec Titan, quelle n’avait pas revu depuis un certain temps déjà. Il était accompagné d’un autre homme et elle les salua d’un signe de tête, ne sachant pas si elle pouvait parler ou si elle devait rester silencieuse.

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modsognir

Ecouta les ordres d'Arthur et le suivit à l'intérieur. Il sentait une certaine inquiétude habité ce lieu.

Il entra mais resta en retrait à suveiller la porte. Il se posta en attendant qu'on lui donne un ordre

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titan34

un bruit, un mouvement sur le coté, titan se retourna main sur la garde de son épée.

il reconnut de suite son amie Elinor, il se detendit et sourire aux levres, il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras et la serra contre lui.

Eli!!! Content de te voir parmi nous, soit la bienvenue, ça fait un bye quu'on ne s'est vu.

comment va tu???


tout en parlant, il avait rejoint son poste, regardant tout autour

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Naudeas

Naudeas arriva sur les ordres de son cousin Arthur. Elle reconnut la silhouette massive de Paillard qui devait garder l'entrée de l'auberge. Elle lui fit un signe de la tete comme salue en lui esquissant un petit sourire. Elle entra dans l'auberge, elle salua discrètement tout le monde, essayant de se faire petite, vu le retard qu'elle avait pris à essayer de traverser la foule qui commencait à s'amasser, le bruit de la délivrance de la Princesse s'était diffusée comme une trainée de poudre.

Elle alla rejoindre Arthur et se posa à coté de lui.

Bonjour Arthur, que puis-je faire ? et lui chuchotat à l'oreille "les gens s'amassent de plus en plus, la délivrance attire les foules"

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ptitoliv

Arthur avait donné les ordres. Toutes les places de surveillance auprès des portes étant prises, Ptit resta aux côtés d'Arthur, l'épée sous la main prêt à dégainer. Il resta aux côtés de ce dernier et il était inquiet de le voir dans un tel état, mais il le comprenait. Il lui chuchotta alors.

En cas de besoin, je serai derrière toi, dans ton ombre...


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oya

Une chambre d'Auberge, Berry

Elle l'avait suivi jusqu'a la chambre - qu’il quitta presque en se sauvant.. – comme un homme quoi - .. son regard se porta tout de suite sur la princesse, une femme qui souffrait, comme tant d'autres, a mettre au monde cet enfant qu'elle avait porté, protégé, nourrit en elle depuis des semaines..

Elle aussi avait mis au monde des enfants, les siens, et quelques autres aussi, accouchements sans problèmes, parfois longs mais sans danger.. au premier regard, voyant les traits de la pauvre femme et celles des sages femmes présentes, elle pressentit que cet accouchement ne se déroulait pas normalement.

Les deux sages femmes démontraient un savoir faire évident, la jeune PassionCéleste tenait la main de la Princesse, son visage a elle aussi démontrant de l'inquiétude.

Sans mot dire, après un signe de tête aux trois femmes, Oya s'approcha du grand âtre, vérifia le feu, l'eau qui bouillait.. se tenant prête si on avait besoin..

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Arthur_fils_d_Uther

Tous se mettaient en place, rapidement..

"Tout d'abord, le silence..Naudeas et Ptitoliv,je veux du silence, faîtes passer la consigne..

Chacun prend sa place doucement..

Et on laisse passer ceux que l'on connait, uniquement, sinon, vous me demandez."


Un nouveau cri...

Frapper un poing de fer dans la paume de l'autre main..

Que faire d'autre, inutile devant cette douleur...

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:02

ptitoliv

Ptit acquiesa d'un signe de tête. Il se déplaça furtivement en direction des autres quarante cinq et dans la plus grande discrétion passa la consigne. Ceci étant fait, il reprit sa place sans un mot, ses yeux se balladant dans toutes les directions, il était tendu à présent...

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Camaris

[dans l'auberge, au rez de chausser avec Terwagne]



bonjour m'amselle, je suis Camaris. je suis... comment dire... a moitier habitant de sancerre...mes hommages... euh Teroigne c'est ça ?

mais Terwagne n'eu pas la temps de le reprendre.

mais mais... qu'est c'est ce foutoir ? vous venez faire quoi ?

j'vous jure que je les paye mes bières... pas la peine de débarquer a quinze. nous on a rien fait.


un gros bruit le fit sursauter et se retrouner. la petit damoiselle était était par terre. apprement inconsceinte.

oula. terwoigne. ouhou... dite quelque chose. dit en lui tapotant la main et en se rapprochant d'elle.
et vous faitest quelque choses, aller me chercher un seau d'eau. psi aussi mentaig si vous la trouvez.
si vous la connaissez pas z'avez qu'a demander au gens que vous croiserez.

pis faite cessez ce bruit la haut on s'entend plus... d'ailleur c'est qui qui crie comme ça ?

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Elinor

[ A l'arrière de la petite auberge]


Titan la reconnaissant la serra contre lui visiblement heureux de ces retrouvailles inattendues.

Elle lui sourit, et lui colla une bise sur la joue, elle le pouvait à présent qu’il n’était plus son chef. Elle lui murmura

« Je vais bien Titan, j’ai appris que vous aviez dû reporter malheureusement, je me faisais une telle joie pour vous deux ! Mais ce n’est que partie remise n’est-ce pas ? »

Elle savait que rien n’était moins sûr mais lui sourit tout de même, elle continua toujours aussi bas

« Et puis j’ai appris aussi que je devais te féliciter, seigneur de la Dailhe ce n’est pas rien ! Dois-je te faire ma plus belle révérence ? »

Elle le regarda espiègle, elle aimait bien le taquiner, mais était contente de le savoir près d’elle en cas d’évènements fâcheux, elle savait qu’elle pourrait toujours compter sur son soutien.

Elle se tût soudain se rendant compte que son tempérament bavard venait une fois de plus de reprendre le dessus, elle tenta de retrouver son sérieux et se concentra sur la presse qui commençait à entourer la petite auberge. Il ne s’agissait probablement que de badauds attirés par la présence des hommes d’armes et fiers à l’idée de pouvoir raconter un jour à leurs petits enfants qu’ils avaient été là le jour de la naissance du petit prince, mais ils se devaient de rester sur leur gardes car un illuminé pouvait toujours s’être glissé parmi la populasse ayant à dessein de s’en prendre à leur princesse et à sa progéniture si précieuse.

Elle sorti une flèche de son carquois et l’engagea dans la petite encoche de son arme, scrutant les toits des maisons avoisinantes.

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kalopsite

Les ordres était donnés, le calme empli enfin la pièce, elle était toujours au coté d’Arthur, surveillant les personnes présentent dans l’auberge.

Elle regardait la jeune femme présente, la vit devenir blanche comme la neige, puis s’affaler sur le sol. Elle se précipita à ses pieds.

Calmez-vous dame, respirez lentement


Elle l’aida a se relever et l’installa sur une chaise, parti lui chercher un verre d’eau et revient.

Les couleurs revenaient sur son visage doucement, elle déposa le verre sur la table

Voila s’est bien respirez doucement, essayez de boire un peu.

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Mentaig

Armoria a écrit:
Citation :


J'ai le droit de... sa... voir. Mon âme est sans tâches, je ne crains nul mal. Mais si quelque chose doit... arriver, je veux m'y préparer.

Mentaïg s'assit au bord du lit, prit dans les siennes la main de la princesse, repoussa sous le béguin une mèche échappée.

Ne vous agitez pas, Votre Altesse. Gardez vos forces pour l'enfant, vous ... vous allez en avoir besoin.

Elle prit une grande inspiration. La princesse avait le droit de savoir, en effet. Ce ne serait certes pas en la maintenant dans l'ignorance qu'on obtiendrait son aide.

L'enfant a décidé de nous faire savoir très vite s'il était garçon ou fille, Votre Altesse. Il n'a pas envie de plonger dans ce monde la tête la première. Cela signifie que ça va être un peu plus long que pour vos premiers nés, et plus difficile, aussi. Mais le cas n'est pas si rare, surtout à partir du troisième enfant. Nous connaissons cela, Dame Cricri et moi.

Elle s'interrompit le temps de laisser passer une nouvelle vague de douleur.

Respirez à fond... Reprenez de l'air. Il faut qu'il respire, ce petit, lui aussi... C'est bien. C'est très bien... L'enfant ne va pas tarder à descendre, maintenant.

Elle sursauta. La porte venait de s'ouvrir, laissant passer ... un homme !

Mais Mentaïg n'eut pas le temps de se dresser sur ses ergots qu'il ressortait déjà, tandis que la dame qui l'avait accompagné s'installait d'autorité dans la chambre. Elle semblait suffisamment à l'aise pour que Mentaïg ne s'occupe point d'elle. Elle se précipita vers la porte, et faillit se heurter à Ice qui, avec sa discrétion coutumière, s'effaça aussitôt.

Du rez-de-chaussée parvenaient des bruits de bottes, d'armes... Mentaïg vit rouge.

Hugo ! Hugo !!!

Mais où était-il encore, celui-là, quand on avait besoin de lui ?

Ah ! Vous êtes là ! Hugo, ce n'est pas un moulin, ici ! Allez me virer tout ce monde qui mène un train d'enfer là en-bas. Je ne veux pas un homme dans le couloir, et personne dans la salle en bas. Non mais, ils se croient où ? Qu'ils gardent la rue, s'ils veulent.

Furieuse, elle se retourna vers la chambre, puis se ravisa :

Et dites-leur de cesser ce tintamarre, à la fin ! Qu'est-ce que c'est que ces soudards ? Ils viennent d'où, pour se comporter de la sorte ? On accouche, ici !

Oui, on accouchait. Du moins, on essayait, et ce ne serait pas simple. Et que la parturiente fût princesse ne changeait rien à l'affaire.

Mentaïg revint à son poste, aux côtés d'une Cricri toujours aussi calme et efficace.


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Armoria


Une sorte de froid s'installa dans son esprit, qui commença à se dissocier de son corps en souffrance. Il lui fallait donc se préparer au pire : ce que Mentaïg n'avait pas dit se lisait dans ses yeux.

Je voudrais un prêtre... Au cas où. Celeste, pouvez-vous prendre de quoi écrire ? Je dois... Etre prête. Etre sûre de n'avoir oublié nul détail, pour me concentrer sur la naissance.

[Et arrêtez de dire qu'Armoria crie, rodidjiu ! Plutôt crever que crier, namého...]

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:08

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Hugoruth

Hugo ! Hugo !!!


Ah ! Vous êtes là ! Hugo, ce n'est pas un moulin, ici ! Allez me virer tout ce monde qui mène un train d'enfer là en-bas. Je ne veux pas un homme dans le couloir, et personne dans la salle en bas. Non mais, ils se croient où ? Qu'ils gardent la rue, s'ils veulent.

Et dites-leur de cesser ce tintamarre, à la fin ! Qu'est-ce que c'est que ces soudards ? Ils viennent d'où, pour se comporter de la sorte ? On accouche, ici !


Hugo se redressa. Il était plaqué contre le mur du couloir pour éviter que l'un des nouveaux arrivants ne le heurte. La voix de Mentaïg était encore plus aïgue que d'habitude et le ton ne laissait guère de choix.

Il s'adressa alors aux soldats qui venaient d'arriver...

Je peux vous aider ? Je ne sais pas qui vous êtes, d'où vous venez ni quels sont vos titres. Ce que je sais par contre, c'est qu'une Dame est en train d'accoucher et que ce n'est pas un spectacle de cour ! Alors, je vous en prie


Il leur indiqua l'escalier tout proche. Il se retint de leur demander leurs papiers, mais le réflexe de l'ancien prévôt était toujours là

Sortez ! Si vous voulez monter la garde, faites le dehors ! Je me porte garant des personnes présentes avec moi.

Le Porte-Parole avait les yeux fixes et le bras tendu. Sa voix ne traduisait aucun doute.

Sortez, et patientez dehors... En silence !


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Terwagne

Elle se sentit être soulevée, par qui, par quoi, elle n'en savait rien, sur le moment même.

Elle releva ses paupières, lentement.

A ses côtés, l'inconnu s'époumonait, et une dame l'aidait à se relever, le regard inquiet. Elle se laissa faire, tenatnt de reprendre ses esprits, s'installa en tremblant sur le siège, et accepta le verre d'eau qu'on posa devant elle.

Elle but une gorgée, tout en regardant si il y avait toujours autant de monde dans les lieux que ce qu'il lui avait semblé avant de s'affaler au sol. Ensuite, elle parvint enfin à parler.

Merci, Madame... Je n'sais pas ce qui m'est arrivé.


Apercevant l'homme qui cherchait Ice, elle le remercia lui aussi d'un sourire.

Mais... qu'est ce... que... pourquoi y-a-til autant de gens armés ici?


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paillard1

Ils commencaient à s'attrouper. Les badauds. La foule.

Masse indistincte dans laquelle surnageait toujours quelques visages.

Changeante, mobile, bruyante ou attentive, prompte à s'égayer, mais prompte à s'échauffer, consciente que la somme de ses faiblesses lui donnait une force redoutable.

Oh, celle-ci n'était pas hostile, non, juste curieuse, désoeuvrée, satisfaite de se mettre sous les yeux un peu d'animation. Les rumeurs, les supputations, la parcouraient déjà.

Il n'en avait cure, mais cherchait plutôt dans tous ces visages un éclat plus fort, un air déterminé.
Il scrutait les mouvements, notant les positions, cherchant a savoir si des groupes s'approchaient, profitant de la multitude.

La consigne de silence passa, il eut un sourire à l'idée de vouloir faire taire les rues..
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Icefly

Ice n’en croyait pas ses yeux. Des personnes montaient dans ses appartements sans lui prêter la moindre attention, elle se faisait bousculer par des hommes et des femmes qui n’avait sans doute rien à faire ici.

Quand Ice vit les traits tirés de Mentaig et son regard qui en disait long, elle se releva d’un bond et fit face à tout ce petit monde.

Bon Messieurs et Mesdames, primo : je veux bien qu’une naissance princière soit en train d’avoir lieu en ces murs, mais justement ici c’est une propriété privé et rien ni personne ne vous a donné l’autorisation de pénétrer chez moi. Deusio : une naissance n’est pas un spectacle alors zou ! tout le monde dehors et allez faire votre tintamarre dans la rue. Et que je ne vois plus personne entrer ici, ni dans mes appartements ni en bas dans la taverne……..c’est fermé jusqu’à nouvel ordre NOMEHO !

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Ysabeau

Ysabeau, qui était redescendue dans la salle sur les conseils de Hugo, avait assisté, effarée, à ce défilé d'hommes en arme, ces discussions, ces allées et venues, certains osant même monter à l'étage...

Terwagne avait eu un malaise, mais elle était entre bonnes mains. Camaris saurait la réconforter.

L'urgence, c'était que les intrus débarassent les lieux le plus vite possible. D'ailleurs, une voix bien connue s'élevait...

Deusio : une naissance n’est pas un spectacle alors zou ! tout le monde dehors et allez faire votre tintamarre dans la rue. Et que je ne vois plus personne entrer ici, ni dans mes appartements ni en bas dans la taverne……..c’est fermé jusqu’à nouvel ordre NOMEHO !

Et comment ! NOMEHO ! tout le monde dehors ! discutez à la porte si vous voulez, mais pas dans l'auberge ! Allez, dehors !!!

Ice et Ysabeau firent sortir hommes et femmes. Pour ne pas les laisser assoiffés, Ysabeau sortit un gros cruchon d'Iceberg et un autre de poire, les posa à côté de l'abreuvoir.

Une fois tout le monde sorti, elle ferma la porte et donna deux tours de clé.

Puis elle s'assit à côté de Terwagne

Ice ? tu crois qu'on a besoin de nous la-haut ? Non hein ? Ment' et Cricri sont suffisamment expertes...

Tu crois qu'il faut avertir la Princesse que son époux est arrivé à Sancerre ce matin ? Je n'ai pas eu le temps de...


Elle écoutait, point de cris... la Princesse était courageuse. Pourvu que... il lui avait semblé entendre que l'accouchement se passerait plus difficilement que prévu...

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:19

passionceleste

(auprès de la princesse)


Un va et vient, tout lui semblait irréel

Tant de voyage, de fêtes, les préoccupations avaient surement du la fatigué encore plus

Elle croisa le regard de Dame Oya, la saluant d’un simple hochement de tête, toute son attention se tournait vers la princesse, qui malgré la douleur, gardait toute dignité

Elle ne pouvait se résoudre à quitter son chevet, lui apportant comme elle pu soutien et réconfort

Elle blêmit, resserrant instinctivement la main de son Altesse quand celle-ci demanda à ce que l’on fasse quérir un prêtre ainsi que de lui demander d’écrire…..être prêtre…..que voulait elle dire….regard effaré, se mord la lèvre inférieur quand elle réalise le sous-entendu….Oh non ! Seigneur, non ! Pour une fois elle laissait paraître son émotion, son regard se voila, son cœur s’étreint, elle ferma les yeux un court instants, s’exhortant au calme, reste forte, digne, elle a besoin de toi, cela n’avait duré qu’un quart de seconde, pour qu’elle retrouve son sang froid et sa maitrise d’elle-même

Et c’est d’un pas assuré qu’elle se leva, prenant une tablette en bois, plume et vélin avant de retourner auprès de la princesse

Je suis là, votre Altesse, fin prêtre

Comment arrivait-elle à parler, à prononcer ces mots anodins alors que l’émotion lui nouait l’estomac, cette scène éveillait de douloureux souvenirs en elle…

Elle ne voulait pas penser au pire, non! cela ne pouvaitet ne devait arriver, la princesse est une femme de tête, forte et courageuse

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cricriultras

Cricri était toujours aux cotés de la princesse, elle avait vu la porte s'ouvrir se fermer, des personnes aller et venir, il lui avait semblé appercevoir la tête d'Ice.. son amie propriétaire de la taverve, que de remue ménage

Elle allait intervenir lorsque Mentaig la devança et remis de l'ordre dans tout ce vacarme, elle l'entendit

Hugo ! Hugo !!!

Ah ! Vous êtes là ! Hugo, ce n'est pas un moulin, ici ! Allez me virer tout ce monde qui mène un train d'enfer là en-bas. Je ne veux pas un homme dans le couloir, et personne dans la salle en bas. Non mais, ils se croient où ? Qu'ils gardent la rue, s'ils veulent.


Et dites-leur de cesser ce tintamarre, à la fin ! Qu'est-ce que c'est que ces soudards ? Ils viennent d'où, pour se comporter de la sorte ? On accouche, ici

ah!!!! enfin un peu de calme, elle écouta Mentaig expliquer la situation à Armoria, en effet cela ne va pas etre facile, mais vous êtes forte vous allez y arriver et cet enfant sera parmi nous dans peu de temps.

Je voudrais un prêtre... Au cas où. Celeste, pouvez-vous prendre de quoi écrire ? Je dois... Etre prête. Etre sûre de n'avoir oublié nul détail, pour me concentrer sur la naissance

la jeune personne s'approcha avec de quoi écrire. Elle lança un regard à Mentaig était ce bien le moment? mais elle ne pouvait pas s'y opposer, les contractions se faisaient de plus en plus rapprochées, elle surveillait le travail.....

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Arthur_fils_d_Uther


Arthur s'approcha tranquillement de l'homme, qui semblait succomber à l'énervement ambiant...

"Bonjour, Arthur Pendragon, Seigneur de la Moutade, Ambassadeur Royal de France, Ecuyer de son Altesse Armoria de Mortain.


Nous ne nous connaissons pas, ce me semble. Enchanté.


Pour votre information, nous sommes responsables, mes amis et moi-même, de la sécurité de son Altesse, ce qui explique notre présence céans.


J'ose espérer que cette réponse vous convient? Et vous n'aurez pas été sans remarquer que mes amis ne font aucun bruit, suivant en celà les consignes données.

Aucun de mes amis n'est dans la chambre de son Altesse, et nous laissons les médicastres oeuvrer.

Chacun son métier, moi, c'est d'assurer la sécurité céans."


[hrp] On vire 15 gaillards armés comme celà, d'un coup de baguette magique, et sans leur demander avant?[hrp]

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Terwagne

Alors qu'elle reprenait une gorgée d'eau, reprennant ses esprits, jetant des regards à droite à gauche tout en continuant de chercher à comprendre ce qui se passait, elle entendit la voix de Dame Icefly retentir depuis l'étage.

"Naissance princière", "spectacle", "en ces murs"... Tout s'éclaira alors dans sa tête, et elle comprit ce qui se passait là haut.

Mais enfin, ce n'était tout de même pas une raison pour transformer la taverne en champs de bataille. On se serait cru en plein siège.

Une naissance... Un accouchement... Cela la replongea un instant très bref dans les souvenirs encore tout frais de la raison de sa rupture avec Astaroth. C'était peut-être ça que son rêve avait voulu lui dire, ça n'avait rien à voir avec eux deux... Il avait du tout mélanger.

Dames Icefly et Ysabeau qui dévalaient les escaliers et expulsaient manu militari tout ce beau petit monde qui s'agitait dans les sens la tirèrent de ses réflexions.

Elle voulu se lever pour sortir elle aussi, mais Dame Ysabeau s'assit à ses côtés, et elle eut alors l'impression qu'elle-même n'était pas concernée par l'ordre de quitter les lieux.

Au bout d'un moment elle se décida à parler.

Et bien, j'ai bien cru un instant qu'ils allaient tout démolir.


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Mentaig

Un prêtre... Elle réclamait un prêtre, à présent... Mentaïg imaginait mal en quoi Otto ou MrGroar ou un autre pouvait lui être de quelque utilité en ce moment, mais puisque la princesse voulait un prêtre... Cela ne ferait jamais qu'une personne de plus dans la chambre, où il y avait déjà trop de monde.

Manifestement, Armoria ne semblait pas surprise de la présence de ces deux femmes dans sa chambre. L'une, qu'elle appelait Céleste, était peut-être sa secrétaire particulière, au vu de son attitude. Mais l'autre ? Mentaïg profita que la princesse était occupée à dicter pour s'adresser à la dame.

Je suis Mentaïg, Dame de Baugy. Il me semble vous avoir déjà rencontrée, mais probablement dans des circonstances si différentes que je ne vous remets pas, vous voudrez bien m'en excuser. En Auvergne, peut-être ? J'y ai longtemps été attachée diplomatique.


Elle gardait un oeil sur la parturiente, qui profitait de ses derniers instants de répit avant la grande houle pour dicter des lettres au lieu de se reposer. A quoi bon le lui faire remarquer ? Cricri non plus ne s'y risquait pas, consciente tout comme elle de l'inutilité de ce genre de choses quand on à affaire à une princesse

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Naudeas

Naudeas restait derrière Arthur quand un Sieur leur pria de partir. Son cousin se présenta comme semblait l'usage. Elle sourit décidément Arthur avait une excellente répartie, elle esquissa un sourire.

Quand tout à coup deux dames s'enflammèrent comme deux buches à Noël dans l'âtre de la cheminée. Elle leva les yeux au ciel et ben on réclamait le silence, les deux dames n'en avaient rien à faire, aucun respect vis à vis de la princesse qui devait souffrir maintes maux..

Elle resta figée se ravisant de les faire taire et n'obéissait qu'à une seule personne, si Arthur demandait de sortir, elle sortirait mais pas sous l'ordre de deux furies.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:24

Armoria

Rester lucide, encore un peu, et lutter contre cette envie de renoncer. A voix basse, pour s'économiser, elle dicta des lettres et ses volontés à Celeste, avec un sentiment d'urgence, ne se laissant interrompre que quand la souffrance, trop forte, l'obligeait à se taire.

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Ysabeau

"Bonjour, Arthur Pendragon, Seigneur de la Moutade, Ambassadeur Royal de France, Ecuyer de son Altesse Armoria de Mortain.

Nous ne nous connaissons pas, ce me semble. Enchanté.

Ysabeau se retourna. Un homme, l'air autoritaire et sévère, parlait, se présentait. Une jeune femme à l'air décidé se tenait à côté de lui. Elle s'approcha et les salua.

Ravie et honorée de vous rencontrer Messire. Je suis moi-même ambassadrice du Berry en Bourbonnais-Auvergne. Si vous vous étiez présenté en entrant, tout à l'heure, nous n'aurions peut-être point eu cette réaction un peu vive... Mais voir une telle affluence d'hommes armés en ce lieu qui doit rester calme... D'hommes que nous ne connaissions point... Certes vous avez donné des consignes de silence. Mais quoi que l'on fasse, le bruit des armes... La Princesse a besoin de calme, de silence.

Nous nous portons garants, messire Hugoruth et moi-même, des personnes qui sont ici. Ce sont des Sancerrois tout dévoués au Berry, et au Royaume. Sancerre est village paisible et accueillant.

Soyez tranquille, tout se passera au mieux . Vous pouvez monter la garde dehors, si tels sont vos ordres. Je crois que la Princesse est entre de bonnes mains. Et encore une fois, ce qu'il lui faut, c'est du calme.


Elle s'arrêta, attendant la réponse du gentilhomme.

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Icefly

Une dame n’avait pas l’air de bien comprendre où elle se trouvait en cet instant. Elle portait sur Ysabeau et Ice ce genre de regard dédaigneux que Ice ne supportait pas. Toutes ces personnes sans gène avait pénétré sans y avoir été invité dans ses appartements.

Tout à l’inverse d’une furie, Ice s’approcha de la dame un charmant sourire affiché sur le visage et avec un grand calme lui pris gentiment le bras et la reconduisit en des parties moins privées du Havre.

Allons ! allons chère dame, je comprends bien que vous soyez toute dévouée à votre princesse, mais quoi qu’il en soit elle ne coure aucun risque chez moi, par contre si vous et votre compagnie continuez à vaquer sans autorisation en ces lieux, je me verrais contrainte d’appeler la police du village.

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bragon

Bragon, le sergent de police de Sancerre, vieil homme rompu à la lutte et au maniement des armes arriva, précédé du gamin morveux qui se disait apprenti à la forge...Une princesse accouchait au Havre, et il y avait un grand chambardement. Pour le vieil homme, qui de sa chevelure blanche dominait largement la moitié de la population d'une bonne tête, la situation devait se clarifier. La sécurité de la dame en dépendait. Il fallait disposer des personnes de comfinace devant les ouverture du Havre, mettre un piquet à chaque croisement, et poster des vigiles sur les toits dans l'axe de la fenêtre de la dame... Tout ce ramdame était bien joli, mais la sécurité de la dame primait. A l'intérieur, ne serait toléré que les dames de santé, Mentaïg et Icefly ferai bien l'affaire, une dame de courtoisie, pour que la princesse ne se sente pas dans l'inconnu...

La première personne à comprendre la détermination de Bragon était la première à barrer son chemin. D'une main large et ferme, il la souleva légèrement du sol et l'écarta délicatement.

Police de Sancerre, faite place. Ici, c'est moi qui gueule. Alors, les trucs en ferraile les trucs en soie... on recule. Ici c'est pas la foire aux bestiaux, on ne vient pas voir une vache qui vèle... alors on recule...


Par contre... Si vous voulez vous rendre utile, j'ai besoin de bonne
volonté, et de gens de confiance pour sécurisé l'auberge. Et ça, ça ne
se fait pas de l'intérieur, mais de l'extérieur bande de soldats des
plaines! C'est pas le tout de faire les beaux sur les champs de
batailles, ici,, c'estt une ville! Alors, je veux deux hommes devant
chaque fenêtre, au pied de chaque ouverture. Deux agiles sur le toit du
Havre, pour surveiller ce qui se passe, deux personnes à chaque angles
de rues, deux autres qui surveille le puit. Et un équipe de deux qui me
fait une ronde pour vérifier que tout le monde est en place... Les volontaires????


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Mentaig

Le moment approchait.

Céleste séchait le dernier parchemin, quand Mentaïg vit les traits de la princesse se déformer sous le coup d'une douleur plus violente. Rapidement, elle entrouvrit la porte.

Hugo !

Il était toujours là, en faction dans le couloir. Il s'approcha aussitôt, et elle put murmurer :

Allez chercher Otto, vite ! Il est à l'église.


Elle ne prit pas la peine d'en dire d'avantage. La princesse requérait désormais une attention de tous les instants. Mentaïg l'examina de nouveau. La voie était faite. L'enfant avait entamé sa lente descente vers la vie. Du moins, elle l'espérait... L'urgence, à présent, c'était de délivrer la mère.

Cricri, s'il-vous-plaît, vous pouvez m'aider ?


Aidées des deux autres femmes, elles installèrent Armoria sur la chaise, et Mentaïg s'agenouilla, prête à aider et accueillir l'enfant. La mère s'épuisait en vains efforts.

Respirez, Dame. Respirez à fond... Oui ! Très bien ! Et sur chaque douleur, poussez, le plus fort possible !

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Armoria

Les détails étaient arrangés, libérant son esprit.

Elle comptait arriver à ce moment où elle avait l'impression d'être comme éloignée de son corps, ce qu'elle attribuait à la bienveillance divine. Ainsi, peut-être échappait-elle à une partie des douleurs qui la déchiraient. Mais elle n'y parvenait pas aussi bien que pour ses autres enfants. Souffrance plus forte, trop forte, épuisement...

Elle puisait dans ses ultimes ressources d'énergie, se laissant emporter par les vagues successives des contractions, ne songeant qu'à pousser autant qu'elle le pouvait.

Où est le prêtre ? murmura-t-elle pendant un bref répit.

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Hugoruth

Alors que la discussion commençait à s'entamer avec la garde rapprochée, Mentaïg passa une tête. Elle l'appela, puis lui chuchota

Allez chercher Otto, vite ! Il est à l'église.

A l'Eglise ! Il venait de se cogner la tête en descendant à la cave, avait sacrifié sa cape pour une bassine d'eau chaude et on lui demandait de courir...encore ! Mais un enfant, princier ou pas, ça vaut toutes les courses du monde.

Alors il repartit, se faufila entre les personnes présentes et dévala l'escalier. Il sortit, évita le coup d'épée qui voulu lui mettre l'un des gardes en faction qui ne s'attendait pas à voir quelqu'un sortir et fila en direction de l'Eglise St Jean.

Le clocher était encore debout, le resté était en réfection. L'évêque d'Orléans était là, supervisant les réparations. Hugo s'approcha de lui.

Otto, la princesse... Accouchement... Chez Ice......urgence

L'évêque et lui repartirent aussi vite qu'ils le pouvaient, l'un se tenant le côté et l'autre soulevant sa soutane. Le tandem arriva à l'auberge et les gardes les regardèrent d'un air amusé. Las, ils passèrent sans un regard. Arrivés devant la chambre, Hugo cogna...

Monseigneur est arrivé

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:29

cricriultras

Cricri était prés de Mentaig, Armoria souffrait, il fallait qu'elle souffle et qu'elle pousse au bon moment de la contraction, elle l'encourageait....

allez faites ce que vous dit Mentaig, tout va bien se passer, respirez, soufflez....


tout en lui parlant, elle surveillait le travail, regardait Mentaig..

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Arthur_fils_d_Uther

Après s'être présenté, Arthur prit rapidement les mesures qui permettraient de protéger la Princesse, tout en permettant aux médicastres et hommes d'église d'oeuvrer en toute quiétude..

"Oya est en haut, avec Céleste, de ce côté là, tout va bien..Kalo, Isabeau, vous restez avec moi au rez de chaussée..Ptitoliv, va prévenir Paillard, la moitié des hommes à l'avant de l'auberge, puis Titan, l'autre moitié, sur l'arrière.

En silence, Ptit', en silence..."

Il dispose Kalo à sa droite, et Isa à sa gauche...



"Plus un mot, je compte sur vous, mais surveillez moi tout ce joli monde..."

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oya

La dame se présenta, attendant qu'elle-même le fasse, mais les traits de la Princesse empêchèrent toute réponse.. les contractions arrivaient de plus en plus rapidement..

Oya s'empressa d'aider les deux femmes a installer la future mère sur la chaise d'accouchement..

Est-il trop tard pour espérer tourner l'enfant? Elle va souffrir affreusement sinon..


Tout en parlant Oya préparait des linges pour accueillir le nouveau né, s’assurant que le feu restait vif et qu’il y aurait assez d’eau chaude.

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kalopsite

Les ordres furent vite donner, elle prit faction au pied de l’escalier, regardant les personnes présentes, toujours prête a intervenir, et a réagir au moindre incident

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passionceleste

Ayant reprit sa place auprès de la princesse, elle s’installa au plus près, pour lui épargner de trop s’essouffler

La plume glissait sur le vélin, c’est avec émotions qu’elle entendit et retransmit par écrit les dernières volontés de son Altesse

Citation :
Moi, Armoria de Mortain née Traorig, dicte ce jour mes dernières volontés.

Mes terres seront redistribuées comme suit : à ma fille Loreleï, le Duché de Saulieu, avec son château de Ménessaire. A mon fils Ethan, la Baronnie d'Ath. Je regrette de n'avoir que deux fiefs, et de laisser sans rien mon enfant à naître, si Dieu lui prête vie, mais son père y saura pourvoir.

Ma fortune sera laissée en garde à mon époux, qui la saura redistribuer équitablement. Mes biens personnels seront répartis par le Baron Gaborn et mon presque frère, Sebonemo de Beaufremont, qui sauront qu'en faire selon mes sympathies

Je souhaite, puisqu'ayant commencé des démarches en ce sens, que soient attribuées seigneuries à Erik de Josselinière et à messire Casanier, sur mes terres.

Qu'il soit noté que somme est due aux membres de mon escorte, et que j'ai exprimé la volonté de laisser à messire Erik l'intendance de Ménessaire.

Fait à Sancerre, le 12 de Janvier 1456,

Armoria de Mortain
http://img159.imageshack.us/img159/7680/grandmaitredefrancejayj4.gif

La plume en suspend, la main légèrement tremblante sous l’émotion

Dame Oya ainsi qu’elle-même apposèrent leurs signatures en tant que témoin

Celui-ci terminé, elle enroula le testament et le rangea précautionneusement

Un regard vers son Altesse, pour lui dire qu’elle est prêtre à poursuivre

Sa souffle est court, elle semble éreintée mais sa voix retentit à nouveau et lui dicte la suite

Citation :
Mon ami,

Je remercie le ciel de vous avoir éloigné de moi ce jour. Ainsi, vous ne vous rongerez point les sangs et ne connaîtrez que le résultat, quel qu'il soit. Si vous lisez cette lettre, c'est que je ne suis plus.

Merci à vous, à toi, d'être venu me chercher, quand bien même cela m'aura fait souffrir quelqu'un de cher. Mais Dieu a souhaité nous unir, et du fond du cœur je crois qu'il a bien fait. J'espère que votre hoir sera viable, je sais que vous l'élèverez, dans ce cas, avec les idées de féalité à votre père et de grandeur pour le Royaume que nous partageons, dans l'amour du Très-Haut.

N'éprouvez nulle colère de ce qui arrive : Dieu a des desseins pour chacun d'entre nous, voici au moins une chose que j'ai comprise. Même quand ce la peut sembler injuste - et Seigneur, à l'heure où je dicte ceci, je trouverais injuste que vous ayez à le lire ! - tout ceci a un sens.

Gardez une place pour moi en votre cœur et en vos souvenirs. Je compte sur vous pour que ma fille soit rendue à son père : il est bien son père, je le sais à présent, bien que manquant de temps pour vous l'expliquer.

A Dieu, mon ami,
Armoria

Quelques larmes perlèrent à ses yeux au fur et à mesure de la rédaction de cette missive qui s’adressait à son Altesse, le prince Morgennes

Celle-ci fut rangée avec l’autre

La princesse lui dicta encore une dernière lettre, elle ne perdit pas de temps, pour économiser les forces de son Altesse

Citation :
Gaborn, mon fraternel ami,



Si tu reçois ceci, ce sera triste nouvelle... Je te charge de répartir mes biens personnels, terres et fortune ayant déjà été attribués. Je dois préserver mes forces pour donner naissance, aussi ne puis-je faire le détail de tout, mais tu me connais assez pour savoir comment procéder. Pardonne-moi de t'imposer ceci, qui va t'être douloureux, mais qui mieux que toi ?

Sebonemo t'y saura aider. N'oublie pas, s'il t'est possible de le faire, que je souhaite bailler des terres à Erik et Casanier.

Gaborn, je te l'ai dit, je manque de temps... Mais plus besoin de mots entre nous, tu sais déjà tout ce que je n'ai pas le temps de te dire

Avec toute mon affection,

Armoria

Le testament et les deux lettres terminées, elle les rangea en lieu sur

Se débarrassant du nécessaire d’écriture, elle revint au chevet de sa majesté, posant un genou à terre

Altesse, permettez moi de rester à vos cotés, elle posa son regard ou se lisait toute l’inquiétude qu’elle éprouvait sur le teint blême de la princesse

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ptitoliv

Arthur lui avait demandé la plus grande prudence pour cette soirée placée sous haute surveillance, il était resté auprès de son chef à l'affut de la moindre demande.

Ptitoliv, va prévenir Paillard, la moitié des hommes à l'avant du Castel, puis Titan, l'autre moitié, sur l'arrière.

En silence, Ptit', en silence...

Ptit acquiesa alors d'un signe de tête, et furtivement se dirigea vers Paillard. Il lui chuchotta alors les ordres d'Arthur, la discrétion et le silence. Ceci étant fait, il prit la direction opposé où il trouva Titan, il fit de même toujours dans la plus grande discrétion. Le travail fait, il retourna alors auprès d'Arthur, et d'un discret signe de tête lui fit comprendre que les ordres étaient passés. Peut être recevra t'il d'autres ordres. Il était donc sur le qui vive...

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paillard1

Paillard tendit l'oreille à Ptit, qui lui signifia les instructions pour securiser les lieux.

Jetant un regard autour de lui, il appella :

Naud, Eclipse, avec moi Mesdames, nous prenons l'entrée de devant !

Il les emmena rapidement devant le perron principal, et les trois se plantèrent sur les marches, bien décidés à ne laisser passer personne.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 12:30

titan34

ecoutant les ordres d'arthur, transmis par ptitoliv, titan fit signe a cronos, modso et sun de le suivre en silence.

il se dirigea vers la porte arrière, rejoindre cocijo et elinor qui étaient resté en place et posant la main sur le pommeau de son épée, il commença a surveiller les alentours.

prenez position les gars , personne ne passe sans blanc seing


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Armoria

Elle s'agrippait à la main de Celeste, ayant accepté qu'elle reste auprès d'elle. Ne pas crier. Jamais.

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titan34

titan vit arriver Sunburn, tout les sens en eveil tel une tigresse, toutes griffes dehors, elle se posta prés de lui, il sourit en la voyant faire.

brave guerrière, pleine de volonté pensa t-il



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Naudeas

Naudeas avait été prise à parti par la tavernière. Elle l'écouta, lui jetant un leger coup d'épaule pour que celle ci la lache.

Qui vous dit qu'il n'y a pas un risque, vous n'êtes pas sans savoir que tout peut arriver. Je n'ai d'ordre à recevoir de vous.

Elle se retourna aux ordres d'Arthur. Elle alla rejoindre Paillard devant le perron sans daigner saluer la tavernière qui lui avait paru bien rustre

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Mentaig

Mentaïg n’entendait plus rien de ce qui se passait autour d’elle. Guidée par Cricri, la princesse s’accrochait, essayait d’aider son enfant du mieux possible.

Sur une poussée plus forte, l’enfant glissa soudain dans les bras de la sage-femme. Elle tenait entre les mains le petit corps tout chaud, mais fut tout de suite alarmée. La tête ne passait pas. Mentaïg s’y attendait. Elle avait senti, sous sa paume, la torsion du cou. L’enfant avait la tête rejetée en arrière. Il fallait faire vite, où il allait mourir avant même d’être né, et sa mère avec lui.

Cricri ! Vite !

Laissant Armoria soutenue par les deux autres dames, Cricri s’agenouilla aux côtés de Mentaïg, et glissa les mains sous le petit corps inerte.

La sueur lui coulant dans les yeux, la respiration presque aussi courte qu’Armoria, Mentaïg s’efforça de pratiquer la seule manœuvre qui pouvait sauver la mère et l’enfant. Elle chercha du bout des doigts la bouche du bébé, encore dans le corps de sa mère, et pressa le menton sur la poitrine. Il fallait absolument orienter la tête dans la seule position qui lui permettrait d’enfin émerger.

Soudain, elle se sentit pâlir.

Non ! Pas ça !

Le cordon. Le cordon était enroulé autour du cou. Une circulaire… non, deux…

Vite, Cricri ! Relevez-le !

La princesse devait souffrir le martyre. La main de Mentaïg, dans son corps, guidait la tête de l’enfant, la forçait à rester contre la poitrine. Cricri accompagnait le mouvement.

Ne poussez plus, surtout. Respirez très vite, très léger.

Elle ne savait pas si Armoria pouvait encore l’entendre.

Enfin, après quelques minutes qui parurent des heures à la jeune femme en sueur, l’enfant naquit.

Vite, couper le cordon. Vite, dégager le cou. L’enfant ne criait pas. Ses lèvres bleuissaient à vue d’œil.

Et Armoria…

Les linges posés par Cricri et Mentaïg sur la chaise rougissaient.

Faites entrer Otto.

Blême, Mentaïg avait prononcé la phrase fatidique.

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Elinor

Elle restait là, l’oreille aux aguets et l’œil scrutant la foule de plus en plus dense de même que les toits. Elle trouvait que la maison située juste en face était un lieu idéal pour opérer en toute impunité et se demandait sur qu’elle façade de l’auberge donnait la chambre de la princesse. Elle serait bien allé jeter un œil dans cette demeure un peu trop calme à son goût mais ses ordres étaient de garder la porte de derrière et elle ne voulait prendre aucune initiative malvenue.

Titan revint accompagné de Cronos, Modso et Sun, sa mâchoire crispée et sa main sur la paume de son épée laissait à penser que des ordres venaient d’être donnés. L’issue devait être imminente. Elle pris quelques instants pour adresser une prière au très haut pour la princesse et pour l’enfant à venir.

Le silence qui régnait enfin dans l’auberge était comme un battement de cœur manqué, comme un souffle que l’on retient, chargé d’appréhension, en attente.

Elle essaya de rester concentrée sur sa tâche et uniquement celle-ci, les arrières de l'auberge devaient être sécurisés, ils le serraient ...

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cocijo

Cocijo trouvait qu'il commençait à y avoir beaucoup de monde pour tenir ce poste, il reconiassait quelques personnes, mais cet homme en particulier, allait-il le reconnaitre, il n'était pas là pour bavarder, leur chef avait demander le silence, il observait juste Cronos, espérant juste un regard rassurant.

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titan34

titan avait oublié de lier les renes de tornade, il le vit arriver, prenant les renes en main, il l'attacha au poteau de soutenement un peu plus loin.

voyant sa masse d'armes dans son fourreau, il la prit evec un sourire disant entre ses dents.

peut toujours servir, parait qu'ils ont la tête dur les berrichons.

il revint tranquillement auprés de son groupe en regardant alentour.

Modsognir qui avait Entendu la formation des troupes. Il suivit donc Titan derrière.

Il se fixa contre le mur à scruter les lueurs de la nuit, main sur son épée prete à etre sorti

je suis en place dit-il

Cronos vint les rejoindre à son tour

Titan sourit en les voyant faire

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oya

Linges prêts a accueillir ce petit enfant qui aura bien fait souffrir sa mère, Oya voit Céleste qui lui fait signe.. voit le parchemin et grimace.. mais signe, puisqu'il le faut.. soudain incapable de garder ce sang froid militaire qui la caractérise, elle s'agenouille a son tour près de la grande dame..

Votre Altesse, il n'est pas temps encore pour les testaments et les prêtres.. vous êtes forte, allez courage.. cet enfant vivra et la maman aussi.. un tout dernier effort.. encore un.. pour ce petit être qui veut naître, pour son père que vous aimez.. restez avec nous.. vivez!

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Armoria

Elle se sentait loin de tout. Envie de se reposer. Fermer les yeux. Mais quelque chose n'allait pas. Elle tentait de réfléchir, ayant l'impression que cela représentait un effort énorme. Et soudain, l'évidence :

Il ne crie pas...


Le dire lui fit rouvrir des yeux paniqués.

Il ne crie pas !

Elle essaya de se redresser.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 14:50

Otto Bismarck

Réveillé en pleine nuit par un Hugo tout excité, il fut conduit auprès de la Princesse Armoria, qui aprochoit de son terme, aidée par les sages femmes dévariées. Une fois entré dans la chambre au Havre, accompagné du porte parole, il s’efforçait de rester de marbre face à la situation exceptionnelle qui se déroulait sous ses yeux. Ce n’était pas tous les jours qu’on lui demandait d’assurer une princesse, de l’amour du Seigneur dans ces instants difficiles. Toutefois, les gens s’affolaient, l’enfant et la mère n’étaient pas bien et on le demandait pour donner l’onction des malades et baptiser le nouveau né.

Il s’approcha de l’enfant en premier, sortit un peu d’eau bénite d’une fiole et dit

Au nom du Très Haut, de Christos et d’Aristote, je te bénis. Que notre Seigneur te reconnaisse et t’accueille dans sa famille et qu’il veille sur toi pour des siècles et des siècles, amen.


Puis l’Evêque fit un signe de croix avec l’eau et bénit l’enfant. Une fois cela fait, il se dirigea vers la mère pour lui donner l’onction des malades.

Seigneur, toi qui es tout puissant, protège notre Princesse, donne lui la force de surmonter ses souffrances pour qu’elle puisse aider son fils sur la voie de la sagesse et de la foi, comme tu l’enseignas à tes prophètes.
Pardonne lui ses offenses et accueille la auprès de toi, à ta meilleure place, si tu devais la rappeler vers le paradis solaire. Seigneur, nous t’en prions. Amen

Puis l’Evêque se signa et mit de l’huile sur le front d’Armoria pour que Dieu lui vienne en aide dans ses souffrances. Il invita les présents à se signer également et à prier fermement notre Créateur

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
oya

L'enfant est né, Oya est debout, langes en main pour le cacher.. il ne doit pas avoir froid.. mais.. son mouvement s'arrête.. non.. pas ca.. pas apres toutes ces souffrances..

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dame-isabeau

L’événement qui se préparait ici était de taille .

Ce soir , un héritier allait voir le jour et leur chef Arthur leur avait donné l’ordre de sécuriser l’accès afin que la Princesse puisse enfanter en toute tranquillité.

Une grande agitation régnait en ces lieux , mais rompue à ce genre de garde, Isa acquiesça d’un signe de tête et alla se placer en silence à la gauche d’Arthur, visage impassible, main sur l’épée, prête à intervenir au besoin., tandis que ses autres compagnons d’armes s’étaient dispersés.

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Arthur_fils_d_Uther

Nerveux, Arthur se force au silence..

Voir, comprendre...

Mais non, avant tout, demeurer ici, sans nouvelles, mais fidèle au poste choisi..

Un oeil vers Isa, vers Kalo, bien éveillées..

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Mentaig

Le père Otto (il faudrait qu'elle se décide à dire "Monseigneur Otto", un jour) restait d'un calme olympien, communicatif. Tandis qu'il baptisait l'enfant, Mentaïg frictionnait le petit corps sans vie, pour découvrir une peau marbrée de bleu.

Crie ! crie !
marmonnait-elle entre ses dents serrées.

Un petit prince, un garçon. Un bel enfant, qui devait bien peser ses sept livres. Les femmes s'affairaient autour de la princesse, Cricri s'efforçait de juguler l'hémorragie et d'achever la délivrance.

Mentaïg s'assit sur le lit, l'enfant dans les bras. A gestes rapides, elle nettoya la petite bouche, frictionna les membres inertes. En vain. Il ne criait pas.

Et soudain, alors que, désespérée, elle allait se résigner, il y eut comme un miaulement, un tout petit grincement. Respiration coupée, Mentaïg redressa l'enfant. Il vivait. L'air venait enfin de pénétrer dans les poumons, et il s'agitait, faiblement d'abord, puis de plus en plus fort. Ses petits poings battaient rageusement le vide. De bleu, il vira au plus beau rouge, son front se plissa, lui donnant l'air d'un vieillard, et il émit un hurlement du plus bel effet.

Mentaïg se sentit renaître. Encore trop angoissée pour vraiment sourire, elle parvint néanmoins à afficher une sorte de grimace. Elle enveloppa chaudement l'enfant dans une couverture et le présenta à sa mère.

C'est un garçon, Votre Altesse. Vous avez un fils !

Elle passa l'enfant à Dame Oya, et ouvrit une nouvelle fois la porte.

Hugo ! Son Altesse vient d'accoucher d'un fils. Elle vous charge de l'annoncer à ses gardes, et au peuple.

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Armoria

Elle était toute entière tendue pour écouter, ayant du mal à pousser encore pour la délivrance. Elle entendit enfin ce cri qui annonçait le début d'une vie et laissa sa tête aller de côté, sereine, ayant dépassé les limites de ses forces.

Il crie... Il vit... Mon second fils.

Elle sombra. Bienveillantes ténèbres, repos attendu.

Noir.

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cricriultras

l'enfant était là enfin, ses levres bleuissaient, Mentaig s'occupait de lui.

Cricri était prés d'Armoria, elle prit le cordon et tira pour faire sortir le placenta.

Elle vit que le drap était anormalement taché de sang, elle blémit à nouveau, une hémorragie!!!!!

Elle regardait la princesse, elle devenait blanche, il ne fallait pas qu'elle perde connaissance, elle prit des linges fit ce qu'il fallait et pria pour que ce flux de sang s'arrête.

Elle surveillait toujours Armoria, elle lui parlait pour occuper son attention...

Un regard vers Mentaig, elle s'occupait du bébé?

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 14:54

Arthur_fils_d_Uther

Enfin une bonne nouvelle, la première de la soirée..L'enfant vit..Mais elle?

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Hugoruth

Hugo ! Son Altesse vient d'accoucher d'un fils. Elle vous charge de l'annoncer à ses gardes, et au peuple.

Un fils... Un fils ? Un fils ! Crénom, c'était fait ! Un petit prince est né, là, derrière cette porte. Le temps que ça percute, quelques secondes s'étaient déjà écoulées...

L'annoncer, oui... Il le fallait. Hugo se dirigea vers l'escalier. Il descendit les marches, une à une. Arrivé en bas, il ouvre la porte et s'écrie

C'est un garçon ! Un petit garçon est né !!!




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oya

Il avait crié... un soupire de soulagement, elle avait retenu son souffle presque tout ce temps.. avec précaution, elle prit l'enfant que lui tendait la sage femme.. l'amena plus pres du feu, attendant qu'il se remette de toutes ces émotions pour pouvoir le laver.. ..

Un regard pour la mere.. livide.. les dames s'affairant autour d'elle.. faites qu'elle vive maintenant..

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titan34

Titan occupé à surveiller les alentours, entendit soudain un cri jeté en pature à la foule.

C'est un garçon ! Un petit garçon est né !!!

En echo il leva les bras au ciel Le Petit Prince est né!! Vive son Altesse Armoria!! Vive Le Prince!! Vive Le Roy!!

Voyant les Badauds approcher, il baissa le heaume de son armure, Degainant son épée de la main droite, prenant la masse d'armes de la gauche, il s'avança vers la foule, faisant tournoyer l'arme meurtrière

Arrière Gueux!! Circulez y a rien à voir!! Reculez à 150 pas avant que ma ire se declenche.

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cricriultras

Cricri vit la princesse perdre connaissance, elle se précipita sur elle, lui releva la tête et lui tapota les joues à plusieurs reprises pour la faire revenir......

Prit un linge mouillé, lui passa sur le visage... allez regardez moi, vous avez un beau petit garçon, non ne fermez pas les yeux, parlez moi!!

elle vit un peu de rose revenir sur ses joues, elle vérifia les linges,les enleva pour les remplacer par des propres.

il lui semblait que l'hémorragie était moins importante, elle leva les yeux et remercia Aristote.. mais il fallait la stopper coute que coute..

Elle se dirigea vers la porte, l'entrouvrit

Hugo!!!!!!!!!!!!!! va me chercher du genêt, s'il te plait, il me semble qu'il y en a chez dame Mentaig 19 rue de la Porte Vieille. viteeeeeeeeeeeee

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Naudeas

[devant l'auberge]



Naudeas sursauta en apprenant la nouvelle que la Princesse venait de mettre au monde un fils. Elle sourit à la nouvelle. Elle s'approcha de Paillard et lui serra la main.

Voila une bonne nouvelle en espérant que la Princesse se porte bien lui chuchota t-elle



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Hugoruth

Alors qu'il reprenait, enfin, son souffle, la voix de Cricri retentit

Hugo!!!!!!!!!!!!!! va me chercher du genêt, s'il te plait, il me semble qu'il y en a chez dame Mentaig 19 rue de la Porte Vieille. viteeeeeeeeeeeee

Décidément, elles voulaient sa mort... Comment pouvait-il espérer récupérer si chaque minute, il devait courir de par le village. Las, il se résigna et repartit aussi vite qu'il le pût en direction du 19, rue de la Porte Vieille.

Bon, il connaissait le chemin. Mais il avait la vague impression de servir de laquais ces dernières minutes... Il devait avoir la tête de l'emploi faut croire. La Maison de Mentaïg atteinte, il en fit le tour. Le Jardin était là. Mais...

C'est quoi, le genêt ?


Il se sentit bête d'un coup. Lui, Hugo Innocent Modeste Cornedrue se trouvait face à des plantes mais il ne savait pas laquelle choisir. Bon, dans le doute...

Il pénétra dans le jardin et arracha méticuleusement, mais rapidement, de toutes les plantes présentes... Violettes, bleues, rouges... Oh, du jaune. Il aimait bien le jaune et en prit plus que les autres.

Il revint alors vers Le Havre avec un gros bouquet à la main. D'aucuns diraient qu'il venait courtiser mais non, il apportait juste une satanée plante dont il ignorait l'aspect et les effets. Il espérait quand même en avoir pris assez...

Parvenu devant la chambre, il cogna

Le Fleuriste est avancé!


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Mentaig

Le genêt, bien sûr ! A l’appel de Cricri, Mentaïg comprit aussitôt. Pauvre Hugo, il allait encore devoir courir comme un dératé, jusqu’à l’autre bout du village.

En attendant son retour, elle prépara un brasero, pour gagner du temps, et chercha du regard du vin. Il y en avait un flacon, sur une desserte. De l’excellent vin, probablement, plus digne de figurer à une grande table qu’à servir de base à un remède. Mais on ferait avec. Elle en profita aussi pour refaire de la charpie, déchirant allègrement les linges fins qu’elle avait sous la main.

Le Fleuriste est avancé!


Plaisanter ! Il avait le coeur de plaisanter ! Il est vrai qu'il ignorait tout du combat que la princesse livrait contre la mort.

Humph ! C'est ça, votre genêt ?


Il avait pillé le jardin. Mais dans la brassée qu'il apportait se trouvait tout de même une bonne moitié de genêt. Mentaïg récupéra les rameaux, débarassés de leurs feuilles, et les disposa sur le brasero. Dès qu'ils furent calcinés, elle en pila dans une coupelle de cuivre qui servit de mortier, et mêla cette cendre au vin. Elle tendit la préparation à Cricri.

Voilà, Cricri.

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eclipse72

Eclipse était de garde devant la porte principale, en compagnie de Paillard et de Naudeas.

Elle les regarda, puis chuchota:

C'est bien joli un petit prince, mais il va falloir lui donner un nom à cet enfant.

Puis un peu inquiète :

Et la maman ? On a des nouvelles de la maman ?

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passionceleste

(auprès de sonAltesse)


Celeste toujours aux côtés de la princesse la vit perdre connaissance, oh ! non Seigneur !

Tenant toujours sa main entre les siennes, elle se mit à genoux et se mit à prier

Implorant le Très Haut de venir en aide à son Altesse

Des cris, des ordres étaient donnés, des bruits, des claquements de porte, beaucoup d’agitation, la princesse était entre de bonne main, elle tentait de se rassurer et pourtant c’est le cœur étreint et les larmes roulant sur ces joues qu’elle priait

La vie était injuste, elle qui aurait voulu mourir cent fois, elle était toujours là !

Non ! Pourquoi ? C’est injuste ! Prenez ma vie pas la sienne ! Sauvez la ! Qu’elle puisse voir son fils et la petite princesse

Calme toi ma belle, tout va bien se passer, la princesse est forte, elle saura se battre, garde confiance et prie ! Elle ne cessait de répéter ces mots dans sa tête et continua à prier

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 14:58

titan34
[Porte arrière de l'auberge]


Le silence etait retombé, les badauds ne bougeaient plus, restant à bonne distance.

Titan faisait les cent pas, nerveusement, il avait entendu que la naissance avait posé problème, il attendait d'avoir des nouvelles rassurantes sur l'etat de santé de son Altesse.

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cricriultras

Voilà, Cricri


elle prit la préparation que lui tendit Mentaig,en versa sur la charpie qu'elle mit à la place des linges qu'elle enleva.

Puis prenant un gobelet, elle le remplit. S'approchant d'Armoria, elle lui souleva un peu la tête et la fit boire....

Elle se demandait quel goût cela devait avoir, elle attendait de voir si elle faisait une grimace ou pas, mais de toutes les façons bon ou pas bon il allait falloir lui en faire boire toutes les quatres heures!!!!!

Cricri allait passer la nuit à son chevet afin de s'assurer que tout irait bien.

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Armoria

Elle resta sans réaction, partie trop loin... Si son corps avait accepté le liquide, cela avait été par réflexe.

Quelque chose l'intéressait, là où elle se trouvait. Comme une lueur, qu'elle avait envie d'atteindre. Etait-ce le paradis solaire ? Lumière, chaleur... Son esprit se mit en marche, s'y dirigeant.

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Camaris

s'étant fait repousser a l'extérieur par les gens en armes qui se trouvais dans la taverne lors de leur sortie devant ysa et ice, Camaris eu droit au cris d'hugo au plus fort de ce qu'il pouvait brailler.

puis titan repris a son tour...

mes pauvres esgourdes... pensa camaris avant de saisir le sens des propos.

hein... army... c'est army qu'est la ? décidément on se retrouve tout le temps...

un prince... décidément elle à changer la petite estrangère...



laissez moi passez !
mais devant la résitance qu'offrais les hommes d'arme il poursuivit.

je veu pas entrer juste demander un truc a ceux qui sont en bas a travers la porte.

ice ??? ysa ??? hugo ??? y'a quelqu'un la dedans ?

vous pourrez donnez mes veux à army pour moi ?


dite lui "vous avez les voeux de camaris, m'dame l'estrangère".

merci.

et il s'éloigna de la porte.

voyez pas besoin de s'énerver... t'façon si vous me faitent pas confiance à moi vous devriez pas vous fiez a vous même non plus...
soit elle comprendra soit elle fera fouetter


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titan34

titan fronça les sourcils, main sur le pommeau de son épée, il planta son regard froid, glacial, dans les yeux de Camaris

Sieur, je ne vous connais pas, je me contrefiche de vos allusions, nous sommes ici pour assurer la sécurité de son Altesse au prix de notre vie.
je ne vous préte pas d'intentions hostiles, mais je ne saurais trop vous conseiller de rester dans la zone de sécurité qui vous est impartie, à 150 pas d'ici.


il reprit sa marche allant d'un bout à l'autre du batiment, sans perdre de vue la foule, qui commençait à s'eclaircir

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Ysabeau

Dans la salle du Havre

Ysabeau était restée dans la salle du Havre, préférant attendre. Athur et ses hommes s'étaient finalement postés autour de la maison, et dans les ruelles avoisinantes.

De longues heures passèrent, interminables... Elle vit arriver Otto, l'inquiétude montait en elle. Otto... Monseigneur Otto. La Princesse devait être en danger, son enfant avait du mal à venir au monde, et Otto allait lui donner les derniers sacrements...

Et puis... un faible cri, à l'étage...

Et puis... une voix, celle de Mentaïg...

C'est un garçon, Votre Altesse. Vous avez un fils !

Et puis... une cavalcade, dans l'escalier, Hugo courut à la porte, l'ouvrit et cria d'une voix forte :

C'est un garçon ! Un petit garçon est né !!!

Ainsi, un Prince de France était né à Sancerre, dans l'auberge du Havre...

Ysabeau était émue. Une nouvelle vie commençait.

... Mais, et la Princesse ?

A nouveau une voix, à nouveau un cri, cette fois c'était Cricriultras

Hugo!!!!!!!!!!!!!! va me chercher du genêt, s'il te plait, il me semble qu'il y en a chez dame Mentaig 19 rue de la Porte Vieille. viteeeeeeeeeeeee

Pauvre Hugo... décidément, il allait être épuisé par toutes ces courses. Ysabeau le vit sortir, courant dans les ruelles, courant vers la maison de Mentaïg. Elle lui aurait bien proposé d'y aller, mais il partit trop vite...

Elle restait là, se sentant bien inutile.

Elle décida de préparer un gros pot de Kawa pour tout le monde.

Au bout d'un moment, Hugo revint, portant une grosse brassée de plantes, parmi les quelles elle reconnut quelques branches de genêt. Il gravit l'escalier quatre à quatre.

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Terwagne

Terwagne avait assisté incrédule à toute cette agitation, aux hommes et femmes armés qui entraient, à l'arrivée de Bragon qu'elle n'avait encore jamais entendu hurler aussi fort, à la sortie/expulsion de tout le monde, y compris de l'inconnu qui avait assisté à son évanouissement,... Et avait enfin compris qu'il s'agissait d'un accouchement princier, puis même de la naissance d'un garçon.

C'était d'ailleurs la voix de Sir Hugoruth qui avait retenti pour annoncer la nouvelle, déboulant depuis l'étage, ouvrant la porte pour que la nouvelle se répende dans tout le cillage sans doute.

Depuis cela, et bien les heures s'étaient écoulées, la princesse n'allait visiblement pas bien, Hugoruth remontait, redescendait, sortait, revenait avec des fleurs, redisparaissait en haut.

La jeune femme se sentait un peu perdue, et pas à sa place, mais cela c'était presque une habitude chez elle... Se sentir pas à sa place.

Heureusement elle n'était pas seule là en bas, Ysabeau avait l'air presque aussi perdue qu'elle.

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Elinor

La nouvelle se répandait comme une traînée de poudre, un enfant vivait, apportant avec lui espoir et liesse.

Un garçon de surcroît, assurant la stabilité de la maison ... oui, c’était un grand jour, pour tous.

Mais qu’en était-il de la princesse ? Pas un mot la concernant.

Attendre, toujours attendre tel était leur lot à tous …

Titan fit mouvement vers la foule échauffée par la nouvelle. Elle se demandait si ce sieur Hugo avait été bien inspiré de crier ainsi la nouvelle dans la rue, sans doute de soulagement et de joie.

Enfin, qui était-elle pour juger? Elle en aurait peut-être fait tout autant à sa place ... ces dernières heures avaient été si chargées émotionnellement ... surtout pour un proche de la princesse.

N’ayant pas d’arme de combat rapproché hormis la longue dague qui pendait à sa ceinture, elle garda ses positions, l’œil scrutant la foule toujours plus dense, cherchant dans les visages souriants, une trace quelconque d’agressivité, une lueur de folie.

Son arc prêt à tirer, elle releva une fois encore la tête vers le faîtage des maisons voisines. Rien ne bougeait si ce n’est ce rideau à la fenêtre du premier étage de la masure d’en face, elle semblait inhabitée.

Elle reporta son attention sur Titan qui s’approchait un peu trop, à son goût, de la masse excitée qui entourait l’auberge. Il les tenait à distance pour le moment faisant jouer sa masse d’arme au-dessus de sa tête. Elle remarqua la peur, puis la colère chez certains, qui ne semblait pas apprécier cette démonstration de force. Elle pointa son arc vers les premiers rangs, prête s’il le fallait à le couvrir.

Et puis la foule se dissipa peu à peu, leur présence armée ne devait pas les rassurer et les badauds commençaient à regagner leurs logis, n’attendant même pas les nouvelles concernant la santé de la princesse. A la fois rassurée et consternée par une telle attitude, Elinor se détendit un peu, observant Titan qui marchait de long en large tel un lion en cage.

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Prophete

Bang !!!

- Aie !!

Le vieil homme frotta son crâne endolori par le choc , tendit une main tremblante devant lui, et bégaye...

Bah qu'est ce cé ?? il nous ont mis des portes en fer d'vant la taverne !!


puis il se mit à cogner dessus des ses petits poings fripés:

-ouvrez !!! j'ai soif !!

C'est en levant la tête qu'il aperçut un visage sévère, qui surplombait une imposante cuirasse...

- bah... c'est toi Saturnin * ?? pourquoi qu' t'es deguisé en chaudron à c't'heure ? c'est carnaval ?

Pousse toi donc, tu **hips** bloques l'entrée et j'ai la menteuse qui fait la colle...


* portier du havre.

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Naudeas

[devant l'auberge]

Naudeas observa le pochtron qui les avait bousculés sans s'en rendre compte tellement 'il était mariné. Elle le prit par le bras et le recula devant le groupe.

Passe ton chemin vieillard, l'auberge est fermée. Va picoler ailleurs ou va dessaouler mais elle est fermée. Le conseil est de rester loin d'ici, si tuveux pas finir dans les geoles du château. Au moins tu connaitrais l'eau ce qui ne te ferait sans doute aucun mal.

Elle reprit place au coté de Paillard et d'Eclipse attendant de voir si le vieillard allait partir

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paillard1

Attentif, Paillard eut un sourire en coin en entendant Naudéas éconduire l'ivrogne.

Malgré tout il continua de le suivre du coin de l'oeil, la ruse aurait été grossière, mais il fallait s'attendre à tout de la part de gens déterminés.

Sa main quitta la garde de son épée à mesure que s'écartait le géneur, et il

reprit, silencieux, l'observation de la foule qui commencait à se disperser, s'écoulant lentement le long des venelles.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 15:03

Mentaig

La princesse avait été transportée de la chaise à son lit. L'enfant, dans les bras de Dame Oya, s'était endormi, épuisé par sa difficile venue au monde. Il était robuste, bien constitué, et la rapide intervention de Mentaïg permettrait qu'il s'en tire sans séquelles.

Mais sa mère se mourait.

Cricri, habituée à soigner les malades, avait réussi à lui faire absorber la potion. Les deux sages-femmes avaient fait ce qui était en leur pouvoir pour juguler l'hémorragie, mais cela suffirait-il ? Le visage de la princesse, toujours encadré par la guimpe que Mentaïg lui avait mise pour qu'elle ne fût pas gênée par ses longs cheveux, était aussi blanc que le lin. Sous les paupières que Mentaïg relevait de temps à autre, le regard était vide. L'haleine de l'accouchée était acide, ses mains glacées, sa poitrine se soulevait difficilement.

Dans le silence de la chambre, on entendait clairement l'agitation de la rue, à laquelle Mentaïg n'avait pas pris garde jusqu'à présent.

Pourvu que ces bâsins n'aillent pas provoquer une catastrophe, avec leur absurde déploiement d'armes, murmura-t-elle à Cricri, loin des oreilles des deux étrangères. Ces gens-là n'ont jamais rien compris au Berry. Ils font comme chez eux. Les Sancerrois vont leur en vouloir à mort !

Il n'y avait pas grand chose à faire. Quand l'enfant réclamerait, on le mettrait au sein. Il était peu probable que la princesse eût choisi d'allaiter elle-même son fils, les grandes dames avaient l'habitude de se priver de ce bonheur. Mais là, ça pouvait lui sauver la vie.

Mentaïg l'expliqua rapidement aux deux suivantes, et se remit à confectionner du vin de genêt. On en aurait besoin.

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Ysabeau

Ysabeau se tourna vers Terwagne, d'approcha d'elle et lui sourit. Les deux jeunes femmes étaient quasi seules dans la salle, Saturnin et les hommes d'armes empêchaient les éventuels clients d'entrer.

Ysabeau se demandait comment Ice allait pouvoir tenir sa taverne, avec toute cette agitation, tous ces mouvements.

Au dehors, les villageois s'éloignaient, regagnant qui leurs maisons, qui leurs échoppes, qui leurs champs où du travail les attendait.

On n'entendait plus rien à l'étage...

Elle murmura à Terwagne :

Je crains que la Princesse ne soit au plus mal. Hugo a annoncé la naissance, mais n'a rien dit au sujet de la mère de l'enfant. Et ni Mentaïg, ni Cricri n'ont quitté la chambre.

Croyez-vous que nous pourrions proposer notre aide ? Je me sens si impuissante, si inutile...

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Terwagne

Oui, inutile... C'est bel et bien ainsi qu'elle se sentait elle aussi sans oser trop le dire. Elle rendit son sourire à dame Ysabeau, et lui répondit tout bas elle aussi.

Oui, ça n'augure rien de bon ce silence concernant la mère... Et puis ces fleurs, n'était-ce pas pour un remède vous croyez?

Peut-être pourrions-nous nous rendre utiles, oui, mais à quoi?Je n'y connais rien aux soucis lors des accouchements moi... Ni en rien d'ailleurs.
Quand Hugo repassera, peut-être pourrons-nous lui demander un peu plus ce qui se passe là-haut...

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passionceleste

Combien de temps fut elle rester ainsi prostrée, relevant la tête, un regard vide qui se pose sur ce qui l’entoure

Le teint pâle, la respiration difficile, les mains glacées de la princesse et non loin ce petit ange qui venait de livrer son plus grand combat dormait à présent comme un bien heureux

Les larmes avaient laissé place à la sécheresse de son regard qui semblait froid et absent, trop d’épreuves à traverser ces derniers temps et enfin toute cette douleur trop longtemps contenue s’était libérée

Elle s’appuya sur un pied, genou toujours à terre, s’inclinant respectueusement auprès de la princesse inconsciente, elle se releva et sans mot dire quitta la chambre

La porte franchie, elle respira à pleins poumons, il lui semblait suffoquer, après quelques profondes inspirations, le tremblement de son corps se calma, elle recouvrait ses esprits, son calme, sa maîtrise

Elle descendit, un verre, elle avait besoin de boire un verre, de se remettre de ses émotions, retrouver cette allure fière et impassible qui lui était familière

Elle salua d’un air absent les deux femmes présentes dans la salle et s’enquérait d’une bouteille et d’un verre, elle irait voir Sieur Arthur, trouvant enfin l’objet de sa convoitise, elle s’en servit une bonne rasade et la vida d’un trait et refit ce geste deux à trois fois de suite

L’alcool lui chatouilla le palais et vint réchauffer son corps, ravivant la flamme de son âme

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Armoria

Dans la lumière, des visages amis et aimés l'attendaient depuis longtemps, pour certains. Sainte Illinda, Sainct Bynarr, Wilbur, Tatoulet, Andromaque, le soupirant discret de Tournai, ZienNith, Jeandalf, Tony, Hludowic, sa mère et sa grand-mère, d'autres encore. Tant de gens croisés, dont la mort avait laissé un vide en elle. Persan n'y était pas : Bynarr avait donc raison. Elle fut heureuse d'avoir réussi à le lui dire à temps, même si cela c'était mal passé.

Quelque chose la retenait. Se détournant de la lumière et des gens qui l'appelaient, elle regarda derrière elle. Un autre visage aimé, mais du côté des vivants, celui-là. D'autres derrière celui-ci, mais il les dominait tous.

Vous êtes mon ancrage, Armoria. Combien de fois m'avez-vous empêché de sombrer ? Qui m'en empêchera si vous n'êtes plus là ?

Elle regarda vers la lumière : les appels s'y faisaient moins pressants, mais elle y serait bien... Si bien !

Armoria...


Elle se tourna de nouveau vers ce visage : elle n'avait jamais su lui dire non... Elle se dirigea vers lui et prit la main qu'il lui tendait.

Mon fils... Philippe, dit-elle d'une voix faible mais distincte dans la chambre du havre, avant de le dire un peu plus haut. Philippe, mon fils. La victime est si belle... Chaque mot m'est compté.

La lumière, derrière elle, avait disparu : le temps du choix était passé.

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Arthur_fils_d_Uther

Arthur regarda Isa et Kalo, qui luttaient contre le sommeil.

"Reposez-vous un peu.."


Il se dirigea vers l'entrée principale de l'auberge, et sortit un instant.

"Paillard, si tu veux te reposer un peu, fais-toi remplacer, et fais prévenir Titan à l'arrière, même chose."

Il entra de nouveau, et reprit sa faction dans l'auberge..

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Terwagne

A peine Terwagne avait-elle finit de répondre à Dame Ysabeau qu'une dame, très belle, mais qui avait surtout l'air très épuisée physiquement et moralement, descendit les escaliers.

La jeune femme ne l'avait jamais vue, et elle se contenta de répondre à son salut par un petit signe de tête.

Voyant que celle-ci désirait boire, elle l'aida à trouver une bouteille entamée derrière le comptoir, il n'y envait pas de pleine, et elle même ne se permettrait pas d'aller voir plus loin que ça.

Elle retourna ensuite s'assoir, regardant l'air de rien la dame qui étanchait sa soif. Quand celle-ci s'interrompit, elle hésita un instant puis se décida à lui adresser la parole.

Excusez-moi de vous importuner, je me nomme Terwagne, habitante de cette ville... L'accouchement s'est-il si mal déroulé?

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Mentaig

Le flacon de vin tiédissait sur une pierre, au bord du brasero. Dame Céleste, malade d'angoisse, s'était éclipsée. Oya berçait l'enfant. Cricri préparait de la charpie.

Mentaïg revint au chevet de la princesse, éloigna du geste les autres personnes présentes, pour examiner en paix l'accouchée. Elle souleva une paupière bleuie.

Un frémissement ? Un regain de vie dans la pupille ? Elle n'osait y croire.

Soudain, Armoria s'agita faiblement. Ses lèvres remuèrent.

Mentaïg se pencha, pour saisir les paroles qui s'échappaient dans un souffle, ténues mais bien distinctes.

Mon fils... Philippe... Philippe, mon fils. La victime est si belle... Chaque mot m'est compté.


Philippe ? Elle avait bien entendu ce prénom. Perplexe, elle se redressa. La victime ? Les mots comptés ?

La princesse ne bougeait plus. Dans la chambre, on murmurait. Les femmes avaient entendu la fin de la phrase.

Quelque chose dans la qualité de la respiration avait changé. Le souffle était moins court, plus régulier. Mentaïg repoussa le drap, et laissa échapper l'air qu'elle retenait inconsciemment.

L'hémorragie était stoppée. La princesse dormait.

La jeune femme remit en place drap et couverture, à gestes lents, pesant soigneusement chaque mot qu'elle allait prononcer.

Elle se retourna vers les deux femmes qui attendaient, anxieuses. Sans le vouloir, elle retrouva les inflexions sèches qui la caractérisaient, et qui la faisaient passer pour une personne froide, inaccessible à tout sentiment.

Son Altesse est sauvée. L'enfant s'appelle Philippe.

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passionceleste

(dans la salle de l'auberge)


Son visage reprenait peu à peu de ces couleurs

Elle fit claquer sa langue, le goût brûlant de l’alcool la raviva

Se tournant vers la jeune femme qui se présentait à elle

Vous ne m’importunez nullement damoiselle Terwagne, enchanté je me nomme Celeste, escorteur de son Altesse

Pour vous répondre, l’enfant se porte à merveille, son Altesse …légère émotion dans la voix….est une femme forte, elle est entre de bonne mains, soyez rassurée tout ira bien, j’en suis certaine, le ton est convaincant, sûrement pour se rassurer elle-même

Tout en discutant, elle aperçu Arthur

Si vous voulez bien m’excusez damoiselle, je dois voir quelqu’un, s’inclinant légèrement avant de se diriger vers l’homme, le salue

Sieur Arthur, vous devez vous et vos hommes être fatigués, si je peux vous aider…. Un infime voile de reconnaissance passa brièvement sur son visage. Son esprit formula un ‘merci’ imprononçable.

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Ysabeau

Son Altesse...est une femme forte, elle est entre de bonne mains, soyez rassurée tout ira bien, j’en suis certaine.

Ysabeau entendit la jeune femme, qui avait l'air épuisée. Elle sentit l'inquiétude sous les paroles rassurantes. Ainsi son intuition ne l'avait pas trompée. La vie de la princesse devait être en danger.

Elle se maudissait d'avoir si peu de connaissances médicales. Fort heureusement, oui, elle était entre de bonnes mains. A son tour elle s'approcha de la jeune femme et de l'homme à qui elle parlait, et se présenta.

Bonjour, je suis Ysabeau, douanière et secrétaire du maire. Avez-vous besoin de quelque chose ? un en-cas, un verre de poire ? Et si vous voulez vous reposer, il y a des chambres libres... je puis vous montrer le chemin...


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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Lun 11 Fév 2008 - 15:07

cricriultras

Cricri avait préparé de la charpie qu'elle s'apprétait à remplacer lorsqu'elle vit Mentaig repousser le drap, elle s'approcha et constata avec elle que l'hémorragie était stoppée.

Un grand soupir de soulagement fût poussé, elle avait entendu murmurer Armoria, mais n'était pas assez prés pour tout comprendre...

lorsqu'elle entendit Mentaig annoncer.

Son Altesse est sauvée. L'enfant s'appelle Philippe


Un regard sur la princesse, dont le visage apaisé reprenait quelques couleurs, elle dormait..

Le petit prince dormait dans les bras d'Oya, c'était une bonne chose, car lorsqu'il réclamerait, il allait falloir le mettre au sein de sa mère..

S'approchant de Mentaig,elle lui murmura merci à vous d'avoir été là, votre aide a été précieuse, sans vous j'aurai été bien en peine...

Son regard allant de l'un à l'autre, heureuse de constater qu'ils étaient hors de danger tous les deux elle retourna au chevet de son Altesse.

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paillard1

Se reposer... Il sourit.

Non, c'est bon pour moi, je reste.

Naudéas fila poser la même question à Titan, et revint, un sourire aux lèves.

Sans doute avait-il fait la même réponse.



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passionceleste

(salle de l'auberge)




Celeste se retourna vers la dame qui venait de la saluer

Enchantée dame Ysabeau, je vous remercie pour votre sollicitude mais ma place est auprès de son Altesse, d’ailleurs je vais regagner son chevet d’ici peu, posant une main bienveillante sur le bras de la dame en guise de remerciement

Gardez la foi Madame, tout comme nous tous ici, le ton est chaleureux

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Arthur_fils_d_Uther

Arthur sourit à Céleste...

Ils se sont compris..

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Ysabeau

Ysabeau sourit.

Je comprends parfaitement dame Céleste. Retournez auprès de la Princesse. Je vais prier pour elle et pour son enfant. Qu'Aristote les ait en sa sainte garde. Et j'ai toute confiance en Mentaïg et en Cricri... Oui, je garde espoir.

Elle vit la jeune femme remonter à l'étage, et se mit à prier. Puis, son travail l'appelant, elle sortit de l'auberge, salua au passage Arthur, se promettant de revenir prendre des nouvelles.

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Armoria

Prise de conscience. Lumière trop vive sur des yeux qui s'entr'ouvraient à peine. Où était-elle, déjà ? A trop voyager, arrivait toujours un moment où l'on ouvrait les yeux sur un lieu, sans savoir lequel... Surtout après une longue perte de conscience.

Elle referma les yeux, se laissant du temps. Sa main, par habitude, se porta sur son ventre, y cherchant volume et mouvements. Rien. Ses yeux se rouvrirent en plein, elle se redressa d'un coup sur les avant-bras.

Mon bébé !

Faiblesse... Elle se rallongea avec un léger gémissement, mais fixant sur les personnes présentes un regard ravagé d'inquiétude.

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oya

Des qu'il lui eut semblé que l'enfant allait bien, elle versa de l'eau tiède dans un bassin et le lava doucement.. une envie de sourire malgré les craintes pour sa mère, tout fils de prince qu'il était, il était comme tous les autres à grimacer un peu, le crâne légèrement déformé par cette arrivée un peu brutale dans ce monde d'hommes.. mais le tout se remettrait en place rapidement, la nature était ainsi faite..

Lavé, emmailloter, le voila endormi, sous peu il se réveillerait et réclamerait une tétée.. La baronne leva la tête, jetant un regard inquiet vers la mère autour de laquelle les sages femmes s'affairaient encore.. pourra-t-elle le nourrir? Elle regrettait de ne pas avoir demandé a Céleste si une nourrice était prévue et celle-ci avait quitté la chambre..

Puis soudain un moment d'agitation près de la couche de la Princesse, les sages femmes s'approchent, son coeur se serre.. non.. pas ça... pas elle.. puis une plainte, basse, rauque, mais la voix d'une vivante !:

Mon bébé

Un grand soupir, Oya se relève, le petit dormant encore si bien, elle s'approche, se penche doucement au dessus d'Armoria et dépose l'enfant sur sa poitrine.. le retenant au cas ou la mère n'aurait pas la force de le tenir..

Le voici votre Altesse.. votre petit Philippe.. félicitations.. il est mignon comme tout et brisera des coeurs..

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tufsy*

[Au dehors]

Arrivée tardive.

La route a été longue, la fatigue se fait sentir mais pas le temps de s’arrêter.

Première chose à faire : trouver l’auberge.

Tout autour des gens en armes, pas moyen d’approcher. Quelques mots saisis au passage : le Royaume a un nouveau Prince, Aristote soit loué !

Tufsy cherche des yeux, doit se présenter au plus vite et prendre les ordres. Elle se faufile entre les badauds, joue des coudes pour se rapprocher en gardant la main sur la garde de l’épée sous sa cape.

Soudain, au loin, juste devant l’auberge, une silhouette familière….

Paillard, Paillard !

Il se retourne et la voit, lui fait signe d’avancer. Tufsy reconnaît Naudeas à ses côtés. Elle leur adresse un signe de tête.

Désolée pour le retard ! J’ai taillé la route au plus vite ! Alors quelles sont les nouvelles ? Quels sont les ordres pour le moment ?


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paillard1

Une voix familière sur sa gauche.. Il tourna la tête et sourit en voyant arriver Tufsy, jouant des épaules dans la foule.

Il lui fit signe d'approcher.

Soyez la bienvenue ! La princesse vient d'accoucher, c'est un garçon. Il semble que les deux se portent a peu pres bien.

Les ordres sont simples. Garder les abords, ouvrir l'oeil, ne pas prendre le moindre risque, nul n'entre sans ordres.

Restez avec nous, pour l'instant nous ne bougeons pas.

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titan34

la foule etait moins dense, beaucoup plus calme, toujours le front soucieux de n'avoir aucune nouvelle de son Altesse, il se detendit malgré tout.

soudain il vit une dame sortir de la foule, avec une longue cape qui cependant ne parvenait pas a cacher tout à fait son épée.

il porta la main à la sienne, se dirigeant vers elle, il reconnut Tufsy une 45, et relacha son épée.

faisant signe à ses compagnons de redoubler de vigilence, il se dirigea vers la porte avant.

il salua le groupe et s'adressa à paillard.

dis moi paillard!!! a t-on des nouvelles de son Altesse???


devant la réponse négative de celui-ci, il regagna son groupe donnant des coups de pieds rageur aux petits cailloux qui parsemait le chemin.

soudain il s'arreta net, l'espace d'un instant, il lui avait semblé reconnaitre un visage dans la foule, mais celui-ci avait vite disparu.

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kit_ln

Kit à son tour arriva, elle avait déjà eut vent de la nouvelle de la naissance d'un nouveau né.Elle fit le tour de la taverne ou se trouvait tout ses compagnons elle apercut Titan, elle alla le voir.

Salut Titan, ca va? dis moi puis-je être utile ?


Kit descendit de son cheval, elle alla l'attacher un peu plus loin lui donna de l'eau et revins se poster à l'arrière de la taverne.

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Mentaig

Mentaïg regardait du coin de l'oeil Dame Oya, qui lavait l'enfant dans un bassin. Elle espérait que la réprobation ne se lirait pas sur son visage. Peut-être était-ce l'habitude, après tout, là d'où venait cette dame. Mentaïg n'avait jamais eu l'occasion d'expérimenter cette novelleté, préférant oindre les nouveau-nés d'huile, comme ça s'était toujours fait autour d'elle, et les frotter avec un linge fin, taillé dans une chemise souvent portée.

Elle préférait porter son attention et ses soins à la mère. L'enfant était robuste, il ne souffrirait pas du traitement qu'on lui infligeait.

Elle pressa furtivement la main de Cricri, qui lui murmurait des remerciements.

C'est toujours plus facile quand on est deux, murmura-t-elle en retour. Sans vous, c'eût été bien plus pénible.

D'heure en heure, l'une ou l'autre faisait glisser entre les lèvres de la princesse une cuillerée de vin de genêt. Les paupières bleutées frémirent soudain, s'entrouvrirent pour se refermer aussitôt. Mentaïg retint son souffle. Un mouvement sous le drap, la main bougeait. Et avant qu'on pût la retenir, la princesse se redressa soudain, yeux grands ouverts.

Mon bébé !


Vaincue par la faiblesse toujours présente, et qui durerait des jours, elle se laissa aller en arrière. Mentaïg recula discrètement pour laisser la place à Dame Oya, qui posait l'enfant sur le sein de sa mère.

Le voici votre Altesse.. votre petit Philippe.. félicitations.. il est mignon comme tout et brisera des coeurs..


Un bel enfant, oui. Le premier petit-fils de Sa Majesté. Ce ne serait que bien plus tard que Mentaïg se rendrait compte qu'elle et Cricri avaient aidé à venir au monde un petit prince. Pour l'instant, elle était à cent lieues d'y penser. La princesse allait mieux, mais il faudrait encore des jours avant qu'on pût la déclarer sauvée.

Elle se demanda s'il fallait faire une quelconque annonce. En bas, dans la salle commune et la rue, les gens devaient s'interroger. Mentaïg décida de laisser aux suivantes de la princesse le soin d'y penser.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:15

nemesis la belle

Un toit en face de l'auberge.


Enfin.. Ils l'avaient retrouvée.... De longues semaines de recherches qui avaient enfin abouti... C'est qu'elle était bien gardée la vanillée... L'heure approchait.... Changement de garde.

Morceau de charbon dans une main.. tapie dans l'ombre d'un toit face à l'auberge, elle notait... Les différents gardes postés... Les heures des différents changements, ce qui laissait la porte arrière libre l'espace de quelques instants.. De toute façon.. Il y avait d'autres moyens d'entrer dans une auberge... Si la porte de service n'était pas disponible... Certains noms avaient été prononcés, elle les avait notés, fixé les personnes en question afin de les reconnaitre plus tard... Au cas où..

Un croquis détaillé l'aiderait à informer ses comparses....

L'adrénalie coulait dans ses veines....

Sourire en coin légendaire.... On disait d'elle qu'elle ressemblait à son père.

La princesse saurait bientôt à quel point c'était vrai.

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Chlodwig_von_Frayner

[Arrivée dans la ville puis direction l'auberge]

Enfin arrivé... si l'on pouvait parler ainsi. Ainsi que demandé, ils avaient fait aussi vite que possible. L'aurait plus manqué qu'ils loupent la naissance du nouveau prince ! Et puis... autre chose également. M'enfin comme on dit... ce n'était pas leur problème. Ce qui leur importait c'était de savoir quel serait exactement leur boulot. Il se demandait ce qu'aurait dit son père si il avait sut qu'un Von Frayner recevait des ordres et devait obéir comme un vulgaire mercenaire... surement que ça lui apprendrait la vie... Peste !

La foule était relativement dense dans la ville. Certes, ils étaient dans une ville, mais autant de personnes à cette heure, c'était plutot étrange... Mais qui plus est, c'était assez frustrant, lourd et opressant. Chlo n'était pas agoraphobe, mais il n'aimait pas non plus quand il y avait trop de monde. Il était mal à l'aise, malaise également accentué par des sentiments contradictoires et par une nervosité accumulée. Oui, il ne se sentait pas très bien et là, on aurait plutot dit une pelotte de nerf, une cocotte minute qui pouvait exploser d'un instant à l'autre.

Bon sang... on avance plus... Mais par la catin d'Aristote, ils vont nous laisser passer ? Si ils croient qu'on a que ça à faire... Mais quand arrive-t-on à l'auberge ?

Enfin, la voie se dégagea, comme si les gens rentraient chez eux... Mais par Christos, que s'était il passé ? Oreille tendue, tentative de glaner des informations... Quelques mots pris ça et là... Visiblement, un heureux événement vient d'arriver : la princesse vient d'accoucher. Du moins, c'est ce qu'il en ressortait. Bien loin de tirer d'attives conclusions, Chlo continua à avancer vers l'auberge en compagnie de Tufsy.

Ils l'avaient trouvé. Guère difficile, il suffisiat de remonter le mouvement de foule à sa source. Mais qu'importe, à cette pensée, un sentiment de soulagement envahit Chlodwig. Ils allaient pouvoir s'arrêter, se poser, et... faire ce pourquoi ils étaient là. Le sentiment de soulagement l'avait emporté sur la peur d'un éventuel danger qui lui paraissait désormais bien lointain.

Il semblait qu'ils étaient attendus : Titan venait de sortir pour les accueillir. Très bien, une bonne chose... Et Paillard qui n'était pas loin... Bien, ils n'étaient donc pas en terrain inconnu. Il savait déjà ce qu'il ferait en entrant : repérer les lieux. Toujours indispensable lors de missions de leur genre. Ces manières pouvaient faire croire à une quelconque expérience, mais tout son enseignement restait théorique. Il ignorait totalement si il s'y prenait de la bonne façon. Certains auraient put mettre en avant la bonne volonté affichée, mais bonne volonté ne rimait pas toujours avec efficacité...

Et zut, pas moyen d'entrer dans l'auberge... Normal en y repensant. Seulement, il aurait bien aimé avoir une vue d'ensemble du terrain sur lequel il allait devoir agir... Bah, il n'avait pas le choix. Bon, il ne serait pas malheureux parmi ses compagnons. Seulement, étais ce aussi efficace ? Cruelle question... A laquelle il était bien en peine de répondre. Tout dépendait de la protection fournit à l'intérieur. M'enfin, pas son problème ça, c'était celui du chef de groupe. Lui, il n'était qu'un exécutant. Un exécutant distingué, certes, mais un exécutant tout de même.

Paillard, je suis là également, je vais m'occuper de mon cheval, puis je reviendrais pour prendre mes ordres.


Bon, certes, la formulation était plate... Mais bon... Que dire de plus ? Phrase naïve prononcée par un jeune garçon, voilà ce que c'était. Après... le principal y était. Il n'allait pas en rajouter des tonnes tout de même. Non, c'était juste que avec sa nervosité, il perdait son habileté verbale. Fichue trac... Première vraie mission et voilà qu'il tremblait alors qu'elle n'avait même pas commencée...

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Naudeas

[devant l'auberge]

Voila des heures qu'ils étaient en garde devant la porte de l'auberge, à part un pauvre ivrogne qui s'était un peu perdu, rien de bien folichon ne s'était passé. Naudeas sentait ses jambes s'engourdir quand elle vit Tufsy les rejoindre, un signe de la tête et un sourire en guise de salutation. Elle ne pouvait plus s'empecher de bouger les jambes tellement celles ci lui faisaient mals.

Dîtes, on va rester longtemps à faire les piquer devant la porte car j'ai les jambes qui crient le besoin de bouger ! Ca fait des heures que nous sommes la à gueter la moindre personne qui bouge ! On a pas mangé depuis que nous sommes la. Je veux pas faire ma pénible mais comment on peut être vigilent si on se ramollit de la sorte...

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Camaris

et deux de plus... z'avez besoin de tout ce monde pour me surveiller en train de boire un coup ?

z'êtes butés comme types quand même... vous seriez pas militaire par hazard ? ou noble... voir même les deux ?


ils ont des oeillère devant les yeux ceux la en général...

la mine de l'homme s'assombrit.
ouais ouias je sais faut pas avancer... n'empêche que je vois pas bien ce que vous craignez ? que je tousse sur elle ?

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Simon Gallup

Le lieutenant de Sancerre, sourit en entendant Camaris, et s'approcha de lui, une chope en main, et lui mis une bonne tape sur l'épaule.

- Allons Camaris, et l'hospitalité berrichonne alors ?


Je sais... je sais... ça fait beaucoup d'étrangers à la fois, ils ne sont pas toujours très polis, s'imaginent faire la loi chez nous comme s'ils étaient chez eux, mais bon, faut rester positif mon ami, et voir le bon coté des choses. Certains d'entre nous on un peu plus de mal pour aller boire un coup ici , c'est vrai, mais imagine qu'elle ait accouchée dans les latrines, hum ?? on pourrai même plus aller pisser !

Puis pour une fois que des gens se prennent au sérieux, tu ne va pas les décourager, hein ?

A chacun son travail après tout... regarde plutôt comme ils font cela bien et admire les professionnels !

D'autre part, ce n'est pas la seule auberge de Sancerre après tout, cela n' empêche nullement d'aller se rincer ailleurs !


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tufsy*

Elle n'avait donc pas bougé. Debout devant l'auberge, elle faisait comme ses compagnons et surveillait les environs.

Dommage que la Princesse n'ait pas pu garder gros ventre jusqu'à un lieu moins exposé, ici en pleine ville, les rumeurs allaient bon train. Ses ennemis auraient tôt fait de la localiser, leur présence n'était pas des plus discrètes.....

Déjà deci delà des éclats de voix avec les habitants du cru qui n'acceptaient que moyennement l'étalage d'une force armée en leurs murs. Elle pouvait les comprendre. Il en aurait sûrement été de même en Languedoc dans les mêmes conditions.

Tout en observant la ruelle, elle pensait à l'enfant. Petit être qui déjà affrontait la menace à peine sorti du ventre de sa mère. Tel serait sûrement son lot ! La vie d'un Prince royal n'était pas de tout repos mais tout de même.... Juste quelques heures de vie, et déjà.....Défendre sa vie à tout prix, que le Royaume ait le temps de se réjouir de cette naissance, la nouvelle mettrait des jours et des jours avant d'être connue de tous.

Ses pensées se percutaient rapidement ! La fatigue sûrement, et de repos , point avant de nombreuses heures, elle rêvait d'un bain ! Toute cette poussière avalée comme autant de lieues parcourues !

Autour d'elle, les visages étaient fermés, souvent tendus ! La joie de la naissance annoncée vite reléguée au second plan après la sécurité de la mère et de l'enfant.

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sunburn71

Sun opina de la tête le temps que Titan s'absente , restant sur ses positions , observant les alentours .

La nouvelle de la naissance s'était relativement vite répendue , elle espérait que l'enfant et la mère se portent bien ...

Elle sortit une flasque de sa besace , calvados qu'elle avait emprunté discrètement à Nalu , en but une gorgée ,celà la réchauffa un peu , la reboucha , puis la rangea .

Pas question d'être ivre un jour comme aujourd'hui ...

Elle eut une pensée pour lui , que faisit-il en cet instant ...

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paillard1


Celà faisait un moment déjà qu'ils étaient là, et leur nombre allait croissant, chacun venant prendre sa place au fil des arrivées.

Certains, certaines plutôt, commençaient a s'impatienter, habituées à plus d'actions physique.

Il se pencha vers Naudéas, puisqu'ils étaient quatre devant la porte à présent, et lui murmura :
Essaie de nous trouver un peu de ravitaillement, dans une auberge ca doit être possible... Vois aussi si tu peux alimenter Titan et ses gardes.

Il lui tendit une petite bourse de cuir, avec un clin d'oeil.

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modsognir

[derriere l'auberge]

Resta pres d'une fenetre donnant acces à la cuisine de l'auberge. Il se posa contre la fenetre, scrutait les environs écoutant le moindre bruit suspect. Il entendit les ordres de surveiller le moindre recoin des alentours de l'auberge. Il attendait patiemment, la main sur son épée

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titan34


[l'arrière de l'auberge]

titan revenait de son excursion à l'avant du batiment, lorsque kit arriva, il lui fit un grand sourire pour l'acceuillir, il allait lui répondre.

Lorsque, une légére bourrasque fit voler un rideau à la maison d'en face.

Il leva les yeux, il avait déjà repèré cette maison delabrée, les toiles d'araignées ornant portes et fenetre demontrait clairement qu'elle n'était plus occupé.

Il porta les yeux vers le toit de l'auberge, tendit qu'une idée murissait dans son esprit, il se tourna vers le groupe.

Elinor ! prends ton arc et va te poster à la fenêtre de la bicoque d'en face, tu auras meilleure vue sur les toits environnants et surtout sur celui de l'auberge, le seul accès sur le toit étant le chien assis en face

Cocijo!!!! tu l'accompagne et tu couvre ses arrières au cas ou, soit vigilant, je te confie une amie, veille sur elle comme à la prunelle de tes yeux.


Kit!!! tu sécurise la porte en bas, personne n'entre.

Sun!!! Modso!!! Vous bougez pas de la porte, vous redoublez de vigilance.


Cronos!! tu patrouille entre le groupe et le coin Ouest, soit trés vigilant, au moindre mouvement suspect tu appelle, pas d'héroisme individuel.


Moi je vais patrouiller entre le groupe et l'angle Est, nous nous relayerons dans un moment, quand je le dirais.


chacun à son post, Exécution!!!!.


il commença son tour de ronde, en surveillant attentivement les badeauds

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Naudeas

[devant, dedans derrière l'auberge]


Ravitaillement… Voilà une idée qui la ravissait…

Elle entra immédiatement dans la salle commune, et sans se poser de questions rafla quelques patés et volailles froides, ainsi que deux tonnelets. Elle laissa la bourse sur le comptoir et se dirigea rapidement vers la porte de derrière.

Tout le monde s’égailla à son arrivée, et c’est à Titan qu’elle laissa la moitié des réserves.

Tiens, je te laisse distribuer à ton groupe, je retourne devant…


Naudéas rejoignit son groupe à la porte de devant, donna à chacun quelques provisions, laissant le tonnelet sur le pas de la porte.

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paillard1

Paillard sourit en la voyant revenir, les bras chargés.

Il accepta avec plaisir une cuisse de poulet et un morceau de pain, et mordit dedans a pleines dents.

C'est meilleur qu'une baffe !

Il attendit que chacune se restaure un peu, puis :

Bon, on bouge un peu ! Naud, tu as envie de te degourdir les jambes, tu viens avec moi, on va securiser la rue, d'un bout à l'autre.

Eclipse, Tufsy, vous vous serrez devant la porte, vous etes un mur. Si probleme pour Naud et moi, vous n'intervenez pas, vous appellez Titan derriere, il a plus de monde disponible.

Puis il s'éloigna avec Naudéas, jusqu'au bout de la rue, pour revenir ensuite, passer devant l'auberge et rejoindre l'autre extremité de la voie.

Ainsi ils avaient également les rues avoisinantes à l'oeil.

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Terwagne

Dame Ysabeau s'en étant allée pour aller remplir ses fonctions, Terwagne se retrouva seule dans la Taverne. Enfin, seule c'était façon de parler, parce que il y avait du va et vient, mais seule de Sancerre.

Elle se sentait de moins en moins à son aise dans cet endroit, et visiblement il était désormais possible de sortir, donc elle se décida à faire de même que Dame Ysabeau. Elle se leva et se dirigea vers la porte, demanda aimablement qu'on la laisse passer, et se dirigea vers la sortie de la ville.

Son arbre... Elle avait besoin de s'y appuyer un instant.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:20


Arthur_fils_d_Uther


S'étirer...

Hummm....Kalo, Naud, restez ici, je vous prie."


Il grimpe doucement l'escalier qui monte à l'étage, non sans avoir salué dame Terwagne qui sort de l'auberge.

Arrivé devant la porte de la chambre princière, il gratte doucement le bois..

"Oya..Oya, tu es éveillée? Puis-je entrer? Son Altesse est-elle visible?"



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Armoria

Son bras se referma doucement autour de son fils, tandis que son regard explorait le petit visage.

Mon fils, le second...


Soudain, elle réalisa et blêmit plus encore. Philippe ? Elle avait bien dit Philippe ? Elle répéta le prénom à voix basse.

Philippe ? Qui a choisi ce prénom ?


Morgennes aurait-il pensé à lui ? Etait-il venu voir sa femme et son fils ? Le regard des trois femmes répondit à sa question : elle avait elle-même choisi ce prénom... Doux Christos, qu'avait-elle donc dit d'autre ? Elle n'osait même pas le demander. Elle raffermit sa voix.

Ahem... Oui, Philippe, Lévan de Mortain.

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dame-isabeau


[au rez de chaussée]

Il lui semble que cela fait des semaines qu’ils sont là, à veiller.

Les yeux lui brûlent, ses jambes flageolent un peu, un regard sur kalo et Arthur lui permet de voir qu’ils ne sont guère plus alertes.

Mais pour rien au monde, elle n’aurait , tout comme eux, quitté son poste.

Plutôt mourir !

Les éclats de voix diffus parviennent jusqu’à eux laissant présager que leurs compagnons ne sont pas en reste et que tous accomplissent leur devoir comme il se doit.

Elle décroche sa gourde de sa ceinture, avale une grande gorgée d’eau avant de la faire circuler.

Une femme sort, elle s’écarte pour la laisser passer, suit un instant du regard Arthur qui s’engage alors dans les escaliers.

Besoin de se dégourdir les jambes…

Bref coup d’œil à la fenêtre, ils sont tous là. Fidèles au poste. Tout va bien.

Pour l’instant…

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kalopsite

Les heures passent, ils sont toujours la tout les trois, elle est poster au bas de l’escalier, personne ne passera, les deux dames présentes discutent, un peu de va et viens, la fatigue qui s’installe.

Elle laisse passé ceux qui peuvent uniquement, les heures sont interminables, une pensée pour ses compagnons a l’extérieur, les murmures de la foule qui s’amasse devant l’auberge lui parviennent, une prière pour l’enfant pour sa mère.

Un coup d’œil a Arthur un sourire a Isa, les dames s’en vont, l’auberge est vide maintenant, un soupir de soulagement, une pression en moins.

Isa lui tend sa gourde, elle se rend compte qu’elle n’a plus rien avaler depuis qu’ils sont ici, elle porte la gourde a ses lèvres, se désaltère enfin, la rend

Merci Isa

S’écarte pour laisser monter Arthur, des nouvelles de bonnes nouvelles qu’elle espérait…

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Mentaig

Qui a choisi ce prénom ?

La princesse avait pâli. Mentaïg, alarmée, se demanda un instant si l'hémorragie ne reprenait pas, et eut un mouvement vers le lit. Mais non, déjà l'accouchée se reprenait.

Ahem... Oui, Philippe, Lévan de Mortain.

Mentaïg fronça légèrement les sourcils. Elle ignorait pourquoi, mais Armoria était mal à l'aise. Avait-elle choisi seule les prénoms de l'enfant ? Ils lui semblaient convenir tout-à-fait, cependant. Des prénoms princiers, souvent portés dans cette dynastie... Elle rangea la question dans un coin de sa mémoire, dans ce qu'elle appelait ses "tiroirs", se promettant de s'en occuper plus tard. Il fallait rassurer la princesse, cependant. Si la simple mention d'un prénom murmuré dans une quasi inconscience la faisait pâlir, peut-être craignait-elle d'avoir dévoilé sans le vouloir des informations confidentielles.

Votre Altesse...

Les regards se tournèrent aussitôt vers elle. Résolument, elle les ignora et, se penchant à l'oreille d'Armoria, lui répéta mot pour mot ce qu'elle avait murmuré un peu plus tôt.

On frappait à la porte, discrètement. Sans doute venait-on aux nouvelles. Mentaïg se tint en retrait, près de la fenêtre, un oeil sur la rue où les armes s'agitaient toujours, l'autre sur sa patiente. Ce n'était pas la première fois qu'elle était en contact avec les grands de ce monde. Ses fonctions à la Chancellerie et au Secrétariat d'Etat l'avaient amenée à en côtoyer plus d'un. Mais là, c'était très différent. La jeune femme n'était présente dans cette chambre qu'à titre de matrone, par le plus grand des hasards, et retrouvait sans effort l'attitude effacée qui avait si longtemps été sienne, et qu'elle affectionnait particulièrement.

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Ganache

Dans la rue, un tout jeune homme chargé d’une caisse de fruits tentait de se frayer un chemin. Pas si facile d’évoluer au milieu d’une foule aussi dense …

- Pom Pom Pom Pom ! Qui veut des pommes ! Elles sont pas chères, elles sont sucrées ! Les meilleures pommes du Duché ! … Pom Pom Pom Pom ! Qui veut des pommes !…

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Armoria

Armoria écouta attentivement ce que lui dit Mentaïg, et qui la rassura. Elle n'avait rien dit qui prêtait à confusion, dieu merci... Cela aurait été d'autant plus navrant que pour une fois, elle avait été fort sage. Non sans peine, tant son esprit se tournait vers lui, du reste. Pour preuve, cet étrange songe - mais était-ce bien un songe ? Depuis sa rencontre miraculeuse avec Sainct Bynarr, elle tendait à voir des signes partout.

Elle se rendit alors compte qu'une grande agitation régnait au-dehors.

Quel est donc ce raffût en bas ?

Un regard alentour, dans la chambre, sans y voir ce à quoi elle s'attendait.

La nourrice n'est point ici ?

L'armorien petit nez se fronça. Son fils allait avoir faim ! Elle se radoucit pour s'adresser à Mentaïg et Cricri.

Je vous dois à toutes deux fière chandelle, je crois, et mon fils itou... Vous avez droit à toute ma reconnaissance, et Dieu sait que chez moi, cela n'est point vain mot.

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oya

Un sourire rassuré devant la scène, la mère et l'enfant, une image toute douce qui resterait gravée longtemps dans sa mémoire.. elle recule, sourit de nouveau aux sages femmes présentes.. puis se fait discrète.. s’approche de la porte.

De nouveau la Princesse parle, elle demande pour la nourrice, Céleste n'est toujours pas de retour, elle ira y voir.. puis un grattement a la porte.. silencieusement Oya l'ouvre et sort sur le palier ou l'attend un Arthur à la mine inquiète.. un doigt sur ses lèvres, elle l'attire vers les escaliers qu'ils descendent tous les deux

Ne crains rien mon coeur, la Princesse semble aller mieux.. mais ce fût dur.. très dur... elle aura besoin de repos pour quelque temps

Elle lui sourit tendrement puis l'embrasse d'un air taquin

Par contre, nouvelle mission.. le Prince Philippe aura faim sous peu, Dame Céleste doit savoir si la nourrice était choisie, sinon il faudra y voir promptement.. tu l'as vu? ... et puis j'ai faim moi aussi .. et les autres dames sûrement.. et même son Altesse peut-être.. tu crois qu'on peut trouver quelque chose pour nous tous ici?

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lucyle*

Les 45, Arrivée dans les ruelles de la cité

Traversée d'un quartier miteux, où le goût de la mort reste sur toutes les langues, où une vie humaine vaut moins qu'une place prêt d'un âtre rougeoyant ou qu'un repas convenable.

Un ivrogne chancelant au gré de l'alcool s'avance vers notre groupe. Atmosphère qui sens le coup fourré. Anxiété. Je resserre ma dague sur ma cuisse. Regard discret vers le tout jeune Chlodwig qui lui aussi prend des précautions. Porter mon regard vers une fenêtre où une ombre vient de se défiler. Petit signe à Alayn.

Je n'ai pas encore l'expérience du terrain, mais je découvre ce jour là qu'il existe des gens dont seul un regard suffit pour faire ravaler une audace suicidaire. C'est le cas du Vicomte d'Ambert, pourtant si jeune... Un regard lui a suffit pour faire comprendre à l'homme de cesser cette provocation qui le mènera à la mort si il tente un seul geste malheureux.

Union de la pensée du groupe d'armes. Aucun ordre n'est donné et pourtant on se met à talonner tous nos montures en même temps pour ne point rester dans ce quartier coupe gorge.

Quelques ruelles se passent. Les gens entrent dans les baraquements sur notre passage. Enfin le lieu de rendez vous, l'écurie prêt de l'auberge où se trouve le Grand Maître de France.

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Alayn

Les 45, Sancerre, arrivée à l'auberge

Sancerre, Duché du Berry, ville qui a vu grandir feu Odin de Viverols, Vicomte de Ravel, le père d'Alayn. Le Vicomte d'Ambert visite cette la cité pour la prime fois, si on peut parler de visite... La traversée Sancerre se fait rapidement, le meneur sait où il va, il n'hésite pas sur les rues à emprunter et le groupe arrive enfin au point de rendez-vous, les écuries de l'auberge dans laquelle se trouvent la Princesse Armoria et son enfant.

Le ton est donné dès lors que les portes s'ouvrent devant eux, il n'y a pas une seconde à perdre. Vite se séparer de leur monture, et aller recueillir les ordres auprès des chefs de groupes déjà présents ; les paquetages et les chevaux sont laissés aux soins des hommes d'écuries. Alayn se muni du minimum, dagues, épée, pas de bouclier - qui l'encombrerai plus qu'autre chose – et se dirige vers l'auberge avec ses compagnons.

Un rapide coup d'oeil aux alentours de la bâtisse, il reconnaît quelques uns des 45 déjà en patrouille. Leur arrivée se fait par l'arrière, là où sont postés Titan et Cronos, un signe de tête en guise de salut lorsqu'il croise leur regard. Les ordres sont donnés, Alayn surveillera la rue perpendiculaire à l'entrée principale, il s'y rend aussitôt.

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Ganache

Ganache se planta avec sa caisse de pommes devant les deux dames postées à l’entrée de l’auberge.

- z’avez l’air crevées mesdames. Prenez’en chacune une. Sont pleines de sucre, ya pas mieux pour retrouver la forme ...

Sentant leur hésitation, il ajouta.

- Allez-y, vous gênez pas. Ya pas de souci, pour vous c’est cadeau !

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:24

paillard1

Un certain gamin, se baladant en janvier avec ses pommes ridées, commençait à le fatiguer.

Le voilà qui maintenant planté devant la porte, proposait ses fruits de manière éhontée à Tufsy et Eclipse.

Il allongea le pas, et saisit le gamin à l'oreille.

Dis donc mouflet, on t'a pas déjà dit de faire de l'air ? Et tes pommes là... Tu es riche au point d'en offrir à tout va ? Avec tes guenilles ?

Paillard saisit un fruit et l'approcha de la bouche du môme.

Tiens mon garçon, fais-moi plaisir, tu vas en manger une , juste pour voir... Allez, laisse-toi tenter que diable, tu les dis si belles et bonnes...


D'un coup d'oeil, il s'assura que Naudéas et Tufsy, tout pres, veillaient à l'empecher de déguerpir.

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passionceleste

(Dans la salle de l’auberge)

Après avoir échangé quelques propos avec les dames présentes, un regard d’accord tacite avec Arthur et la voila qui s’éclipse

Une porte poussée au hasard, sombre, sans aucune embrasure, un endroit petit et tranquille, la réserve sûrement

Elle se laisse choir, laissant libre cours à sa peine, à tout ce qu’elle retient depuis si longtemps, trop longtemps, ici, le masque tombe

Partir, la route, les chemins, fuir vers un ailleurs ou rien est meilleur

Image qui ressurgit, le teint blême de la princesse, sa main glacée et ce petit bout pour lequel elle n’a su avoir aucun regard

Sa main se pose tout naturellement sur son ventre, et les larmes redoublent…

Petit être qui grandissait au creux d’elle et que la vie lui a si injustement reprit, pourquoi ?

Combien de temps à souffrir, combien de temps avant d’oublier ?

Et lui….qui malgré la souffrance et la trahison, elle ne peut oublier….haine et amour si semblable….

Flot de larmes trop longtemps contenue ruissellent sur ses joues, emportant un peu de sa peine, soupir, se passe les mains sur le visage, ne rien laisser paraître jamais….

Redresse la tête, fixe un point et se prépare à paraître de nouveau, on remet le masque froid et impassible, on s’encourage et on reprend sa place

(Regagne l’étage)

Le visage et l’allure ont retrouvés leur apparat, le tête et haute, droite et fière

Elle monte les escaliers quatre à quatre comme à l’accoutumée, comme au domaine, quand il lui disait que ce n’était pas des manières et qu’elle pouffait de rire, chasse cette pensée au fur et à mesure de la montée

Regard qui se pose sur un couple qui semble si complice, sourit, en les reconnaissant

Sieur Arthur, Dame Oya, comment se porte son Altesse? regard interrogateur

Combnien de temps a-t-elle disparu et si…affolement…non !....les visages qui lui font face ont l’air serein

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titan34

Titan salua les nouveau renforts des 45 qui se presentait pour leur affectations.

Alayn !!! Svmd!!! vous surveillez la façe ouest,; attention il y as deux fenetre, si problème appelez!!!!.

Lucyle!!!! suis moi!! on va en face, un signe discret à Elinor a la fenetre du premier.

Il s'engoufra dans la masure.

Coci!!! Eli!!! c'est moi titan!!!

arrivé à l'étage, il expliqua brièvement à Elinor le plan, Lucyle* allait essayer de gagner le toit de l'auberge.

il accompagna lucyle* dans les combles, l'aidat à sortir sur le toit par la trappe.

une fois dehors, celle-ci jeta un rapide coup d'oeil, puis tel un felin elle disparut sur les toits.

il distribua la nourriture amené par Naudeas, et regagna la rue ou il termina de faire la distribution de nourriture et repris sa ronde.

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eclipse72

[devant l'auberge]

Après avoir grignoté ce que Naud avait apporté, Eclipse s'était collée contre la porte. Si quelqu'un voulait entrer, il faudrait d'abord la faire bouger de cet endroit stratégique.

Elle avait bien suivi le manège du vendeur de pommes, mais n'avait pas cédé à l'envie de le chasser. Elle était restée à son poste, observant Paillard le renvoyer vers d'autres lieux.

Cette histoire de pommes rappelait étrangement une histoire d'empoisonnement de princesse, il fallait faire attention à tout ici.

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kit_ln

Tout le monde arrivés petit à petit, il fallait continuer à veiller mais l'attente était longue et aucunes nouvelles de plus ne transparaissait, combien de temps encore allions nous attendre?.

Kit pris des ravitaillements qui arrivés, et faisait les 100 pas sur un coté de l'auberge pour se dégourdir les jambes. Elle fini par prendre une de ses miches de pain, elle s'assis sur une pierre et la mangea, espérant en savoir plus bientôt.

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Ganache

Ganache manqua de renverser son cageot, seul un réflexe inespéré lui permit de sauver sa cargaison. Tout petit déjà, il détestait qu’on s’en prenne à ses oreilles ... Il fusillait le vieux schnock d’un regard mauvais ...

- Dis donc mouflet, on t'a pas déjà dit de faire de l'air ? Et tes pommes là... Tu es riche au point d'en offrir à tout va ? Avec tes guenilles ?

- Qu’est ce que j’frais là si j’étais riche ? Z’êtes malade où quoi ?

Il tenta bien de résister mais le bougre était costaud. Pas joli joli, de maltraiter un gosse ainsi … Contraint et forcé, il du se résoudre à gâcher la marchandises et croqua à pleine dent.

- Sont bonnes mes pommes ! Les meilleures du duché ! Mais j’en donne qu’aux dames … T’as voulu qu’j’croque, tu me dois 20 deniers !

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tufsy*

[aux côtés d'Eclipse]

Tufsy suivit le manège du mioche aux pommes tout au long de la ruelle. Sûr qu'il n'avait pas l'air à sa place le gamin !

Pas démonté pour deux sous le voilà qui se plante devant les deux jeunes femmes et qui veut leur offrir des pommes.

Mais pas le temps de le renvoyer dans ses pénates que Paillard et Naudéas revenaient sur leurs pas
Citation :

Dis donc mouflet, on t'a pas déjà dit de faire de l'air ? Et tes pommes là... Tu es riche au point d'en offrir à tout va ? Avec tes guenilles ?


Tufsy dût se faire force pour ne pas laisser fleurir un sourire. Voilà qui s'appeler moucher le morveux !!

Mais le gamin n'avait pas froid aux yeux et réclamait déjà son dû. Tout en surveillant attentivement les alentours pour essayer de deviner si tout ceci n'était qu'un coup monté, Tufsy était impatiente de voir comment Paillard se sortirait de là.

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Naudeas

[devant l'auberge]


Naudeas assistait à la scene avec le gamin..Paillard ne semblait pas le lacher et le gamin mangeait sa pomme d'un air un peu dépité

Gamin, on fait un marché un écu tout neuf et tu as vendre tes pommes ailleurs..


Elle sortit l'écu de sa bourse et lui montra

Comme ca l'incident est clos mais on veut plus de toi dans nos pattes sinon le fouet t'attendra


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Ganache

L’fouet ?! Sont gonflés ceux là … Si on peut même pu faire d’commerce !

Son regard oscilla un instant entre la pièce et le regard de la jeune femme puis il répondit d’un ton sec.

- Un écu plus mes 20 deniers et j’m’en vais !

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oya

Les 45 - chuchotements de palier

Ils n'ont pas le temps d'atteindre le rez-de-chaussée que Dame Céleste arrive d'un pas pressé, marches grimpées au trot.. regard interrogateur et inquiet mais vite rassuré..

Femmes qui se connaissent peu, mais un sourire de complicité dans celui que fait la Baronne a la jeune femme.. leur but est le même.. la crainte qui s'éloigne les rapproche soudainement..

Je crois sa majesté hors de danger.. du moins les sages femmes ont repris sourire.. et elle réclame la nourrice de son fils.. Etes-vous au courant Dame Céleste? Sinon ou trouverons-nous nourrice ici?

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paillard1

Paillard faillit rire. 20 deniers ! Le gamin ne manquait pas d'air !

Dis donc ptiot,


Il tourna un peu plus l'oreille

Je ne suis doté que d'une patience très limitée, et j'ai autre chose à faire que de jouer avec toi.

Naud, contre toute attente, lui proposa une pièce, et il suspendit le coup de pied au train qu'il promettait au gamin, attendant sa réaction.

Il répondit effrontément, et fatigué de ses pitreries, avec de plus un fort reste de méfiance, il poussa l'insolent devant lui, et l'ejecta du lieu sans ménagement.

Allez, file de là avant que l'envie me prenne de te couper la langue ! Du vent ! Et reste au loin, ou tu le sentiras passer !

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:31

Mentaig

Dans la rue, l'agitation augmentait d'heure en heure.

Dame Oya répondit au grattement derrière la porte. Mentaïg l'entendit parler de nourrice, et tendit l'oreille. Elle allait intervenir, quand la princesse se mit elle aussi à réclamer une nourrice, puis à les remercier, elle et Cricri.

Mentaïg inclina simplement la tête. Elle n'attendait aucune récompense particulière. L'enfant était né, il vivrait, et sa mère probablement aussi. Le reste...

Votre Altesse, excusez la liberté que je prends, mais...

De nouveau, les regards qui se tournaient vers elle. Cela devenait agaçant, pour la sage-femme, de ne pouvoir s'adresser à une accouchée sans qu'aussitôt l'attention générale se reportât sur vous. Au fond, Mentaïg ne l'enviait pas.

Elle se pencha une fois de plus, pour n'être entendue que de la princesse, et de Cricri qui se trouvait tout près.

Dans le cas de Votre Altesse, il vaudrait mieux se passer de nourrice. Je sais qu'il n'est point d'usage à la Cour d'allaiter soi-même son enfant, mais vraiment, vous vous remettriez plus vite.

Elle hésitait à fournir une explication plus détaillée. Elle n'avait pas l'habitude d'être ainsi épiée, surtout par de parfaits étrangers, quand elle prodiguait soins et conseils à ses patients.

Dame Céleste revenait. Mentaïg était intriguée par cette femme. Elle sentait chez elle comme une fêlure, quelque chose de grave, dont elle ne décelait pas la cause.

C'était elle que les autres semblaient tenir pour responsable de l'intendance. On verrait ce qu'elle déciderait. Si seulement elle avait la bonne idée de faire taire tout ce bruit, dans la rue !

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nemesis la belle

Elle a repéré le passage... Sait maintenant par où entrer.... Elle a été bien renseignée...

Redescendue prestement du toit, telle l'anguille qui se faufile... Rue bondée... Facilitant diversion...

Un gamin qui vend des pommes.... Elle lui sourit, lui donne quelques écus contre deux belles juteuses... Observe à la dérobée le soldat occupé à harranguer le gosse....

Elle soupire doucement....

Toujours ce besoin du plus fort... Ecraser les petites gens...

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Elinor

Titan donna des ordres pour qu’elle gagne la maison qui la rendait si nerveuse depuis qu’ils s’étaient postés derrière l’auberge. Elle lui en était reconnaissante et acquiesça à ses paroles d’un signe de tête entendu.

La foule ne s’était pas encore tout a fait dispersée et elle se dépêcha de se frayer un chemin parmi les habitants de Sancerre. Un gamin l’accosta pour lui vendre une pomme et elle le repoussa sans ménagement, en d’autre circonstance elle lui aurait probablement acheté un fruit, mais l’heure n’était pas à la collation, bien que son ventre lui rappelait qu’elle n’avait rien avalé depuis qu’ils étaient arrivés.

Elle entra dans la petite masure sans trouver de résistance aucune, la porte était ouverte et sortait à demi de ses gonds. Le désordre, la poussière et quelques petites billes noirâtres dispersées ça et là ne laissaient aucuns doutes sur la nature des habitants qui occupaient l’endroit. Un énorme rat détalla à son entrée, s’enroulant autour d’un pilier de bois et se hissant grâce à ses pattes préhensibles jusqu’à une poutre. Elle eut un frisson de dégoût devant la rapidité de déplacement de l’animal, et commença à inspecter l’étage inférieur avec précaution.

N’ayant rien remarqué d’anormal, elle commença à gravir les premières marches de l’escalier grinçant qui menait à l’étage. Elle s’arrêta, croyant entendre une sorte de murmure indistinct. Elle avait toujours son arc prêt à tirer et finit de gravir les dernières marches qui la séparaient du premier étage. Pas un chat, et pour cause, un deuxième rat encore plus gros que le précédent se faufila dans une large fissure du mur.

Elle s’approcha précautionneusement de la fenêtre, l’endroit était en effet idéal pour observer la foule. Elle remarqua Paillard aux prises avec le gosse des rues qui avait voulu lui vendre une de ses pommes. Instinctivement, elle porta la main à la petite bourse qui pendait à sa ceinture, disparue ! Le petit scélérat ! Elle rit. Après tout, elle ne contenait que quelques maigres écus et deniers cette bourse. Elle haussa les épaules, il en aurait certainement plus besoin qu’elle, la vie n’était pas tendre avec les gamins des villes, et elle admirait l’adresse avec laquelle il l’avait dépossédé sans même qu’elle ne s’en aperçoive.

En bas, Titan, suivit de Dame Lucyle, lui fit un petit signe de la main pour lui signifier qu’ils allaient entrer, elle lui répondit et reporta son attention sur la foule. Elle ne devait pas se laisser distraire par le môme qui attirait pourtant toutes les attentions, d’ailleurs une jeune et jolie jeune femme était justement en train de lui acheter deux pommes et le gamin ravit lui fit une révérence et continua son petit manège.

Etais-ce un clin d’œil complice qu’elle venait de surprendre entre eux ? Non elle était bien trop loin pour en être certaine, sûrement son imagination lui jouait-elle des tours une fois encore.

Se concentrer, surveiller les issues de l’auberge et couvrir ses compagnons en cas d’attaque, telle devait être sa seule et unique pensée pour le moment.

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Chlodwig_von_Frayner

Les 45- Autour et dans l'écurie


Les trois jeunes gens s’étaient engagés dans la ruelle étroite, sombre et malodorante. Rien pour plaire en quelques sortes. Mais c’était un passage obligé pour accéder à l’écurie. Bon, normalement, pas de quoi s’inquiéter… normalement. Mais leur groupe de trois, dont pas un n’a dépassé les 18 ans peut sembler une proie facile pour une quelconque groupe de malandrin désireux de détrousser quelque proie facile… d’autant que le terrain est propice à ce genre de chose. Mais une autre pensée le taraudait… Après tout, avec trois personnes en moins, l’auberge serait plus vulnérable… Ils n’avait que peu d’indices sur ce qu’ils pouvaient avoir à affronter… Alors… On ne savait jamais.

La main sur la garde, l’épée visible… Il avançait prudemment. Du coin de l’œil, il vit que Lucyle n’était pas non plus rassurée. Aurait il dut se sentir soulagé en voyant qu’il n’était pas tout seul ? Peut être… Mais étais réellement rassurant de voir qu’il n’était pas le seul à être inexpérimenté ? Rapide coup d’œil à Alayn… lui semblait avancer dans la ruelle sans se soucier le moins du monde du danger qu’elle pouvait représenter… Chlo secoua la tête… quel idiot il était d’avoir ainsi des sursauts à chaque événement… il avait les nerfs à vif…

Il jeta un regard sur le blason qui ornait son écu… L’aigle bicéphale coupé de gueule… Les Von Frayner… Son père… Qu’aurait il dit en le voyant ainsi ? Qu’il n’était qu’un idiot. Et il le savait, en agissant ainsi, il était moins efficace et mettait ainsi, non seulement sa propre vie, mais aussi celle des autres et la réussite de sa mission. Il respira un bon coup… Après tout… elle n’était pas si terrible que cela cette ruelle et puis… ils étaient presque arrivés au bout…

Arrivée dans l’écurie… ouf ! Bon, ça de fait au moins. Les autres montures des 45 y étaient rassemblées et des hommes y montaient la garde. C’est que, l’auberge se devait d’assurer la garde des montures de ses clients, c’était sa réputation qui était en jeu… Ici, l’atmosphère y était chaleureuse, parvenant même à dérider Chlo. Alayn et Lucyle échangèrent quelques piques… Le vicomte semblait toujours aussi détendu… mais on devinait une certaine concentration. Par contre… Lucyle avait un peu plus de mal à se dérider… Une bouffée de compassion l’envahit sans qu’il sache pourquoi. Il se sentait un peu plus proche de la jeune fille, de par son âge, et de par la similarité de leur situation.

Chlo trouva une stalle libre pour son cheval… un vrai cheval de bataille, pas encore un destrier, non, cela viendrait, mais un cheval de bataille tout de même, offert par son père. Rompu à cet exercice, il défit la selle, puis les rênes et enfin le mors. Le cheval s’ébroua. Chlo lui flatta alors l’encolure… Parfait, il n’avait pas trop souffert du voyage… Au lieu d’une bataille, il n’avait eu qu’une longue route… Bah… Il n’allait pas s’en plaindre non plus…

Blouf !


Il fut soudainement interrompu dans ses réflexions par… Une grosse fourchée de fouin venait de lui tomber sur la tête. Il se retourna et vit Lucyle avec sa fourche qui prenait un air désolé…

Je suis désolé… ça a été un peu trop vite et…

Puis en voyant l’air ahurit de Chlo, qui essayait, en vain, de se débarrasser de toute le fouin qui lui était tombé sur la tête, elle éclata d’un rire cristallin. Chlo prit d’abord un air renfrogné puis, voyant que la jeune fille riait encore plus, il prit le partit de rire à son tour.

Lorsqu’ils se furent calmés, Alayn, Lucyle et Chlo repartirent en direction de l’auberge… Chlo n’avait gardé que sa cotte de maille, sous son tabard, bien sur, son épée, offerte par sa mère, sa dague, placée à sa ceinture, son petit bouclier aux armes des Von Frayner, et bien sur, son éternel mantel. Si, pour une raison ou pour une autre, il devait laisser son bouclier, il enroulerait le mantel autour de son bras gauche et s’en servirait comme protection.

A peine arrivé devant la porte arrière et déjà les ordres fusaient… Pfiou, on allait pas chômer. Simple principe de précaution peut être… réelle protection en tout cas. Lui et Alayn étaient assignés au côté de l’auberge. Quelques fenêtres à surveiller, normalement rien de bien sorcier. A priori, leur boulot était d’écarter les intrus. Chlo espérait juste que Alayn réussirait à être assez ferme avec quelque paysans si le besoin s’en faisait ressentir… Le reste… et bien on improviserait.

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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:37

lucyle*

Les 45 - Les toits de Sancerre.


Cela fait peu de temps que Lucyle a appris à monter à cheval mais Alayn lui dit sans cesse que c'est une parfaite cavalière. Mais est-il vraiment objectif avec Lucyle ?... Tandis qu'il se charge de déceler leurs chevaux. Lucyle prend l'initiative de faire ce que font les hommes d'écuries au castel. Elle se saisit alors d'une fourche et l'enfonce profondément dans un tas de foin entreposé non loin de la monture de Chlodwig. Les chevaux ont bien mérité double portion pour avoir réussi à tenir le rythme que les 45 leurs avaient imposé.

Temps d'arrêt. Fourche semble coincée. Forcer sur le manche. Rien ne se passe. Petit soupir et air décidé de la jeune Lucyle qui ne va pas se laisser démonter pour autant. Et de toutes ses forces et de tout son poids, elle.... non.... Tout Puissant.... Fourche se soulève brusquement ! Foin s'envole dans les airs ! Se retourner prestement. Les yeux écarquillés. Puis elle ne peut retenir un rire en voyant l'allure du jeune noble Chlodwig ! On dirait un épouvantail. Mais il n'a pas l'air de le prendre à la rigolade. Petite grimace de désolé de la part de Lucyle mais qui repart dans un fou rire irrésistible entraînant cette fois-ci Chlodwig dans son rire. Si jeunes... et déjà ils sont là... Ne devrait-on pas les voir plutôt s'amuser dans le parc du chateau. L'aider à se débarrasser du foin sous le regard amusé des 45.

Mais il est temps... le devoir les appelle... retour à la réalité qui est la leur. Adolescents dans un monde d'adultes. Mais avoir cette fierté de servir le Grand Maître de France. Avoir pleinement conscience de l'honneur qui leur ait fait.

Avant de partir de la grange, Lucyle vérifie son équipement. Oui tout y est... arbalète en son dos... flèches... dague à sa cuisse... côte de maille bien ajustée... Respirer un bon coup... Faut y aller... On les attends... Dernier regard vers Alayn... Petit sourire sur un visage dont le regard trahi son anxiété... Il lui fait un petit signe de la tête pour la rassurer, lui dire que tout va bien se passer, qu'elle sera à la hauteur. Machinalement, elle se retourne vers Chlodwig. Il a l'air d'être prêt aussi. Regarder vers la porte de l'écurie. Fermer les yeux. Prendre une profonde inspiration.

Rejoindre Titan qui répartit les postes. Ecouter. Rester attentive. Pas le temps de traîner. Faut suivre. Une vieille bicoque... Regard vers les toits avant d'entrer... Prendre quelques repères... oui là... mais peut être plus aisé par là... S'enfoncer dans cette vieille maison qui sent le renfermer à plein nez. Croiser Eli qu'elle a appris à connaître sur le chemin, puis une autre personne juste croisé peu de temps avant. Echange de regards. Tous écoutent Titan. On obéit. On connaît la discipline et on l'a tous acceptée.

Les combles. Petite ouverture. Aide de Titan pour s'y faufiler. Dernier regard vers l'homme. Lucyle reste silencieuse. Concentrée. Puis la jeune fille disparaît tel un chat rodant sur les toits. Pas sont velours. Chercher moyen de passer discrètement sur le toit de l'auberge. Ombre se profile sur celui-ci. Cheminée non loin. Lucyle s'y cache. Juste un regard. Voir ce qu'il en est. Silhouette féminine aussi habile qu'un félin descend du toit de l'auberge. Doucement avancer vers le rebord du toit. Finir à plat ventre. Discrétion. Silence. Poser ses mains sur sa bouche... Imiter le cri du faucon... Regard d'un homme en bas qui lève aussitôt les yeux vers Lucyle qui lui fait des signes afin de lui faire comprendre qu'il faut suivre la personne qui se trouve au coin de la rue et qui vient d'acheter une pomme au gamin.

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passionceleste

(Sur le pallier)


Propos qui la rassure tout à coup, comme si le poid du monde venait de lui être oté des épaules, sourire de remerciement au couple, qu’ils sont magnifique à regarder, cela lui donne espoir qu’après tout l’amour existe…

Pour la nourrice ne vous tracassez point, profitez …suspend sa phrase un peu mal à l’aise….du moment, d’être enfin ensemble après ce tourment, regard bienveillant et sans plus de préambulle, reprend la montée des marches

(Dans la chambre de son Altesse)

Un petit coup bref et discret, et elle entre, regard qui se pose directement sur son Altesse

Une certaine douceur s’y traduit, la princesse est consciente, que le Tèrs Haut soit loué !

S’approchant de son chevet, un genou à terre, la tête incliné vers le bas

Altesse, que de baume en mon cœur de voir…le reste de sa phrase se perd dans l’émotion

Petit regard autour d’elle, se penche pour n’être qu’entendue de par la princesse

MonnAltesse, pourrais je…cherche ces mots…sans vous portez offense, aucune Altesse mais…se racle la gorge et reprend un ton plus bas….Altesse, je crois savoir que les premières tétées sont importante pour l’enfant ainsi que la mère…et de plus en plus mal à l’aise…Altesse, vous êtes en vie, votre fils aussi, prenez le temps de vous remettre et l’allaitement et le meilleur moyen…..se sent de plus en plus confuse…du moins les premiers jours Altesse et puis….prend son courage à deux mains….c’est le prolongement de ce qui vous unit tout les deux….réalisant l’outrance de ces propos, elle baisse la tête et se confond en excuses

Je ferais ce que mon Altesse demande, elle reste là, prostrée, confuse, d’avoir osé émettre tel propos à la princesse, mais existait il moment plus beau, unique et particulier de cet échange entre la mère et son enfant

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cricriultras

Cricri écoutait ce que Mentaig disait à la princesse, elle acquiessa en la regardant.

Votre altesse, Mentaig a raison, rien de mieux que d'allaiter, l'enfant s'immunise ..


Le petit prince bougea dans les bras sa mère, il allait avoir faim, il grogna Cricri s'avança prés du lit et aida son altesse à mettre son enfant au sein...

quel beau tableau !!!!!!

Cricri commençait à ressentir la fatigue, elle regarda Mentaig qui n'était pas mieux, mais elle voulait attendre d'être sûre que tout allait bien.

Son regard se porta sur l'enfant en train de têter goulument, elle sourit ...il aura bon appétit!!!!!

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Ganache

- Allez, file de là avant que l'envie me prenne de te couper la langue ! Du vent ! Et reste au loin, ou tu le sentiras passer !


Cette fois, Ganache avait eu moins de chance … Il avait perdu bon nombre de ses fruits pendant l’échauffourée. Il donna un coup de pied dans l’un d’eux puis s’éloigna en grommelant ...

Une fois hors de portée du vieux grincheux, il se retourna pour hurler dans sa direction.

- Eh M’sieur l’radin ! Une dernière chose, tant qu’ j’ai encore ma langue …

Il s’interrompit, juste le temps de vendre deux pommes à une gentille dame blonde, puis reprit.

- Ouvres tes yeux l’radin ! Ya une bourse en cuir juste sous ton nez … J’ai vu une de tes amies la perdre en sortant de l’auberge !


Il tourna les talons, puis s’éloigna tout en interpellant les badauds.

- Pom Pom Pom Pom ! Qui veut des pommes ! Elles sont pas chères, elles sont sucrées ! Les meilleures pommes du Duché ! … Pom Pom Pom Pom ! Qui veut des pommes !…


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kalopsite

[Rez-de-chaussée]

La demoiselle qui sort de la réserve et qui grimpe les marche quatre a quatre, quand allaient ils avoir des nouvelles de la princesse.

Des voix prêt de la porte, trop prêt, que se passe t’il a l’extérieur, elle se dirige vers la fenêtre la main sur le pommeaux de son épée avec juste un regard intrigué a Isa

La scène qu’elle voit, Paillard tirant l’oreille d’un gamin des rues, vendeur de pomme, il s’en débarrasse, le calme derrière la porte, tant mieux, la rue est bondée, les villageois sont tous la, d’autres peut être.

Sont regard dévie vers les battisses en face, Titan qui en sort, soulagement il va bien elle le regarde traverser la rue, remarque une dame blonde qui achète des pommes au gamin, regard complice il lui semble, non s’en doute, elle était fatiguée simplement, et son esprit en alerte devait lui jouer des tours.

Un tour de vision sur les maison, sourit en voyant Elinor a la fenêtre du premier étage son arc a la main prête a intervenir au moindre incident.

Elle doit marcher fait des va et viens entre la fenêtre et l’escalier, des murmure la haut, elle tend l’oreille mais de discerne rien, elle continue ainsi ses aller retour dans la pièce...

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paillard1

Une fois le gamin éloigné, Paillard baissa les yeux pour confirmer les dires du petit.

Effectivement à ses pieds se trouvait une bourse de cuir, avachie, et qui ne semblait guère rebondie.

Se baissant, il la ramassa et la secoua. Un tintement, quelques ecus sans doute. Il la jeta sur la pierre du seuil, ca n'était pas l'urgence du moment.

Tombée... Tu parles... Encore un qui cumulait les métiers, tire-bourses et vendeur à la sauvette... Bah ! Il fallait bien vivre.

Il se tourna vers Eclipse et Tufsy :

A vous de patrouiller les rues, allez vous dégourdir les jambes. Naudéas et moi restons là.

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titan34

[derrière l'auberge trottoir d'en face]

une sancerroise d'un grand age avance le long du mur en titubant et courbant l'échine sous un panier lourdement chargé.

subitement elle trebuche et lache le panier qui se repand au sol, tombant à genoux.

d'en face titan voit la scéne, il se précipite, relève la Dame et l'appuie contre le mur, puis se saisissant du panier, il ramasse toutes les denrées éparses sur le sol.

il revient vers la Dame, qui le remercie.

avez vous mal quelques part ?? allez vous loin d'ici??


la Dame lui répondit, qu'elle habitait à 4 maison d'ici et lui désigna la façade de la maison.

si vous le permettez je vais vous accompagner.

prenant le panier dans la main gauche, il tendit son bras droit pour qu'elle prenne appui et la reconduisit jusqu'au seuil de sa maison.

il déclina avec uun sourire l'invitation à boire un verre, et posant le panier sur le seuil, il regagna son poste.

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Armoria

Elle regarda Mentaïg sans trop comprendre. Allaiter son enfant ? C'était presque dérogeant... Ses deux aînés ne l'avaient pas été, bien que nés dans des circonstances très particulières : comme il était de coutume de faire jeûner les nouveaux-nés, le temps de rejoindre le reste de l'humanité, la nourrice avait été trouvée à chaque fois. Et pour la mère, la douleur intolérable de devoir se bander les seins.

Elle contempla son bébé. C'était tentant... Ayant souvent vu des femmes du peuple nourrir leur enfant, elle en avait toujours ressenti une pointe de curiosité, voire de jalousie. Et puis, si sa propre santé l'imposait...

Elle s'était à peine décidée que Cricri lui avait mis Philippe au sein. Quelle sensation... Douceur, héritage atavique venu du plus ancien de l'humanité, humilité, et...

AÏE ! Mais ça fait un mal de chien !


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svmd

Les 45 - Dans l'écurie puis au dehors

Ils étaient arrivés depuis peu, et tous s’occupaient de leurs chevaux. Après cette longue chevauchée, les pauvres bêtes étaient fourbues. Chacun d’entre eux faisaient donc bien attention à les pourvoir en eau et en foin et donnaient leurs consignes aux hommes d’écurie ; il restait un peu à l’écart, ne connaissant encore pas vraiment ses compagnons de route et puis étant d’un naturel discret et peu bavard, cela lui convenait parfaitement de rester ainsi de côté.

Il y avait encore avec lui, dans l’écurie, trois de ses compagnons de route :Lucyle, Alayn et Chlodwing. Ce sont de jeunes gens, robustes pleins de santé et de vie et d’un naturel souriant, ils les entendaient discuter et blaguer… Mais en vérité, ils étaient comme lui. Il avait cru comprendre que c’était pour eux aussi leur première mission, et l’on percevait derrière les voix une certaine tension à l’idée de ce qui pouvait arriver.

Puis soudain un petit bruit sourd, il se retourna et vit Chlodwing recouvert de foin, et à côté de lui, Lucyle qui balbutiait :

Je suis désolé… ça a été un peu trop vite et…


Très vite, ils rirent ensemble de cette bévue et il ne put s’empêcher de sourire lui aussi…

Mais déjà le temps des rires est terminé et ils doivent aller retrouver les autres et surtout prendre leurs ordres. Les trois se dirigent vers la sortie de l’écurie, l’un d’eux se retourne et lui fait un geste de la main l’invitant à les suivre. Il acquiesce et répond d’un mouvement de la tête.

Il vérifie qu’il a bien tout avec lui, de toute façon, il possède si peu qu’il n’est pas prêt d’oublier quoi que ce soit. En passant près de Thunderblade, le cheval d’Elinor, il ne peut s’empêcher de vérifier si son auge est bien garnie et de caresser cette croupe qui l’a porté ces derniers jours.

Et le voilà dehors, à la suite de ses compagnons. Marcher dans les ruelles, un poids dans la poitrine, puis Titan qui distribue ses ordres et chacun qui s’éparpille, sans un mot.

Affectés à la surveillance de la façade ouest, il suit Alayn et Chlodwing. Bien vite arrivés, ils prirent chacun position, lui se glissa dans un renfoncement, observant avec attention, les deux fenêtres de cette maison, par où éventuellement le danger pouvait survenir…

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passionceleste

(Auprès de son Altesse)

Elle faillit en tomber à la renverse, la nourrice venait de mettre le petit prince au sein de sa mère sans même attendre la moindre réponse ou le moindre acquiescement de son Altesse

Celle-ci d’ailleurs ne tarda point à se faire entendre

AÎE ! Mais ça fait un mal de chien


Celeste dissimula son sourire devant le naturel de la princesse, mais quelle image touchante que de voir la mère et le fils réunis ainsi, cette vision bien que merveilleuse la bouleversa

Se reculant, elle prit place auprès de la fenêtre et regarda au loin…

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Auberge du Havre, accouchement d'Armoria   Jeu 14 Fév 2008 - 11:40

Lambert_Coursier

Ruelle proche de l'auberge.


Un cavalier surgit à brides abattues dans les ruelles berrichonnes.

Il avait mission urgente à accomplir.

Le nom d'un village, la très vague adresse d'une auberge...

Il fut accueilli par des gardes postés qui lui refusèrent l'abord de l'auberge.

Il tenta de leur expliquer : rien à faire.

Habitué aux missions parfois confidentielles, le coursier n'insista point, et demanda instamment :

Veuillez remettre ce message en main propre à Dame Celeste, de la part de Dame Clothilde de Saint-Nicolas-les-Colombes.

Pour ma part, je me nomme Lambert, et suis coursier de Dame Clothilde.

J'attendrai ici réponse éventuelle...

Le jeune cavalier tendit le parchemin scellé. Celui-ci contenait information urgente :

Citation :
Dame Celeste,

Permettez-moi
de vous adresser ces quelques lignes pour vous annoncer une nouvelle
fâcheuse. Il me semble que Messire Estefan fait partie de vos amis
proches, or... il se trouve actuellement aux Hospices de Murat,
visiblement blessé assez grièvement à la tête. J'ai songé que vous
auriez souhaité être prévenue... Je n'ai pour l'instant d'autres
renseignements à vous fournir, mais me permettrai de vous tenir au
courant de l'évolution de son état.
Pouvez-vous me donner des
nouvelles de Son Altesse ? Mère Sophonxe nous a appris dimanche que son
accouchement avait été difficile... Je prie de tout coeur Aristote de
l'aider.

Respectueusement vôtre,

Clothilde de St-Nicolas-les-Colombes.
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lucyle*

Les 45 - Les toits de Sancerre.

Allongée sur le rebord du toit de la maison délabrée en face l'auberge où la Princesse Armoria se trouve. Regarder si l'homme que j'ai prévenu a bien compris ce que je viens de lui mimer. Soulagement. Oui, il prend la bonne direction. Il talonne la femme qui est descendue du toit de l'auberge tantôt. Non ! mais où elle est passée ? Regard cherche. Mais où est-elle ? Jurer intérieurement ! L'homme m'interroge du regard. Haussement d'épaules. Lui faire signe que je l'ai perdu de vue. L'homme reprend la direction d'où il vient. Il va sûrement parler de ce qui vient de se passer à un des chefs. Oui, biensûr qu'il va le faire ! Ne t'inquiète pas Lucyle ! Beaucoup d'hommes d'expérience parmi les 45. Ils savent.

Observer l'auberge. La princesse va t elle bien... elle était déjà si affaiblie à Pierrefort... son enfant...mais oui Lucyle... tout a dû bien se passer... Se reconcentrer. Mission a été donnée. Il faut l’honorer. Voir comment je peux passer sur le toit de l'auberge. Pas facile. Même impossible d'où je suis. Deux bons mètres séparent les deux toits. Même avec de l’élan c’est risqué. Tenter ? Hum...Pourquoi pas... Je suis inconsciente et bien oui je le suis souvent et j'en payes les conséquences mais croyez vous que cela me servirait de leçon ? Et bien non... On a dit un jour à mon propos qu'il fallait que jeunesse se passe... Et bien espérons qu'elle ne passe pas trop vite ! Les leçons sont parfois dures mais ça m'apprends la vie comme on dit... Suffit de ne pas provoquer deux fois la même leçon.

Se relever. Prendre un peu de recul. Un pas en arrière. Un deuxième. Un troisième. Puis... crack... surprise... sentir se dérober son pied... équilibre se perd....se rattraper au mieux... Ma jambe passée à travers le toit... Vêtement déchiré... Sang qui commence à imbiber le tissu... Serrer les dents... Juger pour enlever sa jambe sans la blesser plus... Prudemment je la sors... doigts viennent écarter le tissu... je ne me suis pas loupée... belle entaille... Non Lucyle ! Ce n’est rien continue. Oui mais tu peux oublier le saut de l'ange ! Tu as mal... oui mais rappelle toi ce qui t’es arrivée dans cette grotte près d’Aurillac... tu as supporté beaucoup plus que ça...

Regard se porte sur le toit. Oui trop risqué... je me demande même comment il tient encore... vétuste... Cherche Lucyle... Cherche et trouve la solution... Faut voir découvrir ce qu’a pu faire la femme sur l’autre toit ! Marche se fait prudente en serrant des dents. Entaille peut être plus profonde que ce qui paraît. Longer le faîtage. Endroit du toit sûrement le plus solide. Rejoindre un autre petit toit adjacent. Y descendre. Rester prudente. Celui-ci à l’air plus solide a priori. Regard lumineux car toit a une avancée sur la rue. Il touche presque l’autre toit en face. Enfin presque... un mètre vingt à tout casser... et avec cette blessure va savoir si je vais y arriver. Pense à la princesse. Sa sécurité. La sécurité des 45. Tous nous sommes un. Chacun fait attention à la vie de l’autre comme si c’était sa propre vie. Faut être à la hauteur ! Allez Lucyle...

Arrivée près du rebord. Sortir une flèche. La placer entre ses dents. Il faut rester discrète le plus possible. Quatre bons pas en arrière. Respirer profondément. Se concentrer pour sauter ce petit mètre qui sans ma blessure à la jambe se ferait sans l’ombre d’une hésitation.

Elan... Mâchoire se resserre sur le bois de la flèche... Saut... Oui... Atterrir sur le toit d’en face... Craquement sous ses pieds... Dents laissent marque dans le bois... Douleur de l’atterrissage. Je me sens mal. Mains se posent sur le toit. A genou. Le bois a du entailler un peu plus que la chair... le muscle doit être touché... Reprendre ses esprits... Replacer la flèche où elle doit être. Se relever en grimaçant. Regard se porte sur la gauche. Le toit de l’auberge est surélevé d’un bon mètre cinquante. Soupir. Punaise mais pourquoi j’ai dit que j’adorai grimper partout enfant !

Devant le pan de mur. Dernier obstacle avant de se retrouver enfin sur le toit de l’auberge. Lucyle tu aurais dû manger plus de soupe enfant ! Bras se lèvent et tirent. Aide des pieds contre le mur. Douleur à nouveau à la jambe. Laisser sortir un petit cri étouffé. J’aurai du garder la flèche entre mes dents ! Après pas mal d’effort, me voilà enfin où je dois être : le toit de l’auberge. Malgré la douleur qui se fait lancinante à ma jambe. Je me surprend à avoir un petit sourire. Oui... en fait je suis fière d’y être arrivée. Mais maintenant il va falloir comprendre ce que faisait la dame sur ce toit.

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oya

Les 45, Sancerre, au rez-de-chaussée, je crois

Le sourire revenu, la jeune dame rentre doucement dans la chambre, un regard complice a son compagnon et les voila au rez-de-chaussée

Viens, allons annoncer aux 45 les bonnes nouvelles et trouver quelque chose a manger.. dis.. si tu allais leur dire pendant que je cherche la personne qui s'occupe de l'auberge?


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nemesis la belle

tapie, arnachée... Elle avait atteint son objectif... Sourire au coin des lèvres...

Elle était prête.. Elégante, la rapière de son père, fixée sur sa hanche gauche, prête à l'emploi...

Armoria... Ce n'était plus qu'une question de temps... Bientôt ... Elle serait à sa merci. Bientôt La Vouivre serait vengée...

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Naudeas

[les 45 : devant l'auberge]

Naudeas regarda le Sieur qui semblait épuiser, il avait un message à transmettre à une certaine Dame Céleste..Elle prit la missive et se décida d'entrer doucement elle découvrit Arthur et Oya et se dirigea vers eux.

Arthur, Oya y a t-il une personne dans l'auberge qui se nomme Dame Céleste, si oui un messager du nom Lambert vient de lui apporter cette missive de la part de Dame Clothilde de Saint-Nicolas-les-Colombes. Il attend la réponse dehors..

Au fait, si vous avez faim, ils nous restent un peu de pains et de poulets.

Elle leurs donna le billet et ainsi qu'un peu de nourriture

Est ce que je peux retourner à l'extérieur, je me sens pas à l'aise ici, ce silence me donne froid dans le dos

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Ysabeau

Ysabeau, tavernière par intérim, s'en revint au Havre munie d'un gros panier rempli de victuailles. Elle était allée au marché pour reconstituer les réserves de l'auberge.

Elle salua Arthur, Oya Naudéas qui sortait.



Bonjour amis, je puis maintenant vous appeler ainsi ? J'ai rapporté des victuailles, et vais me mettre en cuisine dans l'instant. Vous pourrez ainsi vous restaurer après ces heures éprouvantes.

Il semblerait que la princesse aille mieux ? On m'a dit qu'elle était tirée d'affaires, bien que fort lasse encore... J'en suis bien aise croyez moi.

Je vais dans l'arrière salle, préparer à manger. Légumes, poulet rôti, laitages, gâteau à la cannelle, cela vous convient-il ?


Et je vous sors un tonneau d'Iceberg, la spécialité du Havre, vous m'en direz des nouvelles. C'est de la poire où ont macéré des feuilles de menthe fraîche et du gingembre. Délicieux croyez moi

Elle remonta de la cave un petit tonnelet, posa quelques verres sur la table et invita les invités à se servir

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler...

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Mentaig

AÎE ! Mais ça fait un mal de chien !

Mentaïg sourit. Cricri, sans attendre la moindre autorisation, avait mis l'enfant au sein de sa mère. Mentaïg admirait l'autorité avec laquelle la Dame était passée par-dessus toutes les têtes présentes dans la chambre.

Au fond, la Dame de Lazenay était probablement moins impressionnée qu'elle-même par le titre de l'accouchée. Elle ne voyait qu'une mère et son enfant, comme elle-même aurait voulu pouvoir le faire.

Elle rassura la princesse.

Vous aurez mal au ventre, lors des premières tétées. C'est normal. C'est signe que tout se remet en place. Je vous donnerai de l'écorce de saule si c'est trop douloureux, mais pas tout de suite, ça pourrait relancer l'hémorragie.

L'enfant tétait goulument. Mentaïg regarda les petits poings crispés sur le sein, les yeux grands ouverts qui cherchaient le visage de la mère, le fin duvet qui moussait sur le crâne tout lisse. La peau du petit était rose, un peu marbrée, en parfaite harmonie avec celle de sa mère. Serait-il aussi blond qu'elle ? Elle n'aurait sans doute jamais l'occasion de le savoir. Sitôt remise, la princesse s'éloignerait de Sancerre, avec son enfant. Saurait-il jamais, un jour, qu'il était né dans la plus belle chambre de l'auberge du Havre, au 94 de la rue de la Poire, chez Dame Icefly ? Saurait-il jamais que le hasard avait amené la chancelière du Berry, entre deux dossiers diplomatiques, et le Maire de Bourges, entre deux mandats, à aider sa venue au monde ?

Peu importait.

Mentaïg vérifia qu'il restait suffisamment de vin de genêt, que le teint de la princesse s'améliorait, que son haleine retrouvait sa fraîcheur.

Si les choses continuaient ainsi, on n'aurait très bientôt plus besoin d'elle en cette chambre, sauf pour une ou deux visites quotidiennes, le temps du séjour forcé de Dame Armoria.

Elle se retira dans un angle et attendit qu'on lui signifiât son congé.

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Auberge du Havre, accouchement d'Armoria
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