Forum de la mairie de Sancerre RR



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)

Aller en bas 
AuteurMessage
Ysabeau
Conseiller municipal
avatar

Nombre de messages : 8487
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   Mer 20 Fév 2008 - 17:44

princesseamelia

Résumé des épisodes précédents:

Alors que la fête de Vador battait son plein dans le château abandonné, Amélia aussi avait été abandonnée par Simon qui avait visiblement oublié qu'il devait la conduire à Noirlac.

Furieuse celle-ci débarque à la fête et, sans doute du fait de la colère (ou était-ce pour mettre l'ambiance?), perd les eaux. S'ensuit un affolement général auxcours duquel la voix du seigneur Maleus se fait entendre proposant son carosse pour conduire la future mère. Mais Simon s'entête, ne voulant pas que son enfant naisse à Noirlac et décide de la conduire aux "Soucis". Légèrement inquiète, Amélia demande à sa nièce Saya de les accompagner.

C'est ainsi que tous trois prennent la route en pleine nuit, guidé par le cocher du seigneur Maleus...
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Ouch........

Les contractions étaient encore espacées mais prenaient en intensité. De plus, à chaque fois que le carosse roulait dans un trou, Amélia sentait que la douleur revenait.

Mais i' peut pas faire attention non ce cocher???

Les Soucis n'étaient pas sensés être bien loin, pourtant le carosse avançait toujours et point de Soucis en vue. Ou plutôt si mais d'une autre nature...

Rassure moi Simon, tu es sûr de la route??

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

- le chemin ? oui, bien sur... Troisième étoile à droite et puis après c'est tout droit. Moi j'dis, en cagette à fromage on aurai tété plus vite.


Un regard lourd de Saya suit sa dernière plaisanterie, pas des plus fine aurait-il convenu si on lui en eu fait la remarque, tandis que sa douce, se tortille en grimaçant sur les velours maleusiens.

De temps à autres, le lieutenant passait la tête par la fenêtre, regardant si le cocher, perché tout la haut, tranchant l'obscurité de son profil d'aigle, trouvait bien son chemin.

Ils traversèrent le village de Saint Bouize, prirent la route d'Herry ( la D920, D comme ducale bien sur, dénomination pratique depuis que le duc avait numéroté voies et chemins ). Il laissèrent le lieu dit de "la granges", plongé dans la nuit sur la gauche, et au bout d'un quart d'heure de cahots, Simon ressortit sa tête à l'extérieur. Le cou tendu façons tortue qui jette une oeil hors de sa carapace pour voir si de la salade aurait pas poussée tout autour pendant sa sieste, il manqua de se faire recoiffer par un hibou trop téméraire.

- ce sera un petit chemin sur la droite, un peu caché, ne vous laissez pas surprendre !


Le cocher s'exclame, et se raconte d'une forte voix:

- Pensez messire, ch'suis d'Beauregard, et tout jeuneot j'faisais un brin d'cour à une coquine qui créchait au Soucis, chez un' vieux tante impotente et à moitié aveugle, pensez donc si j'connais cieu ch'min ! C'te mignone, j'vous l'enfilait cont' la table , par l'derrir' et la langoureuse, pendant qu'elle y f'sait sa lecture à la vieille qui n's'en rendait même pas compte, myope qu'elle était...

R'marquez, si ca s'trouve, l'ancetre, elle y voyait quand même mais n'disais rien ! Ca y f'sait son divertissement p'te ben...


- euh, certes... et bien vous irez lui rendre une petite visite matinale !


- ah non, trop tard ! à la mort de la tantine, elle a épousaillé le jeune notaire d'Sancergues qu'avait regulé la succession. Y Mets avis qu'il avait r'niflé l'artiche de l'héritage , au vu que la vioque avait l'sommier dorée sur tranche, et pis elle, elle a entrevu la sécurité d'l'avenir. C'est une bourgeoise à c't'heure !

Moi j'bandais dur , mais les poches vides, et pis cocher c'est pas un métier ou c'qu'on a d'la perspective des volutions...


Le carrosse vira plus que sec dans le petit chemin, des branches raclant le toit.

- Il faut traverser le hameau c'est l'avant dernière maison sur le chemin qui même vers le pont de Galantin. Juste après le viraaaaaage...


Gallup s'accroche pour se pas basculer , les filles sont les quatres fers en l'air au fond

Et ben, de se répondre dans les souvenirs grivois, ca lui donne des ailes !

- C'est ici , on y est !

Le carrosse s'arrête devant une petite chaumière, caché derrière une charmille et un grand poirier.

Une lueur danse derrière les volets.

- les soeurs ne dorment pas... elle doivent prier une chose ou l'autre.... il y a toujours matière dans c'metier la.

Tant qu'il y aura du malheur par le monde, elles auront leur taf. Le religieux c'est comme les emmerdes, ça ne connais pas de marrées basses... c'est même la dedans qu'ca pousse !


Simon saute, et ses lourdes bottes s'enfonce dans une flaque qui n'était pas prévue. Il n'en a cure et traverse le jardinet pour toquer à la petite porte.

Une petite bonne femme, ridée comme une pomme au four , ouvre, une bougie à la main...

- qui c'est ? qui a t-il ?


- Bonjour ma soeur ! C'est simon Gallup, lieutenant de Sancerre... je viens voir soeur Mireille, pour un accouchement... elle est au courant et nous attendais cette semaine. Vous veillez toujours aussi tard le soir ?

- Ah !! Fort bien, fort bien...

non, on est couchées depuis une bonne heure... il faudra reveiller soeur Mireille, mais elle vous attendait en effet cette semaine, mon fils.
Pour ma part ayant oublié le pot, j'allais au jardin pour... enfin... hum...

- Il n'y a pas de mal ! Pissez ma soeur, pissez !


Pendant ce temps moi je vais faire descendre tout ce petit monde du carrosse, et on se retrouve à l'interieur...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Le trajet fut un suplice. Le carosse filait comme le vent sur de vieilles routes caillouteuses. Secouée de toutes parts, pliée en deux par les douleurs, il lui fallait en plus supporter d'entendre les histoires de jeunesse d'un vieux cocher cochon.Etait-ce la souffrance, Amélia d'habitude si douce, vociférait comme une furie:

M'étonne pas! tous les mêmes! y a que ça qui vous intéresse!! Et voyez où ça nous mèneeeeeeeeeeeeeeeeee.............




Un virage très très serré la jeta au fond du carosse contre Saya!

M'enfin, il est fada*... La vie de mon enfant dépend d'un fada...

Heureusement, le carosse s'arrêta enfin et Simon descendit. Elle n'entendit pas ce qui se disait, à moitié avachie au fond du carosse, ses cheveux roux sur les yeux, le ventre à nouveau écrasé par une tenaille géante!



(*ça c'est juste pour le côté sudiste, encore que chez nous on dirait plutôt boig...)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
PrincesseGeorgette

Les évènements c'étaient enchaînés avec une telle rapidité! Elle été heureuse de n'avoir bu qu'une seule coupe de poire; elle avait ainsi l'esprit tout à fait clair.

Ils étaient tous les trois, heuu... quatre avec le petit être qui semblait pressé de naître, embarqué dans le carrosse de Maleus.

Ils avaient pris la route des Soucis soigneusement choisie par Gallup.

Elle repensait à son propre accouchement dans une auberge de Bourges, il y avait maintenant deux ans. Aryan avait été à ses côtés durant cet instant pénible. Les jumeaux étaient alors nés et n'avaient cessé de lui apporter joie et bonheur.

Cela faisait maintenant un bon moment qu'ils faisaient route. Elle appréhendait chaque ornière, chaque irrégularité du terrain. Son visage se crispait lors des contractions d'Amélia. Celle-ci passait sa colère sur le cocher chaque fois que le pauvre homme ne pouvait éviter une ornière.

Elle enleva ses gants blancs qu'elle avait faits confectionner spécialement pour la fête de Vador et glissa sa main dans celle d'Amélia, prête à se la faire brouiller à la moindre douleur de la jeune femme. Elle lui adressa un sourire qu'elle voulut rassurant en espérant qu'il ne ressemble pas trop à une grimace. Ses contractions n'étaient pas encore trop rapprochées mais elle espérait qu'ils arriveraient bientôt à destination.

Aussi tendit-t-elle l'oreille quand Amélia demande à Gallup si il était certain du chemin emprunté... Après la réponse de Gallup elle adresse un regard lourd mais ne dit mot. Celui-ci finit par ressortir la tête à l'extérieur et s'adressa au portier. Elle ne put s'empêcher un petit rire à la réponse de celui-ci. Mais, son rire fut interrompu par une forte secousse qui la rejeta au fond du carrosse contre Amélia. '' Voyage mouvementé, on ne pourra pas l'oublier..." pensa-t-elle en elle-même.

Le convoi s'arrêta enfin, Gallup descendit et s'adressa à une sœur. Elle n'entendit pas ce qu'il disait, d'ailleurs elle préférait ne pas trop savoir...

Elle se tourna vers Amélia et lui dit:

Tu es prête? On y va? En fait, même si tu n'es pas prête on descend!


Elle descendit du carrosse et houspilla Gallup du regard pour qu'il aille aider Amélia à descendre. Ben quoi? Qu'il se serve de ses muscles monsieur Gallup. Elle salua la soeur d'un signe de tête et regarda les environs. C'était hum... comment dire... charmant!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Saya aida Amélia à se relever et à descendre du carosse. Heureusement que sa chère nièce était là. Dommage en revanche qu'ils n'aient pas eu le temps de prévenir l'autre. La présence d'Aryan eut été d'un grand réconfort. Et en même temps ce n'était qu'un accouchement comme il y en avait tant tous les jours. On allait pas ameuter tout le Berry!

Amélia mit pied à terre....dans une grande flaque de boue. Décidemment...

Elle eut juste le temps de marmonner un Grrrchhhnchnnchh que Saya l'amenait déjà vers l'intérieur.

Elle vit les religieuses et se contenta d'incliner la tête. Par contre, le côté charmant de l'endroit lui passa totalement à côté. Les circonstances sans doute...
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Gallup fit le tour du carrosse, et se hissant sur la pointe des pieds pour jauger le circonstanciel à l'intérieur, ne vit qu'une salade de pattes, en vrac sur le plancher, chausses en l'air et jupailles haut sur les oreilles.

Il voulut ouvrir la porte qui recalcitra.

- Charogne de morte couille de chèvre borgne ! Aussi bornée qu'la Poilu cette porte ! Tu va t'ouvrir oui, porcasse ?

Saya lui lanca un regard noir par le carreau embué, il s'arquebouta sur la poignée qui resta désespérément calcifiée.

- Non !! Amelia, ne descends pas par la, il y a une fl.....
plouf...

ca commence bien cette histoire ! et voilà qu'il neige à présent !!


La soeur revint, soulagée, soulevant un peu sa soutane pour ne point la crotter , et salua ces dames, tandis que Gallup refaisait le tour du carrosse pour aider Amelia à marcher.

- J'essayai d'ouvrir l'autre porte parce que de se coté il y a une fl... oh crotte !! voilà que je remarche dedans !!


Le cocher, posa une couverture sur le dos d'Amelia, et plissa les yeux sous une bourrasque:

- Rentrez vite à l'intérieur, il neige de plus en plus, et le vent se lève.... ça sent la tempête ça ! moi je dételle les mulets et je les mets à l'abri dans la grange... ( Maleus ne peut avoir que des mulets, têtu comme il est !! )

Gallup passa son bras sous celui de sa compagne, et tous passèrent le porche, frigorifié.

la pièce était petite, basse de plafond, mais chaleureuse.

- Oh mes pauvres petites !! quel temps ! rentrez vite au chaud !!


Soeur Mireille et soeur Hélène, alertées par le chahut, était levée et tandis que la première entraîna Amélia vers une chambre attenante, la seconde remit une bûche dans la cheminée, et se tourna vers Saya:

- posez votre manteau sur cette chaise... vous allez voir, tout se passera bien. Soeur Mireille à beaucoup d'expérience... elle à accouché la moitié des nouveaux nés des bourgs environnants.

- et l'autre moitié c'est les survivants ?
fit le cocher en rentrant, une bonne couche de neige sur les épaules.

Soeur Hélène se redressa , furibonde en entendant ce persiflage.

- Non mais ! par Aristote !


- Rho, je plaisantais ma soeur, histoire de détendre les esprits...

Soeur Pillière ( ??? ) se signa trois ou quatre fois.

- laissez les esprits ou ils sont mon fils...

Gallup , hilare, tapant sur l'épaule du cocher, l'entraîna vers la porte:

- pas le peine d'ôter tes bottes tout de suite, cocher ! on va rentrer du bois sec pour la cheminée, avant que la neige nous handicape.

( psst: t'aura bien une topette de gnole dans ton bolide...non ? )

La voix de soeur Mireille se fit entendre de l'autre pièce: Mes soeurs ? des linges et de l'eau chaude sil vous plaît !!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Amélia se laissa guider par la religieuse, grelottante sous sa cape couverte de neige.

Comment vous sentez-vous ma fille?


La jeune femme ne pût répondre, sous l'effet d' une contraction bien plus forte que les précédentes.

Oh là, on dirait que les choses sérieuses commencent...

Haussant la voix, Soeur Mireille s'adressa aux autres religieuses restées dans la grand pièce:

Mes soeurs ? des linges et de l'eau chaude s'il vous plaît !!

Amélia se laissa déshabiller, tétanisée de froid et de douleur. Une jeune novice entra remettre du bois dans l'âtre. Le feu repartit de plus belle. Amélia restait sans réaction. A l'énervement de la première heure, succédait une grande frayeur.

Comment les choses allaient-elles se passer? Serait-elle à la hauteur? Et si ça tournait mal?

La religieuse observait Amélia du coin de l'oeil et comprit ce qui se passait dans la tête de la jeune femme. Elle l'aida à s'installer sur le lit et lui souffla à l'oreille d'une voix parfaitement sereine: "N'ayez pas peur, tout ira bien, vous verrez..."

Amélia saisit la main de la religieuse et la regarda dans les yeux. Oui. Elle lui ferait confiance. A elle, et à sa nièce aussi.

Amélia murmura: "Saya..."

- Oui, je vais aller la chercher mais d'abord je vais vous examiner.

Amélia inspira profondément pendant l'examen. Les contractions s'enchainaient désormais les unes à la suite des autres et la jeune femme crispait ses mains sur le matelas de laine, se retenant de hurler. Le visage de la religieuse demeura souriant et serein.

"Tout va bien. La nature suit son chemin. Je vais chercher votre nièce..."

Puis soeur Mireille sortit et sourit à l'assistance.

"Tout va pour le mieux. Dans quelques heures, il y aura un petit Berrichon de plus parmi nous. Saya, votre tante vous demande."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysabeau
Conseiller municipal
avatar

Nombre de messages : 8487
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Re: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   Mer 20 Fév 2008 - 17:53

Simon Gallup

- Brrr !! mais c 'est incroyable ce temps !! il y a déjà près de deux pieds de neige dehors, et ça tombe comme à la tonte des brebis !


Vous avez des réserves pour tenir de siège du général Hiver mes soeurs ? on va être bloqué la semaine à cette allure !


Gallup et le cocher dépose un grand tas de bûche près du foyer, ôtent leur manteau et bottes, et s'installent autour de la grande table. Ce dernier fait un clin d'oeil, tapote la poche de son veston et quand soeur Hélène a le dos tourné vers le fourneau où l'eau bout, il sort une topette de marc, s'en jette une gorgée, et la passe en catimini à Gallup.

Soeur Hélène se retourne soudain, le sourcil levé:

- vous croyez que je ne vous ai pas vu faire , vous deux ?? Il n'y a pas qu'Aristote qui voit tout vous savez...
pas la peine de vous cacher pour ça !




La petite bonne femme sourit devant l'air gêné des deux sauvages qui rougissent, puis se penche pour sortir d'un coffre une grosse bonbonne de Poire qu'elle pose sur la table, avec quelques verres.

- On sait vivre nous aussi ! Dieu n'a pas créer la boisson pour qu'on la regarde...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Les heures passaient.... La neige continuait de tomber tandis que le jour se levait. La lumière blafarde de l'aube se répandait sur un paysage entièrement blanc créant une atmosphère quasi surnaturelle.

Dans la chambre, le temps semblait suspendu. Amélia souffrait, essayant de se lever par moment, ne sachant plus comment résister à la douleur. Saya lui tenait la main, tentait de la soutenir. Soeur Mireille surveillait régulièrement. Le dénouement approchait et tout se présentait pour le mieux.

La religieuse ouvrit la porte de la grand'salle et fit un signe discret à soeur Hélène. Celle-ci comprit et la rejoignit. La porte se referma sur les deux femmes et Gallup demeura seul avec le cocher et la bombonne de poire.

Soeur Mireille regarda Amélia dans les yeux et lui dit sur le ton d'un entraîneur à son équipe de soule:

Amélia, le moment est venu, vous allez faire exactement comme je vais vous dire....

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Le niveau baissait, le cocher prenait couleur, mais Gallup n'avait presque pas touché son verre. Une boule avait pris forme dans son estomac. Une crampe d'angoisse.
Amelia...Embarassed
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Les hurlements. Les siens, qu'elle entendait comme si c'était ceux d'une autre. Saya qui l'encourageait. Soeur Hélène qui appuyait sur son ventre de tout son poids pour l'aider. Et puis plus rien... Silence....

Les hurlements à nouveau. Mais ce ne sont plus les siens. Soeur Mireille tend le petit être à Soeur Hélène qui vite l'essuie, le recouvre. Amélia reste là, bouche bée, le regard fixé sur cette petite créature qui vient de sortir de son corps.

Saya prends sa tante dans ses bras. "Félicitations Tantine..." lui souffle-t-elle à l'oreille.

Amélia, il faut rester concentrée avec moi... La délivrance arrive...


Dernière souffrance... Dernière douleur...

Et puis ça y est. C'est fini. Soeur Hélène s'approche doucement et en souriant tend le bébé à sa mère.

Amélia reçoit son enfant et le prend contre elle. Il s'est calmé et s'endort contre la poitrine de sa mère. Amélia le regarde, émerveillée de découvrir son visage, elle qui le connaît déjà depuis si longtemps. L'enfant a la peau claire, quelques cheveux blonds. Il semble avoir un joli poids.

Amélia sent quelques larmes commencer à rouler sur ses joues et submergée par l'émotion, c'est à peine si elle entend soeur Hélène lui murmurer à l'oreille :
C'est une fille....
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Simon ne tenait plus. Des cris, l'angoisse, sa propre angoisse.

Le cocher qui se ressert, tout en dormant, les yeux clos, une main buvant, l'autre soutenant sa tête.

Soeur Pillière, elle, qui prie devant une croix, silencieuse.

Les allées et venue de soeur Hélène qui cherche tantôt des linges, tantôt de l'eau chaude.

( ah ! le mystère de l'eau chaude ! )

Il se leva, tourna, retourna, se rassit, se releva...

Mis un grand coup de pied dans la chaise du cocher qui failli tomber, pour le simple plaisir de provoquer quelque chose.

Voulu sortir mais recula devant les 60 bons centimètres de neige soufflée devant la porte.

Quand soudain, Soeur Mireille passa la tête hors du la cité interdite...

- vous pouvez...

Elle n'en dit pas plus, car Simon est déjà entré, se précitant vers Amelia.

- tu va t'en sortir, hein , promis ?? ne vas pas me laisser ?


Un petit sourire sur le visage de son ange le rassure, et un pleur l'interpelle.

Soeur Mireille lui tend une petite crevette, dans un linge qu'elle soulève doucement.

Simon approche, fiévreux, regarde le petit être, les petites mains toutes fripées, le ventre rond et...

- il manque le ... la....

...



UNE FILLE !!! HOURA !!!!!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
PrincesseGeorgette

La situation lui avait encore une fois échapé, tout c'était passé vite, une fois entré, une femme qui avait l'air expérimentée avait examiné Amélia puis l'avait appelée car sa tante la demandait. Les mains un peu tremblantes elle était rentrée dans la pièce. Elle avait pris la main d'Amélia et avait regardé les soeurs travailler.

Amélia, le moment est venu, vous allez faire exactement comme je vais vous dire....

A ce moment, elle sentit sa gorge se nouer encore plus, sa respiration s'accélérer. Le moment était proche, le petit ange allait bientôt naître.

Elle encouragea la future maman du mieux qu'elle le pouvait. Elle finit par voir pointer une petite tête qui bientôt se mit à pleurer. Elle regardait cette magnifique petite chose la bouche entre-ouverte, elle s'empressa d'ailleurs de la refermer. Elle serra Amélia dans ses bras et la félicita chaleureusement.

C'est une fille....

C'était donc une fille! Pauvre Gallup, une fille de plus à supporter! Si elle réfléchissait bien, cette petite chose était... sa cousine?

Elle s'approcha alors de sœur Hélène pour la féliciter du travail remarquable qu'elle avait accompli

Je vous remercie sœur Hélène, vous avez fait un merveilleux travail!

Elle lui sourit puis se rapprocha de nouveau près d'Amélia, la regardant puis regardant la petite qui semblait si paisible dans les bras de sa mère.

Elle est vraiment magnifique! Encore toutes mes félicitations!

Soeur Hélène était partie chercher Gallup qui déboula comme une balle de fusil dans la pièce. Elle lui sourit.

Félicitations Gallup!


Puis, elle sortit de la pièce, laissant les deux jeunes parents seuls avec leur nouveau né.

Ses yeux étaient rougis de fatigue aussi, demanda-t-elle une tisane et de quoi se rafraîchir le visage à une sœur qui passait par là. Après avoir passé de l'eau froide sur son visage , elle trouva un endroit pour s'installer et dégusta sa tisane. Un large sourire aux coins des lèvres, elle avait eu l'honneur d'assister à un évènement merveilleux!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Amélia souriait en regardant sa fille quand le papa déboula dans la pièce.

Chut Simon!!! pas si fort voyons!!! tu vas déjà lui faire peur... Au lieu de hurler, cherche lui plutôt un prénom...

Soeur Hélène s'approcha: les vêtements de l'enfant?

Les vêtements? Oh non, les vêtements. Ils sont restés à la maison...


Bon, je vais voir si nous avons quelque chose...


Simon, faudrait trouver un pigeon, demander à quelqu'un. Mais avec cette neige...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

J'ai mon bonnet ! non ?? ben, au pire....

et un prénom.. hum....

Gallup met son petit doigt dans main minuscule qui l'emprisonne, et regarde sa fille:

- Alors... comment tu t'appelles, hum ??

Un prénom en A.... j'aime les prénom qui commence par A...

et quelque chose de volontaire...

Alix...

Alix !!






-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Alix....


Amélia sourit en regardant sa fille.

Oui Alix, ça lui ira très bien....

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysabeau
Conseiller municipal
avatar

Nombre de messages : 8487
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Re: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   Mer 20 Fév 2008 - 18:03

Simon Gallup

Le cocher, rond comme un gland, plein comme un oeuf et plus imbibé qu'un banquet de noce polonais passé minuit, passe la porte en titubant, et regarde l'enfant, l'oeil aussi expressif qu'un glaviot:

- Hips... ben... z'aviez que sainte Alix était la fondatrice de la congrégation de Notre-Dame? farpaitement !!


hips !!


ben , bourquoi vus me gerardez gomme za ? gu'est j'ai dit ?


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

A Sancerre, 17 place de la Halle


Ysabeau travaillait à son échope, découpant une belle pièce de cuir pour faire un bouclier pour la mairie. Point d'université aujourd'hui, les cours n'étaient pas pour elle.

Le cuir découpé à la forme voulue, elle l'examina attentivement, jaugeant sa solidité. Oui, cela ferait l'affaire. Elle commença à travailler la pièce, la tendant sur un cadre, la cloutant... Quand elle entendit un léger toc toc à la fenêtre. Elle l'ouvrit, frissonnant un peu car la neige était tombée toute la nuit... Un petit pigeon, frigorifié, était là.

Elle le fit entrer, lui donna quelques graines, l'abreuva et le délivra du message qu'il portait à sa patte.

Tout émue, elle reconnut l'écriture... Amelia... Amelia, des nouvelles ? L'écriture était un peu tremblée, comme si la jeune femme était recrue de fatigue, ou avait rédigé le message dans un lit.
Citation :

Ma chère Ysabeau,

Tu le sais, j'ai dû partir précipitamment de la fête... Je suis arrivée aux Soucis, une petite maison tenue par des soeurs, pas très loin du château, dans la forêt.

Après une nuit que je ne te raconterai pas... bref, ça fait mal ! je viens de donner le jour (c'est comme ça qu'on dit non ? bon il faisait nuit, mais paraît qu'on donne le jour...) à une adorable petite fille. Simon et moi avons décidé de l'appeler Alix...

Nous sommes partis si précipitamment que... je n'ai emporté nul vêtement pour couvrir cette petite chose. Tout ce que j'avais tricoté est resté chez moi, enfin chez nous...

Avec ce mot, je t'envoie la clé de chez nous. Pourrais-tu... m'apporter ce qui me manque ?

La route est dure, la neige est tombée en abondance. Pardon de t'infliger cela...

Je t'embrasse, Amelia

Elle lut, tout émue. Une petite fille... Elle tournait la clé dans ses mains. Bien sûr la neige était tombée, bien sûr la marche serait difficile. Mais elle se rendrait aux Soucis.

Elle quitta son échope, courut chez Gallup et Amelia au 205 Rempart des dames, manqua trois fois s'étaler dans la neige fraîche, ouvrit la porte.

Elle chercha un long moment, ne sachant point où Amelia avait rangé les brassières... Elle monta dans la chambre, ouvrit un petit coffre... tout était là, soigneusement plié. Elle admira le travail de son amie.

Elle prit les petits vêtements, les enveloppa d'un linge, et ressortit.

De retour chez elle, elle prit quelques pièces de lainage chaud et léger, les ourla rapidement. Voilà qui ferait des langes parfaits pour la petite merveille.

Elle plia le tout, mit langes et brassières dans un panier qu'elle recouvrit d'un linge.

Puis elle se prépara au départ. Peut-être lui faudrait-il trouver un coche ? Elle avait l'habitude de marcher dans la forêt, mais avec cette neige...

Elle réfléchit.

Elle se dit qu'elle allait demander à quelques amis s'ils pouvaient l'accompagner... et se dirigea pour ce faire vers le lieu de rencontres habituel, le Havre !

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Anakin Vador

En se promenant dans les rues eneigée du village Anakin croisa Ysabeau qui se dirigea vers le Havre. après une petite disscution il se proposa de l'accompagné voir amelia ainsi que la petite Alix. après tout ce qu'il s'était passer a sa fête au Chateau il avait vraiment envie d'y aller

- si vous êtes d'accord dame Ysabeau?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Ysabeau sourit à Anakin.

Mais avec plaisir Anakin, par contre il nous faudra sans doute une carriole, avec toute cette neige, difficile de marcher à pied dans la forêt. Connaîtrais-tu quelqu'un qui pourrait nous en prêter une ? Je pourrais conduire, je connais le chemin... Allons donc au Havre, nous y trouverons peut-être ce que nous cherchons.


Ils se dirigèrent vers le Havre, espérant rencontrer au moins un villageois ayant une carriole et un cheval de trait...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Au Havre, personne n'avait ce qu'il fallait.

Ysabeau rentra donc chez elle... Et tout à coup se souvint que... Mais oui, mais oui ! Maybee avait toujours son Bucéphale ! Un solide cheval, robuste, docile, peu exigeant... Mais norf, elle était à Noirlac...

Vite, vite, elle lui écrivit un petit mot, appela son pigeon le plus rapide, et le regarda s'envoler vers Noirlac.

Citation :
Ma sista chérie,

Grande nouvelle ! Amelia a accouché d'une petite fille... Mais voilà, elle et Gallup sont partis dans la précipitation, et bref.. bref elle n'a pas eu le temps de repasser chez elle prendre les brassières qu'elle avait tricotées... Donc faut que j'y aille, mais voilà... il a neigé toute la nuit, les chemins sont difficiles à pied... Alors, j'ai pensé à ton Bucéphale ma soeur, tu pourrais me le prêter dis ? c'est pour une bonne cause...

Bisous, j'espère que les moines ne t'ennuient pas trop...

Ysa qui pense à toi

Elle attendit quelques heures, puis vit arriver le pigeon, porteur d'une missive. Elle détacha délicatement le message, nourrit la bestiole qui avait bien travaillé, et lut.



Citation :
Coucou ma soeur !

Bien contente d'avoir de tes nouvelles, je m'ennuie à mourir à Noirlac... Alors comme ça elle a vêlé ? Ben c'est une bonne nouvelle ça !

Pour Bucéphale pas de problème, ça lui fera du bien une chtite promenade dans la neige... Et pis, demande à Ice si elle a gardé la charrette, tu pourra l'atteler ... Bon tu connais la maison, tu sais où il est... Vas-y...

Bisous et léchouilles

Ta soeur, May


Elle courut rue de la Poire, détacha Bucéphale, qui la suivit docilement (ce cheval était une crème, un ange de douceur...), le ramena chez elle et l'attacha devant la porte, lui donnant ample ration de foin.

Puis elle se mit en quête de Ice...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Toujours à Sancerre, entre la place de la Halle et la rue de la Poire

A la recherche de Ice... A vrai dire Ysabeau ne mit guère de temps à la trouver. Ice était au Havre, il fallait bien qu'elle tienne son office de tavernière. Après quelques verres, quelques tournées, Ysabeau lui fit part de sa demande. Elle répondit :

Pas de problème, tu prends la charrette quand tu veux, elle est dans le patio... Peux pas t'accompagner, il faut que je reste au Havre... Mais embrasse Amelia et le nouveau popa pour moi hein ?

Ah vraiment merci, Ice... Ce n'est pas que la route me fasse peur, mais à pied, avec toute cette neige, je risque de mettre un temps fou... et la petite a besoin de vêtements chauds, n'est-ce pas ?

Sans s'attarder davantage, elle retourna chez elle, détacha Bucéphale et le consuisit rue de la Poire. Elle le mena dans le patio, et l'attela à la charrette. Elle y déposa son panier, dans lequel elle avait ajouté un gâteau , se disant que la jeune accouchée aimerait peut-être une douceur...

Elle sortit doucement du patio, le passage était étroit, mais Bucéphale eut l'intelligence d'avancer lentement, et la charrette passa sans encombre.

Au passage, elle prit Vador rue de la Croix de Bois.

La charrette sortit du village et prit la route de la forêt.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Aux soucis, la première journée d'Alix s'écoula sans soucis justement. La petite fille dormit contre sa maman qui ainsi put s'assoupir et se reposer un peu. Gallup aussi s'endormit dans un coin.

Puis l'enfant s'éveilla et il fallut la mettre au sein. Après quelques tentatives infructueuses, avec l'aide des religieuses et de Saya, on parvint enfin à le lui faire prendre. Alix se rendormit doucement, au chaud contre le sein maternel.

Amélia goûtait avec bonheur à ses premiers moments de maman.

Dehors la neige tombait toujours. Ysa était sans doute en chemin. Pourvu qu'il ne lui arrive rien avec ce temps...

Le feu crépitait dans la cheminée. La vie était douce...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Anakin Vador

Anakin attenda avec impatiance Ysabeau qui devait passer le prendre en chemin. il l'appercu avec une charette. ca le changera de la marche a pied.

quand elle arriva a sa hauteur il la salua chaleureusement. puis monta a ses côté

il éspère qu'amelia serra contente du g'âteau au marron qu'il a préparer, car il n'est vraiment pas bon tricoteur.

ils s'emitoufla dans son manteau et se laissa conduir assis bien confortablement tout en tennant la conversation avec Ysabeau.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

C'est vers deux heures de l'après midi que Gallup trouva le courage de quitter le "nid", et de s'éloigner de plus de trois pas de sa famille.

Il sortit dans la neige à la recherche du cocher, porté disparu.

Des traces de pas le menèrent au pied de l'échelle menant au grenier, par une petite porte dans le toit.

Bien lové dans la paille, l'homme y dormait à poing fermé, un pouce en bouche.

Gallup sourit et s'en retourna nourrir les mules.

Il faisait grand soleil !


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
marilou

merina survola sancerre comme a son habiyude ,son oeil percant chercha la maison de simon et amélia ,sa maitresse lui avait dis de porter ce message ,elle fixa un point puis piqua du bec vers la demeure ,atterissnat en souplesse devant la porte ,elle donna 3 coup de son bec et attendit qu'on vienne lui prendre le message accrocher a ces serf.

Citation :
mes cher amis

c'est avec joie que j'apprends la naissance de votre petite alix .je vous félicite de tout coeur .

en ce grand jours pour vous comme pour moi ,nous feterons cela .

je vous promet de venir vous voir des que je peux ,prenez soin de vous trois ,je vous embrasse et encore félicitation


le messager venue de sancerre a bien etait aceuillit .

ps merci simon de me garder ma maison

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Sur les chemins, vers les Soucis

La charrette avançait péniblement dans la neige fraîche. Bucéphale tirait de toutes ses forces, qui étaient grandes, mais les roues s'enfonçaient, la neige freinait... Et continuait à tomber, tomber... Ysabeau et Vador, serrés l'un contre l'autre, devisaient de choses et d'autres.

Ysabeau avait reçu un parchemin un peu troué, sans doute avait-il été grandement gratté, avec un petit plan du chemin... Gallup lui avait envoyé un pigeon juste avant qu'elle ne quitte Sancerre.

Elle connaissait bien la forêt. Elle suivit donc le chemin vers le village de Beauregard, la charrette avançait, lentement, mais elle avançait...

Tout à coup, arrêt brutal. Vador et Ysabeau furent projetés au fond de la charrette. Bucéphale eut beau tirer, rien à faire.

Les deux jeunes gens descendirent, Vador examina les roues... L'une d'entre elles était bloquée par une branche d'arbre qui était tombée, alourdie par le poids de la neige.

Zut, comment allons-nous faire Vador ? Elle a l'air lourde...


Vador tenta de retirer la branche, peine perdue. Il s'arc-boutait de toutes ses forces. Ysabeau l'aidait, mais elle n'avait point la force d'un homme... Elle pensait à la petite Alix, il fallait qu'il s'en sortent...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Amélia lut le message de Marilou. Son amie s'était mariée et était heureuse. Elle était fort contente même si elle avait manqué la cérémonie.

La jeune femme, toujours allongée, sa fille dormant tranquillement dans un petit berceau à côté du grand lit, regarda par la fenêtre. Il faisait un grand soleil à présent mais il était tombé beaucoup de neige. Le temps passait, l'après-midi se terminait et toujours pas d'Ysa. Il ne faudrait pas qu'il lui soit arrivé quelque chose et qu'elle reste seule dans la forêt, en pleine nuit et dans la neige.

Amélia était inquiète. Elle appela Simon et lui fit part de ses craintes.

"Je ne sais même pas si elle est partie seule ou accompagnée. S'il lui arrivait quelque chose je ne me le pardonnerai pas. Tu devrais peut être partir à sa rencontre avec le cocher avant que la nuit n'arrive..."


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

le cocher ? il est pas viable ce matin...


Sinon je passe voir le voisin d'en face, il a une meute. Je lui demande de lâcher les chi...


Aih !!!

ah non !! le lancer de serviette c'est pas du jeu !!


Plus serieusement, je vais faire un saut jusqu'à la route d'Herry, pour voir si elle est bloquée par la neige...


mais après tu me laisses la petite une heure, hein ! promis ?

-----------------------------------------------------------------------------

princesseamelia


Amélia sourit tendrement à Simon.



M'enfin je t'ai jamais empêché de la prendre!! Et puis tu sais, je la regarde depuis tout à l'heure et je crois bien qu'elle te ressemble. Je suis contente. J'aime à penser que c'est à toi qu'elle ressemble, à son papa, à l'homme que j'aime...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysabeau
Conseiller municipal
avatar

Nombre de messages : 8487
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Re: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   Mer 20 Fév 2008 - 18:13

Ysabeau

Toujours sur la route, dans la forêt

Ysabeau et Vador essayèrent de tirer la branche... Mais elle était coincée sous la roue. Une fois, deux fois, trois fois... Sans succès.

La nuit commençait à tomber, la lune se levait. Il fallait s'en sortir... Ysabeau pensait toujours à la petite fille, dépourvue de vêtements... la chaleur de sa mère devait suffire, mais quand même !

Elle eut une idée. Doucement, elle fit reculer Bucéphale, de quelques pas, pas plus. La branche s'en trouva dégagée.

Vador et elle se glissèrent sous la charrette, de chaque côté. Elle poussa de toutes ses forces, Vador tira... la branche bougea un peu... Ils redoublèrent d'efforts, et bientôt la branche quitta le chemin.

Ils pouvaient repartir.

La neige avait cessé de tomber. Ysabeau et Vador remontèrent dans la charrette, Bucéphale put enfin avancer.

Elle consultait le parchemin, à la lumière de la lune... Ils approchaient.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Gallup s'était endormi avec la petite dans les bras, tandis qu'Amélia, elle aussi, rattrapait les heures de sommeil perdues.

Il sursauta quand il fut reveillé par le cocher, penché sur lui, et accompagné d'un haleine qui rendrai malade même une charogne de chat crevé.

Le lieutenant pris peur pour sa fille.

-Ola, cocher !! mettez une masque, ou une cagoule... vous voulez traumatiser cette enfant ?


Avec vos traits tirés et vos yeux jaunes, on dirait la dépouille d'un lépreux . Vous supportez pas la poire on dirait...

- m'en causez pas, sous mes cheveux c'est pire qu'un défilé de brabançons, avec armes et bagages... je sais pas avec quoi elles ont tirées cette sauce, les soeurs, mais pas qu'avec des poires. Y d'vait avoir du virulent la dedans. Du pas sain.

D'ailleurs j'vannais vous previendre qu'la soupe est prête. Et que si elles font la cuisine comme elles distillent, moi j'prefere encore crever une des mes mules et m'la faire cuire.


- pas de nouvelles de nos visiteurs ? c'est inquiétant... je vais allumer des torches sur la route, le soir vacille et il va pas tarder à tomber*.

* " Achille Talon. L'esprit d'éloi". par Greg.



-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

L'arrivée aux Soucis


La nuit était tombée. La lune éclairait faiblement le chemin, la charrette avançait sans plus d'accidents, Bucéphale tirait, placide, doux, docile... Un petit chemin à droite,... et tout à coup, ce fut comme une féerie. Des torches éclairaient le chemin, montrant la route jusqu'à une haute bâtisse... Les Soucis, enfin ils étaient arrivés.

Ysabeau était un peu lasse, mais heureuse d'être enfin rendue. Elle descendit de la charrette, suivie de Vador, attacha Bucéphale, le couvrit d'une couverture afin qu'il ne prenne pas froid, prit le panier dans la charrette, et frappa à la porte.

Une soeur, ridée comme une vieille pomme, vint lui ouvrir.

Bonsoir ma soeur. Je suis Ysabeau, une amie d'Amelia et de Gallup. J'apporte des vêtements pour la petite Alix. Je viens de Sancerre, ainsi que mon ami Vador qui m'accompagne.


Ah , oui, on nous a prévenu de votre arrivée... Avec cette neige ça n'a pas dû être facile ma pauvre petite... Entrez donc, entrez justement le dîner est prêt...

Ysabeau sourit, et entra, suivant la soeur.

Pas facile en effet ma soeur. La neige, une branche sur le chemin... Nous avons été retardés, la route fut longue et fatigante, mais nous avons fini par arriver, et c'est le principal n'est-ce pas ?


Alors... comment va Amelia ? comment va l'enfançon ?


Elle avait du mal à cacher son impatience... impatience de découvrir la petite fille nouvelle-née...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

On entendit une porte s'ouvrir en grinçant. Amélia apparut, en chemise de nuit, ses longs cheveux roux ondulants sur ses épaules. Elle tenait son enfant dans ses bras, enroulée dans une petite couverture.

Ysa, j'ai entendu ta voix. Quelle joie de te voir! Regarde, je te présente Alix.

Amélia s'approcha d'Ysabeau et lui fit une grosse bise.

Merci Ysa, merci du fond du coeur d'être venue jusqu'ici. Et à toi aussi Vador. Je n'oublierai jamais.

Puis elle leur montra Alix qui était éveillée et gigottait doucement.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Anakin Vador

Anakin tenta de se recchaufer en sautillant sur place.

-C'est avec un grand plaisir de venir vous voir, je me suis sentit bête a la fête je ne savait vraiment pas quoi faire.

Il regarda le bébé. il n'en avait jamais vu d'aussi près. tellement mignon

il resta la planter a regarder cette merveille. qui gésticula plein de vie et pourtant si jeune. quel bonheur ce disait il d'avoir un enfant. c'est ce qu'il y a de plus beau.

il finit par ce ressaisir un peut, pour pas qu'on remarque trop qu'il était émus a ce point.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Oui ! passons à table ! la soupe fume.

Les soeurs m'int indiquées qu'à la ferme d'en face, ils font relais quelquefois, et donc ont deux chambres pour les voyageurs de passage. Ils ont été prevenus.

Soeur Helene invite tout le monde s'assoir autour de la tablée, et rempli de grands bols.

- et bien cocher ? vous en faite une tête !?


Soupe. s-o-u-p-e .

nom féminin

1 Potage, bouillon épais [Cuisine]. Synonyme bouillon Anglais soup

2 Repas [Familier].

3 Neige fondante [Familier].

Ca se mange ! si si...



-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Ysabeau embrassa chaleureusement son amie, et se pencha sur le bébé, tout attendrie.

Qu'elle est mignonne ! On dirait que... quel regard éveillé ! En voilà une qui oubliera d'être bête... Elle ressemble un peu à son papa, le bas du visage... non ? Enfin peu importe, elle est adorable...


Elle posa le panier sur une maie qui se trouvait là, n'osant encombrer la jeune mère.

Voilà la layette... J'ai ajouté quelques langes que j'ai ourlés juste avant de partir... Et il y a aussi un gâteau à la cannelle.


Elle tourna la tête, sourit à Gallup, et suivit soeur Hélène à la tablée.

La soupe fumante était un vrai régal, après ce voyage quelque peu mouvementé.

Elle se réjouissait d'être enfin arrivée à bon port, et surtout d'avoir retrouvé ses amis. Elle mangea de bon appétit.

Ensuite... Hé bien, la ferme d'en face serait parfaite pour passer une bonne nuitée... Mais pour l'instant, elle savourait la soupe, et aussi la joie des retrouvailles, de la chaleur, du feu crépitant dans l'âtre, des conversations...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Simon Gallup en était à sa deuxième cuillère de soupe, et se creusait la tête pour trouver une solution afin d'en rester la. Le cocher, lui , était sorti, pretextant un besoin urgent, et au bruit de galop qui resonnait encore, était surement en route sur une de ses mules pour rejoindre l'auberge la plus proche.

Seul Ysabeau avait tout mangé, et semblait ravie.

Le secours vint sous la forme d'un merle qui toqua à la fenetre, une message autour du cou.

Soeur Mireille se leva, le libera du message, et le tendit:

- c'est une lettre pour vous...

Le lieutenant la deroula, lu, et blémit:

- Astaroth est..... mort !?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Ysabeau releva la tête pâlit, et inquiète, interrogea Gallup

Quoi ? Asta est mort ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Gallup ... ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ? C'est une rumeur infondée ? Gallup... Pas Asta, pas lui...


Elle ne pouvait s'empêcher de penser à son ami, parti sur les routes avec Terwagne, toujours prêt à rendre service, toujours prêt à apporter du réconfort à ceux qui en avaient le plus besoin.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

- je ne sais pas, je ne sais rien... je sais juste qu'il m'avait parlé de s'absenter, mais je ne savais même pas qu'il était avec Terwagne ! Tenez.. lisez vous même...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysabeau
Conseiller municipal
avatar

Nombre de messages : 8487
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Re: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   Mer 20 Fév 2008 - 18:17

PrincesseGeorgette

[hop hop je refais mon entrée]

Georgette s'était assoupie c'est pourquoi elle n'avait pas entendu Ysabeau arriver. Elle ouvrit un oeil et bougonna: ils en faisaient un de bruit! C'est alors qu'elle reconnut la voix d'Ysa. Elle se leva quatre à quatre et se précipita vers la source du bruit. Elle salua Ysa par un gros bisou baveux et alla voir Alix qui gigotait paisiblement dans les bras de sa mère. Elle était si mignonne cette petite! Elle sourit à Amélia puis, rapporta son attention sur la conversation.

- Astaroth est..... mort !?


Elle sentit son sang se glacer. Asta, mort?! Comment cela pouvait-il être possible, il paraissait pourtant en excellente santé.

- je ne sais pas, je ne sais rien... je sais juste qu'il m'avait parlé de s'absenter, mais je ne savais même pas qu'il était avec Terwagne ! Tenez.. lisez vous même...


S'absenter? Terwagne? Elle se secoua la tête avec vigueur car elle ne comprenait plus rien! Des brigands certainement...

Elle alla s'affaler sur une chaise, laissant retomber ses bras mollement sur la table.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Ysabeau prit le parchemin, lut... et pâlit

Attaqué par une armée de brigands... route de Tonnerre... Terwagne blessée...

Mais ce n'est pas possible, pas possible !

Elle n'avait plus faim. Elle repoussa son bol de soupe, ne prit pas de gâteau, se leva.

Gallup, tu crois qu'il faut rentrer à Sancerre ? Tout de suite ? Tu crois que ces malandrins pourraient...

Elle tournait de long en large dans la salle, inquiète. Mais la fatigue prit le dessus... Il lui fallait se reposer. Elle s'assit à nouveau.

Je crois que... Gallup, tu peux me mener aux chambres dont tu m'as parlé ? Je me sens épuisée. Toutes ces émotions, le voyage, et pour finir cette nouvelle... Je dois prendre un peu de repos. Réveille-moi quand tu seras prêt à partir, je viendrai avec toi.


Saya, excuse-moi mais... réellement je n'en puis plus.


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
princesseamelia

Le lendemain matin, Amélia se leva la première. Elle s'habilla et rangea ses affaires sans faire de bruit. La neige avait fondu, Alix allait avoir 7 jours, il était temps de rentrer à Sancerre. Et si Simon n'était pas d'accord ce serait pareil. Ce qui était arrivé à Astaroth l'avait marquée. Il fallait rentrer et être auprès des Sancerrois. Elle sortit des affaires qu'Ysabeau lui apportées une longue écharpe de laine très solide qu'elle avait passé beaucoup de temps à confectionner. Elle la noua en travers de son buste et autour de sa taille. Elle s'y reprit à plusieurs fois pour le faire correctement puis elle prit Alix dans son petit berceau et la plaça dans l'écharpe, bien calée contre elle.

Ainsi tu n'auras pas froid ma toute petite....

Puis la jeune femme se dirigea vers la pièce commune, s'assit sur un grand banc de chêne, bien décidée à attendre que tout le monde soit prêt à rentrer.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Après une bonne nuit passée dans la chambre d'hôtes en face, elle était si fatiguée que la dureté du matelas ne l'avait point incommodée, Ysabeau se leva au matin, un peu courbaturée (ben oui, il était vraiment dur, le matelas).

Elle vida le broc d'eau dans une cuvette, fit une rapide toilette. Il faisait encore froid et l'eau était presque gelée.

Allez, pensa-t-elle, courage, ça me réveillera...

Puis elle sortit, s'en fut vers l'écurie, bouchonna Bucéphale, prépara la charrette pour le retour, se rinca les maisn au puits, et entra dans la salle commune.

Amelia était là, la petite Alix contre elle, enveloppée dans une chaude écharpe.

Bonjour Amelia, je vois que tu es prête pour le départ ? Il est temps de rentrer, n'est-ce pas ?



-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Simon Gallup

Oh hisse !!

Olah !! Bascule pas , hein ??

ca ira ??

sur ???

pardon ?

.......

articule !!!

Le cocher vacille, et bascule vers l'avant.

Gallup à juste le temps de le ratraper, et le couche sur le coté. Puis il se penche vers ses dames, qui s'installent :

- je crois que je vais rester la et conduire moi même... il est plein comme une vache et ne tient pas assis. Ce sera plus prudent...


Gallup avait bien remercier les soeurs, et reglé la petite note.

Le soleil brillait haut, et la route était bien degagée.

Dans une heure, il serait de retour à Sancerre.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ysabeau

Amelia, Saya, et le cocher aviné et ronflant étaient montés dans le carosse qui partit d'un bon train, conduit par les mains expertes de Gallup.

Ysabeau sortit de la salle, chercha Vador... Mais celui-ci était parti dans la nuit, sans lui dire pourquoi, parti sur les routes.

Elle tira la charrette, monta... Bucéphale suivit le carosse, tranquillement.

Bientôt, ils seraient de retour à Sancerre.

La neige avait cessé de tomber. L'aube poignait à peine, presque plus de nuages au ciel qui prenait des teintes roses... Roses, comme les joues de la petite Alix qui devait dormir tranquillement dans les bras de sa mère, bercée par les cahots.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)   

Revenir en haut Aller en bas
 
En route pour les Soucis (accouchement d'Amelia)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pour se rendre en Bourgogne...
» [Japonais] Apprendre le japonais, feuille de route
» En Route pour l'Isengard ?
» En route pour le Gothicomp 2011
» [En route pour le CF] Une semaine; un méta - Nantes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum de la mairie de Sancerre RR :: Village de Sancerre :: Bibliothèque-
Sauter vers: