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 Enlèvement à Sancerre

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Ysabeau
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Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 18:54

astaroth94

Astaroth sortait de chez lui, une charette à bras en mains. Un peu plus tot dans la soirée, il avait prit l'initiative d'endormir sa victime et de l'emmener loin des remparts de la ville. Après une discution avec elle chez lui, il l'endormit avec des herbes qu'une de ses amies les plus proches lui avait confié ce matin même car il ne trouvait plus le sommeil depuis plusieurs jours. Il la deposa dans la charette a bras et la recouvrit de couverture d'une part pour la proteger du froid, et d'autre part pour la cacher. Il savait que ce qu'il faisait pouvait lui porter prejudice, mais il ne prettait pas attention à ça. Pour lui, ce qui comptait, c'est qu'elle voit ce qui serai arrivé si elle était partit.

Discretement, il s'approcha des portes de la ville et lentement sortit de la ville. Il s'enfonça sur le chemin, sa charette a bras en main et disparut dans le noir.
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Terwagne

Une secousse, et puis une autre, et encore une!

Norf! Qu'est-ce que?


Elle ouvre un oeil, n'y voit rien, juste une odeur de... de bois? Une odeur de bois! Mais...

D'un geste nerveux elle repousse la couverture, ne comprennant pas très bien où elle est, ni pourquoi elle est secouée ainsi.

Les derniers instants d'avant le sommeil lui reviennent peu à peu.

Le Havre, la discussion jusque tard dans la nuit avec Hugo, puis son retour chez elle, Asta et le thé, puis...

Asta? Asta? Qu'est-ce que... ?

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astaroth94

Le chemin fut long, quelques petits arrets pour se reposer un peu, puis il reprenait le chemin. La lune était basse, le matin approchait, ainsi que les remparts de la ville voisine. Terwagne surgit brusquement de la couverture, il s'arreta

"Asta? Asta? Qu'est-ce que... ?"


Vous voila reveillée, parfait, je ne me voyait pas entre dans la ville avec une femme dans ma charette à bras, vous pouvez vous lever?

Il l'aida à se relever.

S'il vous plait, ne posez pas de questions tout de suite, laissez nous entrer dans la ville et ensuite je vous expliquerai.


Il lui sourit
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Terwagne

Ne pas parler? Attendre? Non, mais il se moquait de qui là? Et puis pourquoi l'avait-il poussée dans cette... cette... charette?

Elle le regarda sourire, ce qui l'énnerva encore plus, et défroissa ses vêtements d'un geste nerveux, pestant contre lui.

Parfait? Je me demande bien ce qui est parfait! Et puis qu'est-ce qui vous prend? Où sommes-nous?

Il ne lui répondait pas, et elle sentait la colère monter en elle. Elle cessa de le regarder, fixant le paysage à l'horizon, totalement perplexe... Ce n'étaient pas les remparts de Sancerre là devant eux! Où diable étaient-ils?
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astaroth94

Il l'écoutait s'enerver mais ne repondait pas. Il souriait plus qu'autre chose. Il se disait que sa colère allait diminuer avec le temps. Ils avançèrent lentement, les premiers rayons du soleil perçait le ciel. Ils arrivèrent finalement aux remparts de cette ville et travercèrent les portes de la ville.

Allez hop, prenons le temps de manger un morceau, je vous expliquerai ensuite ma demarche.


Il chercha une taverne, une auberge ou simplement un endroit adequate pour s'assoir et manger. Ils tournèrent dans la ville, puis Astaroth appercut des jardins. Il se tourna vers Terwagne.

Là bas sera parfait pour manger.

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Terwagne

Cette fois-ci, elle explosa littéralement.

Astaroth! Est-ce que vous croyez que ce dont j'ai envie là tout de suite c'est de manger? Non mais sérieusement!

Je voudrais savoir où nous sommes! Et pourquoi?

Vous rendez-vous compte que j'attends des nouvelles de Maleus! Et que tout le monde va s'inquiéter! Et que...


Son regard croisa un batiment, et elle s'interrompit... Elle connaissait cette ville! Elle y était venue il n'y avait pas très longtemps!

Elle finit par s'assoir, attendant qu'il aie terminé son repas, peut-être allait-il enfn parler après.
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astaroth94

Astaroth sortit de son sac deux morceaux de pain et en tendit un à Terwagne. Son silence si soudain le fit sourire.

enfin elle a reconnu la ville

Mangez donc un morceau et ne vous faites pas prier.

Elle prit finalement le morceau de pain. Il mangea lentement son pain et une fois qu'il eut finit il commença à s'expliquer.

Alors voila, je vous explique. Ce que j'ai fais, c'est tout simplement vous montrer le resultat d'une option que vous aviez choisi, mais que vous n'avez pas eut le courage de poursuivre. J'ai donc decider de vous envoyer quelques jours en arrière, afin que vous même puissiez prendre du recul a toute cette histoire.


Comme vous me l'avez clairement dit hier avant de vous endormir, cela ne me regarde pas vos histoire de coeur, mais quand même, je me suis sentit obligé de faire cela pour votre bien. Maintenant, je ne vous pousse pas a poursuivre ce voyage, vous etes libre de rentrer à Sancerre.


Il s'arreta un instant le temps a Terwagne de repondre, sentant qu'il allait recevoir a nouveaux plusieurs pics, mais cette simple idée le fit sourire
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Terwagne

Plus par réflexe qu'autre chose, elle grignotta le pain, tout en promenant son regard sur le paysage... Des souvenirs de moments passés dans cette ville, de rencontres, de ce sentiment de liberté qu'elle ressentait à cette époque, de l'insouciance, de... Tout était tellement différent depuis!

Lorsqu'enfin il se décida à lui expliquer la raison de cet "enlèvement", elle resta un long moment silencieuse à son tour. Que répondre? Elle ne savait même plus elle même ce qu'elle souhaitait depuis quelques jours... Ses pensées s'envolèrent vers Maleus, qui était parti avec l'armée, qui lui manquait, qu'elle trouvait si froid par moments, et puis aussi vers Hugo, qui lui écrivait chaque jour, qui était si malheureux, qu'elle souffrait tellement de voir dans cet état.

Elle ne savait plus, elle ne savait toujours pas, et ce choix qu'elle avait fait, ça n'avait finalement rien arrangé au doute en elle.

Oui, j'avais choisi de fuir au départ, de prendre le large au moins un moment, pour pouvoir réfléchir loin de tout cela.

Et je ne l'ai pas fait, c'est vrai...

Un nouveau silence, pesant, puis la colère qui remonte. Elle se lève.

Maintenant, monsieur le Conseiller aux vagabonds, je vais vous dire une bonne chose! Je ne vois pas de quel droit vous vous souciez de mon bien être ou pas!


Si je ne vous avais pas écouté la première fois, si je n'avais pas cru à vos belles paroles, si je ne m'y étais pas installée à Sancerre, rien de tout cela n'aurait eu lieu! Je n'aurais jamais rencontré ces deux personnes, et je serais sans doute bien loin au sud à l'heure actuelle!


Mon bonheur? Je vous rappelle que vous le vouliez déja à cette époque, que je vous l'ai mis entre les mains, et que vous en avez fait des confettis!
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astaroth94

Elle commençait dans les confidences, mais aussitot après commençait a attaquer, une nouvelle projections de pics envers lui. Il se leva a son tour

Comme nous en sommes aux confidences, et que vous venez sur ce sujet, je vais à mon tour me jeter à l'eau.


un petit silence, le temps de prendre son courage à deux mains

Je... je vous aime, voila, je vous le dis, et redis, je vous aime. Et j'ai bien ressentit lors de notre conversation la dernière fois en taverne que l'histoire que nous avions eut vous bloquait. La preuve, vous refaites allusion à cela à l'instant même. Cependant je ne peux vous donner un avenir heureux.


Il s'assit sur le banc avant de poursuivre

Malheureusement, j'ai mal joué, je n'ai pas sut trouver les mots pour ne pas vous faire de peine. La sincerité vous a plus bléssé qu'autre chose, mais bon. C'est pour ça que...


Il s'arreta, géné de poursuivre
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Terwagne

La colère, comme une vague... Elle l'avait sentie monter, les mots franchir ses lèvres, et elle avait été incapable de les retenir, une fois encore.

Pourtant, au fur et à mesure que lui parlait, elle senti le raz de marée se calmer peu à peu, la vague se rendormir, pas complètement biensûr, mais tout de même assez pour qu'elle se taise et l'écoute.

Quand il s'interrompit en plein milieu de sa dernière phrase, elle se rendit compte qu'elle était toujours debout, et se demanda si il espérait qu'elle reprenne place sur le banc ou non.

Et puis zut, elle avait envie de rester debout elle, et ça commençait vraiment à bien faire de laisser les attentes des autres guider ses faits et gestes.

La sincérité? Non, ce n'est pas votre sincérité qui m'a fait de la peine. Je ne parviens juste pas à comprendre comment vous avez pu baser vos choix, votre avenir, notre avenir, sur des songes!

Si j'avais fait pareil que vous, et prendre mes rêves pour des signes, je me serais jetée dans le feu pour aller rejoindre Zeltraveller. D'ailleurs j'aurais sans doute mieux fait de le faire.


Mais peu importe... c'est votre choix! Vous au moins vous en avez fait un, vous avez tranché, net, et vous n'avez pas l'air d'en soufrir.


Alors je suis certes mal placée pour vous critiquer, moi qui suis si... faible.

Elle s'interrompit, puis se remit à penser à voix haute.

Vous m'aimez et vous m'avez quittée parce que vous saviez que vous ne m'offririez pas le bonheur, c'est bien ça?

Hum... Oui, quitter, c'est peut-être ça la solution alors... Quitter tout le monde... Les quitter.

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astaroth94

il l'ecouta parler, la laisser dire ce qu'elle pensait, surement que cela lui faisait du bien, la soulageait Lorsqu'elle eut finit il reprit

Vous avez raison, je n'aurait certainement pas bien prit le fait que vous me quittiez pour un songe, mais nous ne sommes pas dans cette situation.

Je ne dirai pas que vous etes faible, juste facilement influensable, et arretez de dire que vous auriez mieux fait de mourir, la vie vaut la peine d'etre vecu, les bonheurs comme les malheurs, et il faut vivre pour pouvoir regretter.

Cherchant à se justifier à nouveau, il lui expliqua sa vie, son histoire, et surtout sa derniere semaine, ses derniers jours ou il ne trouvait pas le sommeil (voir profil personnage pour l'histoire)

... Ces derniers temps je ne dort plus, je n'arrive plus a fermer l'oeil, je travaille durement, je m'epuise à la tache, mais rien n'y fait. Le problème, est que je repense sans cesse a ma vie, aux moments qui ont marqué mon existance. La mort de mon père, le retour de mon oncle dans le royaume, la mort de mon oncle, et d'autre encore, et j'ai remarqué que sistematiquement, je savais se qui allait arrivé, et comme pour notre histoire, je le voyais en songe.

Il s'arreta, ne dit plus un mot et se leva.

Bon, c'est pas le tout, mais que diriez vous de visiter la ville avec moi

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 19:13

Terwagne

Fatiguée... Elle se sentait fatiguée, lassée de se battre avec ses questions, avec ses doutes, avec Asta maintenant, avec le passé, le futur... Tout était tellement flou, mais aussi tellement lourd.

Elle eut soudain l'envie de baisser les armes, de juste respirer, de ne plus penser, même si ce n'était qu'un répit de quelques heures, même si forcément plus tard tout cela reviendrait encore et encore.

Elle ferma les paupières un instant, repoussant dans un coin de sa tête tout ce qui l'empêchait de se sentir juste bien, puis les rouvrit et lui adressa un petit sourire.

Je vais vous servir de guide si vous voulez! Je suis déja venue trois fois ici! J'y ai même un ami, que je serais heureuse de revoir.

Enfin, dites-moi, je suis présentable au moins? Parce que voyager dans une charette, ça décoiffe! Je dois être pleine de poussière, et n'avoir aucune allure!

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astaroth94

Il l'examina, regarda les moindre recoin de son corps pour deceler un petit defaut, un petit "hic"

Mmmmh, vous etes parfaite, juste que votre tenue est un peu froissé, mais sinon ça va, et puis arrengez un peu vos cheveux.


Rendre visite à un de vos amis, pourquoi pas


Ils commencèrent a marcher dans les rues, Terwagne devant, lui juste derrière, à regarder les batiments, l'architecture de la ville.
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Terwagne

Ils marchèrent un long moment en silence, et elle repensait avec nostalgie à ses anciennes promenades dans cette ville... Tout à coup ils passèrent devant une taverne, et elle s'arrêta.

Allons boire un verre, vous voulez?

Elle n'attendit pas vraiment sa réponse, poussa la porte et entra. Elle commanda deux choppes de bière (pas de poire ici), et se mit à réfléchir... Maleus, où était-il aujourd'hui? Lui avait-il écrit?

Asta, c'est bien beau tout ça, mais ils vont s'inquiéter vous savez. Maleus m'a sans doute écrit, et il doit se demander pourquoi je ne réponds pas! Et puis, pas que lui d'ailleurs.


Enfin, Maleus ne m'écrit jamais avant la soirée, il doit aimer que je passe ma journée à attendre impatiemment ses lettres en me morfondant...

Elle poussa un petit soupir triste, puis s'efforça de cacher tout ce que cette simple phrase éveillait en elle.

Bref, ils vont s'inquiéter.

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astaroth94

Il entra dans la taverne sans avoir le temps de prononcer un mot, elle commanda deux bières. Il sortit de sa besace deux écus qu'il posa sur le comptoire pour payer les choppes. Il l'ecouta puis l'interompis

Croyez vous que je vous ai enlevé pour que Hugo et Mal sache ou vous etes. Je les previendrai, je me charge de leur envoyer un courrier à chacun d'eux

Et puis s'ils s'inquiètent, n'est ce pas bon signe?

Maintenant profitez pleinement de votre liberté, laissez vous guider par votre envie sans faire attention aux autres, souriez comme vous le faisiez il y a un mois de cela.


La tavernière deposa les deux choppes sur le comptoire et prit les deux écus qui s'y trouvait. Il prit sa choppe et trinqua avec Terwagne, puis sans attendre plus longtemps, il descendit sa choppe d'un trait et reposa violemment sa choppe sur le comptoire

UNE AUTRE s'il vous plait

Il reposa un écus sur le comptoir

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Terwagne

Elle fut soulagée de l'entendre dire qu'il allait les prévenir... C'était déjà ça! Elle avait tout sauf envie que Maleus s'imagine qu'elle ne voulait plus lui donner de ses nouvelles! Il allait encore repartir dans ses délires de retourner dans l'ombre, de disparaitre, de... Maleus! Comme elle avait peur de ne plus jamais le revoir, qu'il replonge à nouveau!

Elle vida sa choppe d'une traite elle aussi, et resta en arrêt sur une des phrases qu'Asta venait de pronnoncer... "Comme il y a un mois de cela"... Il y a un mois, elle venait juste de prendre sa décision de s'installer à Sancerre, elle était loin de se douter de tout ce qui allait se passer ensuite.

Elle se perdit à nouveau dans ses souvenirs, restant silencieuse.

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astaroth94

Astaroth fut surpris de la voir descendre sa choppe ainsi, il fit signe à la tavernière une deuxième choppe et deposa un autre écu sur le comptoire. La choppe servit, il la poussa vers Terwagne

Une autre pour la route

Elle ne repondait pas, restait silencieuse, surment plongées dans des souvenirs ps forcément heureux. Il ne voulait pas qu'elle se torture l'esprit, il s'approcha d'elle et lui deposa un leger baiser sur sa joue, se retira et mit fin à la vie de cette choppe qui attendait qu'on la boit. Il sortit ensuite deux parchemin et redigea un courier à Hugo et Mal qu'il expedia aussitot

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Hugoruth

[Sancerre - Bureau de Hugoruth]



Un pigeon... C'est peut être elle. Depuis ce matin, plus de nouvelles et l'inquiétude commence à grandir. L'évite-elle ? A-t-elle eu un souci ? Il repensa au pressentiment qu'elle avait hier. Frissonnant, il chassa ces sombres pensées et détacha de la patte du volatile le parchemin.

Citation :
Hugo

Comme vous aviez put le constater, Terwagne n'est pas encore venue en taverne aujourd'hui, c'est normal, Terwagne n'est plus à Sancerre. Elle prend l'air. J'ai remarqué que votre combat si je peux dire ainsi avec Mal la rendait plus malheureuse qu'autre chose, alors j'ai decidé de l'enlever. Ne cherchez pas à la retrouver, plus vous vous enteterez a la retrouver, plus tard elle reviendra à Sancerre. Elle a besoin de distance, de temps et surtout de soutient. Je vous prie de bien vouloir comprendre ma demarche et de ne pas m'en vouloir, ni a elle.

Bonne journée et bonne continuation

Un enlèvement... Etait-ce une plaisanterie ? Le ton était sérieux et l'absence de Terwagne semblait confirmer que le pire était à craindre. Il réfléchit un instant au déroulement de la soirée d'hier. Quelle soirée, quels moments, volés ou pas, quelle importance... L'avait-il droguée ? Tant de questions et pour simple réponse, ce parchemin, cette missive, porteuse d'une horrible nouvelle. Il ouvrit un tiroir et chercha dans les relevés douaniers. Rien, aucun trace d'eux dans tout le Berry... Ils pouvaient être partis vers Gien, vers Cosne, voire dans les bois ou au travers des vignobles. Il ne pouvait rien faire pour le moment, sinon répondre.

Citation :
Bonsoir,

Je pèse mes mots en vous écrivant, sachez le bien. Je dois me retenir pour ne pas être trop désagréable et je le fais pour elle, rien de plus.

Alors oui, j'ai remarqué qu'elle n'était pas à Sancerre. Je comprends d'ailleurs mieux sa non-réponse à mon courrier, ce matin.

Laissez-moi vous dire que si vous lui faites du mal, rien qu'un peu, je ne vous laisserai jamais vous en tirer. Quitte à retourner l'ensemble du Royaume, mais je vous retrouverai. Prenez soin d'elle donc, pour votre propre sécurité...

Quant à vos motivations, je pense que vous faites une erreur monumentale. Je suis prêt à quitter Sancerre le temps qu'il faudra pour qu'elle puisse se sentir mieux. Mais ne l'éloignez pas trop, je crains qu'elle ne revienne jamais. Je tiens à elle, plus que de raison me diraient certains de mes proches. Je refuse de la voir disparaître ainsi.

Je vous crois néanmoins sincère quand vous dîtes agir pour son bien. C'est pour cela que je n'alerte pas les autorités des duchés alentours pour vous retrouver. J'apprécierai néanmoins de savoir où vous l'emmenez. Je l'aime, vous savez...

Je ne souhaite que son bonheur...

Hugo Cornedrue, dict Hugoruth



Le pigeon partit et disparut bientôt. Il partait vers l'Est, mais cela voulait-il dire quelque chose ? Il se promit d'écrire à ses amis bourguignons et orléanais très vite si aucune nouvelle ne lui était donnée. Mais en attendant...

Un regard vers son bureau. Les affaires du duché attendraient. Il avait besoin de solitude et partit vers l'abbaye de St Satur à pied, essayant de sortir de l'inquiétude maladive dans laquelle il était plongé.

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Terwagne

Elle l'avait regardé rédiger les deux missives, n'osant pas trop lui demander ce qu'il y disait, il ne lui aurait de toute façon pas répondu, elle le savait, puis ils quittèrent la taverne.

Ils se balladèrent longuement dans les ruelles de la ville, elle lui montra le Parc, où elle s'était souvent assise les fois précédentes, et puis la taverne où elle avait rencontré le troubadour itinérant avec qui elle correspondait encore, mais il n'était pas là.

Leurs pas étaient par moment accompagnés de paroles, et à d'autres un silence pesant règnait, rempli de questions retenues qu'aucun d'eux ne devait ignorer.

Elle avait juste demander, l'air de rien, au détour d'une ruelle, si il lui dirait si il recevait des nouvelles de Maleus et de Hugo. Il avait dit oui, et pourtant elle continuait à se demander si il le ferrait.

Maleus et Hugo durent l'accompagner dans ses pensées tout au long de la journée. Et la dernière chose qu'elle voulait c'est qu'ils s'inquiètent plus que de raison pour elle. Elle ne savait que trop bien ce qu'on ressent quand on tremble pour quelqu'un qu'on aime... Elle avait craint pendant une grosse semaine pour Hugo lorsqu'il était entre la vie et la mort, puis craint pour Maleus parti avec l'armée elle ne savait pas trop où d'ailleurs.

La journée était déja bien avancée lorsqu'il lui parla de reprendre a route pour aller plus loin encore, dans une autre ville, qu'elle aimait particulièrement. Elle lui sourit, se disant que quand même il la connaissait bien, Asta.

Là où le vent et la pluie se mêlent... Lorsque les rafales aident les âmes trop lourdes à monter, et qu'ensuite leurs larmes de soulagement tombent sur la terre, dans une pluie mélancolique.

Pourtant, il du voir qu'elle était vraiment lasse, physiquement aussi, et il lui proposa de faire ce déplacement le lendemain, de rester un jour sur place pour se reposer. Elle accepta, et ils cherchèrent une auberge pour la nuit.

La jeune femme rejoignit sa chambre très tôt, se passant même de dîner, voulant réfléchir un peu seule, mais aussi dormir.

Lorsque le soleil la tira de son sommeil, il était encore très tôt, et pourtant une lettre était glissée sous la porte de sa chambre. Elle se dépécha d'aller la chercher et de la lire. C'était Asta. Elle la replia et s'assit sur le bord du lit.

Tout à coup, elle venait de se rendre compte que depuis des jours et des jours, c'était la deuxième fois qu'elle ne lirait pas des mots tracés par la main d'Hugo pour commencer la journée... Elle ne saurait pas non plus où se trouvait Maleus, puisque chaque jour c'était Hugo qui glissait une petite information au sujet du voyage de son rival dans ses lignes. Le soir, il n'y aurait pas non plus de lettres de Maleus...

Son coeur était si lourd!

Elle se leva et se prépara pour descendre, Asta l'attendait sans doute en bas, lorsqu'une idée germa dans sa tête.

Elle ne pouvait pas recevoir leurs lettres, c'était un fait, et Asta ne la laisserait sans doute pas leur en écrire... Mais en ce moment elle était seule, et il ne pouvait pas savoir ce qu'elle faisait.

Elle tira rapidement de quoi écrire hors de son sac, que par chance il avait tout de même pensé à pousser dans la charette en même temps qu'elle, et rédigea deux très très brêves missives.

Ensuite elle quitta la chambre, et resta longtemps dans le couloir, espérant voir passer quelqu'un à qui demander d'envoyer ces missives pour elle.

Une jeune demoiselle, qui visiblement travaillait pour l'aubergiste, soulagea son attente, et elle lui demanda ce service, glissant au passage quelques pièces dans la main de celle-ci.

Enfin elle rejoignit Astaroth dans la salle du bas.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 19:13

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astaroth94

La
première journée s'était écoulée. Le soleil declinait à l'horizon et
disparaissait derrière les batisses de la ville. Ils avaient marché
toute la journée dans la ville, Terwagne comme guide, et Asta comme
visiteur. Il la regardait fréquement, il sentait que ses pensées
étaient tournées vers Mal et Hugo, mais il ne revint pas sur la
discution precedente à la taverne. Il n'est pas facile de mettre de
coté cette histoire, surtout pour elle, il decida de lui laisser le
temps.

Plutot que de repartir sur les routes le soir même il
decida de rester une journée de plus. Il proposa l'idée a Terwagne, et
elle accepta. Ensemble ils se rendirent dans une auberge. Astaroth alla
à l'acceuil et reserva deux chambres pour la nuit. Elle monta et ne
ressortit pas de sa chambre. Astaroth resta en bas quelques temps,
boire une chopinne de bière et manger quelque chose. Il monta ensuite
dans sa chambre. Un pigeon vint cogner aux carreaux. Comment l'avait il
trouvé ici. l'instint animal surement. C'était une reponce à sa missive
pour Mal

Citation :
Mon cher Asta,

Je peux comprendre ton geste mais je l'aime telement que je n'arriverais pas à vivre sans elle...

J'ai besoin d'elle à mes cotés...dis lui au moins cela.

Quant
à cette histoire de la rendre malheureuse, je ne le ressens pas comme
ça et notre derniere soirée passé ensemble fut très heureuse...

Bref je sais que tout cela ne t'importes pas...

Prend soin d'elle où je ne te pardonnerais jamais...

Cordialement,

Maleus.


Peut de temps après, il reçu un nouveau pigeon, mais cette fois venait d'Hugo. Astaroth sourit. Il lui repondit aussitot

Citation :
Hugoruth

J'apprecie
votre franchise quant à mon avenir si jamais je lui faisait du mal.
Mais comme vous le savez, ce n'est pas de mal que je lui veux, mais son
bien. Ce depart était necessaire pour elle. Certes, celui fut bousculé,
précipité, sans un au revoir, mais c'était nécessaire... pour elle.

Quant
à la destination, sachez que maintenant elle est libre de ses
mouvements, je l'ai mise face a son premier choix, je l'ai fais avancer
dans cette direction, libre à elle de faire machine arrière. Si elle ne
revient pas demain, c'est qu'elle a decidé de continuer ce voyage, pas
moi. Maintenant, n'attendez pas de reponces de sa part si vous essayez
de la contacter, c'est moi qui repondrai.

Cordialement

Astaroth


Les
minutes s'écoulaient, il s'allongea et attendit le sommeil, mais il
venait pas. Lorsqu'un autre pigeon vint toquer aux carreaux.

Citation :
Astaroth,

Ainsi,
non content de l'avoir emmenée loin d'ici, vous m'empêchez tout contact
avec elle. Si vous aimez quelqu'un, vous ressentez sans cesse ce besoin
de communiquer avec elle. Plus qu'une envie, c'est un besoin. Une
journée sans elle et déjà je suis irritable, nerveux, grognon...

Si vous ne savez pas où elle va aller, je vous demande de la suivre, de veiller sur elle. Je vous tiens pour responsable d'elle.

Je
ne vous demanderai que deux choses... De me dire où elle est, que je
cesse de m'inquiéter et de me donner un moyen de correspondre avec
elle...

Hugo Cornedrue

Il prit de quoi écrire


Citation :
Hugo

J'ai pris la responsabilité des le moment ou j'ai quitez Sancerre.

Pour
ce qui est de ce besoin, Terwagne a besoin de se retrouver avant de
commencer ou poursuivre une histoire avec vous, Mal ou je ne sais qui.

Vous voulez savoir ou elle se trouve, a mes cotés, je veille sur elle comme le lait sur le feu.

Maintenant,
je vous en pris, cesser ces questions, vous ne l'aiderez pas. Vous
m'avez reprocher son enlevement, certes, mais parfois, une action vaux
bien mieux que plusieurs paroles.

Asta

Puis il reçu une nouvelle reponse



Citation :
Bien.
Si je ne peux pas vous faire confiance pour me rassurer sur votre
position, sachez que je me chargerai de l'apprendre par moi même.

Je
devrais d'ailleurs en profiter pour donner votre signalement aux
polices des duchés alentours, mais ma naïveté me pousse à n'en rien
faire. Cela me perdra, assurément.

Laissez moi vous donner le
fond de ma pensée. Jamais vous ne reviendrez de ce voyage. Ni elle, ni
vous. Vous parlez de voyage pour se retrouver. Je crains que dans ce
voyage, elle ne se retrouve pas elle, mais qu'elle vous retrouve, vous.
Comme avant...

Et votre refus de me permettre de la joindre me
conforte dans cette impression. Je ne devrais pas vous faire confiance,
mais pour elle, je vous laisse faire. Pour elle...

Saluez Dame Soizic si vous la croisez en taverne, c'est une excellente amie.

Hugo Cornedrue

Il ne repondit point a celle ci, il repondit plutot à celle de Mal

Citation :
Mal

C'est
bien ce que je pensais, tu ne vois pas plus loin que le bout de ton
nez. Certes la dernière soirée entre vous pouvait paraitre heurese,
mais a qui s'addresse t'elle quand ça va pas? a moi. Ton bonheur ne
fait pas forcement le bonheur de Terwagne, et un rire dans une soirée
ne montre en rien que cette personne est heureuse interieurement.

Pour ce qui est de prendre soin d'elle, tu n'as pas de soucis a te faire. Je me charge de sa sécurité.

Astaroth


Il s'allongea et chercha le sommeil.

Malheureusement,
ses yeux restèrent ouverts toute la nuit. Il ne dormit pas. Il avait
enlever Terwagne pour l'aider a se retrouver, mais deja lui même était
perdu. Il descendit à l'acceuil et demanda a la propriétaire si
Terwagne était descendut. La reponce était négative. Il prit une petit
collation et redigea sur un petit morceau de parchemain la consigne de
la journée.

Citation :
bonjour

pour aujourd'hui, nous allons partir

Bonne journée.

Il
monta et glissa le message sous la porte. Il redescendit et l'attendit
dans la salle. Peut de temps après elle descendit, un peu stressé. Ils
sortirent ensuite de l'auberge, en passant par l'acceuil pour payer les
repas et la nuit.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 20:48

Terwagne

Une fois qu'ils eurent quitté l'auberge, ils se balladèrent encore un peu dans la ville, allèrent sur le marché, déjeunèrent sur un banc comme la veille, le tout en silence.

Chacun d'eux semblait être dans son monde, à des kilomètres de là...

Pourtant, à un moment, n'en pouvant plus de ne pas savoir, Terwagne posa la question qui lui brûlait les lêvres depuis son réveil.

Vous leurs avez bien écrit n'est-ce pas? Ils savent? Ils ne s'inquiètent pas sans savoir que je vais bien?


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astaroth94

Ils se retrouvèrent sur un banc, le silence regnait, la matinée s'était écoulée sans un seul mot échangé. Terwagne rompit ce silence

"Vous leurs avez bien écrit n'est-ce pas? Ils savent? Ils ne s'inquiètent pas sans savoir que je vais bien?"

Il hésita un instant, pour lui cet enlevement devait la couper de Sancerre, lui faire oublier ses soucis, mais bon, elle n'allait pas tout oublier en si peu de temps, il comprit sa situation et sortit de son sac les missives. Il les lui donna dans l'ordre en lui expliquant les reponces qu'il leur avaient donné. Puis soudain, ses yeux se posèrent sur un nom. "Dame Soizic". Il avait deja entendu ou vu ce nom quelque part. Tenant la lettre dans les mains il se souvint. Lors de la visite de la ville hier, il avait vu son nom affiché sur la liste electoral.

NORF de NORF !!!!!! Comment il sait !!!!!

Il se leva et prit Terwagne part la main

On va partir, il semblerai qu'Hugo sache ou nous sommes et... et si Hugo sait ou nous sommes, d'autres personnes le savent également.


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Terwagne

Au fur et à mesure qu'elle lisait les différentes missives, son visage se décomposait... Hugo, tel qu'elle l'imaginait, inquiet, et pourtant elle lui découvrait une nouvelle facette, celle de la colère, qu'elle ne lui avait encore jamais vue... Maleus, dont la lettre la rassurait sur son amour, elle qui quelques jours plus tôt doutait, croyait avoir perdu tout attrait à ses yeux. Elle l'avait mal jugé, il était sans doute juste moins démonstratif que Hugo, rien d'autre...

Pourtant, une fois de plus, une fois encore, elle n'aurait sû dire auquel elle pensait le plus en ce moment, auquel elle aurait envoyé une missive si Asta lui avait donné la possibilité d'en envoyer une seule.

Elle se laissa entraîner par Astaroth qui lui prenait la main, ne comprennant même pas trop bien pourquoi cette urgence soudaine à prendre la route, mais peu lui importait.

Elle venait de se rendre compte que même l'éloignement, même le fait de ne parler à aucun des deux, ne l'aidait pas à y voir clair en elle. Et cela lui coupait toute forme de volonté. Elle se détestait plus que jamais!

Alors qu'ils arrivaient non loin des portes de la ville, Terwagne demanda à Asta si il pouvait l'attendre quelques minutes. Un petit besoin urgent à satisfaire... Elle entra seule dans la taverne la plus proche, bu rapidement un verre de bière, alla où elle devait aller, et s'apprêtait à ressortir lorsque la tenancière lui demanda si elle était bien Terwagne.

Elle resta un instant surprise, ne comprennant pas trop comment cette dame la connaissait, et fut encore plus surprise lorsque celle-ci lui dit avoir reçu une missive de Hugo, lui demandant de lui transmettre une autre missive si elle la croisait. La dame, Dame Soizic, lui transmis la lettre d'Hugo, lui demanda si elle voulait qu'elle l'aide à échapper à la vigilence de son "kidnappeur", si elle avait besoin d'aide.

Elle réfléchit un instant, ne sachant pas trop bien ce que Hugo avait raconté exactement à cette dame, mais se disant qu'elle n'était pas non plus réellement prisonnière, que sur un simple mot de sa part Asta et elle ferraient demi-tour, qu'elle avait juste un manque de courage de le faire ce demi-tour, de se retrouver de nouveau face à eux sans y voir plus clair, et finit par remercier la dame en lui demandant juste si elle pouvait transmettre une réponse de sa part à Hugo.

La dame accepta, Terwagne griffonna rapidement quatre ou cinq lignes à l'intention de Hugo, remit le parchemin à la "messagère", puis sortit pour rejoindre Astaroth.

Mes excuses, j'ai été un peu longue, mais j'ai croisé une ancienne connaissance.



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astaroth94

Il entrainait Terwagne avec lui lorsqu'elle voulut s'arreter. Une envie naturelle a satisfaire, il n'allait pas la suivre jusqu'au pipiroom, il la laissa entrer dans la taverne et il s'adossa contre le mur non loin de la fenetre.

Elle se faisait attendre, le temps passait, mais elle ne resortait pas. Il voulut savoir de quoi il en tournai, il se retourna et jeta un oeil discret par la fenetre. Il l'appercut avec une dame. Terwagne lui donna quelque chose puis sortit hativement de la taverne. Il se cacha pour pas qu'elle s'apperçoivent qu'il la regardait.

"Mes excuses, j'ai été un peu longue, mais j'ai croisé une ancienne connaissance."


Ce n'est pas graves, ce ne sont pas quelques minutes qui vont nous mettre en retard, d'ailleur nous ne sommes attendu nul par, juste a notre point de départ.

Ils reprirent la route et arrivèrent aux remparts de la ville. Ils sortirent ensemble et s'enfoncèrent sur les chemins

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Terwagne

De nouveau le silence, les pensées de chacun d'eux les tenant loin l'un de l'autre, même si côte à côte. Le rythme des pas, comme martelant les réflexions.

Ils avaient déja parcouru une bonne distance, quand Terwagne prit enfin la parole. Depuis tout à l'heure elle se passait en boucle dans la tête la dernière phrase de Astaroth : "nous ne sommes attendu nul par, juste a notre point de départ."

Notre point de départ, oui... Sancerre! Sancerre, Hugo, Maleus!

Un long silence, comme si elle manquait de souffle, et puis la suite.

Je suis encore plus perdue qu'avant de partir, Asta. Je ne sais pas si j'aurais le courage de... d'y retourner.

Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang, oubliant qu'à chaque fois qu'il l'avait vue faire ça, il lui avait fait la remarque que c'était très laid.

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astaroth94

"...Je ne sais pas si j'aurais le courage de... d'y retourner."


Il s'arreta et lentement se tourna vers elle. Elle saignait de la lèvre, elle se l'était mordu jusqu'au sang. Il sortit un morceau de tissu et lui appliqua sur la lèvre.

Cela ne sert a rien de vous faire saigner ainsi. Et puis c'est pas du tout joli de vous mordre la levre.

De plus croyez vous vraiment que ceci allait etre facile? je savais que vous alliez mettre du temps, c'est pour cela que je ne vous presse pas. Vous avez tout le temps, et prennez le. Sachez que ce que vous resentez en ce moment c'est le debut de votre guerison. Je suis passé par la avant notre histoire.


Et puis ma presence a vos coté, croyez vous que se soit simplement pour vous accompagner. si je suis ici avec vous, c'est pour vous écouter. Votre recul vous aurait aider, mais sans personne a qui confier vos maux, il n'aurait servi a rien, c'est pour ça que je suis ici.

Ce silence qui regne depuis tout à l'heure, si je ne dit pas un mot, c'est pour vous laisser parler.


Il se retourna ensuite et continua la marche

Bon aller hop, c'est pas a cette allure que nous arriverons à la prochaine ville


Il reprit la marche, comme ci de rien n'était, voulant faire comprendre à Terwagne que si elle ne parlait pas d'elle même rien ne s'arrangera et tantant d'oublier que c'est lui qui la pousse à parler

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Terwagne

Comme une petite fille perdue dans une grande ville, ne sachant plus si elle doit aller vers là, ou vers ailleurs, se demandant combien de temps elle va encore tourner en rond avant de retrouver son chemin, elle prit la main tendue, espérant que le guide serait de confiance, l'aiderait, se reposant sur lui, au moins un moment.

Elle fit le silence en elle, et le suivit.

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Terwagne


Le noir... Le noir total...

Le silence... Total lui aussi, le silence!

Et puis la douleur... Tout son corps n'est que douleur!

Sans ouvrir les yeux, qu'elle sent gonflés et douloureux, elle tatonne avec sa main droite, sur le sol. Un morceau de bois cassé, sans doute son arme, des morceaux de tissus, son chapeau, à moins que ce ne soit celui d'Astaroth.

Les yeux toujours clos, elle ouvre les lèvres, tremblante, murmure.

Asta... Asta? Répondez-moi, si vous êtes là! Asta....


Aucune réponse, elle n'entend même pas de respiration à côté d'elle. Alors, péniblement, elle se fait tourner, tatonne plus loin, sa main finit par rencontrer quelque chose d'humide, de poisseux, chaud, ça coule, sur ce qui semble être un... un bras!

Au diable la douleur, elle tente d'ouvrir les yeux, mais ne parvient à en ouvrir qu'un, l'autre doit être trop blessé.

De suite après, son cri s'échappe, un cri à lui déchirer les cordes vocales, à faire s'envoler les oiseaux posés sur les branches.

Astaroth !!!!!! Oh mon dieu, non !!!!!!!!!! Asta !!!!!!!!


Des souvenirs de ce qui c'est passé cette nuit? Pas vraiment, non... Juste des bribes, des visages, des cris, des coups.

Un visage surtout, qu'elle connaissait, un homme qu'elle avait rencontré quand elle était toute jeune et lui aussi, il avait même voulu voyager avec elle à l'époque, ils avaient passés des moments délirants ensemble, il était alors accompagnés d'une dame et d'un autre homme... Clerc-Obscur, elle se souvenait parfaitement de lui.

Mais cette nuit il était avec d'autres personnes, toutes armées, et il ne semblait pas avoir envie de rire... Les coups avaient commencé à tomber, Asta avait voulu la protéger, il avait pris pour elle, elle avait bien essayé de se défendre, mais avec son peu de force, c'était peine perdue, elle n'avait fait que retarder l'innéluctable.

Maintenant, elle était là, ses vêtements à moitié déchirés, le corps couvert d' écchymoses, des trainées de sangs sur les bras et le visage, et Asta... Oh! Asta! Il ne répondait pas, semblait ne même pas respirer! Mort? Il était mort? Non, non, c'était impossible! asta ne pouvait pas mourir! Ca ne pouvait pas arriver!

Oubliant la douleur, la colère et la peur reprennant le dessus sur elle, elle se leva. La ville n'était pas loin, mais elle ne parviendrait pas à transporter Astaroth jusque là, surtout dans l'état où elle était.

Elle du se résoudre à le laisser là, seul, et rejoignit la ville le plus vite possible. Elle se mit à la recherche de Dame Soizic, allant l'attendre sur le seuil de sa taverne.

Alors qu'elle l'attendait, elle se dit qu'elle devait prévenir les amis d'Asta. Enfin, prévenir Sancerre, Hugo, Mentaig, Maleus, Ysabeau, Icefly,... Tout le monde.

Mais à qui écrire au juste? Au bout d'un moment, elle se décida.

Citation :
Bonjour, Sieur Gallup!

Je ne sais pas si c'est à vous que je dois écrire, je ne sais même pas si cette lettre est utile, mais je dois au moins prévenir les Sancerrois, et je ne sais à qui m'adresser.

Hugo? C'est hors de question, je sais qu'il prendrait la route de suite pour venir me rejoindre...

Maleus? Je ne sais même pas où il se trouve...

Mentaig? Elle me déteste déja bien assez comme ça, depuis que j'ai fait du mal à Hugo...

Bref, du coup, j'ai repensé à l'arrestation de Tonnefoudre, et vous m'avez semblé la personne adéquate pour avertir Sancerre de l'horreur.

Asta et moi étions sur la route entre Cosnes et Tonnerre lorsque nous avons croisé une armée qui se fait appeller "les morts qui tue". J'ai reçu quelques coups, mon arme a été détruite, mais je suis vivante, juste immobilisée. Par contre, c'est terrible, je n'sais comment annoncer cela... Astaroth est mort!!!!!!!!!!

Cette missive est décousue, et je m'en excuse, elle reflète sans doute mon état nerveux du moment.

Pouvez-vous, s'il vous plait, avertir les proches de Astaroth?

D'avance merci.

Terwagne


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Terwagne

Pas de signe de vie de Dame Soizic, et le temps s'écoulait, Astaroth seul sur le bord d'un chemin de campagne, elle ne pouvait pas le laisser là plus longtemps, il fallait qu'elle cherche de l'aide, qu'on aille le chercher, qu'on le soigne, que...

Elle allait partir lorsqu'un homme arriva, et se présenta à elle comme étant le Chambellan de Bourgogne, Sir Theognis. Il lui expliqua avoir reçu une missive de Dame Mentaig, qui avait déja pris les choses en main, et s'enquit des dommages qu'elle avait subis. Elle le rassura sur son état à elle, qui n'était pas alarmant en comparaison à celui d'Astaroth, et lui demanda où il y avait moyen de faire transporter son ami. Celui-ci lui expliqua qu'il y avait des chambres dans la taverne de Dame Soizic, puis partit très vite... Il avait sans doute des obligations, des choses urgentes à faire.

Bref, elle ressortit, et se mit à chercher de l'aide, finissant par s'adresser à un boucher dans une échoppe. L'homme l'accompagna jusqu'à l'endroit où ils avaient été attaqués, et l'aida à rammener le corps sans vie d'Astaroth jusqu'a la Taverne du port, où ils l'installèrent à l'étage.

Quand elle redescendit dans la salle du bas, un gamin cherchait après elle, et lui remit une missive en tremblant.

Citation :
Pardonnez moi

je ne souhaitais pas engager le combat contre vous...

J'espere qeu vous etes en bonne santé.. je ne vous ai pas reconnu dans le noir...

Pardon encore

Bibosor



Bibosor... L'ami de Clerc-Obscur! Ainsi lui aussi était là cette nuit?! Elle griffona une réponse sur un bout de parchemin et le confia au gamin, qu'il le porte à l'homme qui lui avait remis la missive. Pas d'entête, pas de signature.

Citation :
Vous ne m'aviez pas reconnue, je m'en doute bien, du moins j'ose l'espérer.

Votre ami Clerc-Obscur ne m'avait sans doute pas reconnue non plus... Du moins je l'espère aussi.

Toujours est-il que les faits sont là, que non je ne suis pas en bonne santé, et que mon ami quant à lui est mort!!! MORT !!!!

Quand le gamin fut sorti, elle remonta près d'Asta, attendant impatiemment Dame Soizic, le boucher ayant du retourner à son commerce.

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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 20:54

Astaroth

Sur la route avant et pendant l'attaque.


Les deux voyageurs marchèrent depuis un certain temps sur la route. Le silence regnait toujours. De temps à autres, il rompait le silence en parlant de chose et d'autre, de la pluie et du beau temps, tout ça pour la mettre à l'aise. Mais elle repondait a base de "Hummm" ou de "oui" comme pour couper court à la conversation. Mais il insistait, il parlait, tenant une conversation à lui tout seul, tentant de la faire rire en se faisant passer pour deux Astaroth en même temps comme un soir en taverne à Sancerre. Le paysage defilait, le soleil declinait rapidement et tôt, normal pour ces nuits d'hiver. Un leger vent glacial parcourait la route avec eux, les ombres des arbres se faisait de plus en plus grande sous la lumière du soleil orangé. Soudain, une ombre, differente de celle des arbres, des annimaux sauvages, une ombre humaine, tenant une arme à sa main. Il se mit en travers de la route. Astaroth et Terwagne s'arretèrent. Une attaque, seulement une attaque, pas de demande de bourse, rien, juste une aggression physique. L'homme brandit son épée et tenta de porter un coup sur Astaroth.Il sortit son épée par pur reflexe et parra l'attaque. L'homme se retira et sourit

Un dur à cuir héhé!!


Il siffla, appelant d'autres hommes et femmes avec lui. Astaroth ne prit pas le temps de compter. La bande de brigand se ruèrent maintenant sur Terwagne, Asaroth s'interposa, et reçu les coups à sa place. Les batons avaient detruit son bouclier sous la violence du choc et d'autre coups de baton avaient entammés le peau et la chair d'Astaroth, la tête était recouverte de sang mais il se defendit portant des coups d'épée ou celle ci se fracassait contre un bouclier, se retournant de temps à autres pour voir Terwagne et lui crier:

VAS T'EN DE LA, FUIT!!! JE LES RETIENS


Pas de vouvoiement à ce moment la. Plus de vouoiement. A chaque instant ou il se retournait pour Hurler la même chose a Terwagne, les coups de baton tombèrent.

L'épaule, le genoux, de sang jaillissait. Soudain, un puissant coup de baton vint heurter sa main droite, celle tenant l'épée. L'épée tomba à terre. Il voulut la ramasser, posant un genoux à terre, mais c'était peine perdu. Un violent coup d'épée vint lui traverser le dos et le bout de l'épée resortit par le ventre. Astaroth s'ecroula, jetant un oeil derrière lui Cherchant Terwagne des yeux. Il l'appercut finalement, trainée par un homme et battut avec quelques coups de baton. Elle s'écroula rapidement.

Puis le noir total, juste des sons, des noms, dont un qui fut repété plusieur fois. "Jackfarell." Puis le silence, plus rien ...

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Simon Gallup


[Au lieu-dit "Les Soucis", Gallup n'était pas au courant de "l'escapade"]

Simon Gallup en était à sa deuxième cuillère de soupe, et se creusait la tête pour trouver une solution afin d'en rester la. Le cocher, lui , était sorti, pretextant un besoin urgent, et au bruit de galop qui resonnait encore, était surement en route sur une de ses mules pour rejoindre l'auberge la plus proche.

Seul Ysabeau avait tout mangé, et semblait ravie.

Le secours vint sous la forme d'un merle qui toqua à la fenetre, une message autour du cou.

Soeur Mireille se leva, le libera du message, et le tendit:

- c'est une lettre pour vous...


Le lieutenant la deroula, lu, et blémit:

- Astaroth est..... mort !?

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soizic

A Cosne, dans les rues, à la taverne de Soizic, le Loireaux, ou encore chez elle, au 5 rue des mairesse...

Il y a quelques jours..

Soizic était chez elle, confortablement installée dans sa chambre avec ses deux enfants pour le câlin du soir, quand elle entendit un petit, tout petit bruit sur le carreau de sa fenêtre... Prenant garde de ne pas réveiller ses deux monstres, elle se leva doucement, et, afin de ne pas refroidir la pièce, sortit de la chambre pour emprunter la porte d'entrée au lieu d'ouvrir la fenêtre. Un pigeon l'attendait là... Les pigeons se ressemblaient tous pour la plupart, mais à force elle reconnaissait ls habitués...Celui-ci ne lui évoquait personne...

Elle prit le pigeon, enleva la missive accrochée à sa patte, lui donna quelques graines, et se renferma dans sa douce demeure, bien au chaud.

Ouvrant la lettre, elle ne reconnut pas non plus l'écriture... La lettre était humide et fraiche, elle avait dû voyager quelques kilomètres avant d'arriver là... Etrange, très étrange...

Elle la lut attentivement, elle venait de Sancerre, et était écrite de la main d'hugoruth.. Soizic connaissait ce nom, Saya et Aryan, ses deux amies sancerroises, lui en avaient parlé plus d'une fois... Il lui demander de veiller à la présence éventuelle d'une dame enlevée par un homme... un message à transmettre...

Soizic ne dormit pas sur ses deux oreilles cette nuit là... Ses enfants contre elle pour garder la chaleur au maximum, elle persevait le moindre bruit comme un cri dans la nuit... vraiment elle n'était pas bien...Elle décida donc de se lever, prit sa plume et un morceau de parchemin, et répondit à Hugoruth qu'elle ferait tout pour aider cette jeune dame Terwagne...


Le lendemain :

Après une nuit courte et agitée, Soizic, comme à son habitude, alla faire son tour de marché seule, ses enfants étant restés au chaud dans la maisonnée... Cette missive tardive la travaillait toujours... Elle décida de faire un bref détour vers les multiples tavernes qui peuplaient Cosne.. Après avoir regardé par la fenêtre de trois d'entre elles, Soizic arriva Aux Loireaux, sa taverne, et vit avec stupeur cette dame décrite dans la lettre... bien sûr, elle n'était sure de rien, elle décida en conséquence d'entrer.. Après avoir saluer la demoiselle, elle lui demanda si elle était bien cette Terwagne à qui elle devait transmettre le message... Etonnée de cette soudaine rencontre, la prisonnière répondit par l'affirmative non sans un brin de tremblement dans sa voix...

Soizic lui transmis la missive qu'elle gardait sur elle depuis la nuit... Elle attendit la lettre qu'elle devait renvoyer à Hugo, la belle l'écrivit en hâte, son geolier la laissant seule uniquement quelques instants....Soizic insista sur le fait qu'elle pourrait compter sur son aide au moindre souci à venir, si elle avait besoin d'aide face à son ravisseur... La jeune dame la rassura quant à son état, et partit en trombes... La tavernière quant à elle, rentra aux 5 rue des mairesses rejoindre ses deux bambins.

Au cours de cette journée, le même pigeon croisa sa route... Encore un message d'hugo, mais cette fois, bref et précis... Il ne comportait que 3 mots...Mais soizic n'avait pas le temps de retourner à la recherche de la disparue... Elle décida de remettre la chose au lendemain, quitte à la rattraper à dos d'âne...

Il y a quelques heures.


Soizic arriva dans sa taverne après avoir apperçu la demoiselle, transit de froid et de peur, assise sur une chaise, presque recroquevillée sur elle-même...

Que s'est-il passé pour que vous soyez dans cet état ? Votre ravisseur ne vous a fait aucun mal ? je ne l'ai pas vu à l'entrée... Se cache-t-il ?

Soizic sentit alors une odeur désagréable... Une odeur qu'elle ne connaissait que par sa brève expérience des champs de bataille... c'était l'odeur de la mort...

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Terwagne

Le temps ne passait pas. Assise à côté d'Asta, elle repensait à toutes ces heures qu'elle avaient passées à trembler pour Hugo après l'agression dans la cathédrale de Bourges. Malgré la distance, son coeur était une fois encore déchiré, plein de confusion, de culpabilité, de haine envers elle même.

Elle finit par redescendre, et décida d'écrire une lettre à chacun des deux hommes qui occupaient toutes ses pensées depuis deux semaines... Celui qu'elle avait choisi, et celui de qui elle avait brisé le coeur malgré tout son amour pour lui : Maleus et Hugoruth. Ces deux hommes qui étaient la raison pour laquelle Asta l'avait kidnappée, pour lui permettre de prendre du recul, d'y voir plus clair en elle.

Fatiguée, ne sachant de toute façon plus comment s'exprimer, elle écrivit en double la même missive, changeant juste l'entête.

Citation :
Très cher Maleus/Hugo,


Oui, enfin vous pouvez relire mon écriture, et vous allez même pouvoir me répondre... Plus d'impossibilité de me contacter, plus d'interception de mon courrier, et vous saurez dorénavant où je suis.

Je suis à Cosne, même si Astaroth et moi avions quitté cette ville hier soir, en direction de Tonnerre... Tonnerre où nous ne sommes pas arrivés...

En pleine nuit, nous avons croisé un groupe de brigands qui se fait appeller " les morts qui tue". Je suis pour ma part blessée, mais en vie, ce qui n'est pas le cas d'Astaroth.

Astaroth qui avait quitté Sancerre en m'enlevant pour m'aider à être heureuse, Astaroth qui marchait à mes côtés, Astaroth qui ne voulait que mon bien et s'est jeté vers la mort sans même en avoir conscience.

Cela me prouve une fois de plus que tous ceux qui marcheront un jour à mes côtés seront frappés par le malheur, mais aussi que m'attacher aux gens ne rime à rien, à part soufrir, encore et encore.

Je vais me soigner, attendre en espérant qu'il sorte du coma où il est plongé, et je le rammènerais dans sa ville, Sancerre, si dieu me le permet, donc plus de fuite de ma part, je vais assummer ce que j'ai provoqué, sans le vouloir, mais c'est tout de même de ma faute.

Après? Et bien une chose est certaine, je ne veux plus voir personne marcher à mes côtés, je ne veux plus causer de malheurs, je ne veux plus rien!

Cette lettre est donc non seulement porteuse d'une mauvaise nouvelle, terrible, mais aussi celle d'un adieu.
Ne doutez jamais que je vous ai aimé, et c'est bien à cause de cet amour que je vous demande de m'oublier, de rester loin de moi, pour votre bien... Terwagne n'était pas une tempête, Terwagne était un vent de malheur.

Terwagne


Une réponse de Hugo lui parvint très très rapidement après l'envoi des deux misisves, et une de Maleus bien plus tard, sans doute avait-il moins de temps libre que Hugo. Autant la réponse de Hugo était douce et tentait de lui remonter le moral, autant celle de Maleus était ignoble, et elle n'en retint que quelques bribes.


Citation :

Vous voulez disparaitre et bien soit! Faites-le!

Je vous aime mais je vois que ce n'etait pas partagé finalement!

(..................)

Parcontre je vous rassure d'une chose, puisque c'est votre vouloir, vous n'aurez plus jamais de mes nouvelles, je n'existerais plus pour vous.

(..................)

Bonne continuation à vous et merci de me rendre ma flûte.

L'inconnu.

Elle ne put bien évidemment pas se retenir de lui répondre, avec toute la colère qu'elle sentit en elle à cet instant.

Citation :
Maleus!





Non mais j'hallucine, franchement! Vous êtes tombé sur la tête!



Des sottises? Ainsi donc je vous annonce que je me suis faite agresser par des brigands, que j'ai ramassé des coups d'épée, qu'Astaroth est mort, et au lieu de vous tracassez, de vous mettre un peu à ma place, de vous dire que je dois être dans un état lamentable aussi bien physiquement que psychologiquement, vous... Vous m'accusez de ne pas vous aimer!



Vous voulez quoi? M'achever?! Croyez-vous que je ne sois pas déja assez mal?!



Je vous demandais juste de me fuir, pas de me détester, ce que visiblement vous avez choisi de faire... Je ne méritais sans doute pas plus de toute façon.



Je vous rendrais votre flute en rentrant, quand je pourrais rentrer, ce qui n'est pas le cas, je suis immobilisée suite à l'attaque de la nuit dernière, mais cela semble vous passer par au dessus de la tête.



Aussi non, entrez chez moi, elle est dans le tiroir de ma chambre, et la clé de ma maison est derrière la pompe à eau.

Votre signature me brise, vous n'imaginez même pas à quel point...
La perle noire, en larmes.

A peine avait-elle envoyé cette misisve que Dame Soizic arriva. D'une traite elle lui raconta ce qui c'était passé la nuit dernière, qu'Astaroth n'était pas un monstre de ravisseur, mais bien un ami qui avait juste voulu l'aider, et qu'il se trouvait à l'étage se battant contre la mort.

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astaroth94

Alizée.... Alizéééée....
..

La main tendut vers l'avant cherchant à rattraper une silouhette. Il courrait comme il pouvait mais rien n'y faisait. La silouhete disparut finalement. Astaroth tomba à terre frappant le sol puis deux silouhètes arrivèrent de derrière lui. Deux personne se presentèrent à lui

P...papa ... et ... maman !!!

Mais que faites vous ici? Vous etes morts...


Il s'arreta et reflechit un instant

Si je vous vois, c...c'est que je ... je suis mort

La femme lui fit signe que non, pas encore. Son père également



Asta, tu n'es pas mort. ce n'est pas ton heure.
Mon fils je suis fier de toi, poursuis dans la voie que tu as choisi

Ici tu vas avoir le choix entre continuer ou rester, je te le repète, ce n'est pas ton heure


Ils disparurent dans un nuage de brume, puis soudain rien le néant, le blanc immaculé. Astaroth marchait dans ce blanc, il marchait sans savoir ou il allait, il avançait pésiblement dans cet endroit...

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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 21:09

Terwagne

La journée avait été pénible, comme toutes les suivantes le seraient sans doute.

Un médecin et son assistante étaient venus pour s'occuper d'Asta, dont l'état était plus qu'alarmant, et elle avait été priée d'attendre dans la taverne. Les heures interminables, l'attente, la peur au ventre, l'impatience d'enfin les voir ressortir, d'enfin avoir des nouvelles... Toutes ces choses qu'elle avait déja traversées, deux semaines plus tôt, alors que c'était Hugo qui était entre la vie et la mort.

Pour occuper son attente, elle avait écrit à Dame Ysabeau, mais aussi à Dame Mentaig, pour leurs donner des nouvelles, quoi qu'il n'y avait pas vraiment de neuf!

Elle avait aussi répondu aux missives de Hugo, qui depuis le drame lui écrivait énormément. Chacune de ses missives étaient une tentative pour lui donner du courage et de l'espoir, et elle l'en remerciait, même si... Même si elle ne pouvait lui répondre avec les mots qu'il espérait, attendait.

Maleus, pour sa part, avait visiblement décidé de redevenir muet, et cela l'attristait, alors elle essayait de ne pas trop y penser. Pourtant, certains souvenirs heureux la hantaient, et elle regrettait qu'il ne soit pas tombé sur quelqu'un qui le rendrait plus heureux que ce qu'elle ne pouvait.

Que de mal elle avait répandu autour d'elle!

Dans le ciel de Cosne, les oiseaux furent sans doute nombreux ce jour-là, car outre les missives d'Hugo, Terwagne reçut également une réponse de Dame Mentaig, une de Dame Ysabeau, une missive de Makasitomni, une de son parrain, Samgrat, une de Vins un ami troubadour, une d'un des attaquants, encore, et il y eu aussi une lettre de Dame Ysabeau adressée à Astaroth... Terwagne le lui luirait dès qu'elle pourrait retourner à son chevet.

Elle répondit à certaines, mais pas à toutes...

La lettre de Maka, comme toujours, la poussa à réfléchir sur le sens de certaines choses. Une lettre remplie d'amitié, de douceur et de force... Une lettre porteuse de lumière!

Celle de l'agresseur la mit mal à l'aise, car elle sentait dans ses mots le mal être dans lequel il devait se trouver, de savoir qu'il avait frappé de son épée une "amie" qu'il avait accompagnée sur les routes quelques semaines plus tôt pour la protéger! Triste ironie du sort! Protéger un jour, frapper un autre! Etrangement, Terwagne se dit qu'elle le plaignait, et qu'elle n'aurait vraiment pas voulu être dans sa tête à lui en ce moment.

La lettre de Dame Mentaig quant à elle la rendit triste, alors que sans doute ce n'était pas du tout l'intention de celle qui l'avait écrite... Cette lettre était tout ce qu'il y avait de plus aimable, et pourtant, elle était tellement différente dans le ton des précédantes lettres que les deux dames s'étaient écrites par le passé, avant l'histoire Hugo-Maleus. Dame Mentaig était celle qui avait sauvé Terwagne de la mort qu'elle voulait se donner en arrivant à Sancerre la première fois, celle qui avait trouvé les mots pour la faire se secouer, celle qui lui avait écrit pour l'encourager, pour l'épauler... Et aujourd'hui, il y avait cette tension dans son expression, cette froideur, ces repproches non-dits d'avoir brisé le coeur d'Hugo en choisissant Maleus...

La lettre de Samgrat, son parrain, ne contenait que quelques lignes, mais cela ne l'étonna pas outre mesure. Depuis qu'elle avait refusé de s'installer auprès de lui, en Guyenne, pour vivre une vie de nomade avec Zeltraveller, leurs échanges avaient tout d'abord été inexistants, pour redevenir très basique par la suite.

Après voir répondu à certaines, la jeune femme eut soudain le besoin de se battre pour Asta, avec les moyens qui étaient les siens, c'est à dire très limités. C'est ainsi qu'elle décida d'écrire au chef du groupe armé qui les avaient mis dans cet état! Il était hors de question qu'il ne tienne pas ses promesses de dédommager les victimes "innocentes" comme il avait dit sur la place publique de Tonnerre!

A peine le pigeon envolé que déja il lui répondait, réïtérant sa promesse, s'engageant à prendre contact avec Dame Ysabeau le lendemain pour parler des modalités.

Après cela, Terwagne remonta à l'étage, s'installa sur un chaise dans le couloir, et y somnola un peu, en compagnie de sa meilleure ennemie, l'angoisse.

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astaroth94

Le blanc, rien que le blanc, Astaroth marchait droit devant lui. Longues fut les heures qu'il passa à marcher sans savoir ou il allait. Puis une ombre, une silouhette se presenta à lui. Mais qui était ce? Astaroth chercha à deviner le visage de celle ci. celle ci, non celui ci, celui d'un ami, d'une personne ayant quitter la terre trop vite.

Lems? Lems c'est toi?


Il lui fit signe que oui, mais il ne dit pas un mot. soudain, Asta fut envoyé dans la taverne du Havre. Il vit Icefly, sa patronne mais surtout amie. Astaroth regarda à ses cotés. Il vit Ysa, Bragon, May et bien d'autres de ses amis. Ils lui manquaient, Astaroth avait quittez Sancerre sans même leur dire au revoir et maintenant il est entre la vie et la mort, peut ne les revera t il jamais. Il fut de nouveau envoyé dans ce monde blanc. Lems s'approcha de lui

Tu n'as pas le droit de les abandonner

Puis Lems disparut. Derrière lui, une autre silouhette disparut en même temps. Il eut a peine le temps de la reconnaitre. c'était Khylo, un grand ami, mais que la mort emmena encore une fois bien trop tot.

Astaroth se remit en marche cherchant a savoir ou menait son chemin...

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Terwagne

Quatrième jour depuis l'agression...

Le jour se leva sur le corps d'Astaroth, toujours inanimé, dont seul le coeur semblait encore vivant. Le médecin disait que tant que le coeur battait, il y avait de la vie, donc il y avait de l'espoir.

L'espoir... Encore et toujours l'espoir comme fil conducteur!

Terwagne quant à elle avait chaque jour le visage un peu plus tiré, marqué par la peur et la douleur, mais aussi par la tristesse. Elle ne pleurait pas, elle n'y arrivait même plus. Mais ses yeux étaient froncés comme si c'était le cas, à chaque instant.

Ses blessures physiques à elle guérissaient peu à peu, même si sans doute elle garderait à vie une cicatrice sur le ventre, là où l'épée l'avait touchée, ne faisant fort heureusement que l'entailler sur très peu de profondeur. Les autres blessures, les plus graves, celles qui avaient eu raison d'elle cette nuit-là, avaient été données à coups de pieds et poings, mais avec quelle violence.

Plus elle repensait à cette nuit, plus elle se disait qu'il était incroyable qu'elle s'en soit sortie aussi bien, alors qu'Astaroth lui était agonisant. Elle savait qu'il était au moins dix fois plus fort qu'elle, et de plus il avait une épée et un bouclier, alors qu'elle même ne possédait qu'un baton...

Biensûr, c'était en priorité à lui qu'elle devait le fait d'avoir eu la vie sauve, lui qui l'avait protégée jusqu'au coup qui l'avait achevé, mais après? Les bandits auraient très bien pu l'achever elle... Elle était déja au sol...

Un miracle! C'était un miracle! Une bonne étoile qui veillait sur elle cette nuit-là... Elle ne voyait pas d'autre explication! Et cela la perturbait un peu, elle qui n'avait jamais cru en rien... Avait-elle tord?

Elle quitta la chaise dans le couloir de l'étage, cette même chaise sur laquelle elle passait ses jours et ses nuits depuis le drame, et descendit pour aller déjeuner dans la taverne de Dame Soizic.

A peine avait-elle pris place et commander, qu'on lui remettait les missives arrivées pour elle la veille au soir. Il y en avait cinq, et elle les passa toutes nerveusement en revue avant de les ouvrir, laissant s'échapper un long soupir de tristesse mêlée de déception, en se rendant rapidement compte qu'aucune de ces lettres ne venait de Maleus.

Maleus qui visiblement n'avait jamais du l'aimer réellement! De plus en plus elle en arrivait à cette conclusion. Elle relisait de temps à autre sa dernière missive, celle qu'il lui avait écrite en réponse à celle où elle lui annonçait le drame, et ne parvenait pas à comprendre... Comment peut-on répondre aussi rapidement à quelqu'un qu'on prétend aimer que oui, on ne lui donnera plus de ses nouvelles?

Elle se souvenait d'une lettre d'aurevoir désespérée qu'il lui avait écrite tout au début, avant de passer aux aveux, juste après que Hugo soit sorti du coma, et de sa réaction à elle... Elle avait courru à en perdre haleine, elle avait tout fait pour le rattrapper, pour le retenir, parce que oui, elle l'aimait, non elle ne le laisserait pas disparaitre, elle s'était battue pour qu'il reste... Lui, à présent, se contentait d'un "soit"! Aucune bataille, aucune volonté de la retenir, de la rattrapper... Maleus s'en fichait, voila!

Elle resta un long moment à regarder les autres lettres, ne se décidant pas à les ouvrir, pas tout de suite...

Finalement elle ouvrit celle dont elle savait qu'elle lui tirerait un sourire, celle dont elle savait d'avance qu'elle ne contenait que douceur et courage, mais aussi amour. Celle écrite par la main de cet homme qu'elle avait du tellement décevoir, dont elle avait brisé le coeur, et qui pourtant continuait à l'aimer, à lui tendre la main, chaque jour un peu plus, chaque jour un peu plus déterminé... Hugo!

La deuxième lettre était de Vins, son ami troubadour, qui voulait prendre de ses nouvelles et espérait la croiser pendant son séjour forcé à Cosne... Elle n'avait pas le coeur à se ballader et aller se mettre dans une taverne.

La troisième lettre venait de Dame Ysabeau, lui disant qu'elle avait enfin eu des nouvelles des agresseurs afin de rêgler les dommages pécuniers, la quatrième venait de Jackfarell, le chef du groupe armé en question, et la cinquième était... de Clerc-Obscur!

Citation :
Bonsoir Terwagne,



Je suis en retraite en ce moment pour réfléchir à l'ignominie à laquelle j'ai participée sur cette fameuse route.



Etant retiré du monde à l'heure actuelle, je ne peux que difficilement intervenir.

Je vais envoyer une missive à Bibosor, afin qu'il suive plus précisément l'execution des promesses engagées!

Même si cela sera d'un faible réconfort, j'ai beaucoup de mal à me remettre de ce à quoi j'ai participé à votre encontre!

Bien à vous

Clerc*Obscur

PS: au pire je suis de retour Dimanche et si rien n'a été tenu, je tenterai de réparer avec mes deniers personnels!

Elle la lut une première fois, son visage se décomposant immédiatement, puis commanda un verre d'alcool qu'elle but d'une traite.

Clerc_Obscur et Bibosor, ces deux hommes qu'elle avait fréquentés lors d'un voyage, avec qui elle avait lié amitié, qui avaient pris du retard sur leur voyage de l'époque afin de l'attendre elle, ne voulant pas la laisser voyager seule, qui l'avaient accompagnées pour la protégé... Et qui il y avait quatre jours avaient participé à l'attaque, donnant le coup fatal à Astaroth pour le second, la laissant elle étendue sur le sol, lui donnant les derniers coups de pieds pour celui qui avait écrit cette lettre...

Elle la reprit en main et la relut, se sentant très mal pour lui... Oui, elle avait de la peine pour lui! Elle ne savait que lui répondre...

Elle poussa l'entièreté des missives dans sa besace, but un second verre, et remonta auprès d'Astaroth. Enfin, dans le couloir, contre le mur de la chambre où il était.

Elle n'avait même plus la force de répondre à son courrier, à aucune des missives reçues... Ni celle de Clerc_Obscur, ni celle de Vins, et pas même celle de Hugo...

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astaroth94

Le blanc, toujours du blanc, rien que du blanc. Astaroth marchait sans cesse, ne resentant ni fatigue, ni faim, ni soif. Il marchait.

Puis une silouhète, encore une, il s'approcha d'elle et la reconnu.

Mon oncle, c'est bien toi?


Il ne repondit pas. Regardant Astaroth droit dans les yeux. Un moment de silence entre les deux hommes puis Astaroth repris

Je suis mort hein?

C'est à toi de voir... Nous tous, tes proches te suivons depuis chacun de nos départs et nous sommes tous fiers de toi.

Ils se retrouvèrent projetés dans la forge d'Astaroth.

Voila tous ce que tu as batit depuis mon départ, tu as une belle vie, tu dois y retourner.


Quelques instants plus tard, ils se retrouvèrent dans le petit coin de paradis que Ysa lui avait montré dans la forêt de Sancerre.

Tu est bien entouré, bien épaulé. Tu as des amis sur qui tu peux compter. Tu ne dois pas tout abandonner pour rester ici.

Et de nouveau, les voila transporté, dans ce lieu immaculé de blanc ou pour une fois, il n'y avait pas que du blanc. Un objet était présent, un banc. Les deux hommes s'assirent et discutèrent longuement. Ils parlèrent de choses et d'autre, de souvenirs puis son oncle se leva.

Maintenant va, et j'espère ne plus te revoir ici avant des année. Ils t'attendent, et surtout elle t'attends

Elle?

Puis soudain le noir total, la douleur, la faim, la soif. Astaroth recouvrit tous ses sens, il entendait parler, on parlait de lui. Il tenta d'ouvrir les yeux, mais il ne put. Il tenta de lever le bras, mais la douleur l'en empechait. Il était paniqué se mit à remuer sur le lit. Desmains tentèrent de le calmer, des paroles se voulant reconfortantes. Il se calme et finalement, après un tres gros effort, réussit a ouvrir les yeux.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 21:15

Terwagne

Cinquième jour...

La journée de la veille avait sans doute été la plus longue dans sa tête à elle. Elle avait eu l'impression que les sabliers avaient cessé de s'égrèner, que tout était au ralenti, voir à l'arrêt.

Après la colère, la douleur, l'angoisse, elle s'était sentie... vide! Désabusée à l'extrême!

Elle avait rencontré, pendant qu'elle prenait son repas dans la taverne municipale, un homme avec qui elle avait longuement discutté. Ce sieur, le sir Rincevent_le_sorcier, lui avait parlé de son épouse, morte sur le bûcher pour sorcellerie, comme Zeltraveller.

C'était la première fois qu'elle parlait avec quelqu'un qui, comme elle, avait vu sa vie basculer en perdant l'être pour qui son coeur battait sur le bûcher. Biensûr, des gens dont l'amour est mort, il y en a beaucoup, mais sur le bûcher, c'est très différent... Et puis, parfois lorsqu'elle regardait des couples, elle se disait que parmis eux, il devait y en avoir bien peu qui connaissaient une telle osmose que celle qu'elle avait partagée avec Zel.

Soudain, elle eut la certitude, en parlant avec cet homme, que tout comme lui, depuis la perte de son âme soeur, elle ne vivait plus vraiment, elle se contentait de survivre... Juste survivre.

Elle passa le reste de la journée à penser à ce qu'était sa vie avec Zel, à ressasser leurs instants de bonheur, et ne répondit pas à son courrier. Elle écrivit juste une lettre à Dame Ysabeau, qui devait ressembler à un besoin de conseil plus qu'autre chose, et répondit à Hugo, uniquement par politesse. Celui-ci dut d'ailleurs recevoir ce jour-là la plus courte missive qu'elle lui aie jamais envoyé, mais aussi la plus froide.

Pourtant, il ne tarda pas à lui répondre, et chacun de ses mots la laissèrent une fois de plus pleine de culpabilité pour le mal qu'elle avait causé, mais aussi un peu plus forte, un peu plus confiante... Il n'aimait pas quand elle disait cela, mais il la comprenait si bien.

Cette nuit-là, elle ne ferma pas l'oeil une seule minute...

Au matin, l'incroyable se produisit... Une lettre de Maleus! Elle lui répondit sans tarder, heureuse d'avoir de ses nouvelles. Elle ne lui répondit sans doute pas ce qu'il espérait lire, mais c'était ce qu'elle ressentait, ce qu'elle désirait, ce qu'elle voulait lui dire... Une lettre à coeur ouvert, une lettre à coeur blessé.

Ensuite elle répondit à celle de Hugo.

Depuis, elle était de nouveau assise dans le couloir à l'étage, où elle venait de finir par s'assoupir, épuisée.

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astaroth94

De la lumière, celle de bougies. Des visages inconnus. Astaroth ne savait pas ou il était. Il tourna la tête doucement de chaques cotés tentant de deviner l'endroit. Il resta un moment silencieux, entendant les voix des deux personnes presentes, entendant des mots, mais n'arrivant pas à analyser le sens. Il les écoutait, se concentrant pour comprendre puis ce fut son tour à alligner quelques mots

Ou... Ou...Ou est-elle?

Il se repeta plusieurs fois de suite. Les deux personnes cherchait à le faire parler puis il finit par comprendre une phrase

De qui parlez vous?


Un moments plus tard, après avoir bien saisi ce qu'on lui demandait

A...Alizée, la... la femme qui... qui m'accompagnait.

Une des deux personnes se redressa et sortit de la pièce. L'aure resta à ses cotés, tentant de le rassurer, de lui expliquer qui il était et pourquoi il était la

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soizic

Depuis quelques jours, les pigeons défilaient dans la taverne... Tous étaient adressés à la même personne, à savoir la Sancerroise Terwagne.

Soizic voyait les médecins aller et venir sans cesse., et la belle qui n'en pouvait plus...

La tavernière la retrouva d'ailleurs un soir avachie sur une chaise dans les couloirs à l'étage de la taverne. La pauvre devait être épuisée, onvoyait les cernes se creuser sur son visage, un peu plus radieux le jour où Soizic l'avait rencontré pour la première fois.

En la voyant ainsi, si mal installée dans le couloir mal chauffé, Soizic demanda l'aide d'un client pour la porter jusqu'à un lit douillé, dans une chambre chauffée. Elle couvrit Terwagne d'une chaude couverture, et la laissa dormir tranquillement et confortablement.

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Terwagne

Lorsqu'elle se réveilla, elle mit un certain à se demander si elle rêvait... Elle n'était plus sur une chaise, mais dans un lit douillet, et son dos était reposé.

Elle se demanda qui l'avait transportée là, et supposa que c'était la propriétaire des lieux, dame Soizic.

Elle se leva alors, et sortit de la pièce afin de descendre la remercier. Elle avait à peine fait trois pas dans le couloir qu'elle croisa l'infirmière qui soignait Asta. celle-ci lui annonça qu'il était réveillé et qu'elle pouvait aller le voir.

Elle la suivit, et se tint à côté du lit, adressant un sourire de soulagement au blessé.

J'ai eu si peur...

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astaroth94

Enfin un visage connu. Malgré la douleur qui le tourmentait, il réussit à sortir un leger souriré

Tu... tu n'as rien... c'est... c'est le plus important

Ne sachant toujours pas ou il se trouvait et cherchant les mots pour parler avec la seule amie qui soit avec lui, il ne trouva que ces quelques mots à lui dire

Ou... ou sommes nous? quel jour nous sommes?

La douleur l'empechait de se concentrer sur la presence même de Terwagne, le medecin present lui adminstra un calmant sous forme de liquide qu'il ingera.

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Terwagne

Elle lisait la douleur sur son visage, mais aussi l'inquiètude.

Nous sommes à Cosne, Asta, à l'étage d'une taverne, celle de Dame Soizic. Nous avons été agressés sur les routes, vous vous souvenez?

Mais je vais bien, ne vous inquiètez pas.

Elle lui adressa un sourire un peu forcé, puis reprit.

Vous avez besoin de vous reposer, je vais vous laisser dormir, mais je ne serais pas loin. Et vous êtes entre de bonnes mains.

Elle sortit de la pièce et descendit dans la taverne afin d'aller remercier Dame Soizic, si elle était là. Et puis elle allait aussi écrire à Sancerre pour donner des nouvelles d'Asta.

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astaroth94

Elle se leva et se dirigea vers la porte de la pièce. Astaroth tenta de l'appeler, mais le produit qu'on lui avait donné commençait deja à agir

Alizééééé

La douleur s'estompait peu a peu alors que le sommeil le gagnait. Il tomba de sommeil et s'endormit.

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Terwagne

Ce soir-là, elle respira un peu plus facilement. Asta n'était pas guéri, la convalescence serait longue, mais il était tiré d'affaire, et c'était le principal!

Elle mangea un peu mieux, ayant un poids de moins sur l'estomac, et décida d'aller passer une nuit complète dans la chambre que Dame Soizic avait mise à sa disposition.

A peine arrivait-elle dans le couloir pour y aller, qu'on la rappelait pour lui remettre une missive qui arrivait bien tard dans la soirée d'ailleurs. Elle la prit, remercia, et alla rejoindre la chambre avant de la lire.

La lettre venait de Hugo, et elle n'en retint que la fin, même si chacune des autres lignes étaient agréables à lire.

Citation :
Demain, je serai à vos côtés, à Cosne.

Je vais finir mon bagage puis je prendrai la route. Et je compte les minutes qui me séparent de mon arrivée.


Hugo avait décidé de venir les voir, Asta et elle! Elle était à la fois contente de se dire qu'elle allait le voir, mais inquiète de le savoir sur les routes... Et si lui aussi se faisait attaquer?

Finalement, elle ne dormit pas vraiment cette nuit-là non plus, mais se contenta de somnoler.

Lorsque le soleil se leva, elle l'imita, fit sa toilette et se vêtit, puis alla demander si elle pouvait voir Asta. Elle entra en silence dans la pièce et s'assit à côté du lit. Il dormait toujours.

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astaroth94

Un rayon de soleil sur le visage, le bruit d'un souffle non loin de lui. Astaroth ouvrit doucement les yeux. Les yeux fixe vers la plafond, il esperait grandement etre chez lui et que toute cette histoire n'était qu'un rêve. Il regarda de tous cotés mais non, ce n'était pas un rêve. Il était toujours à Cosne, dans une chambre de taverne. La douleur de la veille s'était amoindrit. Il ne souffrait plus autant. Il tourna la tête sur le coté et apperçut Terwagne, assise la, à le regarder.

Bonjour Alizée... Vous allez bien?

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Terwagne

Asta! Vous allez bien? Comment vous sentez-vous? Vous avez besoin de quelque chose?


Se rendant compte qu'elle allait l'assommer à parler ainsi dans tous les sens, elle s'interrompit, se contentant de lui sourire.

Je... J'ai eu très peur, vous savez. J'ai cru que nous allions y rester tous les deux.


Enfin, moi je n'ai pas à me plaindre en comparaison de vous, juste une belle entaille sur le ventre, mais rien de... Enfin, vous êtes vivant, c'est le principal.

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 21:24

astaroth94

Il l'écouta parler, pour une fois elle parlait depuis un bon moment. Peut etre fallait il qu'il arrive quelque chose de grave pour qu'elle parle.. Il lui sourit puis finalement ce decida à lui repondre

Je me sens pas trop mal, j'ai connu mieux. Si j'ai besoin de quelque chose? j'ai faim... et surtout votre presence à mes cotés.


Il lui sourit. Il voulut tendre son bras pour pouvoir lui prendre la main, mais il ne put. son bras était bloqué, attaché à de morceaux de bois. Surpris il se redressa legerement et regarda l'ensemble de son corps. La jambe droite cassé, le bras gauche et la main cassé. Il était dans un drole d'état. Il ne put s'empecher de sourire

Et bin, me voila dans un drole d'état vous croyez pas?


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Terwagne

Drôle? Non, je ne trouve pas ça très drôle vous savez!


Voyant qu'il tentait de prendre sa main mais n'y arrivait pas, elle tendit la sienne, avec douceur.

Mais tout va s'arranger, vous verrez! Tout va s'arranger...


Au fond, c'était surtout elle-même qu'elle essaie de convaincre que la fin du cauchemard était là.

Se rappelant qu'il avait dit avoir faim, elle demanda au médecin si il pouvait manger quelque chose, et proposa d'aller chercher cela en bas, dans la taverne.

Je reviens tout de suite, Asta! Restez sage, n'est-ce pas!

Elle sortit et descendit. Une fois dans la taverne, elle en profita pour commander une tisane pour elle, et échangea quelques mots avec la seule personne présente dans les lieux, le sir Hugodass.

Quand tout à coup la porte s'ouvrit sur... Hugo!

Restant un moment sans voix, elle se leva et s'élança vers lui, sentant les larmes retenues depuis des jours et des jours, l'angoisse et la peur, la libérer tout à coup, là contre lui.

Ce fut la douleur au niveau de la cicatrice sur son ventre qui la fit reprendre ses esprits, assez rapidement, voir très rapidement. Très mal à l'aise de s'être laissée ainsi emporter par sa spontanéïté, elle se recula et se rassit, se mettant à parler dans tous les sens, lui demandant si il avait fait bonne route, comment allaient les Sancerrois, etc... etc...

Elle était heureuse de voir enfin un visage connu, même si une certaine tension par rapport à tout le mal qu'elle lui avait causé avec Maleus pesait entre eux, surtout dans sa tête à elle.

Elle fut encore plus heureuse quand il annonça être venu pour les rammenner tous les deux, Astaroth et elle, à Sancerre.

Ils parlèrent un peu, elle termina sa tisane, emporta de quoi manger pour Asta, et ensuite elle remonta à l'étage, accompagnée de Hugo.

Asta, je vous ammêne de la visite! Regardez!


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astaroth94

Hugo... ici, il ne sut quoi penser. Il lui avait interdit de la rechercher, que cela allait compliqué les chose, mais la situation était tout autre. Il ne put s'empacher de marquer un ton d'ironie.

Ne vous avais-je pas prevenus que si vous tentiez de la retrouver vous ne la reverer pas de si tot?...

Il marqua un temps d'arret, voulant analyser la réaction de Terwagne et d'Hugo puis repris aussitot

Mais je suis ravis de vous revoir, votre presence ici me rassure.

Terwagne lui apporta la miche de pain qu'elle avait ramené d'en bas. Il la remercia et avec son bras encore valide, il prit le morceaux de pain et le porta à sa bouche. La mastication se fesait douleureuse, nombreux furent les coups qu'il reçu à la machoire lors de cette altercation et manger était un supplice. Mais il ne laissa rien paraitre, juste un petit gemissement lors de la première bouché.

Il finit son morceau de pain sans dire un mot et lorsqu'il eut finit il fixa Hugo

Alors quel bon vent vous ammene? vous voulez nous ramener à Sancerre je presume.

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Hugoruth

Depuis plusieurs jours, les échanges épistolaires avaient été intenses. Entre Sancerre et Cosne, nombreux aller-retours de pigeons de toutes sortes. La distance avait été comblée du mieux qu'il était possible. Mais malgré tout, rien ne remplaçait une discussion, une rencontre... Les mots ne remplaceraient jamais un sourire.

Depuis la nouvelle de l'agression, il voulait partir, franchir ce pont sur la Loire et aller à Cosne, mais les premiers jours, le risque avait été trop grand, il avait du renoncer. La veille, encore, il avait hésité mais avait reculé. La peur du voyage, ou plutôt la peur de ce qu'il pourrait advenir lors ce voyage, avait une fois encore résigné celui qui venait d'être élevé au rang de Baron.

Et c'est lors de cette fameuse cérémonie qu'il avait pris sa décision. Les dernières lettres et la confiance insufflée par les derniers jours s'unirent enfin et, au soir, il prit la route de Cosne. Des lieux qui séparaient les deux villes, il ne vit pas grand chose. La tête dans ses pensées, il ne leva même pas la tête lors du passage à St Satur. Il ne pensait qu'à celle qu'il voulait revoir.

Au petit matin, Cosne s'offrait à lui. Quelle taverne, quelle maison, quelle rue, quel quartier. Ce village lui apparut soudain immense. Vers où aller, qui questionner ? Il rentra dans une première taverne, puis dans une seconde. Enfin, on lui indiqua une taverne nommé "Le Valtordu". Le nom le fit sourire et penser à son cousin, allez savoir pourquoi... Il poussa la porte de ladite taverne, un peu inquiet.

Là, elle était là. Il ne prit guère la peine de regarder qui était présent dans la taverne, mais la revoir le troubla fortement. La surprise passée, Terry vint se blottir quelques instants contre lui avant de reculer, gênée. Quelques mots échangés, puis il sortit quelques minutes, afin de se signaler au douanier, puis il revint.

L'annonce de leur rapatriement dès ce soir sembla la réjouir. Sitôt la tisane finie, elle le guida jusqu'à la chambre où Astaroth était installé. Le premier regard échangé fut terrible. On y sentait d'un côté la surprise et la désapprobation et de l'autre, une rancune camouflée tant bien que mal.

Ne vous avais-je pas prevenus que si vous tentiez de la retrouver vous ne la reverer pas de si tot?... Mais je suis ravis de vous revoir, votre presence ici me rassure.

Sa présence le rassurait. Mais il n'avait pas pu s'empêcher de lui faire remarquer qu'il avait exigé qu'il reste à distance. Mais les circonstances avaient changé, lui même semblait s'en rendre compte, le sujet changeant bientôt.

Alors quel bon vent vous ammene? vous voulez nous ramener à Sancerre je presume.


La question était directe, claire. Etait-ce un défi, un reproche ? HIM n'aurait pu le dire. Le voulait-il vraiment, au fond? Il avait promis à Terwagne de rester en bons termes avec Astaroth, de ne pas lui en vouloir. Alors il répondit, comme s'il n'avait pas saisi les sous-entendus.

Oui, Asta. Je suis venu pour ramener à Sancerre ceux qui veulent l'être. Il est temps, pour vous deux, de rentrer et j'escomptais bien vous ramener tous deux, je ne vous le cache pas. Mais je ne forcerai personne à me suivre.

Technocrate, il avait parlé comme un technocrate qu'il était encore, trop souvent. Mais au moins, le ton était neutre et aucune attaque ne risquait de s'y être glissée.

Je suis venu avec la voiture qui vient de m'être attribuée par le duché, afin que vous puissiez rentrer en toute quiétude.


Le pauvre semblait avoir été bien touché par les brigands qui les avaient attaqués. Il devait être courageux pour subir ainsi sans rien laisser paraitre. Si l'attaque ne changeait rien au rapt, elle avait tendance à adoucir HIM qui lui était presque reconnaissant de l'avoir ramenée, elle, sans blessure grave.

Pensez-vous être en état de voyager ? Je vous porterai jusqu'à la voiture s'il le faut.

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astaroth94

Pensez-vous être en état de voyager ? Je vous porterai jusqu'à la voiture s'il le faut.

Il sourit. Il imaginait Hugo le portant sur son dos

Je ne voudrais pas vous ennuyer, mais vous aurez fort à faire pour me transporter jusqu'en bas, demandez de l'aide à quelqu'un. 170 livres, sur votre dos, vous en souffrirez plus qu'autre chose

Il se mit a rire, mais pas longtemps, la blessure de son ventre se tirait et la douleur se faisait sentir, apres quelques exclamations de rire, il se mit a tousser fortement

Bon j'ai pas le droit de rire semble t il... Je peux savoir ce qu'on attend pour partir?


Il se redressa sur le lit, et se mit assis. Il voulut retirer les couvertures de sur lui, mais un rapide regard sous la couverture lui fit remarqué qu'il était tout sauf habillé. Il se tourna vers Terwagne

Cela ne vous derangerai pas de sortir un instant? je ne suis pas vraiment presentable

Hugo pourriez vous m'aider?


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Terwagne

Les premiers mots échangés entre les deux hommes dissimulèrent très mal la tension et les non-dits.

Elle savait qu'Astaroth en voulait à Hugo, qu'il accusait d'être responsable de son mal être à elle avant l'enlêvement, mais aussi d'être venu la rechercher. De plus, elle soupçonnait légèrement Asta d'avoir eu l'intention de la reconquérir lors de ce voyage à deux...

Hugo quant à lui devait sans doute estimer quelque peu qu'Astaroth était responsable si elle avait failli se faire tuer, mais son ton était bien plus neutre que celui d'Asta. Elle eut même envie de sourire en se disant que pour une fois elle était heureuse qu'il se comporte de façon aussi technocratique.

Bref, elle ne se sentait pas très à son aise au milieu d'eux deux, aussi fut-elle soulagée lorsque Astaroth lui demanda de sortir un instant. Sans attendre elle s'exécuta.

Je suis dans le couloir, si vous avez besoin de moi.

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soizic

La taverne s'était soudainement apaisée.... Terwagne dormait paisiblement dans la chambre, et le blessé semblait aller mieux aux dires des infirmiers qui déambulaient encore.

Soizic s'assoupit donc dans sa petite chambre qu'elle s'était amménagée pour elle et ses enfants, en guise de deuxième maison.

Le lendemain, elle vit la taverne déjà dans une effervescence digne d'une ville... Les pigeons, et les infirmiers allaient et venaient sans cesse... Cette agitation lui montra qu'à l'étage, tout le monde se réveillait peu à peu...

Elle décida donc de monter, et croisa Terwagne dans le couloir.

Bonjour Terwagne, alors, vous avez bien dormi ? Comment allez vous ?


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Terwagne

Alors qu'elle attendait qu'on l'autorise à rerentrer dans la chambre, elle vit arriver Dame Soizic, qui s'adressa à elle, toute souriante.

Bonjour, dame.


J'ai très bien dormi, oui, merci... Enfin, un peu nerveuse, mais la chambre était très confortable.

Et puis cette journée a extrêmement bien démarré! Le sir Astaroth a repris connaissance, et le Sir Hugoruth est arrivé de Sancerre ce matin, pour nous ramener chez nous!


Se rendant soudain compte que sa phrase pouvait être interprétée de façon vexante, elle reprit pour s'expliquer.

Enfin, ce n'est pas que je n'aime pas votre ville, j'y avais déja séjourné de façon très agréable plusieurs fois d'ailleurs, mais cette fois... enfin, c'était un peu pénible comme situation...


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Hugoruth

Cela ne vous derangerai pas de sortir un instant? je ne suis pas vraiment presentable. Hugo pourriez vous m'aider?


Il ne se passa que quelques instants avant que Terwagne ne quitte la pièce, laissant les deux hommes sur un "Je suis dans le couloir, si vous avez besoin de moi." qui ne cachait pas son malaise. Crainte d'un dérapage entre eux? Peut être. Quoi qu'il en soit, elle les laissa seuls, face à face.

HIM hésita sur la conduite à tenir. Il aurait voulu profiter de l'absence de Terwagne pour dire à Astaroth tout ce qu'il avait sur le coeur. Mais il lui sembla, à cet instant, que cela n'aurait servi à rien, sinon à la soulager un infime laps de temps. Non, ça n'en valait vraiment pas la peine.

HIM trouva dans le coffre au pied du lit ce qu'il restait des habits d'Asta. Si les braies avaient résisté, la chemise, elle n'était pas en état d'être mise. Le malade ne pouvait pas sortir torse-nu par ce froid, et encore moins voyager. Il n'hésita pas longtemps. Défaisant son mantel, il tendit sa chemise à Asta.

Tenez, elle vous sera un peu grande, mais des vêtements amples vous feront moins souffrir.


Avant même qu'Asta n'ait pu protester, HIM avait saisi les braies. Il aida le malade à les enfiler, puis lui passa la chemise.

Oui, un peu grande. Mais pas tant que ça, vous êtes même assez élégant.

Refermant le mantel sur un torse dont la nudité n'était pas vraiment masquée, il fit signe du regard à Asta d'attendre un peu. Il passa la tête dans le couloir. Soizic et Terwagne étaient là, discutant.

Mesdames, pardonnez-moi de vous déranger, mais le malade est fin prêt pour le transport. L'une de vous se sent elle la santé de m'aider un peu pour le transporter jusqu'à la voiture ?

Il espérait que personne ne remarque l'absence de chemise sous son mantel. La cape de velours princière allait peut être faire diversion... C'était du moins ce qu'il espérait, sans trop y croire néanmoins.

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astaroth94

Hugo l'aida à s'habiller. Il sentait bien quelque chose de tendu dans les paroles d'Hugo mais ne chercha pas plus loin. Et puis, il se dit que tout ce qui était arrivé étaient purement de sa faute. Hugo lui enfila ses braie et lui donna sa chemise

Oui, un peu grande. Mais pas tant que ça, vous êtes même assez élégant.

Merci beau prince


Il ne savait pas quoi dire à par des anneries.Il sourit. il ne voulait surtout pas s'expliquer auprès d'Hugo sur l'enlevement. Il l'avait assez fait lors des missives qu'ils avaient échangé le premier soir apres l'enlevement. Hugo sortit la tête dans le couloir et demanda de l'aide aux charmantes femmes presentes

Hugo, pas besoin d'etre plusieur pour me tenir, j'ai encore une patte valide

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Enlèvement à Sancerre   Ven 22 Fév 2008 - 21:26

Terwagne

En entendant la porte s'ouvrir, elle tourna son visage vers Hugo, mais n'eut pas le temps de répondre à sa question, que déja Asta se faisait entendre pour affirmer qu'il n'y avait pas besoin d'aide.

Comment ça, pas besoin? Biensûr que je vais vous aider.

Sans attendre elle se positionna à côté de lui, et l'aida à s'appuyer contre elle, tentant de ne pas grimacer suite aux élancements de sa cicatrice à elle.

Allons-y!


Alors qu'ils s'engageaient dans l'escalier, elle remarqua sa chemise.

Elle est un peu grande cette chemise, non? Mais très belle!


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astaroth94

Terwagne sur sa droite, Hugo sur sa gauche, ils descendirent les escaliers. Il ne fit aucune remarque à la remarque sur la chemise. Ils arrivèrent en bas, Astaroth leur demanda de s'arreter

Je prendrai bien une chopine avant de partir, pas vous?


Il fit signe a la tavernière, Dame Soizic, de les servir tous les trois, non quatre, la tavernière aussi pour la remercier de son hospitalité et pour s'excuser de tout se remu menage, puis ils reprirent leur chemin vers la voiture d'Hugo

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hugoruth

Allons-y!

Terwagne n'avait pas hésité un instant et se portait au secours de Hugo pour soutenir Astaroth. HIM sourit en coin quand elle complimenta Asta pour sa chemise, mais il se garda bien de faire remarquer qu'elle était à lui. Le mantel avait beau être de qualité, il ne tenait guère chaud.

Les escaliers furent descendus rapidement, tant et si bien qu'il se fallut de peu qu'ils ne les dévalent. Mais ils gardèrent l'équilibre et parvinrent en bas sans encombre. Alors qu'ils reprenaient en direction de la sortie, Asta leur intima l'ordre de s'arrêter.

Je prendrai bien une chopine avant de partir, pas vous?


Non, il aurait aimé répondre non mais la tournée fut commandée et Dame Soizic invitée. Refuser aurait été déplacé, aussi ignora-t-il son envie de rentrer au plus vite à Sancerre. Il prit place et trinqua. Hugo en profita pour remercier chaleureusment celle qui lui avait permis de communiquer avec Terwagne, au nez et à la barbe d'Astaroth. Elle lui avait été d'un grand secours et lui fit bien comprendre, promettant de lui rendre un jour la pareille.

Puis le départ vint. La voiture aux armes d'Ainay-le-Vieil les attendait. Il espérait éviter les questions sur l'origine du véhicule, mais se doutait bien que les interrogations ne tarderaient pas à fuser. Egal, il leur expliquerait en route, s'ils le désiraient. Asta fut installé à l'intérieur, Terry et le neo-baron prenant place sur la banquette en face (bien que parler de banquette pour un siège en bois ne soit pas forcément très pertinent, mais passons). Bientôt, les maisons de Cosne disparurent et la nuit entoura la voiture.

L'arrivée à Sancerre se fit au petit matin. Le voyage avait été calme, les deux rapatriés avaient dormi d'un sommeil plus ou moins léger et Hugo aurait aimé ne pas les réveiller. Mais un bon lit leur siérait mieux. Il se pencha sur sa voisine et lui souffla à l'oreille

Terry, réveillez-vous...


Il attendit un peu qu'elle revienne des bras de morphée vers le monde réel puis continua

Nous sommes arrivés, vous êtes de retour à Sancerre. De retour chez vous.


Il ne pouvait s'empêcher de sourire tant cette simple phrase lui faisait plaisir. Oui, elle était enfin rentrée chez elle. Enfin...

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Terwagne

Le début du voyage fut pour elle une vraie angoisse, elle regardait sans arrêt par le carreau, craignant de voir des bandits arriver, s'imaginant qu'ils allaient être attaqués, et puis il faut bien dire aussi que les cahots la faisaient à chaque fois soufrir en ravivant la douleur physique. Elle plaignait Asta en silence, n'osant imaginer à quel point il devait soufrir le martyre.

Pourtant, elle finit par s'endormir, sans doute vers le milieu du trajet.

Ce fut la voix de Hugo qui la ramena dans la réalité, et elle se redressa en souriant... Sancerre! Enfin elle était de retour à Sancerre! Elle était tellement soulagée!

Tous deux aidèrent Asta à sortir du carosse, et l'aidèrent à rentrer chez lui. Cependant, refusant de le laisser seul dans l'état où il était, elle proposa de rester avec lui quelques temps, à moins qu'il ne préfère venir chez elle, mais le confort y était totalement inexistant...

Prenant congé de Hugo, en le remerciant une fois encore, les deux anciens-compagnons se retrouvèrent seuls, dans la pièce où l'enlêvement avait commencé, une grosse semaine plus tôt.

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