Forum de la mairie de Sancerre RR



 
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 [RP] Pour "NOUS"

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Hugoruth
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MessageSujet: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:44

Terwagne a écrit:
Rempart des Aristoteliciens, n°1, chez Terwagne (Ceci est un lien)

- "Je vous laisse, j'ai une erreur à réparer! Merci, Dame Ysabeau."

Juste ces quelques mots, sa main qui essuie les larmes qui viennent de couler sur l'épaule de son amie, et puis la porte du Havre qui s'ouvre à toute volée, laissant Saturnin le portier en équilibre sur un pied, sous l'effet de la surprise.

-"Oui, bein c'est pour toutes les fois où vous nous jetez dehors sans raison, mon vieux!"

Elle traverse en courant les rues de Sancerre, débouche devant les Jardins de la Fronde, puis parvient enfin à la petite barrière de sa propriété, assemblage de voliges qui ne tient plus que par miracle... Ici, pas besoin de défoncer la porte comme au Havre, cette dernière a déjà subi les assauts de l'épaule d'Hugo il y a quelques jours, lorsqu'il l'a sortie elle des flammes où elle voulait périr.

Il n'est plus là... Hugo n'est plus là!

Forcément, il n'allait pas passer la journée sur le sol rempli de suie! Elle se penche, ramasse le morceau de craie au pied de son "Mur des poésies" comme elle l'a baptisé, regarde le mot qu'il y a tracé, et juste en dessous, écrit le même mot. Ensuite elle se recule et regarde leurs deux écritures une au dessus de l'autre, leurs deux plus belles rimes.


Citation :
Nous...
HIM

Nous...
Terry

Un sourire se dessine sur ses lèvres, et ses yeux croisent un parchemin roulé sur la table. Les mains tremblantes, elle le déroule et découvre les mots qu'il y a tracés, un poème emprunté à un auteur célèbre, mais dont elle devine qu'il ressent chaque mot, la preuve en est les traces de larmes qui ont fait couler l'encre de sa plume.

A cet instant précis, un courant d'air dans son dos, un frisson dans sa nuque, et des mots au creux de son oreille, mots qu'elle jurerait qu'ils viennent de lui être transmis par le vent...


Pour moi, Terry. Restez au moins pour moi...

Injuste... Elle le sait, elle a été injuste! Elle a juste pris en compte son envie de faire mal à Maleus, lui faire mal autant que ce que lui ne l'a faite souffrir en affichant dans les bureaux de la mairie sa démission en trouvant comme raison qu'il ne voulait plus travailler avec elle parce qu'elle le répugnait... Elle a oublié Hugo! Elle en avait fait la victime de cette colère qu'elle ressent pour un autre, un autre en qui elle avait confiance, pour qui elle aurait pu tout donner pratiquement, et qui l'insultait en prétendant l'aimer encore.

Elle prend un parchemin vierge et n'y trace que quelques lignes, espérant qu'Hugo les comprendra.


Citation :
Très cher Hugo,

Le vent m'a porté vos mots, et je voulais vous répondre.

Je ne resterais pas pour vous, Hugo... Non, pas pour vous!
Je vais rester pour "nous", voila, pas pour vous, pas pour moi, mais bien pour "Nous".

Je viens de me rendre compte que vous aviez tord vous aussi sur un point.
Il faut laisser le temps aux choses, dites-vous souvent, très souvent même.
Mais là, je viens de comprendre que "Tout le temps qui passe, ne se rattrape guère, non tout le temps perdu ne se rattrape plus." (François Llenas)

Nous en avons déjà bien trop perdu du temps.

Je vous attendrais dans cette taverne que vous aviez choisi pour être "La nôtre".

Votre Terry

Elle roula le parchemin, l'attacha à la patte de son pigeon, monta tenter de se faire un peu plus jolie, d'effacer les traces de fatigue sur son visage puis couru l'attendre là-bas.

Hugoruth a écrit:
Pour moi, Terry. Restez au moins pour moi...

Puis elle disparut, au coin de la rue. Sans doute le vent n'avait-il pas jugé bon de lui remettre ces mots. Se détournant du triste spectacle de la rue vide, il se retourna vers la pièce où il avait passé la nuit, dans la couche de suie. Au mur, le NOUS était toujours là, immobile. En le voyant, Hugo sentit les larmes lui monter aux yeux... Il avait cru qu'il y parviendrait, il avait cru sincèrement en eux, mais aujourd'hui, la réalité le rattrapait.

Il voulut partir mais quelque chose l'en empêcha. Il ne pouvait se résoudre à laisser la pièce ainsi, sans trace de son passage autre que ces quatre stupides lettres. Il sortit de son mantel un bout de parchemin et se saisit de l'unique calame qui trainait dans la pièce. Il rédigea sur ce morceau un poème dont les textes lui venaient d'un poète fort connu dont il savait qu'elle apprécierai les paroles.

Il laissa la le parchemin et sortit de chez lui. La rue toujours déserte, il bifurqua en direction de chez lui. Il ne voulait croiser personne, surtout pas. Les trainées noirâtres sur ses joues, la suie sur son mantel, son air abattu. Non, personne ne devait le croiser sur le chemin emprunté, loin de toutes les tavernes. Eloigné de la joie ambiante qui collait à la peau de ce village et qui, en ce moment, le répugnait.

Arrivé Place Saint Pierre, il rentra chez lui, claquant la porte avec autorité comme pour signifier aux improbables badauds qu'il ne désirait pas être dérangé. Sur la place, le calme retomba bien vite. Seule une légère brise soufflait encore, faisant siffler un volet mal accroché.


Toc toc toc

Un pigeon toquait au volet, bien élevé qu'il était. HIM se retint de lui lancer une chope et vint chercher le message... Il déplia le parchemin sans envie de découvrir ce qui devait être une convocation au palais de Justice ou une demande de recherche de fief... Las, il ne devait plus flancher comme la nuit dernière et reprendre une vie plus normale, même si elle ne lui faisait plus guère envie, cette vie.

La lecture, il la recommence par trois fois, de peur d'avoir mal lu. Mais trois fois, il lut les mêmes mots, les mêmes phrases, la même invitation. Il prit sa plume et répondit


Citation :
J'arrive

Sans même prendre la peine de se changer, il renvoya le pigeon à sa maitresse et se précipita dehors, en direction de la taverne de son ami Otto , Le Bar Populaire. Le coeur battant, il poussa la porte.

Edit: Orthographe
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Hugoruth
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:44

Terwagne a écrit:
Depuis combien de temps était-elle assise là à l'attendre? Elle n'aurait su le dire, car de plus en plus elle était persuadée que la vitesse du temps dans le grand sablier de nos vies n'était absolument pas une constante. Il s'écoulait parfois à l'allure d'un escargot, et à d'autres moments semblait aller plus vite qu'un cheval lancé au galop.

Toujours est-il que l'attente lui sembla interminable, et qu'à chaque seconde elle était de plus en plus persuadée qu'il ne viendrait pas, qu'il avait cessé d'attendre qu'elle revienne à la raison.

Et soudain, la porte s'ouvrit, sur un Hugo couvert de suie de la tête aux pieds, mais dans les bras duquel elle s'élança, avec la même force qu'un naufragé s'agrippant à un radeau. Il referma ses bras autour d'elle, et le temps s'arrêta.

... ... ... ....

Ils s'assirent à une table, et burent un verre, les mots ayant tout d'abord un peu de mal à sortir, mais cela ne dura pas, et bientôt ils se dirent des choses comme tous les jeunes couples doivent se dire, mais qu'ils avaient l'impression d'être les seuls à comprendre.


Terwagne a écrit:
Une nouvelle page, c'était bien ce qu'ils avaient l'intention d'entamer tous les deux. Peu importaient les lignes précédentes de leur histoire à chacun, à présent ils allaient en construire une ensemble... Et puis finalement, ce n'était pas une nouvelle page, non! C'était un nouveau livre! Un livre qui aurait pour titre "NOUS...".

Ce nouveau livre, ils décidèrent de le commencer de façon très symbolique... Leurs deux fiches d'identité furent effacées et remplacées par une fiche commune, qui résumait parfaitement leur état d'esprit.

Comme après la pluie vient le beau temps, après le temps des larmes était venu le temps des rires, le temps de la complicité naissante. La tension s'était envolée, et l'heure était aux sourires et aux plaisanteries. Il sembla à Terwagne que jamais encore ils n'avaient vécu l'instant présent avec autant de spontanéité, sans penser à hier ni à demain, sans se demander si c'était bien ou mal, sans plus se soucier de rien.

Hugo avait le visage couvert de suie, et elle riait, disant que vraiment elle avait une mauvaise influence sur lui. Que depuis qu'ils se connaissaient, il se laissait vraiment aller au niveau de sa tenue, un jour se baladant sans chemise dans les rues, un autre portant un tampon rouge "COUPABLE" sur la joue, et aujourd'hui maquillé de noir.

Si quelqu'un venait à entrer dans la taverne, il aurait l'air bien malin... Et puis quitte à partager, il pouvait bien partager un peu de son nouveau teint... Alors elle emprunta un peu du noir qui lui couvrait le visage et s'en barbouilla une joue et le nez, tandis que lui s'occupait de son autre joue.

C'est le moment que choisit le sieur Gallup pour entrer, mais visiblement il du avoir un peu peur d'être contaminé, car il ressortit aussi vite qu'il n'était entré, les laissant terminer de se grimer.

Hugo trouva d'ailleurs que c'était bien pratique ce masque improvisé, ça cacherait son rougissement de timidité, qui le prenait parfois pour pas grand chose, il faut bien admettre. Terwagne étant aussi curieuse que lui, elle voulu tester et lui murmura une phrase qui prouva très rapidement que non, le noir ne cachait pas le rouge.
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:45

Hugoruth a écrit:
Les premiers instants, silencieux, s'écoulèrent alors qu'ils s'étreignaient comme on pouvait s'étreindre après une longue séparation. Nul besoin de dire quoi que ce soit, ces instants là se passent de paroles. La complicité succéda bien vite aux hésitations bien compréhensibles.

De biographies mises en commun au partage de la suie qui lui masquait le visage, les deux oublièrent les évènements qui venaient de s'écouler, tout simplement heureux de se retrouver. Et l'apparition plus que furtive de Gallup ne fit que contribuer à cet oubli du monde qui les entourait. Ce soir, c'était leur soir et rien ni personne ne semblait pouvoir le perturber. Ces moments de complicité, c'était ça qu'ils retiendraient dans quelques années, il en était certain. Ce sont ces moments qui font que deux personnes forment un couple.

Nonobstant une timidité certaine, Hugo avait voulu montrer à Terry combien rougir était quelque chose qu'elle partageait avec lui... Alors qu'elle avait voulu faire chauffer ses joues en évoquant des yeux baladeurs à Cosne, il la surprit en ôtant effectivement sa chemise, provoquant chez elle une gêne soudaine et sincère qui la colora, elle aussi, d'un joli rouge. Et elle, la suie ne la cachait en rien.

Oh, la vengeance aurait pu être terrible et elle l'aurait surement été si un homme que Hugo ne connaissait que de vue n'était pas entré à cet instant. Terry lui apprit bien vite que c'était cet homme qui lui avait vendu son champ. Ils se mirent à parler dans un dialecte qu'il ne comprenait pas trop, mais il se sentit rapidement mal à l'aise. Il avait condamné cet homme peu de temps auparavant mais, par chance, il ne semblait pas lui en tenir rigueur.

Hugo écouta aussi, un sourire en coin, Terry évoquer cette "ouverture d'esprit" dont il avait entendu parler. L'affone, c'est ainsi qu'elle appelait ça... De cette pratique, il ignorait tout mais se jura, un jour, d'essayer pour lui prouver que lui aussi possédait un esprit assez libre pour bousculer les convenances.

Quand le visiteur les abandonna, Hugo se leva aussi. Sans doute cru-t-elle un instant qu'il voulait partir mais il la rassura bien vite. Non, il ne voulait pas partir, il voulait simplement l'enlever, l'emmener à travers bois, à travers la pénombre pour profiter de cette nuit jusqu'au bout. Rester ensemble jusqu'aux premières lueurs de l'aube, la tête dans les étoiles, voilà ce qu'il lui proposa tandis qu'elle enfilait la chemise qu'il avait ôté pour la faire rougir, quelques minutes auparavant. Le sourire qu'elle affichait résonnait comme une incitation au rapt, à un accord tacite entre les deux leur permettant de s'évader du village où, parfois, l'atmosphère était trop pesante.

Alors que, finissant leurs verres, ils se levaient, ladite atmosphère devint pesante, pour ne pas dire lourde. Derrière eux, la porte venait de tourner et dans l'ouverture, on distinguait la silhouette de Maleus.

Terwagne a écrit:
Sa réaction pour la mettre mal à l'aise à son tour ne se fit pas attendre, et comme dit le proverbe, tel est pris qui croyait prendre... Elle vira à pivoine! Surtout quand BobbySand arriva, et qu'il en rajouta une couche, s'exprimant dans ce patois du nord que Terry appréciait tant, mais auquel Hugo ne semblait pas comprendre grand chose, et parlant de coutumes festives dans les villes du plat pays, coutumes sur lesquelles la demoiselle en connaissait un morceau.

Les deux hommes se mirent ensuite à discutter un peu de l'amende à laquelle Hugo avait condamné Bobby quelques temps plus tôt, mais le ton de ce dernier était plus à la plaisanterie qu'autre chose.

Lorsque ce dernier fut parti, Hugo se leva et l'invita à faire de même. Un peu déçue de voir la soirée s'achever si rapidement, elle s'exécuta tout de même, et fut pour le moins surprise lorsqu'il la souleva de terre en lui faisant part de son envie de l'enlever jusqu'à l'aube. Elle rit, et ils vidèrent leur dernier verre avant de quitter la taverne.

C'est à cet instant que la porte s'ouvrit sur un Maleus pas trop ivre, lui sembla-t-il à elle...

Inutile de dire que suite à sa façon de démissionner de la veille l'ambiance devint d'un coup très lourde. Hugo restant silencieux, Terwagne regardant par la fenêtre pour ne pas lui dire à quel point il l'avait déçue, et Maleus tendant la main à Hugo, les yeux rivés au sol.

Il ne s'adressa qu'à Hugo, l'appelant "mon ami", et lui expliquant qu'il venait lui dire adieu avant de quitter Sancerre...

Ne voulant pas les déranger, Terwagne leur demanda en se levant si ils voulaient qu'elle les laisse seuls. C'est alors que tout s'enchaina très vite... trop vite.


Edit : correction orthographique lacunaire.
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:46

Hugoruth a écrit:
Quand la porte laissa passer Maleus, Hugo ne sut quoi faire. Il se sentait terriblement mal à l'aise... Non pas qu'il ait honte ou autre sentiment de ce genre, seulement il avait peur de revivre la même soirée que la veille, durant laquelle ils s'étaient chamaillés et qui avait failli provoquer le départ de celle qu'il voulait encore enlever, quelques minutes auparavant.

La peur de voir cette scène terrible fut, dans un premier temps, apaisée. Maleus s'avança vers lui, sans même un regard vers Terwagne. Il lui tendit la main et le salua, lui confiant pour tâche de veiller sur Sancerre et sur les Sancerrois. Cette main tendue, Hugo ne pouvait pas la prendre. Après ce qu'il avait fait subir à Terry, après avoir tenté de la détruire, il ne pouvait s'en sortir avec une simple poignée de main. Certes, pardonner est important, mais il est des choses qui ne peuvent l'être. Le temps, surement, apaiserait la rancœur mais pour le moment, elle était trop forte. Il fit comme si il n'avait pas vu la main de Maleus...


Tu reviendras, comme les autres fois

Oui, comme toujours, il reviendrai... Il avait voulu lui dire en face ce que tout le monde pensait tout bas, à Sancerre comme ailleurs. Ce à quoi il répondit qu'il reviendrait tous les 15 jours, récupérer ses récoltes et c'est tout. Hugo ne lui répondit pas. Qu'y avait-il à répondre, de toute manière? Il avait déjà voulu déménager à St Aignan et il en était revenu. Sans aucun doute, cette fois serait semblable aux autres.

Dans son dos, il entendit Terry se lever et leur demander s'ils préféraient rester seuls. Avant même que Hugo ne puisse répondre, Maleus avait répliqué, sèchement, que ce qu'elle faisait lui était égal. Entre les deux, la tension était palpable et, alors que Maleus se dirigeait vers la porte, elle lui souhaita bon voyage.

Il se retourna vers elle, l'air énervé. Il lui intima l'ordre de la fermer.


Comment oses-tu lui parler ainsi ?

Hugo s'était dressé et ses yeux n'avaient plus rien de la lueur bienveillante qu'ils contenaient en temps normal. Le regard ainsi que le visage s'étaient fermés. Il entendit à peine Terry répondre qu'elle n'avait pas d'ordres à recevoir de lui mais ce qu'il vit, c'est Maleus se diriger vers elle en furie, le bousculant au passage.

Tout était allé très vite et le temps que Hugo comprenne, Maleus avait refermé ses doigts sur la gorge de Terry. Entre les deux, on avait dépassé le stade de la tension. Maleus semblait avoir perdu pied, comme déconnecté de la réalité. D'instinct, Hugo dégaina son épée...

Maleus, pour la dernière fois, sors de cette taverne

Le ton n'avait plus rien d'amical, bien au contraire. Il était menaçant, presque méchant. Maleus sembla hésiter un instant, lui demanda s'il voulait mourir et finit par la lâcher... Hugo retint un soupir de soulagement.


Hugo, la prochaine fois que tu dégaines je te tue, ami ou non

Tues-moi si ça te chante, mais sors de cette taverne et laisse la en paix.


Maleus recula d'un pas et, alors que Hugo pensait qu'il allait sortir, il mit une baffe à Terry et sortit avant même que réaction ne se fasse. Hugo le maudit et se tourna vers Terry, saluant au passage la Dame qui venait d'entrer. A ses côtés, son aimée restait comme pétrifiée. Il la sentit chanceler puis s'écrouler au sol, inanimée

Il se pencha vers elle, sentant son pouls s'accélérer. Il cru la perdre, une fois encore, tandis que la nouvelle arrivante utilisait un linge humide pour ramener Terry à la connaissance... Elle resta de longues minutes sur le sol, sans bouger, respirant avec peine, Hugo à ses côtés tenant sa main et lui parlant, comme pour la retenir.

Il vit ses lèvres bouger, puis les paupières se lever. Il poussa un long soupir de soulagement.

Terwagne a écrit:
-"Voulez-vous que je vous laisse?"

-"Faites ce que vous voulez! Je m'en fiche de vous!"

Elle se détourna à nouveau, regardant par la fenêtre, se contentant de lui souhaiter bon voyage lorsqu'il prit congé.

-"Fermez-là!"

-"Il ne me semble pas que j'aie d'ordre à recevoir de vous"

-"Comment oses-tu lui parler ainsi?"

Elle vit Maleus s'élancer sur elle, bousculant Hugo au passage, et l'agripper à la gorge, refermant ses doigts pour l'étrangler. La douleur ne tarda pas, mais il ne lui plut pas de baisser les yeux devant lui.

Trop... Cette fois c'était trop!

Elle le fixa intensément. S'il devait la tuer de ses mains, et bien qu'il lise la mort dans son regard, et surtout que jamais il ne l'oublie! C'est exactement ce qui lui traversa l'esprit à cet instant... Qu'il la tue, mais qu'il en soufre pour l'éternité! Que les remords le rongent!

Elle ne vit pas Hugo dégainer son épée, son regard resta plongé dans celui de Maleus, qu'elle avait aimé. Qu'il le croit ou non, elle l'avait aimé... Il avait pu lire l'amour dans ses yeux quelques jours plus tôt, mais ce soir elle ne lui donnerait pas la satisfaction d'y voir la peur, juste la pitié... juste la pitié, oui!

Elle n'avait pas peur, elle le plaignait de perdre pied comme il était en train de le faire! Elle lui en voulait aussi, de tout démolir comme il le faisait depuis deux jours!

Elle entendit les paroles échangées entre les deux hommes, les menaces que Maleus adressa à Hugo, l'ordre de quitter les lieux que Hugo donna à Maleus, mais fut bien incapable de prononcer un mot. La tête commençait à lui tourner, l'air à lui manquer, et la douleur était atroce. Sa vue se brouillait, elle allait mourir, là au milieu d'une taverne.

Les mains finirent par relâcher leur étreinte, et l'une d'elle s'abattit avec une violence inouïe contre sa joue.

Une seule phrase... Elle n'eut assez de force que pour lui adresser une seule phrase.


-"Ca vous a défrustré au moins?"

Son regard à lui n'était pas rempli uniquement de haine, mais aussi de folie... Il avait l'air complètement dément! Il lui adressa quelques dernières insultes dont elle ne retint que des mots épars...

-"Misérable... mourir... bûcher..."

Elle le vit sortir, une dame entrer, Hugo s'approcher, et puis... le noir! Juste le noir! La mort l'emportait, sans doute était-ce cela...

Lorsqu'elle revint à elle, elle était étendue sur le sol, la dame lui tendant un verre d'eau, et Hugo lui tenait la main, le visage livide.
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:47

Hugoruth a écrit:
Vivante! Elle était vivante. Il lui adressa un sourire mais le cœur n'y était pas vraiment. Il sortait d'une telle inquiétude que le sourire était difficile à afficher. Une fois de plus, il avait cru la perdre. Il aurait voulu la serrer dans ses bras mais elle avait surtout besoin de respirer.

Il l'aida à se relever et elle se rassit à la place qui était la sienne avant l'irruption de Maleus. Elle saisit le verre d'eau tendu mais elle recracha tout, comme si l'eau s'était changée en chaux vive et qu'elle la brûlait quand elle voulait l'avaler.

HIM la regardait, inquiet de la voir ainsi, incapable de boire et le teint encore blafard après avoir perdu connaissance quelques minutes, quelques longues et pesantes minutes. La taverne se remplissait peu à peu et les nouveaux arrivants semblaient bien peu faire état d'elle. Oh, ils posèrent bien quelques questions prirent des airs désolés mais on sentait qu'ils n'étaient pas concernés.

Se penchant vers elle, il lui proposa de sortir pour aller dans une autre taverne, plus calme. Elle acquiesca et ils se levèrent, saluèrent l'assemblée et sortirent, Terry toujours en appui sur HIM. Il auraient voulu aller à la Cour des Miracles mais ils trouvèrent porte close. Désireux d'éviter les rencontres non désirées, et probablement aussi pour reprendre un peu d'intimité, comme avant que Maleus ne rentre.

Ils trouvèrent refuge à l'Olympe, taverne peu fréquentée du bas-Sancerre. Là, ils s'assirent et ils parlèrent... Oh, de Maleus et de l'incident, évidemment. Comment oublier ces lourds moments où l'humanité de ceux qu'on croyait proches les fuit, ne laissant à la place que la violence et le mépris de l'autre. Choquée, il le voyait. Elle était encore sous le choc de cette gifle reçue.

Elle réussit néanmoins à avaler un peu d'eau ce qui soulagea Hugo. Elle semblait reprendre peu à peu le dessus.


Je crains que le rapt ne soit compromis. Du moins, pour ce soir.

Il lui fit un sourire qu'elle lui rendit timidement. Apparemment, c'était surtout de repos dont elle avait besoin.

Je vous raccompagne chez moi ? Un peu de repos vous fera le plus grand bien...

Terwagne a écrit:
Sa gorge refusa de laisser passer l'eau, et elle recracha, ayant l'impression d'essayer de boire de la lave en fusion. Elle se mit à tousser, et eut la sensation que quelque chose se déchirait en elle.

Quand il commença à y avoir foule dans la taverne et que Hugo lui proposa d'aller ailleurs, elle se contenta d'acquiescer et de prendre appui sur lui pour sortir, tout comme elle le fit plus tard pour quitter la deuxième taverne, dont elle ne retint même pas le nom. Elle n'avait plus la force de réfléchir, de choisir, de décider.

Elle aurait bien été incapable de dire si c'était dans son coeur qu'elle avait le plus mal, ou dans sa chair...

Ils rentrèrent chez Hugo, qui l'hébergeait depuis plusieurs jours, sa maison à elle étant dans un état frôlant l'insalubrité, et elle se coucha de suite en arrivant, sombrant dans un sommeil agité, duquel elle se réveilla plusieurs fois en larmes, le coeur serré, la tête douloureuse.

Le lendemain, sa joue ne portait aucune trace de la gifle, et elle camoufla en remontant son col la ligne bleu qui encerclait son cou.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:48

Hugoruth a écrit:
[Quelques Jours plus tard - Auberge "Au Bar Populaire"]

Il savait qu'elle était là... Sans même regarder par la fenêtre, il le savait. La journée avait été longue, trop longue. Le temps de midi leur avait offert l'occasion de se retrouver quelques minutes, de trop courtes minutes évidemment.

Puis il avait du repartir et l'après-midi s'était lentement déroulée. Le soir venu, les dossiers clos, il prit la direction des tavernes, dans l'espoir avoué de l'y retrouver. Et il se dirigea vers le Bar Populaire, taverne dans laquelle ils avaient l'habitude de se retrouver quand ils voulaient être seuls. Et effectivement, elle y était.

Comme toujours, les premiers instants furent empreints de timidité. Si les deux désiraient plus que tout se revoir le plus souvent, on sentait aisément comme une gène lorsqu'ils se trouvaient ensemble, les premières secondes. Deux grands timides malgré les apparence. Du premier mot jusqu'au moment où l'un des deux osait prendre la main de l'autre pouvaient parfois s'écouler quelques minutes. Mais cette fois, Hugo n'hésita pas.

Ils parlèrent de leurs journées respectives, de musculature en développement et ils parlèrent projets. Projet du soir, projet plein d'espoir. Il lui confia son envie de l'emmener loin des tavernes, non pas pour la séquestrer chez elle mais pour profiter de la pleine lune en forêt, à l'air libre, rien que tous les deux...

Elle n'eut pas besoin de répondre par les mots, son regard en disait déjà long. Le désir de mêler leurs souffles ne mit pas longtemps à remplacer ce regard plein de promesses. Leurs efforts, ô combien modérés, pour y résister ne firent pas long feu et les deux s'étreignirent bientôt avec une infinie tendresse.

Puis, achevant à regrets ce moment, HIM se leva et souleva Terry dans ses bras.


Allez, je vous emmène... Vous êtes ma prisonnière.

Elle lui répondit d'un sourire "Je n'ai pas envie de lutter"

Alors ne luttez pas...

Terwagne a écrit:
Depuis que leurs deux écritures s'étaient unies dans un même mot sur le mur de sa demeure, depuis la peur avait disparu, depuis que leurs mains s'étaient à nouveau nouées, chaque jour n'était rempli que d'impatience... L'impatience de ces moments toujours trop courts qu'ils passaient rien qu'à deux.

La timidité peu à peu s'en allait, chaque soir un peu plus rapidement. Les mots faisaient place aux gestes, premiers aveux silencieux mais bien plus doux que des paroles, bien plus parlant que leurs voix... Il n'y a pas de plus belle mélodie au monde que celle formée de l'union de deux souffles, musique tellement pure que seuls les anges peuvent la percevoir... Il n'y a pas de plus beau rythme que celui donné par deux coeurs dont les battements se font écho.

Ce soir-là, une fois de plus, le temps avait accéléré sa course folle, à moins que ce soit Hugo et elle qui aient perdus toute notion de ce qui n'était pas eux.

Au fond d'elle, Terwagne sentait se bousculer des mots qu'elle savait qu'il espérait entendre, elle aurait voulu enfin être capable de les laisser sortir, et pourtant, ce soir encore, ils resteraient tus, elle n'était pas prête, pas encore... Trois tous petits mots, mais qu'elle avait du mal à ne plus retenir.

Lorsque Hugo se recula et la souleva du sol, elle lui sourit, et accrocha ses bras à son cou, en signe d'assentiment. La porte fut rapidement franchie, et leurs deux silhouettes, qui n'en formaient plus qu'une, ne tardèrent pas à rejoindre la sortie de la ville. Bientôt ils seraient loin de tout ce qui n'était pas EUX.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:50

Hugoruth a écrit:
Derrière eux, la lune désormais haute dans le ciel éclairait la colline de Sancerre. Si on devinait les tavernes par les lumières extérieures qui les caractérisaient. Le village paraissait minuscule de là où ils étaient. Les vignes qui couraient sur les coteaux au Sud n'étaient, eux, pas visible malgré une lune des plus lumineuses.

Il la reposa à terre et lui tendit sa main, main qu'elle saisit sans hésiter. Ce rapt volontaire, il l'avait souhaité, désiré et maintenant qu'il l'avait fait, il hésitait sur la conduite à tenir. Il l'avait rien que pour lui, ce soir... Un sourire se dessina sur son visage. Comment ne pas être heureux, lui qui d'ordinaire croulait sous les soucis se retrouvait libre, enfin libre.

Il n'y avait pas besoin de torche, la lumière blanchâtre de la lune guidait leurs pas. Ils se dirigeaient vers le cœur de la forêt, là où même les bucherons les plus audacieux ne vont pas. Le Berry est terre de mystères, on racontait bien des choses sur les cœurs des forêts berrichonnes, surtout celles du Nord du Berry, entre Blancafort et Sancerre. Mais HIM savait où il allait. Une clairière était en vue, avec en son centre une simple pierre, vestige de l'époque gauloise.


Terry, asseyez-vous, je vous en prie, je voudrais vous parler de quelque chose qui me tient à cœur.


Terwagne a écrit:
Pendant tout le trajet, elle avait repensé en silence au soir où il lui avait parlé de ce projet de "rapt". Elle se souvenait à quel point cette proposition l'avait surprise, agréablement surprise, sur le moment même. Plus le temps passait, et plus elle découvrait en Hugo des choses dont elle avait au départ était persuadée qu'elles lui manquaient affreusement : l'amour de l'imprévu, la spontanéïté, le besoin de parfois décrocher de tout, mais surtout d'oser le faire.

Elle repensait à cette phrase qu'il avait dit en riant la veille, alors qu'elle avouait l'avoir un peu mal jugé lors de leurs toutes premières rencontres: "Derrière le technocrate il y a un être humain". Cette phrase qui était assez drôle, n'était pas tout à fait fausse. Elle s'en souvenait encore parfaitement de leurs premières rencontres, de cet homme dont elle s'était dit qu'il ne parlait que de choses sérieuses, ne devait jamais vivre sans réfléchir, ne pas comprendre la poésie puisque cela n'avait pas d'utilité en affaires.

Alors oui, elle se le disait de plus en plus, elle l'avait bien mal jugé, et la découverte de ce qui se cachait derrière cette façade n'en était que chaque jour plus agréable.

Lorsqu'il la déposa sur le sol et lui tendit la main, elle y glissa la sienne, se rappelant de la toute première fois où leurs mains s'étaient frôlées, à Saint-Aignan, et de sa maladresse à lui, de sa timidité, de chacun des mots qu'il lui avait dits.

Elle le laissa la mener, le suivant aveuglément, comme elle l'aurait fait n'importe où ailleurs depuis quelques jours, et s'assit sur un coin de la pierre qui trônait là, lorsqu'il le lui demanda.


Et bien.. Parlez m'en, oui.
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Hugoruth
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:50

Hugoruth a écrit:
Et bien.. Parlez m'en, oui.

Il prit place à ses côtés, ménageant le silence. Il avait peur de paraître ridicule, mais cela lui était égal. Il irait jusqu'au bout, elle le comprendrait.

Terry, je suis assez mal à l'aise de vous avoir fait venir jusqu'ici, mais ce dont je souhaite vous parler est quelque chose qui me touche personnellement.

Il marqua une pause, cherchant dans son regard un peu de soutien, d'affection et c'est précisément ce qu'il y trouva.

Ma mère, qu'elle repose en paix, m'avait, la veille ou l'avant veille de sa mort, fait don d'un objet qui lui avait été donné par feu mon père. Un objet qui viendrait de ma grand mère, cadeau de grand père Robert qui lui même le tenait de je ne sais quel membre de la famille. Les mères le donnent à leurs fils pour qu'ils l'offrent à celle qu'ils aiment

Il s'arrêta. Il se rendit compte qu'il devait de nouveau ressembler à un vieil historien ennuyeux contant des légendes dont nul n'avait cure. Il décida d'abréger l'Histoire de la famille Cornedrue et plongea sa main dans sa poche. Il en ressortit un chaine en argent au bout de laquelle était accrochée un petit pendentif.

Il lui ouvrit la main et lui laissa au creux.


Oh, c'est trois fois rien, une chaine vaguement argentée et un pendentif en nacre... Mais pour moi, ça a une forte valeur symbolique. Il est de coutume de le garder sur soi, dans une poche ou une bourse. Et si un jour, vous vous sentez de devenir une Cornedrue, faites comme ma mère et ma grand mère avant moi, mettez tout simplement ce collier, je comprendrai...

Terwagne a écrit:
Elle l'écouta avec beaucoup d'attention, du moins au départ, se demandant pourquoi tout à coup il recommençait à avoir l'air de manquer tellement d'assurance en lui. Lui qui avait été porte-parole, qui était juge, qui devait avoir l'habitude de s'imposer, de parler, il semblait parfois se sentir tout petit devant elle qui n'était pourtant rien en comparaison de toutes les personnes qu'il fréquentait habituellement.

Elle se retint de sourire lorsque ses explications prirent l'allure d'un cours d'histoire, se disant qu'après tout, si cela l'aidait lui, ça lui suffisait à elle. Elle espérait juste que le technocrate historien ne refasse surface que provisoirement, et pas toute la nuit.

Mais il sembla se rendre compte de lui-même de sa façon de parler, et s'interrompit, farfouillant dans sa poche, avant de lui glisser un bijou en main.

Son coeur à elle s'arrêta de battre, pour la seconde fois en deux jours, pour mieux reprendre en suite, sans plus aucun rythme régulier, semblant devenu fou, tandis qu'elle essayait de se répéter mentalement ce qu'il venait de dire, s'assurant qu'elle n'avait pas rêver.

Elle n'osa pas regarder le bijou de près, peu lui importait l'apparence de toute façon, sa valeur était contenue dans les mots qu'il avait dits, dans son souffle.

Elle se leva, refermant les doigts sur l'objet, et vint poser ses lèvres tremblantes d'émotion sur les siennes, incapable de répondre quoi que ce soit.
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Hugoruth
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Sam 1 Mar 2008 - 11:51

Hugoruth a écrit:
Il ne la quittait pas des yeux, guettant une réaction qu'il craignait... La nuit dernière, il avait rêvé ce moment... Au moment du bijou, il l'avait vue partir, refuser de le prendre, le laissant seul sur son rocher au beau milieu de la forêt. N'étant pas homme à se laisser dicter leur conduite par des rêves, il avait décidé de lui en faire don malgré tout. Et sous peu, il saurait s'il avait eu raison.

Il la vit se lever, refermant se doigts sur ce qui était encore, il y a quelques secondes, le seul objet qu'il tenait de sa mère. Comme un dernier souvenir qu'il avait gardé pour lui jusque là. Amoureux, oui, il l'avait été. Mais jamais il n'avait pensé à donner ce collier, jamais il n'avait imaginé pouvoir le donner à quelqu'un. Et ce soir, il venait de le faire.

L'espace d'un instant, il revit son rêve, quand elle partait en lui rendant le bijou. Mais la réalité, parfois et même souvent ces derniers temps, pouvait dépasser le rêve, l'irréel. La seule fuite qu'il vit à cet instant fut celle du temps car elle n'en fit rien, bien au contraire, venant poser ses lèvres sur les siennes. Ephémère instant où les lèvres se touchent, où les souffles se mêlent. Les images de leur baiser en taverne lui revinrent. Un baiser enflammé, passionnel, entier. Un de ces baisers après lesquels vous passez une vie à courir, espérant ressentir une nouvelle fois les mêmes palpitations dans votre cœur.

Alors que leurs lèvres se séparaient comme à regrets, il vint lui murmurer à l'oreille, comme pour éviter que les arbres environnants ne l'entendent


Voilà pourquoi je voulais vous rapter, Terry. La peur de voir je ne sais quel sancerrois entrer dans la taverne et découvrir ce bijou... Il n'appartient qu'à vous, désormais. Peut être à nous, un jour, si vous en décidez ainsi, mais rien qu'à vous. Un secret entre vous et moi, car nul ne sait que ce pendentif existe... Juste vous et moi, juste nous.

Terwagne a écrit:
Tremblante... Oui, elle se sentait juste tremblante, se demandant si tout cela était bien réel ou si elle rêvait. Elle ferma un instant les paupières, pensant très fort "Si cela n'est qu'un songe, faites que jamais plus je ne m'éveille".

Dans le creux de son oreille, la caresse de son souffle, mais aussi la caresse des mots qu'il prononçait, ne firent que contribuer à cette peur que tout cela ne s'achève.

Elle finit par rouvrir les yeux, et chercha à approcher sa bouche à elle de son oreille à son tour. Elle glissa sa main dans la sienne, comme pour y puiser de la force. Les mots avaient du mal à sortir, sa voix était un simple murmure.


Je... Pfiouuu, Hugo! Je ne sais quoi dire, je...

Elle prit une profonde inspiration, collant son corps contre le sien, comme si elle avait peur de tomber, et reprit.

Je crois que j'ai juste peur... Peur que vous ne regrettiez un jour ce que vous venez de faire, peur de ne jamais en être digne, peur de... de m'éveiller.

Ce geste, symbolique, et en même temps plein de confiance en EUX, promesse d'avenir, proposition d'engagement pour quand elle se sentirait prête, elle ne savait pas trop comment y répondre. Elle se contenta de poser sa tête sur son épaule, sentant une larme perler au bord de sa paupière gauche, et ne voulant pas qu'il la voit.
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Hugoruth
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Dim 6 Avr 2008 - 18:12

Terwagne a écrit:
[Bien des jours plus tard...]

Il s'en était passé des choses, depuis ce soir-là! Des hauts et des bas, plusieurs bas d'ailleurs, et aujourd'hui plus que jamais le NOUS était au creux de la vague.

Depuis qu'Hugo était rentré d'une absence de trois jours à laquelle elle n'avait rien compris, plein de déception, de sentiment d'abandon, de trahison presque, ils ne s'étaient vus qu'une seule fois, deux jours plus tôt, et la discussion avait été à couteaux tirés, s'achevant sur un point d'interrogation.

La veille, il avait bien essayé de renouer le dialogue par deux missives, mais Terwagne n'y avait répondu que de façon très froide, plus distante que jamais, pour finir par s'enfermer seule chez elle pendant plus de vingt quatre heures, ne mettant le nez dehors qu'un petit quart d'heure... Elle se sentait vide, tellement vide! Désabusée, sans plus aucune envie, sans plus aucune pensée.

Lorsque le jour s'était levé, elle était restée encore un long moment assise dans son lit, le regard perdu dans le vide, fixant le mur en face d'elle, laissant ses pensées s'égarer, bien décidée à ne plus rien attendre, ni de lui, ni d'eux, ni de la vie... Ce qui l'amena fort logiquement à repenser à ce bijou, qui depuis ne l'avait pas quittée, poussé au fond d'une poche.

Pourtant, elle ne l'en avait pas sorti, elle s'était juste dit qu'il devait regretté de lui avoir glissé dans la main un soir.

Biensûr elle l'aimait, de ça elle en était certaine, mais elle ne voulait plus de déception, et le seul moyen de ne pas en avoir, c'était de ne rien attendre, de juste vivre les moments agréables quand ils se présentaient. C'est d'ailleurs ce qu'elle lui écrivit, avant de quitter sa chambre et de sortir.

Citation :
Cher Hugo,

Cessons donc ces disputes stériles, ces déceptions qui ne naissent que d'attentes trop grandes après tout. Quand on n'attend rien, on ne risque pas d'être déçu, donc pas triste, et pas non plus en colère.

En ce qui me concerne, je n'ai plus envie de parler de passé, mais plus non plus de futur. Je suis ici, vous y êtes, et peu importe où nous étions hier, et où nous serons demain, voila!

Je n'ai pas grand chose à faire aujourd'hui, alors si vous pouvez vous libérer et qu'un moment passé ensemble vous tente, n'hésitez pas... Je n'ai que ça à vous proposer, offrir.

J'espère que vous allez mieux, puisque vous étiez visiblement malade, et si ce n'est pas le cas, et bien soignez-vous bien.


Je vous embrasse.

Terry.

Ce n'était sans doute pas le genre de missive qu'il attendait, mais elle n'avait pas le coeur à plus. Qu'il vienne ou qu'il ne vienne pas, elle verrait bien.

Elle quitta la maison, trouvant sur le seuil une lettre qu'il lui avait envoyée tard la veille, la lut, en fut très touchée, comme toujours il avait trouvé les mots, mais n'y répondit pas. Elle avait d'abord besoin d'aller boire un verre, de voir du monde... Elle se dirigea donc vers le Havre, où se trouvaient Ysabeau, sa marraine, Johanara, et le sieur Lliurn, avec qui elle avait un peu bavardé la veille.

Hugoruth a écrit:
Des journées terribles s'étaient achevées. Depuis vendredi, il n'avais pas eu une seconde à lui, passant du mariage de la duchesse d'Orléans puis attrapant Aristote-seul-sait quel virus et il s'était retrouvé sur la route de Noirlac le Samedi, puis en repos forcé le dimanche, coupé de tout. Le retour à vie réelle s'était faite le lundi, dans une ambiance des plus tendues dont il espérait qu'elle serait protégée, à Sancerre.

Sancerre, la colline en vue, il avait cru les soucis terminés mais non, celle dont il avait envie de prendre enfin la main, celle qu'il avait envie de retrouver après ces absences était comme invisible. De tavernes en tavernes, il ne la vit pas. Il finit par se rendre à l'évidence. Soit elle avait quitté la ville, soit elle se terrait chez elle. Préférant chasser de son esprit la première hypothèse, il s'était rendu chez elle et la discussion n'avait pu s'engager autrement que frontalement. Une énième dispute...

La journée de mardi s'était vue jalonnée de lettres plus glaciales les unes que les autres. Hugo avait d'ailleurs passé la soirée seul chez lui, ne sortant que tard dans la nuit pour saluer quelques amis au Havre. Puis était rentré chez lui, tout seul. Le petit matin apportant son lot de surprises, il se réveilla avec une couronne sur la tête et un MéSaNgier qui débordait. Et pourtant, il eut immédiatement une pensée pour elle. Devait-il la prévenir, devait-il lui faire part du grand honneur qui lui était fait? Il aurait aimé lui dire, mais comment prendrait-elle une telle lettre après leurs échanges glacés de la veille? Comme une demande de félicitations? Comme un moyen de l'impressionner? Non, il valait mieux ne rien lui dire. Après tout, il n'était pas différent de la veille ou d'il y a dix jours. Il était toujours celui qui l'aimait.

La journée avançant, il se décida à aller enfin en Taverne et l'aperçut par la fenêtre. Autour d'elle, sa marraine mais aussi Ysabeau et un homme entre-aperçu la veille. Il trouva le courage de pousser la porte et...


Bonjour

Les premiers instants sont toujours révélateurs de l'humeur des gens et Terwagne semblait toujours dans l'humeur maussade de sa dernière missive. Hugo prit néanmoins sur lui de lui déposer sur la joue un baiser, signe d'une réconciliation qu'il voulait proche et définitive. Elle lui rendit un petit sourire et bientôt, au fil des entrées et des sorties, la discussion s'engagea autour de chansons plus ou moins osées, chansons auxquelles Hugo n'entendait pas grand chose. Il eut d'ailleurs l'impression qu'on le lui reprochait. Puis, la taverne se vida peu à peu et Hugo se rapprocha de Terry, commençant à évoquer leur discussion d'avant-hier soir et, très vite, Johanara et Lliur quittèrent la taverne, les deux sancerrois ayant simplement le temps de les saluer d'un


A plus tard
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Dim 6 Avr 2008 - 18:15

Terwagne a écrit:
Elle n'était pas en colère, comme elle le lui avait bien expliqué l'avant veille, juste déçue, aussi n'avait-elle pas l'intention de le repousser, mais pas non plus celle de lui tendre la main si lui ne faisait pas ce premier geste.

Hugo le fit, et elle y glissa la sienne, alors que lui commençait à revenir sur la dernière discussion qu'ils avaient eue, celle-là même qui s'était achevée sans vraiment de conclusion, juste de la tristesse des deux côtés. Elle ne répondit tout d'abord qu'à moitié, bein décidée à ne plus revenir là-dessus, à se contenter de vivre l'instant présent, mais ce fut plus fort qu'elle, surtout quand ils se retrouvèrent seuls, les reproches sortirent de ses lèvres.

Des reproches? A bien y réfléchir, ça n'en étaient pas vraiment, c'était plutôt des explications, d'un ton calme, sur ce qui l'avait énormément déçue, sur cette sensation d'abandon qu'elle avait ressentie, sur le fait qu'elle même depuis un certain "rapt", et un certain bijou glissé dans sa main, elle n'avait plus pris aucune décision sans lui demander son avis, elle avait cessé de penser pour elle, mais pensait pour eux.

De fil en aiguille, elle en arriva à lui dire qu'aujourd'hui-même, elle avait encore été déçue d'apprendre la nouvelle de sa nomination en temps que Duc de la bouche d'un étranger en taverne... Elle l'avait appris comme n'importe qui dans le Berry, il n'avait même pas pensé à lui écrire pour lui annoncer, elle avec qui il prétendait dix jours plus tôt avancer longtemps main dans la main, elle qui avait cru avoir une quelconque importance dans sa vie.

Elle lui parla du fait qu'elle-même, depuis ce soir-là, n'avait plus jamais rien annoncé, pas même la plus petite nouvelle la concernant, à quelqu'un d'autre avant de lui dire à lui, lui rappelant par exemple que ça avait été le cas pour des choses que lui devaient trouvé futiles, telles que l'acquisition de son champs, et puis sa demande de baptême...

Et arriva le moment où elle lui parla de ce fameux bijou, de ce geste auquel elle avait sans doute accordé trop d'importance, qu'elle avait du prendre trop au sérieux, et que depuis ce matin elle hésitait à lui rendre, se demandant si il regrettait de lui avoir offert.

Hugoruth a écrit:
La discussion avait été âpre et on sentait la tension entre les deux. Elle avait des raisons de lui en vouloir, après tout et il le savait, baissant la tête. Leurs visions de chaque évènement de leur vie différait et cela rendait leur relation difficile. Deux êtres opposés pouvaient-ils s'aimer longtemps ? Hugo voulait y croire mais ces derniers jours, elle ne semblait plus trop avoir la foi.

La discussion arriva sur cette nuit où, sous le regard blafard de la lune, il lui avait fait don du pendentif de la famille Cornedrue, symbole d'union entre celui qui le donne et celle qui le reçoit. Il se demandait si elle se rendait compte de l'importance de ce bijou pour lui, toute l'émotion qu'il véhiculait.


Déposez-le, ce bijou, sur la table


La voix était sèche et ne laissait guère de place au doute, pourtant présent en lui. Il avait décidé, enfin, de prendre les choses en main, à son compte. Elle s'executa et, après l'avoir sorti du fond d'une de ses poches, le déposa sur la table, sous le regard de Hugo. Ce dernier se saisit du pendentif et, détachant les deux pendants du collier, saisit chaque extrémité avec une main. Puis, feignant de regarder par la fenêtre, s'exclama

Oh, regardez par la fenêtre! Un écureuil!


Comme prévu, elle tourna sur elle même, cherchant du regard le petit animal roux. Hugo en profita pour passer autour du cou de la jeune demoiselle le pendentif et en referma bien vite le fermoir. Elle porta instinctivement sa main à son cou et, sentant le bijou, se retourna vers lui, le regard surpris et troublé.

Trop tard, l'écureuil a fui.

A cet instant, il en était sûr, un brin de malice était visible au fond de ses yeux. Un peu comme un enfant qui serait tout fier de lui après un tour qu'il aurait joué à succès. Oui, ce petit brin de malice qu'elle savait allumer en lui et dont il avait besoin pour oser la surprendre. Ce petit brin de malice, il l'avait au fond des yeux lorsque leurs regards se croisèrent.

Je me fiche de cet écureuil

Oh, mais que vois-je ?

Il avait posé son regard sur le pendentif et s'amusait à feindre l'étonnement. Il ne put s'empêcher de rougir en l'entendant évoquer que c'était quelqu'un qui lui était très cher qui le lui avait remis, un soir en forêt. S'approchant avec un sourire en coin, il lui murmura

Le voulez-vous, Terry ?
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Hugoruth
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MessageSujet: Re: [RP] Pour "NOUS"   Dim 6 Avr 2008 - 18:22

Terwagne a écrit:
Son premier réflexe, sans doute un peu idiot, fut de porter sa main à son cou, la posant sur le pendentif, avant de se mettre à bafouiller.

Je voudrais... Veux... Enfin, oui!


Et comme si il avait voulu lui donner un peu de son souffle, à elle qui tout à coup en manquait, il vint poser ses lèvres sur les siennes, laissant leurs deux mélodies respiratoires s'enlacer. Il ferma un instant les paupières, et elle aussi, tout en glissant ses deux mains dans les siennes, tremblantes d'émotion.

Ce fut elle qui mit fin à ce baiser, dans un besoin de lui parler, de lui dire ce qu'elle avait si longtemps retenu.


Je vous aime tellement que parfois ça en fait mal. Je vous aime plus qu'un simple mot ne peut le dire, Hugo.

La laissant terminer sa phrase, il lui répondit aussi tôt.

Même si je suis parfois indigne de cet amour, Terry, sachez que moi aussi je vous aime, du plus profond de mon être.


Elle ne le laissa pas aller plus loin, elle devait finir ce qu'elle avait commencé, elle en avait assez de toutes ces phrases retenues, de cette peur de lui montrer qu'elle était bien moins détachée et forte que ce qu'elle voulait lui faire croire.


Chuuuut...

Vous allez rire, j'en suis certaine, mais autant j'aime la liberté, autant parfois j'ai besoin qu'on me... Comment vous dire?

Je ne peux pas vous expliquer, mais c'était une liberté de choix qui m'ennuyait... Pas que là ce soit une obligation, pas du tout, mais...

Vous ne vouliez pas avoir à assumer seule ce choix?

Mais c'est que vous commencez à me comprendre même quand je suis incompréhensible!


Elle émit un petit rire, léger comme son coeur l'était à cet instant précis.

Je n'avais qu'une peur, que vous me répondiez non... Je vous ai forcé la main, et je ne sais pas si ce sont des choses qui se font.

Vous savez quoi? J'aime les hommes de décision! Pas les hommes de pouvoir, mais les hommes de décision, voila!... Alors j'en profite pour vous dire que si je n'avais pas été si déçue, perdue, avant hier, je vous aurai sauté au cou. Je vous aurai sauté au cou, parce que la décision que l'homme publique que vous êtes a prise, je l'admire énormément.
Hugoruth a écrit:
Je voudrais... Veux... Enfin, oui!

Une simple phrase peut parfois avoir d'immenses répercussions en vous. Comme un poids qu'on vous retirerait, un sentiment de liberté qui vous envahirait, une peur qui disparaitrait, une attente qui, enfin, prendrait fin. Ces mots qu'elle venait de prononcer, c'était tout ça pour lui. Une libération, mais aussi une immense joie de la voir sourire et lui répondre par l'affirmative.

Le baiser échangé n'était pas le plus passionné, le plus prolongé de tous. Non, mais c'était sans doute l'un de plus intenses. Un de ces baisers dont vous gardez toute votre vie un souvenir ému. De ces baisers qui marquent un tournant dans votre vie. Des mots échangés par la suite, il ne garde quasiment aucun souvenir.

La tête lui tournait en effet. Comme quelqu'un qui aurait cessé de respirer un long moment et qui, d'un coup d'un seul, recevait une bouffée d'air frais. Il se sentait mal à l'aise malgré tout, comme coupable de lui avoir forcé la main, de l'avoir mise dans une situation où elle ne pouvait plus dire non. Et la voilà qui lui parlait d'homme de décision... Peut être était-ce là sa principale erreur, au fond. Trop longtemps, il n'avait voulu faire que ce qu'elle désirait, sans jamais imposer de décision ou provoquer un choix. Il saurait s'en souvenir pour la suite des évènements.


Je vous aurai sauté au cou, parce que la décision que l'homme publique que vous êtes a prise, je l'admire énormément.

Ces paroles dans sa bouche étaient la plus douce des mélodies. Des gens qui l'avaient défendu, il y en avait eu, plus d'ailleurs que de gens le huant. Mais dans la bouche de celle qu'il aimait, ces paroles le touchaient au plus haut point. Il lui fit un petit sourire, juste pour lui montrer que cette simple phrase l'avait vraiment touché, qu'elle le remplissait de fierté et de joie.

Elle n'a pas été facile à prendre, vous savez.

Puis il se tut. Cette taverne, aussi accueillante soit-elle, n'était pas le lieu le plus propice pour raconter tout ça. Il se pencha vers elle et lui murmura

Mais je vous propose de vous ramener chez vous, pour vous raconter tout ça. Nous y serons bien mieux.

Elle se leva, comme pour signifier un accord silencieux à sa proposition. L'accompagnant dans son mouvement, il lui tendit son bras et ils sortirent tous les deux, plus complices qu'ils n'y étaient entré. Après avoir failli se perdre, les voilà qui venaient de se retrouver autour d'un pendentif et de tout ce qu'il signifiait.
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