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 Nicolas cherche un tailleur

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Ysabeau
Conseiller municipal
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Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Nicolas cherche un tailleur   Sam 12 Avr 2008 - 18:39

Nicolas Di Juliani

MAIS C'EST UN SCANDALE! Un mantel que j'ai pu a peine porter deux ou trois fois! Voila qui est honteux! HONTEUX!

Ça criait dur au premier étage de l'hôtel Di Juliani de Bourges. Le jeune seigneur de Dun venait de voir que son mantel était tout abîmé au niveau des manches.

Mais Maître, nous pouvons demander à la vieille Clarisse de vous le recoudre. Elle est habile et cela ne se verra point!

COMMENT OSE TU! CELA NE SE VERRA PEUT ÊTRE PAS MAIS MOI JE LE SAURAI !


Nicolas sorti rapidement son épée et jeta le mantel dont il était question en l'air afin de l'embrocher sur la garde. S'énervant dessus de la lame de son arme, il le coupa en deux tel un Saint Martin des temps moderne. Le coté charital en moins évidemment.

Voila comme ça le sujet ne se pose même pas! Quand à la personne qui est responsable de cette acroc. Laveuse, servante, qu'importe! tu lui retiendra la moitié de ses gages et tu lui fera donner 10 coups de bâtons en début d'après midi. non, je ferais la sieste et ses gémissement mes dérangeront. Le soir alors. hum non pas avant de manger. Bon on verra plus tard.
Ce n'est pas le plus important de toute façon. Ce qui compte c'est que je ne peux sortir sans mantel propre et que je n'ai point le temps de me rendre à Paris en acheter un autre...


Conscient de l'énormité de la décision qu'il devait prendre Nicolas se laissa tomber dans un moelleux fauteuil.

Bon...

Fait querir les tailleurs berrichons. Annonce partout que Nicolas Di Juliani, le prototype parfait du noble stylé et élégant achètera peut être une tenue chez l'un d'entre eux. Qu'ils me fassent donc leur propositions je me déplacerait jusqu'à leur boutique si il le faut pour voir la marchandise.

Je veux qu'il soit rouge, long, chaud, élégant. Fabriqué dans de la matière de première qualité. Quand aux prix nous verrons cela ensemble. Ils ne faudraient pas que ces coquins essaient de me rouler. Si le travail est d'excellent facture, je n'irais peut être pas jusqu'à leur demander de m'offrir le produit gracieusement en remerciement de l'honneur que je leur fait de porter leur création.

Son regard s'alluma quelque peu à l'idée de faire les boutiques à la recherche du produit de qualité qui le métrerait en valeur. Et il se dit qu'il pourrait même proposer cette amusement à sa petite soeur, elle serait sûrement intéressée de faire les boutiques avec lui.

HRP: Nicolas à envie de s'acheter un mantel mais on en voit rarement sur les marchés. Donc si un tailleur, lis ce RP et veut lui en vendre un tout en faisant un peu de RP également, il est le bienvenue. On peut s'arranger par mp avant, ou venez directement poster ici. Nicolas viendra chercher le mantel dans votre village, ou que vous soyez en Berry, ça lui fera prendre un peu l'air comme ça:lol:
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bragon

Par les matins frais, les hommes de servitudes parlaient devant n'importe quelle boisson fut-elle un peu chaude et foirte. Bragon avait donc entendu parler des colères du petit Nicolas Di Juliani... Toujours prompt à servir, il allat rendre visite à son ami G....

- Salut à toi l'ami, j'ai besoin de tes services.... Le Petit Nicolas Di Juliani à besoin qu'on lui taille un costard! ça t'intéresse?

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Eleonore Di Juliani

Eléonore avait entendu parler de la nouvelle colère de son grand frère. Assises en cercle sur un tas de coussins gavés de plumes, ses suivantes écoutaient un valet venant de Bourges leur décrire la scène, le sourire aux lèvres. L'une d'elle accompagnait le récit en jouant paisiblement de la mandoline. Installée avec ses suivante, Eléonore était la première à sourire. Nicolas était un jeune homme charmant, mais il s'emportait assez vite... En y réfléchissant, son mauvais caractère, moins dissimulé que celui de sa soeur, lui donnait un charme animal.

Sa sauvagerie en avait emballé plus d'une, elle en avait été témoin à plusieurs reprises. Et le sourire conquis qu'exprimaient ses suivantes en était une preuve. Lorsque le valet eut fini son récit sous les rires des jeunes femmes, Eléonore se coucha sur le ventre, jambes croisées, et demanda de quoi écrire. une suivante lui apporta une feuille de parchemin, une plume soigneusmeent taillée et un encrier. Elle posa le parchemin sur le sol, trempa sa plume et commença à griffoner:

Citation :
Mon bien cher frère,

le plus bel homme de ce côté des Alpes et d'au delà, impétieux italien que j'aime. Ainsi donc, d'une facheuse façon, j'ai appris que tu avais malencontreusement coupé ton mantel en deux! Et voici que tu en cherche un autre pour le remplacer?

J'aurais beaucoup aimé t'aider, mais malheureusement Noirlac m'appelle et je serais en ses murs demain. Qu'à cela ne tienne! Je vais te confier un nom pour t'aider dans ta noble quête, car le plus beau célibataire mérite d'être bien habillé et soigné!

Va passer commande à Dame Ysabeau, elle est à Sancerre, et a de véritables doigts de fées et te confectionnera un magnifique mantel!

Par contre, si tu prends contact avec elle, je voudrais que tu sois agréable avec elle. Je dis cela juste par prévention, bien entendu. Je sais bien à quel point tu peux avoir le sang chaud, parfois...

Bien entendu, je suis certaine que ce ne sera pas le seul nom que l'on te conseillera, car grâce à toi, certains tailleurs peuvent faire connaître leurs talents et s'attirer les commandes les plus intéressantes, mais souviens-toi de ce nom parmi les autres, car cette noble dame en vaut toutes les peines!

J'irais bientôt voir notre petite soeur. J'espère t'y revoir avec ton nouveau mantel.

Avec tout mon amour et mon affection envers un frère aussi indispensable,

Eléonore.



Une fois pliée et cachetée, elle tendit la lettre à une de ses suivantes.


- Prends quelques hommes avec toi comme escorte et va trouver mon frère à Bourges. Tu peux rester à Bourges autant de temps que tu le souhaite, mais je te veux près de moi pour aller voir ma jeune soeur dans six jours!

La jeune suivante fit une gracieuse révérence, promit de revenir auprès de sa maîtresse avant les six jours et s'en alla. "Ah! Ce bien cher frère! Je demande à voir la femme qui parviendra à dompter ce dragon-là!"
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Nicolas Di Juliani

Quelques heures étaient passées depuis que notre nobliau avait découvert que son nouveau mantel était légérement amoché. Confortablement vautré dans un moelleux fauteuil, Nicolas était plongé dans un livre qu'un de ses amis lui avait prété, ca parlait des philosophes de la Grece antiques. Notamment de Diogene, cet individu tant qui fascinait Nicolas. Le Maitre incontesté du Cynisme, celui qui avait répondu au Grand Alexandre, "décale toi un peu tu me fais de l'ombre", alors que l'illustre conquérant lui demandait si il pouvait faire quelque chose pour lui. Voila le genre de phrase qui emerveillait Di Juliani fils, comment un individu qui ne valait pas grand chose osait réponre ainsi à un tel Seigneur? Et comment cela se faisait il que le Seigneur ne l'ai point tué? Etait cela la vrai grandeur? Laisser les insultes glisser sur la peau du noble, comme si tout ce qui venait de si bas, ne pouvait atteindre les aigles en plein vol? Ou alors était ce l'inverse, ne pas resp
Il en était la dans ses pensées philosopho-ambitionesque, lorsque l'on vint lui apporter une missive de sa petite demi-soeurette. Il l'aimait bien finalement cette petite, même si il avait eu peur au début qu'elle n'empiete un peu trop sur sa vie privée. Mais au final c'était plutot agréable d'avoir une présence féminine qui n'était pas une "proie" potentiel pret de soit. Une personne sur qui veiller, proteger, tout ce que le coté héroique du jeune seigneur berrichon révait.

La lecture de la missive le fit sourire.

Tout d'abord il s'amusait de savoir qu'on avait déjà rapporté à sa soeur, sa petite colere. Il aimait que l'on parle de lui, en bien ou en mal qu'importait. Tout sauf l'ignorance, l'indiférence... Mais il sourit aussi par le ton employé. Elle était suffisement obsqequieuse et prudente pour qu'il comprenne bien l'ironie qui se dégagait de ces mots. Et ca l'amusa. Il aimait ce genre d'humour et avec Eléonore, il était rodé.

Dame Ysabeau? Oui je la connais cette donzelle. Elle porte d'étranges couvre chef et aime la Soule. Hum nous verrons bien. Elle semble gentille, mais ce n'est pas d'une gentille tailleuse que je veux, mais bien d'une douée, d'une créative!

Il haussa les épaules et se mit à penser à la coupe parfaite que son mantel devrait avoir. Quel dommage qu'un noble ne pouvait avoir de métier, il aurait fait de magnifique patrons sinon. Enfin tant que cela l'aurait amusé...
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Ysabeau

Attablée au Havre avec quelques-uns de ses amis, pour un moment de détente entre son rapport journalier à la douane et ses fonctions d'ambassadrice, Ysabeau vit entrer un homme en qui elle reconnut un des serviteurs du jeune Nicolas. Le pauvre homme avait l'air fort essoufflé, comme s'il avait couru tout au long du chemin qui menait de Bourges à Sancerre.

Il s'assit, l'air épuisé. Ysabeau le salua.

Bonjour sieur, vous avez l'air bien fatigué. Prenez donc un verre de poire, pour vous réconforter.


Elle lui tendit un verre, qu'il but cul sec.

Merci, dame... dame ? c'est ben aimable à vous. On ne m'avait pas menti quand on m'avait parlé de l'accueil sancerrois. Bou Diou ça fait plaisir, ça réchauffe...

Dame Ysabeau, pour vous servir. Vous venez de Bourges n'est-ce pas ? Vostre visage ne m'est point inconnu...


Sûr je viens de Bourges, mon maître m'envoie dans tous les villages du Berry, veut un... un...

L'homme se grattait la tête.

Veut un... enfin, un truc pour se mettre, pour avoir chaud l'hiver, pour se couvrir quoi, et un truc qui soit bien fait qu'il a dit...

Ysabeau était perplexe...

Un truc ? Un vêtement j'imagine, non ? Cela tombe bien, il se trouve que je suis tisserande... Un truc pour se couvrir... avoir chaud...

Elle réfléchissait. Elle savait que le jeune nobliau était fort bien pourvu en braies, chemises de soie, bas les plus fins et chausses de toutes sortes... Que pouvait-il lui manquer ? Un vêtement rare, un article de luxe sans nul doute...

Ne serait-ce point un mantel qu'il faut à vostre maître, mon ami ?

Mantel ! oui c'est ça pour sûr ! un mantel qu'il m'a dit, et il le veut seyant, original, taillé dans les plus belles étoffes... et rouge qu'il m'a dit, rouge !

Hé bien vous tombez bien, mon ami. Je suis tisserande, et je crois que mon travail est apprécié de tous. Je vais vous rédiger une lettre que vous remettrez à vostre maître.

Elle sortit de sa besace un parchemin, prit le pot d'encre qu'Ice gardait toujours dans l'arrière-salle, une plume, et rédigea un message

Citation :
Messire Nicolas,

Un de vos serviteurs que j'ai rencontré au Havre m'a dit que vous recherchiez un ou une tisserand(e) pour vous confectionner un mantel. Je puis travailler pour vous, je pense que mes talents sont reconnus à Sancerre et même dans le Berry, puisque récemment j'ai taillé une fort belle cape au duc Valatar.

Cependant, je ne pourrai vous le faire dans l'immédiat. En effet, je ne sais si vous le savez, mais j'ai commencé des études universitaires qui me prennent du temps. J'ai également des clients à satisfaire, je me fais un honneur de les servir au fur et à mesure qu'ils me passent commande. Enfin, je n'ai point encore la quantité ni la qualité de laine nécessaire pour vous vestir de façon satisfaisante.

Si vous pouvez patienter quelque temps, n'hésitez point à me contacter, je me ferai un plaisir de vous servir.

Si vous estes pressé, je pourrai éventuellement vous indiquer le nom d'un ou une de mes confrères.

Bonne journée à vous, Messire, et peut-être à bientôt

Ysabeau, dame de Sury sur Léré, mais quand même tisserande parce qu'elle adore son métier.

Elle roula le parchemin, l'attacha d'un ruban de laine rouge, et le tendit à l'homme

Portez cela à vostre maître, mon brave homme. Voici trois écus pour vostre peine. Mais reposez-vous un peu avant de repartir...

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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Nicolas cherche un tailleur   Sam 12 Avr 2008 - 19:02

Nicolas Di Juliani

Voici quelques semaines, lors des mémorables joutes d'Amboise, Nicolas avait été bléssé lors d'un duel contre un Comte artésien. C'était un duel pour l'honneur en 4 touches et alors que le jeune berichon menait fiérement par deux touches à zero, son adversaire avait frappé avec force au niveau de la cuisse musclée de Di Juliani fils. Une belle hémoragie avait été arrétée grace aux soins attentif de l'infirmiere personnel da la belle Deedlit avait limité les dégats et hormis quelques jours d'imobilisation, suivit d'une remise a niveau musculaire adapté, avait permi à Nicolas de redevenir aussi agile qu'auparavant. Ainsi, dés qu'il avait senti etre a nouveau en pleine possesion de ses moyens, notre fougeux berrichon avait engagé un nouveau maître d'arme, l'ancien ayant rapidement fuit le mauvais caractere de son élève, pour se remettre à niveau et apprendre à ne pas fanfaroner lorsque l'on avait l'aventage. Au moins c'était une belle lecon qu'il avait prise.

Ainsi, une fois qu'il eut bien transpiré apres plusieurs heures d'entrainement, Nicolas décida de prendre un bon bain chaud. Une fois que le grand bac fut pret, il s'y engagea précautionneusement tout d'abord, le temps que son corps s'habitue à la chaleur de l'eau, régulierement réaprovisionné par les servantes, il s'y prélasa rapidement et commencait à s'y assoupire lorsqu'un raclement de gorge discret de la part de la belle henriette, le sortie de sa torpeur. Croyant tout d'abord que la coquine allait lui proposer de lui frotter le dos, il ne bougea pas, jusqu'à ce que celle ci, en faite, lui annonca qu'il était question d'une missive depuis Sancerre. Croyant qu'il s'agissait d'une nouvelle de sa soeur, il la prit nonchalament et demanda à Henriette de se rendre utile et de lui frotter le dos tandis qu'il lisait son courier.

Ah mais voila une bonne nouvelle! Une tisserande qui répond à mon appel. Voila qui est plaisant de voir que ces braves gens savent bien l'importance qu'ils auront à confectionner un mantel à un homme aussi élégant que moi.
N'est ce pas? Chut non ne dit rien, mais frotte un peu plus doucement s'il te plait.


Mais elle parle du Havre? Qu'est ce que ce bon à rien de serviteur est allé faire aussi loin? En normandie on a pas idée! Comme si on pouvait pas en trouver un moins loin, autant aller à Paris directement dans ce cas la. Ah que dis tu Henriette? La taverne... du Havre... Ah! oui. Tout à fait...


Bon... Bref...

Mais mais que vois je? Elle se dit interessée mais pas préssée! Comme si prendre des cours pouvait primer sur mon service! C'est impensable!

Ôh.. mais c'est une Dame en faite. Ca change tout ca.

La pauvre... Elle dit aimer son travail mais elle doit en faite avoir besoin de cette argent.


hummmm.

Je ne sais pas si ce sont tes caresses qui me rendent plus philantrope, mais je me sent de bonne humeur. Porte moi mon petit plateau d'ecriture, je te prie et laisse moi ensuite.


Nicolas se retourna pour se recaler confortablement contre le dos du bac, attendit qu'on lui remette un sceau d'eau chaude et que henriette lui apporte le plateau en bois ou était déposé un encrier, une plume d'oie bien taillée et quelques parchemin, faisant attention à ne pas trop éclabousser la feuille dont il allait se servir il rédigea ces quelques mots :


Citation :
Dame Ysabeau de Sury sur Léré veuillez recevoir mes salutations courtoises.

C'est avec plaisir que je prend acte de votre proposition et j'aimerais que nous en conversion de vive voix car ce n'est point un banal mantel que je souhaite mais bien un chef d'oeuvre de l'artisanat berrichon.

A l'occasion je regarderais la cape de notre nouveau Duc Suzerain pour juger de la qualité de votre travail, qui je n'en doute pas doit être non des moindres, mais comprenez bien qu'il s'agit ici de faire forcement mieux que cela; de faire quelque chose d'unique.

Mais je m'égare en palabres, faite moi part de vos disponibilité et je viendrais visiter votre boutique, à moins que vous ne souhaitiez venir sur Bourges en mon hôtel me présenter vos échantillons?

Toujours est il que je vous présente mes respects les plus adéquates et vous prie d'agréer mon salut.

Nicolas Di Juliani

Seigneur de Dun sur Auron

Assez content de lui, Nicolas tendit la lettre à Henriette qui re rentrait avec un nouveau sceau fumant et lui tendit la missive en lui recommandant de passer le buvard dessus afin d'éponger les petits gouttes d'eau qui avaient tachées le papier, avant de faire porter la missive à Sancerre chez la Dame Tisserande.
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Ysabeau

A Sancerre, 17 Place de la Halle

Ysabeau était rentrée chez elle, elle devait travailler pour Ronan qui lui avait commandé une tenue complète. Les braies étaient prêtes, la chemise aussi... Restaient les chausses. Elle prit deux peaux, les étira, jaugeant leur souplesse et leur solidité. Elles seraient parfaites.

Elle commença à les travailler, coupant les pièces aux mesures exactes du pied de Ronan, puis les assemblant solidement.

Prise par son travail, elle n'entendit point frapper à la porte. Un second coup, plus fort...

Elle se leva et alla ouvrir.

Un gamin était à la porte, porteur d'une missive.

Entre, mon petit. Tu viens de loin ?

De Bourges, de l'hotel Juliani. Z'etes bien dame Zabeau, heu pardon, Ysabeau ?


Oui c'est bien moi... Hé bien tu as marché mon petit. Entre donc, je vais t'offrir un verre de lait et un morceau de gâteau pour ta peine.



Le gamin entra, regarda la pièce, s'assit à la table. Ysabeau lui servit un grand verre de lait, un part de gâteau à la cannelle (sa spécialité), et le regarda manger de bon appétit. Puis elle lui demanda

Alors, qu'est-ce qui t'amène à Sancerre ?

Ben, chai une lettre pour vous...

Il parlait la bouche pleine... Il s'essuya la bouche, et tendit à Ysabeau le parchemin. Elle reconnut le sceau de Nicolas di Juliani. Hé bien, le jeune Seigneur n'avait pas mis longtemps à lui répondre...

Elle lut la lettre, souriante... Une pièce unique ? Un chef d'oeuvre ? Pourquoi pas... Elle se mit en devoir de répondre au jeune Seigneur.

Citation :
Seigneur Nicolas,

Croyez que je suis enchantée de vostre prompte réponse. Il serait en effet bon que nous en conversions de vive voix, et que je puisse vous montrer quelques échantillons des étoffes que j'ai en réserve. Mais pour une pièce de cette qualité exceptionnelle, il me faudra sans doute commander des pièces en Italie... C'est de là que venait le velours de la cape ducale. Je pourrais également faire venir des soieries de Lyon pour la doublure.

Je puis bien entendu me rendre chez vous, à Bourges. Mais ne serait-il point mieux pour vous que vous vinssiez chez moi, dans mon échoppe, ains vous pourriez voir par vous même la qualité de mon travail...

Je reste à vostre entière disposition, tout en vous rappelant qu'il me faudra un certain temps pour acquérir les étoffes exceptionnelles que vous souhaitez.

Croyez à toute ma considération

Ysabeau, dame de Sury sur Léré et tisserande par amour du travail bien fait.

Sa lettre achevée, elle la plia soigneusement, la cacheta et la remit au gamin, avec un petit sac contenant une deuxième part de gâteau, pour la route.

Restauré et reposé, celui-ci prit la route de Bourges.

Ysabeau s'en retourna à son travail.
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Berruyer

A Bourges, face à l'Auron

Berruyer avait ouïe dire qu'un certain seigneur réclamait au travers du Berry un nouveau mantel...

Il avait également entendu parlé que cette même personne s'exprimait de façon désagréable envers les personnes de classe moindre que la sienne...

Immédiatement, Berruyer se mit à penser:

"Ah non!... Je n'admettrai jamais que mes créations reviennent à de tels personnes, je préfère tisser pour les gens qui reconnaissent l'homme pour ce qu'il est et non pour ce qu'il représente..."

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Nicolas Di Juliani

Une autre missive était arrivée alors que Nicolas était en train de se faire sécher au sortie de son bain, par la jeune Henriette. Tout d'abord furieux d'être interrompu dans ce moment si agréable, il allait renvoyer l'importun à coup de savon dans la tête lorsque celui ci eut le temps de lui dire que c'était le pater familli qui l'envoyait en urgence. Las, le jeune nobliot soupira longuement en se demandant ce qu'il avait pu faire dans une autre vie pour mériter tant d'injustice et d'inconsidération pour ses besoins et prit la missive. Une lecture rapide lui tira un grand sourire suivit rapidement d'un petit pas de danse alors qu'il était encore nu.

Je suis à nouveau grand frère! Esyllt Catérina vient de naître et elle semble en bonne santé!

Il improvisa quelques mouvements totalement désordonnés sous l'oeil hagard du messager et de l'hilarité la plus complète de la jeune servante. Puis mit une petite tape sur la joue de celui ci.

Vous direz à mon paternel que je viens au plus tôt à Tours!

Une fois le serviteur parti, il se calma un petit peu.

Bon! Il devient plus urgent que jamais de s'organiser. Henriette! Envoie moi Jacopo dans mon bureau dans 5 minutes. Nous finirons notre affaire un autre jour.


S'enroulant dans une grande robe de chambre en étoffes chaude, Nicolas se dirigea vers son bureau en réfléchissant comment il allait s'organiser pour se rendre à Sancerre passer commande de son mantel avant de foncer sur Tours. Comme ça à son retour, sa commande serait peut être prête.

Griffonnant quelques mots rapide à l'attention d'Ysabeau.

Citation :

Dame Ysabeau, dame de Sury sur Léré et-tisserande-par-amour-du-travail-bien-fait.

Vous parlez de sagesse, il me semble en effet plus sage d'attendre quelque peu si cela me garantie un travail de qualité.

Ainsi, je vous informe que je passerais courant de cette semaine ci sur Sancerre, d'ou je vous préviendrais ensuite de ma présence, afin de convenir d'un rendez vous. Nous pourrons ainsi choisir les tissus les plus adéquats en vu de ce qui nous concerne.

Veuillez recevoir mes sincères salutations distingués ainsi que la petite anémone que vous avez du trouver avec cette missive.

Nicolas Di Juliani

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Ysabeau

Ysabeau travaillait à son échoppe, avant que de se rendre à l'université ducale pour son cours de grec. Pas question de le manquer, elle adorait cette langue, et chaque cours était un plaisir de l'intellect.

Elle mit un point final aux braies commandées par un ami, puis se plongea dans son dernier cours afin de réviser les notions qu'elle avait apprises.

Un léger coup à sa fenêtre... Elle l'ouvrit, un joli pigeon blanc entra en voletant gracieusement, et se posa sur la table, juste à côté du cahier. Il portait un message dont elle reconnut le sceau. Elle le détacha délicatement, décacheta le parchemin parfumé... Une jolie anémone s'en échappa.

Elle sourit, le jeune Nicolas avait quelques délicatesses...

Elle lut, et rédigea une réponse tout aussi rapide que son correspondant.
Citation :

Seigneur Nicolas,

Je vous remercie de vostre missive et de la jolie fleur qui l'accompagnait. Je suis fort sensible à vostre délicatesse, sachez que j'aime beaucoup les anémones pour leur côté rustique et leurs couleurs si vives...

Je vous recevrai volontiers à mon échoppe lors de vostre séjour à Sancerre, afin de vous montrer quelques échantillons de mon savoir-faire et d'étoffes. Vous pourrez ainsi choisir celles qui vous conviendraient le mieux.

N'hésitez pas à me prévenir de vostre arrivée. Je pense que vous pourrez loger chez vostre soeur, 59 rue du Puits des fins.

Je vous remercie de vostre confiance, et dans l'attente de vostre arrivée, je vous assure de ma parfaite considération.

Ysabeau, dame de Sury-sur-Léré, et toujours tisserande... pour les raisons que vous n'ignorez plus !


Le joli oiseau nourri et abreuvé, elle lui attacha le message roulé et noué d'un ruban de soie rouge, puis le regarda s'envoler
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Nicolas Di Juliani

Nicolas était en train d'écouter chanter une chanson courtoise lorsqu'on lui porta la missive de Ysabeau. C'était un de ces troubadours errants qui étaient en train de s'essayer de plaire à ce Seigneur. D'une voix pourtant fort joli, le drôle manquait de conviction dans ses propos. Du moins selon les critères de Nicolas, qui laissait de temps en temps passer de longs soupirs entre ses lèvres.

Mais non coquin! Ce n'est point ainsi qu'il faut réciter cette prose! Finalement lassé, le nobliot s'était levé et arpentait la pièce en répétant les dernières phrases du comédien.

«Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie.»
S'exclama t'il en se tapant la poitrine pour mimer le désespoir le plus profond.



C'est ainsi que tu aurais du le jouer! Va disparaît de ma vue,paysan! Dire d'un troubadour que c'était un paysan était dans la bouche de Nicolas une insulte profonde... Le malheureux recula rapidement vers la sortie, la mine basse mais l'estomac plein. Nicolas était toujours généreux avec les personnes qui venaient avec l'ambition de lui conter quelques verres, lui chanter quelques louanges ou bien même quand il s'agissait de montreur d'ours ou de saltimbanque de toute sorte. Cela mettait un peu de vie dans le domaine familiale et distrayait Nicolas, qui se plaisait dans son rôle de Mécène.

Bon voyons voir maintenant cette missive.

Il la décacheta et la lut à voix haute, comme si il lisait un drame en 1 acte. Puis souriant de son effet, il plia la missive et la fourra dans une de ses poches.

Bien nous irons donc rendre visite à cette damoiselle.
JACOPO!!! Fait moi cueillir des anémones! Pleins! Il me les faut pour demain

Nicolas Di Juliani
C'est ainsi que Nicolas se rendit donc en la boutique de Ysabeau, à Sancerre.

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