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 Une Bretonne à Sancerre

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Koupaïa
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MessageSujet: Une Bretonne à Sancerre   Jeu 16 Oct 2008 - 21:03

Gast ha gast ! Mais pourquoi donc sont-ils allés la bâtir si haut, leur ville ?

Suant et soufflant, une vieille femme se laisse tomber sur l'herbe, au pied d'un arbre, sur la place du village. Elle s'évente avec un pan de son tablier, reprend sa respiration mise à mal par la rude montée vers les murailles.
Cela fait quelques jours qu'elle est arrivée à Bourges, à la suite de son ancien nourrisson, Gilliane ar Kalonyg. Il est parti en avant, vers Sancerre, pour lui trouver une maison. Le matin même, l'aubergiste lui a fait porter un message : elle peut venir à Sancerre. Elle a voyagé toute la journée, à pied. Dix lieues, ce n'est rien : ses sabots en ont vu d'autres ! Elle s'est arrêtée en entendant, au loin, sonner l'angélus de midi. Elle a récité ses prières, tête baissée, s'est assise au bord du grand chemin, sabots posés à côté d'elle, jambes pendantes dans la douve, pour se délasser, et a mangé le pain qu'elle avait emporté, avec un drôle de petit fromage que les gens d'ici appellent "crottin". Elle a somnolé un petit tiers d'heure, a remis ses sabots, et repris la route.
Le plus dur, ça a été cette côte. Mais tout en haut, ses deux nourrissons l'attendent. Gilliane, et la petite Mentaïg. Il lui a dit qu'elle avait fait son chemin, celle-là. Il lui a dit qu'elle ne l'avait jamais oubliée, qu'elle voulait la voir, et qu'il l'emmenait avec lui. Son vieux coeur s'est mis à battre plus fort dans sa poitrine. Elle n'a pas hésité longtemps. Plus grand-chose ne la retenait dans son Pempoul natal. Elle ne connaît pas bien le français. Mais ça ne fait rien, elle apprendra. Elle a toujours dit à ses nourrissons qu'il faut apprendre tous les jours une nouvelle chose. Elle fera pareil.

Mais là, sur cette place inconnue, où la nuit ne va pas tarder à tomber, elle se demande si elle n'aurait pas mieux fait d'attendre que Gilliane vienne la chercher à Bourges. Si seulement quelqu'un passait !
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jelubir1
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 7:26

Les soirées en tavernes reprenaient de plus belles : rires, chopes alignées et vidées, coupettes englouties... Jelubir rentrait souvent en godillant dans les rues, la tête engourdie et les yeux pas plus ouverts que le chas d'une aiguille à couture d'Ysa. Il se perdait parfois dans les rues même si le trajet entre la Taverne et la rue Cornue ressemblait, à s'y méprendre, à une ligne droite.

Mais jamais il ne tombait, toujours il rentrait à bon port. Et c'est tout étonné qu'il se retrouva le nez au niveau des pavés. Il avait buté contre une masse molle et informe.

Norf.... mes chausses vont être encrottées...Dame Tourbillon va encore me tirer les oreilles ! Arbre, pourquoi m'as tu fais un croche pied ? Je ne t'ai jamais fait de mal, même pas arraché une feuille de tes branches...

Les cheveux de Jelu soulevèrent son chapeau : l'arbre émit des borborygmes caverneux. Malgré son ivresse, il avait encore la tête à l'endroit pour comprendre qu'un arbre ne pouvait parler...
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Koupaïa
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 8:59

La vieille a mal aux pieds. La fatigue de cette longue journée de marche lui tire sur les os et la couënne. Et Gilliane qui n'arrive pas ! Peut-être n'a-t-il pas imaginé, en envoyant son pigeon, que sa nourrice se mettrait en route illico.
La nuit tombe. Des tavernes toutes proches proviennent des rumeurs de conversation, des éclats de voix, des rires. La vieille voudrait bien y aller, mais elle n'ose pas. Elle a peur qu'on se moque de son accent, de son pauvre français, de sa vesture à la mode d'ailleurs. Elle ira plus tard, entre Mentaïg et Gilliane. Entourée de ses deux nourrissons, elle se pavanera, et nul n'osera se moquer.


Gast !

Toute à ses rêves d'avenir doré, elle n'a pas vu, dans le crépuscule bien avancer, la silhouette qui tangue dignement dans sa direction.

Norf.... mes chausses vont être encrottées...Dame Tourbillon va encore me tirer les oreilles ! Arbre, pourquoi m'as tu fais un croche pied ? Je ne t'ai jamais fait de mal, même pas arraché une feuille de tes branches...

Elle ne comprend pas grand-chose à la diatribe du bonhomme qui vient de lui donner un coup de pied dans le genou. Il regarde l'arbre auquel elle était adossée. Les gens parlent donc aux arbres, dans ce pays ? Par la barbe d'Aristote !

Croche-pied ? Mezvier ! (1) sac'h -gwin (2) ! toull -sistr (3) ! fri -sivi (4) ! Lève les pieds, quand tu marches !

La vieille se remet péniblement debout, en frictionnant son genou endolori. Elle cherche ses mots, n'en trouve guère.

Où est Gilliane ? Où est Mentaïg ?

(1) Ivrogne
(2) Sac à vin
(3) Trou à cidre
(4) Nez de fraise
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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 9:41

Les ruelles étaient sombres, la nuit était tombée depuis bien longtemps. Ysabeau sortit du Havre, où elle avait éclusé force chopines avec les amis. Morphée l'appelait à grands cris, et elle avait hâte de le rejoindre. Ses yeux se fermaient tout seuls.
Les ruelles étaient sombres... Sur la place, deux ombres indistinctes, deux silhouettes enchevêtrées, deux voix... Celle de Jelu, et une autre, qu'elle ne connaissait point et qui parlait une langue... Norf, une langue qu'elle avait déjà entendue... La langue de son amie Mentaïg... Norf de norf, Gilliane lui en avait parlé, de sa vieille nourrice... Déjà arrivée ?

Croche-pied ? Mezvier ! (1) sac'h -gwin (2) ! toull -sistr (3) ! fri -sivi (4) ! Lève les pieds, quand tu marches !
Où est Gilliane ? Où est Mentaïg ?

Elle s'approcha.

Hé ben Jelu, tu as encore abusé des chopines et des bubulles ? Pauvre femme... Regarde où tu mets tes chausses quand même...

Puis elle se tourna vers la vieille femme qui se frottait le genou.

Pas trop de mal j'espère.... Demat, dame ! dit-elle toute fière de s'être rappelée du bonjour breton.
Vous cherchez Gilliane ? Il est bien arrivé à Sancerre, il vient d'acquérir une maison, juste à côté de la mienne. Mais s'il en a les clés, il ne l'a point encore ouverte. C'est que parfois, il aime à aller se promener en forêt avec son fils.
Quand à Mentaïg... Elle s'interrompit, prise d'un scrupule. Annoncer à la vieille nourrice, car elle en était presque certaine, la vieille bretonne était bien la nourrice de Gilliane et de Mentaïg... Lui annoncer ainsi, brutalement, que sa petite Mentaïg n'était plus... Ce serait un choc trop grand.
Mentaïg... elle n'est pas là. Elle poursuivit
Vous avez fait un long voyage, vous devez être fatiguée. Si vous voulez, venez donc chez moi, attendre Gilliane. Il ne tardera pas je pense... Je vous offrirai de quoi vous restaurer, et vous pourrez prendre un peu de repos.
Quand à toi Jelu... Je te conseille de rentrer chez toi au plus vite, si tu ne veux encourir les foudres de dame Tourbillon...

Elle attendit la réponse de la vieille femme, lui offrant son bras pour l'accompagner.





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Koupaïa
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 10:39

L'ivrogne ne répond pas. La dame qui s'approche est bien mise, de maintien modeste. La nuit ne permet pas à la vieille de distinguer son âge, mais la voix est jeune, posée. Elle tance l'homme, avec des mots que la vieille ne comprend pas bien. Dieu, que ça va être difficile ! Et Mentaïg qui lui disait toujours que les langues, ça rentre tout seul, que c'est juste des mots différents pour dire la même chose !

"Ki" ha "chien" ha "canis" ha "dog", memes bleud eo, Koupaïa ! (1)

Mouais... Sauf qu'ici, personne ne comprendra, si elle dit "ki" au lieu de "chien".

Pas trop de mal j'espère.... Demat, dame !

Koupaïa se sent un peu rassérénée. On la salue dans sa langue. Ce n'est donc pas qu'un pays de sauvages, ici, puisqu'ils parlent une langue civilisée. Elle répond poliment, sans faire remarquer à la dame qu'à cette heure-ci, il n'est plus temps de souhaiter le bonjour.

Demat deoc'h, Itron. (2)

La dame lui parle de Gilliane. La vieille comprend quelques mots. Il semble que Gilliane ait perdu les clefs de sa maison. Gast ! Rien d'étonnant à cela, il n'a jamais su ranger ses affaires, ce petit. Mais que fait-il dans la forêt avec son fils à cette heure-ci ? Ils ont vraiment de bien étranges façons, dans ce Berry que son nourrisson lui a vanté pendant tout le trajet de Pempoul à Rieux, puis à Bourges.

Quand à Mentaïg...

Quelque chose dans la voix de son interlocutrice serre le coeur de la vieille femme. Une réticence, une fêlure... Elle a trop l'habitude du malheur pour ne pas le sentir à dix pas. Mais s'il était arrivé quelque chose à la petite, Gilliane le lui aurait dit. Elle se raccroche à cette idée, sans vouloir écouter, dans sa tête, la petite voix qui lui souffle que Gilliane n'a peut-être pas osé. Elle est vieille, pourtant, très vieille, même. Peut-être cinquante ans, peut-être un peu plus, puisqu'elle se souvient comme si c'était hier du mariage d'Anne, fille du duc de Bretagne Jean le Sage, avec le sire de Bourbon. Les gens devraient bien savoir que, quand on est si vieux, on a tant vu partir de gens aimés qu'on a compris depuis bien longtemps que le grand trou n'est jamais si loin qu'on pense.

Vous avez fait un long voyage, vous devez être fatiguée. Si vous voulez, venez donc chez moi, attendre Gilliane. Il ne tardera pas je pense... Je vous offrirai de quoi vous restaurer, et vous pourrez prendre un peu de repos.

La vieille se concentre, saisit au vol les mots connus. Heureusement que cette dame inconnue parle calmement. "Fatiguée". Ca, elle comprend. "chez moi", "repos"... Oui, elle a besoin de reposer ses vieux os dans une maison. Elle sent une nuance de reproche dans la voix de la dame quand elle s'adresse à l'homme qui l'a bousculée. Jelu. Celui-là s'appelle Jelu. Elle retiendra ce nom. Un homme qui parle aux arbres, ce n'est pas si commun ! Peut-être partage-t-il avec elle la science des plantes ? Il lui enseignera leur nom français. Mais pourquoi la dame parle-t-elle d'orage ? La vieille femme lève la tête, hume l'air... Non, point d'orage en vue. On a beau être loin de la Bretagne, les éléments sont ce qu'ils sont, ici comme ailleurs, et les étoiles brillent trop sec pour prédire autre chose qu'un brouillard du matin qui se lèvera sur une belle journée.
La dame présente son bras. La vieille le prend. L'hospitalité lui est si naturelle qu'elle n'imagine même pas qu'il puisse en être autrement pour d'autres.

Merci. Allons.

(1) "Ki", "chien", "canis" et "dog", c'est la même réalité, Koupaïa.
(2) Le bonjour à vous, Dame.
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Homme_des_bois
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 18:16

Le Baron d'Aupic était très présent en ville ces derniers temps. Le mauvais temps annoncé l'avait incité à venir proposer son aide aux Sancerrois. Déjà les hommes d'Aupic assistaient les villageois pour protéger leurs champs. Alors qu'il traversait la ville, il rencontra Ysa qui marchait en direction de son échoppe, accompagnée d'une vieille dame qui semblait un peu perdu. Il s'inclina et salua:

Bonsoir à vous Dame, bonsoir Ysa.

Il observa les habits de cette inconnu et cru y reconnaitre quelques effets. Il lui sembla les avoir déjà vu, peut être lors de ses visites auprès de Mentaïg, à Sancerre ou à Baugy. Son esprit, fort préoccupé, n'établit pas de lien.

Il commence à se faire tard pour deux dames seules, puis je vous accompagner ou vous être d'une aide quelconque?
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Ysabeau
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 19:32

Ysabeau prit donc la direction du 17 place de la Halle, tenant la vieille femme par le bras. Elle fit attention à ne pas marcher trop vite, d'autant qu'elle boitillait un peu. Son genoux avait dû souffrir.

En chemin, elles croisèrent HdB qui leur proposa de les accompagner. Ysabeau accepta volontiers, car la nuit était noire, la lune s'était cachée derrière les nombreux nuages qui obscurcissaient le ciel.

Merci HdB, oui je serai heureuse que tu nous accompagnes. Je ne suis pas très loin de chez moi, mais la nuit est noire...
Cette vieille femme est la nourrice de Gilliane et de Mentaïg. Elle vient d'arriver à Sancerre, elle est un peu perdue... et Gilliane n'est pas là pour l'accueillir. Je lui ai donc proposé de venir chez moi en attendant son retour.

Elle chuchota à HdB

Je ne lui ai pas dit, pour Mentaïg. J'ai craint qu'en lui annonçant brutalement la nouvelle...


Ils avançaient dans les ruelles, et arrivèrent bientôt devant le 17 place de la Halle. Ysabeau ouvrit la porte.

Entrezma bonne dame, et asseyez-vous. HdB, entre un moment, tu as sans doute soif !

[hrp] si vous voulez pour la cohérence on peut continuer chez moi [/hrp]

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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 20:07

Entrez ma bonne dame, et asseyez-vous. HdB, entre un moment, tu as sans doute soif !

HDB était encore sous le coup de la surprise. Comment avait il pu ne pas reconnaitre ce costume? Cette femme avait vu grandir Mentaig.

Avec plaisir Ysa!

Puis se rappelant quelques mots que lui avait appris Mentaig, il dit:

Demat, Dame, soyez la bienvenue.

[hrp] d'accord pour continuer chez toi[/hrp ]
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Koupaïa
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MessageSujet: Re: Une Bretonne à Sancerre   Ven 17 Oct 2008 - 20:18

La vieille femme s'est trompée. Elle s'en rend compte, à mesure qu'elle et sa compagne avancent dans un dédale de ruelles, où elle perd vite le sens de l'orientation. Elle lève la tête, cherche les étoiles. Il n'y en a plus. Elles sont cachées par de gros nuages, venus dont ne sait où, qui s'ammoncellent trop vite. La vieille boîte un peu. Ses pieds la font souffrir. Elle a hâte d'arriver, et de s'asseoir.

Bonsoir à vous Dame, bonsoir Ysa.

Celle qui lui a si obligeamment donné son bras s'appelle donc Ysa. Gilliane lui a parlé d'une Dame Ysabeau, qui lui fait battre le coeur. C'est peut-être elle. L'homme qui les a abordées est grand, bien plus grand qu'elle. Il a une voix chaude, calme, bien agréable. Il parle encore.

Il commence à se faire tard pour deux dames seules, puis je vous accompagner ou vous être d'une aide quelconque?

Sa présence, dans le noir de plus en plus dense, est rassurante. La vieille attend, debout toute droite, les mains serrées sur son baluchon.

Merci HdB, oui je serai heureuse que tu nous accompagnes.

Elle dresse l'oreille. "HdB", c'est un nom qu'elle connaît. Mentaïg lui écrivait souvent, et pas une lettre sans que ce nom ne fût cité. Le sentiment d'un grand malheur la poing de nouveau, et s'accentue quand la dame se met à parler à voix basse.

On parvient enfin à une maison donnant sur une grande place. La dame pousse la porte, la fait entrer, invite HdB. La vieille va enfin voir qui sont ces deux personnes aimées de ses nourrissons, et qu'elle aime déjà sans les connaître, comme tout ce qui lui vient de Gilliane et Mentaïg.
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